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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 06:39

 

 

Monsieur,

 

Vous ne m'en voudrez pas je pense de prendre la plume pour vous écrire comme un droit de réponse à une allusion que vous fîtes de moi au début d'un de vos récents poèmes.

 

Vous me citiez disant que si j'avais vu si haut c'est que j'étais monté sur les épaules des géants de la science qui m'avaient précédé. Depuis d'autres sont montés sur les miennes et vous même semblez souligner qu'à être ainsi placé ce que l'on découvre peut donner le vertige, dans un premier temps, bien des regrets ensuite. Vous avez raison, il est des limites que l'esprit effleure avec crainte, les siennes ainsi que vous l'avez souligné quelque part ; alors il se rétracte, change de direction ou se satisfait d'une déité lui évitant de nouveaux efforts qui seraient autant de souffrances.

 

À mon image vous décomposez le visible de la conscience en un spectre que vos mots tentent de définir, non sans difficulté, mais vous le savez aussi bien que moi. Vous cherchez ces lois universelles qui guident aussi bien les objets que les corps célestes ainsi que le comportement de ces humains que vous regardez comme si vous apparteniez à une espèce différente.

 

Vous savez quelles difficultés je subis, dans quels troubles je fus pris et dont je me des années à me remettre, votre chemin fut identique ce qui me permet de mieux apprécier votre travail, bien que je fus, de mon vivant, de l'avis que rien ne doit être dit que l'expérience n'ait corroboré. Néanmoins j'admets que dans votre domaine la difficulté est plus grande et les instruments à votre disposition fort rudimentaires, vous défrichez, explorez, laissez des indications pour que d'autres gagnant du temps puissent vous dépassez. Ainsi vous et moi sommes nous des indications.

 

J'adhère moins, beaucoup moins, à votre vision de la divinité mais avec le temps j'ai appris que ce que l'on croit un moment peut un jour trouver une explication, c'est un peu ce que je fis, en me référant pourtant à ce Dieu dont vous pensez qu'il n'est qu'une explication consubstantielle aux aptitudes du croyant dont vous vous moquez un peu trop à mon goût. Vous savez sans doute que j'écrivis plus sur la théologie que sur la science mais que ce sont mes publications utilisant cette dernière qui me permirent de passer à la postérité. Qu'en sera-t-il de vous pour qui l'individu, fut-il vous, est un grain de sable dans le désert ?

 

Moi aussi j'ai voulu comprendre, usant à l'occasion d'un pseudonyme transparent. N'ai-je pas écrit ''La transformation des corps en lumière et de la lumière en corps est très conforme au cours de la nature, qui semble se complaire aux transmutations, vous diriez plus simplement : mutations, mais le sens est identique. ''Tout corps peut être transformé en n’importe quel autre corps, et prendre successivement tous les degrés de qualités'' ai-je rajouté, le chemin est long pour expliquer ce qui n'est qu'une intuition, y parviendrez-vous...

 

Finalement, à travers le temps j'essaie de monter sur vos épaules pour découvrir une réalité que je sais hors de ma compréhension ; l'important est qu'elle ne soit pas hors de la vôtre.

 

Isaac

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Publié par Isaac N. - dans Lettres
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 07:14

 

 

Puisqu'il faut mourir pour pouvoir comprendre,

Accepter, conscient, le prix symbolique.

Qu'à se suffire de seulement apprendre,

Un esprit se noie dans le sulfurique.

Et si vous pouviez monter sur la croix,

Survivre ou céder... Vous avez le choix !

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 08:30

 

Spéciale voix masculines

Sinn Sisamouth (Cambodge < 1975)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Herr Basha - dans Sans Blog Fixe
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:11

 

 

Ce n'était qu'un jeu, au début, rester là, yeux ouverts sans rien voir, la bouche close et les sens rétractés. Des ombres passaient, si lointaines qu'elles étaient floues, des voix, il y eut même des gestes, mais ce n'était pas moi qui bougeait, c'était... C'était cette chose autour de moi, cette prison de chair, de chaleur et de perceptions inutiles. Mon moi était ailleurs, loin des émotions qui l'agressaient.

Petit à petit l'opacité grandît, je sentis mon corps se transformer, éliminer l'inutile pour retrouver l'être des origines. Me souvenir de celui que je fus m'est de plus en plus difficile, ce n'était pas une autre vie mais un cauchemar que je fis, avec ces cris qui me zébraient l'âme, ces mains telles des animaux venimeux qui couraient sur moi sans que je pusse m'en débarrasser. Maintenant elles sont loin. Faute de savoir avancer l'inverse était plus simple. Je me suis éloigné, lentement d'abord, que cela ne se remarque pas, puis j'ai trouvé la meilleure cachette possible.

Ici personne ne me trouvera, qu'ils cherchent, supplient ou menacent, ni promesses ni coups pour m'atteindre, leurs appareils ne décèleront pas mon esprit. Peut-être entendront-ils mon cœur, un jour je saurais le faire taire, ne plus être que moi, que moi, que...

 

Qui ?

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 07:09

22042011_crucifixion1_tintoret_01.jpg

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 06:17

Quand souffle le vent du nord,

Les loups même vont se cacher ;

Mille voiles tendues par l'effort,

Font tout pour ne pas craquer.

 

Quand hurle le vent du nord,

Je suis heureux de l'affronter ;

Les mats ploient face à la mort,

Mais plus question d'hésiter.

 

Quand murmure le vent du nord,

L'ouragan doit s'incliner ;

Un pont désert pour décor,

Cruel destin d'interné.

