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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:36

The Night Before Christmas – Henry Selick – 1993 – 76'

Jack Skellington est un épouvantail squelettique surnommé ''le Roi des citrouilles'', il vit dans la ville de Halloween et son passe-temps consiste à préparer la prochaine fête d'Halloween. Mais Jack se lasse de cette vie dans laquelle il tourne en rond. Il veut trouver une autre occupation. Et justement, alors que la fête vient d'avoir lieu et qu'il pense à la suivante en se promenant dans la forêt ou le cimetière avec son chien, Zéro, il pénètre sans le vouloir dans la ville de Noël. Une cité à l'inverse de celle qu'il connaît, lumineuse, colorée où les enfants sont sages et bienveillants.

Il est sous le charme, et l'idée s'impose à lui, il faut absolument que le prochain Halloween se déroule à Noël ! Il en propose l'idée aux habitants de sa ville puis envoie un commando de trois personnes enlever le ''Perce-Oreilles'' qu'il remplacera.

Mais Jack n'est pas seul, il a une amoureuse, Sally, ''fille'' du docteur Finkenstein, elle craint que quelque chose n'arrive à Jack. Peu importe pour celui-ci qui bénéficie du traineau et des rennes conçus par Finkenstein.

Il doit tenir le rôle du ''Perce-Oreilles'', se déguiser pour être le nouveau Père Noël, et remplir chaque paire de chaussures des habitants de Noël des cadeaux fabriqués les habitants de sa ville. C'est là que les choses ne vont plus aller, car les goûts des habitants des deux villes sont on ne peut plus différents, et ceux de la seconde sont horrifiés par les réalisations de ceux de la première.

Tout va de mal en pis, la police et prévenue et fait tirer sur le traîneau de Jack. Il comprend juste à temps que l'ordre des choses ne peut être modifié, que chaque chose doit être à sa place, etc.

Heureusement il va bénéficier de l'aide de Sally.

 

Un conte de Noël inspiré de Tim Burton, autant dire qu'il diffère quelque peu de ce à quoi on s'attend.

Et c'est tant mieux. Sally, finalement, n'est pas si mal que ça !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 08:58

Zootopia - Byron Howard / Rich Moore – 2016 – 108'

Judy Hopps a 9 ans quand elle joue sur scène pour le spectacle de son école, à la fin chacun des acteurs évoque son ambition pour l'avenir, le métier qu'il souhaite faire. Pour Judy il 'y a pas

de doute, elle veut être policière. Grande et belle ambition, mais Judy est une lapine et aucun membre de son espèce n'a jamais fait partie des forces de l'ordre. Mais peu importe, elle sait ce qu'elle veut, et est prête à être la première à occuper ce poste. Elle sait déjà où elle veut aller, dans la ville de Zootopie, là où tout est possible, où gibiers et prédateurs vivent ensemble, contre l'avis de ses parents qui voient d'un mauvais œil ce projet.

15 ans vont se passer, la jeune lapine se retrouve à l'école de police, et les débuts sont difficiles, peu importe, elle a de la volonté, pas question de lâcher, elle va s'entraîner plus que les autres, faire tant et si bien qu'elle sortira major de sa promotion, un véritable exploit alors qu'elle était en concurrence avec des élèves bien plus costauds qu'elle.

Le grand jour arrive, Miss Hopps dit au revoir à ses parents, et ses nombreux frères et sœurs, écoute les avertissements parentaux contre les prédateurs qu'elle devra fréquenter, tous sont dangereux, mais surtout les renards, de ceux-là il faut se méfier, n'a-t-elle pas eu des démêlés avec l'un d'entre après le spectacle qu'elle avait présenté ? Il lui offre tout un arsenal contre eux, elle n'accepte qu'un répulsif, on ne sait jamais.

Elle débarque à Zootopie, trouve un petit logement dans un immeuble bruyant, et, recommandé par le maire Leodore Lionheart et sa secrétaire Miss Bellwether, intègre le commissariat central de la ville. Bogo, le chef du commissariat, lui accorde peu d'importance, quel rôle peut avoir une lapine quand il a à sa disposition des éléphants, rhinocéros et autres ours ? Il l'affecte donc à la circulation, soulignant qu'avec ses compétences elle devrait facilement faire ses 100 pvs par jours. Judy relève le défi et vise 200, avant midi.

