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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:32

On a tous un rêve de gosse - Lucien Jean-Baptiste – 2016 -

Dieumerci est noir, il a 44 ans et se trouve en prison où il participe à la création d'une pièce. Le théâtre pour faire oublier les murs ! Mais pour lui c'est différent, il ne s'agit pas de seulement passer le temps mais de retrouver une ambition enfantine, un rêve qu'il avait oublié, pris par la vie, la famille, la réussite. Jusqu'à ce qu'un drame le frappe, qu'il rencontre des difficultés qui l'ont conduit en cellule.

Une fois dehors il décide de s'inscrire à un important concours, pour cela il lui faut être inscrit à une école de théâtre. Il s'adresse donc à l'école Ventura, un parent du célèbre acteur paraît-il. Seul problème, bien que le concours ait lieu dans un mois il doit s'inscrire pour un trimestre entier, pour une somme très importante pour lui. Pas question pourtant de renoncer ! Il rejoint donc un cours où il se retrouve à préparer une scène de Roméo et Juliette avec un autre étudiant acteur, Clément, qui n'est en fait pas plus l'un que l'autre, juste un jeune qui rêve d'une future carrière sans avoir la volonté de réussir, et encore moins le talent pour ça.

Couple improbable s'il en est pour des rôles bien éloignés d'eux. Il vont devoir s'entendre, se connaître, avec d'autant plus de difficultés que le plus jeune se retrouve mis à la porte par sa copine et condamné à squatter la chambre de Dieumerci dans un hôtel minable de la Goutte d'Or.

Le théâtre c'est bien, le boulot c'est mieux, Dieumerci avait déjà du mal à trouver quelque chose pour lui, accompagné de Clément cela va être encore plus difficile car le jeune homme n'a aucune connaissance du monde du travail, pire, ayant fait deux ans de droit il se plait à jouer l'avocat quand un employeur ne respecte pas ce qu'il estime être ses droits.

Rien ne va être facile mais quand chacun y met du sien, tout devient possible. Il n'est jamais trop tard pour réaliser son rêve, même si celui-ci semble une inaccessible étoile. Le film se démarque pourtant des comédies habituelles pour se rapprocher des personnages, montrer quel chemin fit Dieumerci, quel chemin attend Clément, faire face à la réalité c'est aussi se regarder dans un miroir et devoir cesser de jouer, la vie n'est pas toujours une scène. La gravité donne une vraie profondeur à cette histoire qui pour être humaine n'en est pas moins attachante.

 

Un peu d'optimisme fait du bien, l'espoir fait vivre et, parfois, il peut vaincre l'adversité.

Distribution très cohérente, à noter la secrétaire de M. Ventura, incarnée par Delphine Théodore, qui dépasse son rôle pour aider Dieumerci à aller au bout de son rêve.

Évidemment il faut ensuite sortir de la salle...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 08:06

Échouer c'est rester en vie encore un peu,

La voix de la folie se fait simple murmure

Pour être supplantée par celle qui ne veut

Pas risquer de heurter le néant comme un mur.

 

Je pousse un rocher fait de milliers d'émotions,

De quelques souvenirs et d'encore plus de peurs,

Avec pour volonté d'anciennes sensations,

D'archaïques instincts qui font battre mon cœur

 

Sans que j'en ai la force, poussé par une envie

Dont je doute qu'elle même sache ce qu'elle désire.

Un essai parmi tant, à quoi est-il promis.

À tous les surpasser ou bien à s'engloutir ?

 

Je l'apprendrai un jour que je sens approcher,

Tomberai épuisé sans avoir réussi.

Mes cendres rejoindront ceux qui ont échoués.

Le vide accueillera mes rêves évanouis.

 

Voyez, je persévère, entre foi et déni,

J'avance sans bouger, recherchant un chemin

Entrevu autrefois au fond de mon esprit,

Doutant qu'il existât ailleurs que dans le rien.

 

Et si j'y parvenais, si j'étais le premier...

Que découvrirais-je alors sur l'autre versant ?

Le néant absolu ou un autre encrier

Dans lequel immerger une plume de sang ?

 

Vivre un jour après l'autre, c'est pousser le rocher,

Nul ne voit l'avenir qui n'ait vaincu le temps.