 

Quand se tait le vent du nord,

Le silence peut m'écouter ;

Hurler sans fin ni remord,

Les secrets d'éternité !

 

 

 

 

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:58

 

S'il est un écrivain dont le nom est connu alors que son œuvre ne l'est pas c'est bien Sade. L'imagination se met en action aussi ce patronyme murmuré, tortures, violence, viols, j'en passe et des pires. Le divin marquis est recouvert d'une pellicule de sang et d'ordures, sous laquelle il se mit lui-même, jusqu'à ce que ne surnage que la part la plus brutale. Contempteur de la religion muselière, plus ou moins souple, de la nature humaine il se vautre dans la bestialité comme si la conscience, repue de plaisir, préférait s'abrutir.

 

 

Si vous parcourez ce blog depuis un moment vous y avez découvert beaucoup de violence, de noirceur et de proximité avec la mort mais quasiment pas de passages érotiques ou pornographiques. Il ne s'agit pas de la crainte de la censure over-bloggienne qui m’amènerait à dissimuler une partie de ma production mais simplement que c'est un domaine qui ne m'intéresse pas, je pourrais compter sur les doigts d'une main les paragraphes qu'au long de ma ''carrière'' j'écrivis qui pourraient être taxés de suggestifs. Sans doute fus-je plus tenté de libérer par des mots ce que je ne pouvais exprimer réellement.

Cette digression personnelle nous éloigne du sujet pensez-vous (?) mais non, ainsi je me place dans l'ombre de Donation, côté sadien mais pas sadique, déchiquetant les conventions, les rites-cages qui servent de béquilles à tant d'esprits trop mous pour exister par eux-mêmes.

 Annie Le Brun, ainsi que le souligne Jean-Jacques Pauvert en quatrième de couverture, découvre Sade, le dégageant de la cangue de poncifs durcis par le temps, l'usage et l'ignorance, pour nous permettre de l'approcher, de le connaître enfin, quand à l'apprécier ou non cela relève du goût de chacun et bien des choses dans les pages de Sade me déplaisent, au moins est-il bon de goûter un breuvage afin de savoir si on l'apprécie ou non, qu'il soit doux n'est pas forcément une qualité, mais l'inverse pas davantage.

Une dernière chose : je suis bien déçu de n'être pas l'auteur de ce titre !

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 07:34

 

M. Lee

Vous me connaissez je pense, depuis longtemps, je sais qu'il vous arrive de penser à moi pour trouver entre nous des ressemblances dont je peux vous dire qu'elles ne sont pas celles que vous pensez.

Combien de fois avez-vous imaginé que vous finiriez dans une petite pièce blanche et capitonnée, maintenant vous savez qu'il ne peut en être question, quelque effort que vous fassiez il est des choses qui restent, et resteront, hors de votre portée, du reste il ne s'agissait là que d'hypocrisie, n'est-il pas plus facile de souhaiter ce que l'on sait inaccessible ? Vous avez les mots pour vous mais s'ils furent libératoires pour vous jadis ils finirent pas former ces murs dans l'ombre desquels vous erriez autrefois. Pourquoi vous projeter dans le décor d'un asile alors que vous êtes enfermé en vous-même !

 

Mais la différence la plus notable vient, et vos rêves récents en témoignent, que ces mots vous emplirent tel le son donnant sa consistance à une poupée. La forme momifiée sur une chaise n'est pas féminine, c'est la vôtre, la ''vraie'', et vous comprenez la présence de ces guillemets. Le triptyque que vous avez créé pour vous donner une ''réalité'' est fantomatique, vous le savez mieux que personne. Les autres, ceux qui ne peuvent nous comprendre par excès de crainte, supposent que ce ''nous'' qui est notre ''je'' est hors de notre compréhension. Il n'en est rien n'est-ce pas, ce sont eux qui souffrent d'une incapacité à accepter la diversité de leur personnalité, ne sommes-nous pas fait de facettes multiples, certaines plus montrables que d'autres ?

 

La mort vous accompagne depuis longtemps, depuis toujours, elle vous précéda et maintenant vous suit comme si elle attendait quelque chose de vous. Faudra-t-il qu'elle intervienne à nouveau pour que vous remuiez la poussière de mots et d'habitudes qui vous enferme telle une carapace qui fut salvatrice mais n'est plus qu'une prison.

Pensez à cela, vous pouvez le faire, moi je suis l'intermédiaire entre celui qui ne put dompter ses pulsions et vous qui ne pûtes leur céder.

Votre ami

Norman

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Publié par Lee Rony - dans Lettres
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:29

 

 

 

Quand j'eus glacé l'Enfer puis calciné l'Éden,

 

Libéré l'infini de l'impur de ses chaînes,

 

J'ai pris le bien, le mal, saisis l'amour, la haine,

 

Mis dans mon baluchon le saint avec l'obscène.

 

Je veux m'autoriser un mot et son contraire,

 

Murmurer ou gémir, feuler, hurler ou braire,

 

Faire et recommencer, additionner, soustraire,

 

Si telle est mon envie m'impliquer ou m'extraire !

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:30

Zhang Xiao Ying and The Travellers (Singapour ~ 1973)

 

   

 

Ros Sereysothea (Cambodge < 1975)
  

   

 

Pen Ron (Cambodge < 1975)

 

   

 

Teresa Teng (Taïwan ~ 1980)


   

 

Dengue Fever (Cambodge- États-Unis 2008)

 

   



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Publié par Herr Basha - dans Sans Blog Fixe
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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