Elle arrivera à 201.

cette même journée elle fait la connaissance de Nick Wilde, un renard, justement, qu'elle croit vouloir offrir une glace pour éléphant à son fils, mais il ne s'agit que d'une escroquerie, bien qu'il sache présenter les choses à son avantage et la démoraliser en lui affirmant que sa nature lui interdira toujours de monter dans la hiérarchie policière, sinon celle de la circulation !

Le lendemain elle demande au chef Bogo de lui confier une véritable enquête, n'y a-t-il pas une affaire de disparitions de mammifères ? C'est le moment que choisit Mrs Otterton, épouse d'un disparu, pour demander où en est l'enquête. Judy profite de cette opportunité et affirme qu'elle retrouvera son mari. Bogo est mis devant le fait accompli mais passe un marché avec sa subordonnée, si elle ne trouve rien en 48 h elle devra démissionner. Judy accepte, comment faire autrement.

Le dossier est mince, pas de preuve, pas de témoin, pas d'indice, rien, seulement une photo d'une caméra de surveillance. Judy va l'observer, et remarquer une silhouette qu'elle reconnaît. Celle de Nick Wilde. Elle va donc aller le voir et le convaincre de se joindre à elle pour mener l'enquête. Il faut faire vite, deux jours c'est peu.

La suite, découvrirez-la vous-même. Un des meilleur Disney de ces dernières années, la petite Judy est un bel exemple de ce que permet la volonté, la remise en cause de ses certitudes, elle prouve qu'un personnage d'animation peut être plus que ce qu'il paraît, La Fontaine n'aurait pas dit le contraire, et derrière un pur divertissement défendre quelques idées qui en ont besoin. À se demander si les ''vraies'' actrices ont encore un avenir.

Idéal pour ce soir !

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:28

Aurélie Damet

Pythagore est un nom que chacun a rencontré à un moment de sa scolarité, pourtant sa vie superpose Histoire et légendes, rapportée ou élaborées par ses biographes romains, Jamblique, Porphyre et Diogène Laërce. Née vers 580 avant notre ère sur l'île de Samos il descendrait d'Ancée, fils de Poséidon. Il aurait connu plusieurs réincarnations, passant d'un fils du dieu Hermès à celui d'Euphorbe le Troyen, puis renaissant Hermotime le devin, Pyrrhos le pauvre pécheur et enfin Pythagore. Il conserva la mémoire de ces vies, ceci expliquant la place de la réincarnation et de l'immortalité de l'ame dans les doctrines pythagoriciennes.

Il suit l'enseignements de maîtres prestigieux, Thalès de Milet ou Phérécyde de Syros, devenu précepteur du fils de Polycrate, le tyran de Samos il conteste la vie luxueuse de la cour et part s'installer à Sybaris, en Italie, puis à Crotone, entre 536 et 512 avant notre ère. Ses discours attirent une foule nombreuse, il vante la tempérance, les exercices physiques et l'étude, il prône l'obéissance aux enfants, le respect de la procréation aux maris, la fidélité, aux femmes.

 

Il est accueilli par Milon, champion aux jeux Olympiques, qui épousera plus tard sa fille, dont la demeure devient le centre d'une communauté entre regroupement politique et ordre religieux à la structure hiérarchique forte et au recrutement élitiste. Les conditions pour être acceptées sont nombreuses. Une fois accepté le candidat doit faire preuve de patience, pendant huit ans ils doivent garder le silence, écouter, ne jamais prononcer le nom de Pythagore qui ne parle que derrière un rideau. Cette durée écoulée l'étudiant peut passer de l'autre côté de la tenture.

 

La journée est organisée, levé avec le soleil l'adepte enchaîne promenades, leçons, exercices, il déjeûne de pain et de miel. Le dîner est organisé entre tablées de dix convives puis chacun rentre chez soi pour méditer sur la journée passée et les enseignements reçus. Une longue liste de prescriptions a été recensée : ne pas brûler les morts, entrer par la droite, sortir par la gauche... rapidement ils deviennent source d'inspiration pour les auteurs comiques de l'époque qui moquent leur piété ou leur alimentation. Le végétarisme est en effet de mise, pythagore considérant que les animaux possédaient une âme comme les hommes, cette ressemblance interdisant de les consommer.

Les pythagoriciens ont d'autres qualités, ce sont des hommes de savoir. Qui ignore le fameux théorème ? Certains de ses disciples s'illustèrent en mathématique, mais aussi en astronomie, Philolaos de Crotone démontre que la Terre n'est pas immobile mais tourne auteur d'un feu central. Travail salué beaucoup plus tard par Copernic ; Archytas de Tarente devint le disciple ou le professeur de Platon, selon les sources. Celui-ci aurait récupéré au passage les idées de Pythagore sur l'immortalité de l'âme.

 

Le philosophe passait pour disposer de dons extraordinaire, comme celui d'ubiquité. Il comprenait le langage des animaux et partageait leurs facultés. Il était capable de guérir l'âme et le corps avec des remèdes simples, de la poésie et de la musique et possédait la connaissance secrète de la mort qu'il considérait comme un état dont il ne fallait pas avoir peur, qui était différent de la vie comme le sommeil de l'état de veille.

La communauté semble avoir également joué un rôle politique jusqu'à créer un mouvement de rejet qui aurait été jusqu'à la mise à mort du savant pour certains ou son exil pour d'autres.

Malgré son élitisme le groupe accueillait les femmes, il intégra à sa doctrine les enseignements de la prêtresse de Delphes, Thémistocléa, les étrangers et croyait en l'unité du genre humain.

Preuve que même les plus grands esprits s'illusionnent.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 08:24
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:34

뿌까 est née en 2000 de l'imagination de Kim Bookyung à la demande de la société sud-coréenne Vooz Character Systems, de créer un personnage susceptible d'attirer, et de retenir, l'attention des enfants et de leurs parents.

Elle vit donc le jour un 7 juillet mais garde ses dix ans, une chance ! Bien que très jeune elle travaille déjà comme livreuse dans le restaurant tenu par son père et ses oncles sur sa petite vespa rouge. Est-ce à cause de cela qu'elle adore les Jajangmyeon ?

Hormis son activité familioprofessionnelle sa préoccupation principale est de courir après Garu, garçonnet de 12 ans, ce qui ne l'empêche pas d'être un ninja, ce qui lui permet de pouvoir échapper à la fougue de sa jeune ''fiancée'', laquelle entend bien l'épouser quand elle en aura l'âge. Lui est né un 2 décembre.

Pour encadrer ce couple nous avons Mio, le chat de Garu, ou Abyo, concurrent de Garu en arts martiaux et qui ne pense qu'à se battre avec celui-ci, et même avec n'importe qui. Mais contre Pucca il ne risque pas de faire le poids !

Pucca a du mal à se faire sa place dans le monde de l'animation flash de l'époque, son créateur imagina donc de privilégier le côté marketing pour en faire un produit commercial. Ce qui lui réussit. Mais c'est en 2004 que la petite fille rencontre le vrai succès avec une série d'animation ''Pucca Funny Love'' de 39 épisodes de 24 minutes, ou 117 de 8 minutes et demie seulement, produite avec Fox Kids Europe et diffusée, la première fois, de 2006 à 2008. Entre deux bisous à son Garu elle rencontre bien d'autres personnages dans des situations différentes, dans son restaurant, à la plage, au cinéma...

 

L'héroïne affiche un look différent, bizarre, inhabituel mais sympathique. Elle va devenir une star dans toute l'Asie, presque plus que dans son pays d'origine permettant une encore plus de produits dérivés.

À découvrir. Je passerai pas des heures à regarder cette série mais de temps en temps, un épisode, ça passe très bien. Malgré son jeune âge Pucca ne manque pas de personnalité.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 08:10

Franck Thilliez – 2005 – Pocket 12985

Août 1987 – Nord de la France

 

Elle met son tee-shirt sur le nez pour lutter contre l'odeur et les insectes qui envahissaient la pièce. Pour boire il lui faudrait quitter le lit, sortir de la chambre, aller jusqu'à la salle de bains. Elle a besoin de s'hydrater, d'uriner dans le lavabo, pas question de descendre. Elle serre contre elle sa peluche, un petit singe. Normal pour une fillette de 9 ans.

Des craquements indiquant que quelqu'un approche résonnent, elle se fait toute petite mais ne peut plus retenir sa vessie.

2001

Sylvain et Vigo s'introduisent chez Vignys Industries, entreprise dans laquelle Sylvain travaillait comme informaticien. Avec leurs bombes de peintures ils vont écrire ce qu'ils pensent. Pris par l'émotion alors qu'ils s'éloignent de la zone industrielle de Dunkerque à bord de leur 306 ils roulent de plus en plus vite.

Le choc est inévitable.

 

Mélodie a froid, faim, au fond de l'obscurité en compagnie de la Bête qui rode autour d'elle et parfois s'approche, un peu trop.

Pourquoi son père ne vient-il pas la chercher, elle veut lui dire, lui raconter tout ce qu'elle a subit. Du bruit, une voiture, papa ?

Résultat de recherche d'images pour "éoliennes"

La 306 s'arrête, il fait nuit, les éoliennes tournent, indifférentes aux minables affaires humaines. Vigo et Sylvain savent qu'ils ont heurté... quelque chose, quelqu'un ?

Un homme ! Ils cherchent le pouls, la respiration, rien. En revanche le sac de toile contient 2 millions d'€.

Et une espèce de poignard !

L'opportunité est trop belle, il suffit de faire disparaître le cadavre dans les marais de Saint-Omer. Ce n'est pas du bruit venant d'un hangar désaffecté qui va les contrarier. Quand à l'argent il suffit de prendre quelques précautions, et de faire confiance à l'autre.

Sylvain est mariée, un risque supplémentaire, une angoisse qui lui étreint les tripes. Mentir sera difficile, Nathalie croit qu'il jouait aux échecs avec son ami.

Résultat de recherche d'images pour "la chambre des morts film"

Lucie Henebelle est brigadier au commissariat central de Dunkerque, la journée est d'autant plus difficile que ses nuits sont blanchies par des jumelles dont elle est seule à s'occuper. Pour tuer le temps elle lit un livre de Pierre Leclair, Cinq profils. La psychologie criminelle l'a toujours intéressée. Le lieutenant Pierre Norman vient l'avertir qu'une sale affaire leur est tombé dessus. La fille du professeur Cunar, chirurgien traumatologiste, a été enlevée il y a 4 jours. Les parents ont essayé de payer la rançon, 2 millions d'Euros, le père est parti avec, et a disparu. Le corps de la fillette a été retrouvée à proximité du champ d'éoliennes de Grande-Synthe, dans un entrepôt. Une équipe va être constituée, Lucie y a sa place. Il faut aussi tenir compte de la plainte d'une entreprise dont les murs ont été tagués.

Difficile de passer des graffitis au crime d'une enfant, il le faut pourtant, Lucie est plus motivée par la seconde affaire, c'est l'occasion de montrer ce qu'elle vaut. Les techniciens de la ''scientifique'' ont fait quelques découvertes, des morceaux de phare, une paire de lunettes identifiée par l'épouse comme celles de Cunar. Pas de doute, celui-ci a été renversé, puis embarqué, les traces de sang le montrent !

 

L'enquête s'annonce difficile, une veille de Noël en plus ! Les empreintes relevées ne révèlent aucune crête papillaire, comme si le bout des doigts avait été brulés, de plus la victime avait été disposée de façon à paraître vivante, souriant à ceux qui arriveraient, trop tard. Lucie devine ce qui s'est passé, Cunar approche, le kidnappeur sent l'odeur de l'argent, et l'impensable survient, l'accident, Cunar se fait renverser, le chauffard s'arrête, descend, hésite peut-être à appeler les secours mais trouve l'argent, et l'emporte. Le ravisseur se venge sur une enfant qui n'aurait jamais pu le reconnaître à cause d'une maladie des yeux.

 

Les lectures de Lucie lui serviront quand elle affirmera qu'il fallut au tueur rester en compagnie de Mélodie pour lui maintenir la bouche dans la bonne position. Elle sera en revanche étonnée quand un poil de loup sera découvert dans la gorge de la fillette. C'est elle qui fera le rapprochement entre la tenue de la victime et une poupée de collection.

Le réveillon approche, juste avant qu'ils ne se séparent les policiers apprennent qu'une autre petite fille a disparu.

Lucie est intelligente et douée, ce rôle de profileur lui va si bien.

 

Rien ne va s'arranger, mais le lecteur s'en doute aussi n'est-il pas surpris quand...

Entrouvrir la porte de son âme à la Bête est risqué, imaginer pouvoir la refermer est illusoire.

 

Je découvre cet auteur né en Haute-Savoie (un signe!). L'intrigue ne se perd pas en circonvolutions trop improbables, les personnages sont assez pour être satisfait qu'ils appartiennent à la littérature, encore que le réel aime s'inspirer de la fiction qui sait s'il n'a pas déjà produit pire sans que nous le sachions. Le rythme est rapide, l'action prenante et le pire semble attendre à la page suivante.

Raison de plus pour la tourner.

 

J'ai moins aimé le passage sur les loups, dommage.

Photos tirés du film de Alfred Lot.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:00

소녀 (Sonyeo) / Girl - Choi Jin-seong – 2013 – 109'

STEEL COLD WINTER

Frapper sur quelqu'un défoule, mais est quelque peu salissant...

STEEL COLD WINTER

Suh Yoon-su regarde le paysage de neige et de glace devant lui. Il regarde la jeune fille qui patine sur le lac gelé, semblant seule au monde. Un texto de son père le rappelle à l'ordre mais dans la voiture de ses parents ses acouphènes reviennent hurler dans ses oreilles alors que la jeune fille a disparu. Le jeune homme et ses parents viennent s'installer dans le village de Suji, le père ira travailler à Séoul, laissant sa famille seule face à l'ennui. Yoon-su fréquentera le lycée du coin, dans sa classe il retrouve la patineuse. Parfait !

STEEL COLD WINTER

Si celle-ci fait mine de ne pas l'avoir remarqué il n'en est pas de même de Yo Ji-yun qui aime se retourner et lui parler.

Dès qu'il le peut il observe la patineuse, il a enfin appris son prénom : Hye-won. Il apprend aussi qu'elle est déconnectée, certains la disent possédée parce qu'elle raconte des trucs bizarres. À l'heure du repas elle aime monter sur le toit, se percher sur le rebord, regarder le vide comme un miroir.

STEEL COLD WINTER

C'est un souvenir pour Yoon-su, celui d'un ami d'école qui se suicida ainsi. La raison pour laquelle ses parents sont venus s'installer loin de la capitale, pour qu'il surmonte cette épreuve. Telle n'est pas l'intention de Hye-won. En revanche elle a remarqué une trace autour du cou du nouveau venu.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est rejetée par les autres, comme son père, un peu trop simple d'esprit pour se défendre. Yoon-su ne peut contenir son attirance pour elle, il n'écoute pas les rumeurs, et offre à la jeune fille des patins à sa taille, ceux dont elle se sert d'habitude son un cadeau de son père pour ses dix ans et lui blessent les pieds depuis longtemps.

STEEL COLD WINTER

Un jour Eun, le père de Hye-won, est retrouvé mort, une main manquante. Il semble qu'il se soit suicidé de cette façon et ait jeté sa main dans les toilettes. La jeune fille est maintenant seule au monde, face à l'incompréhension, pour ne pas dire l'hostilité, des autres habitants du village.

STEEL COLD WINTER

Peut-être est-il temps pour Hye-won d'apprendre à Yoon-su à patiner, les patins de son père ne serviront plus à leur propriétaire. En regardant les lames sur la glace il est envahi par l'image du couteau que Hye-won tenait alors qu'elle entrait dans la chambre de Eun. Il était là, l'espionnait. Et si elle avait tué son père ? Il est prêt à la dénoncer.

STEEL COLD WINTER

De cette déclaration une rumeur va naître, une de plus sur une jeune fille qui n'aime pas faire semblant, qui n'aime pas se mêler aux autres, qui n’aime pas... ce qu'elle n'aime pas. Ce n'est pas ce que voulait Yoon-su, comme cette rumeur qui courrait sur son ami que l'on accusait d'être un menteur, de vivre dans le luxe. Yoon-su n'avait jamais dit cela, ou pas exactement, ou sans penser que ça prendrait de telles proportions. La populace aime parler, médire, dénoncer, c'est rassurant de montrer celui qui est mauvais, quel meilleur moyen de se croire bon.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est soupçonné de meurtre désormais mais libérée,faute de preuve, comme si le(s) véritable(s) coupable(s) n'étai(en)t pas ailleurs !

Les porcs sont bien enterrés vivants !

STEEL COLD WINTER

Le silence est pensant de bruisser de tant de murmures, la violence est encore plus grande de n'être pas montrée directement. Pas de musique dans ce film, seulement le poids des images, l'intensité des regards, le contraste de la nuit et de la neige pour un monde où la grisaille de la médiocrité s'impose.

Le rouge sur la neige n'enlaidit pas celle-ci, au contraire.

 

Il est encore temps d'apprendre à patiner.

STEEL COLD WINTER
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 08:52

Doctor Ehrlich's Magic Bullet – William Dieterle – 1940 – 103'

Chercheur à berlin, Paul Ehrlich a une telle approche de son travail, qu'il passe pour un excentrique. Cependant Emil von behring, un assitant de Robert Koch, prend connaissance de son travail dans le domaine de la chimiothérapie, sa carrière de chercheur va alors évoluer positivement. Grace à la méthode d'Ehrlich, la coloration, le diagnostique de la tuberculose va être facilité.

Il est donc un savant reconnu quand il tente une nouvelle approche du traitement de la syphillis. Depuis 1495 celle-ci est traité avec du mercure, un remède presque pire que le mal. Il va s'attacher à découvrir le produit capable de cibler le tréponème, la bactérie responsable de cette MST. Ce qu'il appelait ses ''balles magiques'' qui atteindraient leur cible épargnant les cellules saines du malade.

De nombreux essais vont être nécessaires, jusqu'à ce qu'un de ses assistants, le bactériologique japonais, Sahachiro Hata, spécialiste de la syphilis du lapin, remarque l'efficacité du composé 606.

En 1910 Ehrlich put annoncer la mise au point du Salvarsan, un nom plus convenable pour un médicament que 606. un traitement qui fut mal vu par certains représentants religieux qui voyaient dans la syphilis une juste, et divine, punition infligée aux pécheurs, le film fut également critiqué pour mettre en valeur ce chercheur, pour cette même raison.

 

William Dieterle continue sa série de biographies, partielles, filmées de grands noms, après Pasteur et Zola il s'attaque à Paul Ehrlich, savant oublié de nos jours, injustement, puisqu'il est considéré comme le père de la chimiothérapie et reçut le prix Nobel de Physiologie ou médecine en 1908. il est probable que la volonté des nazis d'effacer le maximum des travaux effectués par des savants juifs fut préjudiciable à sa postérité. Edward G. Robinson saisit l'opportunité de sortir de ses rôles de gangsters pour incarner, avec sa force habituelle, un personnage plus sympathique. Il est l'argument principal de cette réalisation, moins réussie, vue d'aujourd'hui, de ce réalisateur. Le film donne envie de redécouvrir le savant, c'est déjà pas mal.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:42

(나윤선) – 28 août 1969 - Séoul

 

Fille d’un chef de chœur et d’une actrice de comédies musicales Youn-Sun commence le piano à 5 ans, arrête à 13 entâme des études de lettres et sort diplômée de l’université de Konkuk en 1992. En 1993, après une saison à travailler dans une entreprise de mode, elle entame sa carrière de chanteuse avec le Korean Symphony Orchestra sur un répertoire gospel. Elle participe à plusieurs comédies musicales et obtient ses premières récompenses et des propositions de plusieurs compagnies. Prometteur mais insuffisant, elle cherche une autre motivation, plaque tout pour de repartir de zéro.

En 1995, elle choisit Paris pour étudier la musique et le chant. Elle s’inscrit au CIM, à l’Institut National de Musique de Beauvais et au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Son penchant pour le jazz se révèle quand elle commence à se produire dans les clubs parisiens en 1996-1997. Remarquée par Jacques Vidal, celui-ci l'invite sur son disque ''Ramblin''. Elle enchaîne les prix de concours (La Défense, Saint Maur, Montmartre…), sillonne les clubs et participe à ses premiers festivals.

En 2001, elle autoproduit son premier album Reflets qui sort en Corée chez Sony Music (à présent Warner EMI Korea). Cet album souvenir de ses années parisiennes rencontre un large public et lui permet de réaliser ses premières tournées dans son pays natal. Parallèlement, elle commence à se faire connaître en France avec un quintet formé avec des musiciens parisiens (David Georgelet, Yoni Zelnik, David Neerman et Guillaume Naud puis Benjamin Moussay) avec lesquels elle enregistrera deux albums dont le remarqué So I am... paru en 2004. Elle reçoit de nouvelles récompenses dont le Prix de la Meilleure Jeune Artiste de l’année 2005 en Corée ainsi que le Grand Prix du concours Jazz à Juan Révélations.

Partagée entre Paris et Séoul depuis une dizaine d’années, Youn Sun Nah choisit de passer plus de temps en Asie. Pendant deux ans elle se consacre à un nouvel album Memory Lane et à des tournées en Orient. Elle se produit quand même en France et aux États-Unis.

En 2009, sort Voyage chez ACT, enregistré avec des musiciens européens, les Suédois Ulf Wakenius et Lars Danielsson, le Norvégien Mathias Eick et le Français Xavier Desandre Navarre. Elle commence à tourner de plus en plus en Europe, notamment avec le duo voix/guitare qu’elle constitue avec Ulf Wakenius. Ils donnent plus de soixante concerts dans une vingtaine de pays en Europe (France, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suède, Finlande, Pologne, Estonie, Suisse...) en Asie (Corée du Sud, Chine, Malaisie…) et au Canada. Voyage est récompensé par le Prix du Meilleur Album Jazz 2009 en Corée du Sud. En France et en Europe, l’accueil médiatique est toujours aussi favorable pour le travail singulier de Youn Sun Nah.

En 2009, Youn Sun Nah est décorée du titre de Chevalier des Arts et des Lettres.

Fin septembre 2010, elle sort Same Girl, toujours chez ACT. L’album est distingué par la presse et se place en première place des meilleures ventes d’albums jazz en France durant tout le mois d’octobre. Le 12 janvier 2011, Same Girl est récompensé par l’Académie du Jazz en recevant le Prix Mimi Perrin du Jazz Vocal 2010 (pour le meilleur album de jazz vocal de l'année). Il figure parmi les finalistes du Grand Prix de l’Académie. L'album devient disque d’or en France après avoir été meilleure vente de disques de jazz de l’année 2011 il est aussi récompensé par le Prix du Jazz Vocal de l’Académie du Jazz ainsi qu’un Korean Music Award. En 2012, le gouvernement coréen lui décerne un prix spécial pour sa contribution à la culture populaire et aux arts.

Au printemps 2013, la sortie de son troisième album pour le label ACT, Lento, est suivie d’une tournée qui débute en France et se poursuit en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

Discographie

  • 2001 : Reflet (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2002 : Light for the people (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2003 : Down by love (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2004 : So I am (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2007 : Memory Lane, Pop Project (Seoul Record/LOEN)

  • 2009 : Voyage (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2010 : Same Girl (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2013 : Lento (ACT/distribution Harmonia Mundi)

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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu Corée
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:00

Alfred cessa de renifler, ce tic contracté durant sa jeunesse estudiantine au long de soirées cocaïnées, venait de lui passer d'un seul coup. À l'époque l'excès d'angoisses minait sa vie, ses origines le hantaient, sa nature l'inquiétait depuis qu'il avait appris que son père ne l'était pas et que sa mère était sa sœur, aussi.

Était-il elle, était-elle lui ?

Un séminaire pascuan l'avait convaincu, au retour il était passé par le Brésil, laissant dans un bocal le meilleur de lui-même.

Il se souvenait, du fond de la salle de réveil des murmures lui étaient parvenus dans une langue insaisissable.

''Saperlipopette'' pensa-t-il, ''c'est fait !'' l'évidence fut l'éclair lui montrant la vie qui l'attendait. Aux contraintes abandonnées d'autres leur avaient succédé mais le questionnement restait flou, comme une lumière trop violente pour être supportée, capable par son intensité de le griller sur place, tel un œuf au plat oublié sur la cuisinière sans attendre de secours.

Sa curiosité fut son bâton de pèlerin, la canne l'aidant à supporter le fardeau d'un destin ironique.

Avançant dans la vie, il avait rencontré Max, un grand président s'il en fut jamais qui avait fait de son club ''les heureux boulistes du bois'' le champion régional de lyonnaise, auquel il n'avait jamais avoué qui il était, par doute d'avoir une réponse à cette question plus que par peur d'être rejetée. Les hommes qui le devinaient l'appréciait, les autres la regardait avec interrogation ; nul, jamais, ne lui posa de question alors qu'elle n'attendait que cela.

 

Alfred baissa la tête, curieux que la douleur ne soit pas aussi violente qu'il l'avait attendu, par cause de l'être trop sans doute, son cerveau avait débranché les récepteurs concernés. De fait il n'était pas elle, elle n'était pas lui ; eux, peut-être, deux âmes dans un corps, cellule primordiale divisée sans être séparée. Il n'était pas rien pour autant, mi fantôme, mi spectre, aveuglée par une vérité qu'il savait obscure. Est-elle jamais autre, gouffre sarcastique, trou noir vorace sans échappatoire.

 

La lumière baissa, restaient les souvenirs d'une vie rêvée, d'une réalité tranchante, d'un éclat sur une lame de rasoir.

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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