Déjouer Thanatos est un pari osé,

Sisyphe est le pantin d'un scénariste absent.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:21

Historia Spécial – Janvier-Février 2016

Catherine Salles

Dans l'Antiquité à la question : Que se passe-t-il après le trépas ? L'homme répond qu'un mort ne l'est jamais vraiment. Il est là, aux côtés des vivants.

Un Grec ou un Romain aurait difficilement su définir un mort. C'est un fantôme impalpable ressemblant au vivant mais sans consistance ni conscience. Il n'est qu'une ombre.

Mourir c'est perdre la clarté du soleil, vivre dans les ténèbres où joie et lumière ne pénètrent pas. L'âme quitte le corps pour descendre dans le monde souterrain des Enfers, obscur et froid dont les fleuves sont de grandes zones marécageuses et puantes où règnent Hadès et Perséphone, où se promènent Cerbère, où attend Charon, où sièges les trois juges, Éaques, Minos et Rhadamanthe et où guettent les Érinyes, Alecto, Tisiphone et Mégère.

Le Tartare est une forteresse d'airain où sont ceux qui furent irrespectueux envers les dieux. Tantale, et son supplice, Ixion, et sa roue enflammée tournant sans fin, Sisyphe, les 50 Danaïdes... Les champs-Élysées sont pour les ''bienheureux'' mais son aspect paradisiaque est un leurre. Dans le monde des morts tout est désolation et faux-semblants sans une trace de plaisir où les âmes attendent de se venger des vivants.

Grecs et Romains témoignent leur respect à leurs défunts pour qu'ils ne reviennent pas les ennuyer. La paix entre les mondes est préservée par des fêtes notées dans les calendriers religieux.

En Grèce et à Rome les âmes peuvent, un jour, revenir dans le monde des vivants, à la fin de février pour les Athéniens, les 24 août, 5 octobre et 8 novembre. Les vivants espèrent ainsi que les morts ne seront plus, hors de ces dates, revenir voir les vivants.

Ces deux peuples avaient un moyen de communiquer avec les morts et d'en faire des intermédiaires avec les divinités, ce sont des tablettes magiques tabellae defixiorum (tablettes de défixion), en plomb, enroulées et percées par un clou. Elles étaient déposées dans un lieu où se trouvent des morts, charge à ceux-ci de les transmettre à la déité concernée. Les demandeurs peuvent être mus par la peur de perdre un procès mais aussi pour qu'une certaine personne tombe amoureuses d'eux. Elles étaient rédigées par des professionnels et contenaient, outre le texte, des formules magiques, des lettres sacrées, des dessins expliquant le vœu... le tout sur des feuilles de plomb de moins de dix centimètres.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 08:43

Hiroaki & Hiroyuki Seshita – 2016 - 13X25'

 

Combien sont-ils à tirer sur lui, ce monstre insensible aux projectiles qui le frappent. Ce combattant a peur mais il doit retourner au combat, affronter ce ''soldat de dieu''. Et quand il croit l'avoir abattu celui-ci se relève pour combattre encore.

Toubou est une petite ville. Il est 5:00 le réveil sonne, Nagai Kei se lève lentement. Sa chambre est celle d'un étudiant normal, un ordinateur, des livres. Sa mère lui rappelle qu'il a un examen blanc samedi, mais tout se passera bien, il est sage, studieux, plutôt brillant, et s'il ne mange pas beaucoup quelle importance. Ses camarades de classe sont moins motivés que lui qui se moquent de son assiduité, de son ambition de devenir médecin. Et quand ils aperçoivent un jeune de leur âge, ou à peu près, simplement assis sur un trottoir pour manger, ils se moquent, disent que ce pourrait être un ''Ajin''.

AJIN

Le prof parle : prenez votre manuel à la page 247, sur la découverte des Ajin. Ce qu'ils doivent savoir. Les Ajin sont immortels, du moins on dit qu'ils ne peuvent pas mourir même si ce n'est pas prouvé. Le premier a été découvert 17 ans plus tôt en Afrique. Un militaire se faisant appeler ''le soldat de dieu'', il fut arrêté par les américains. 46 Ajin auraient été découvers. Au Japon il y en aurait 2, au moins. Celui qui en capture un sra récompensé. C'est Nagai qui pose la question : 

AJIN

Non, répond le prof, c'est une nouvelle espèce !

Nagai passe à l'hôpital voir sa sœur, Eri(ko), il se souvient du passé, de la mort de leur chien, de son idée : on pourrait aussi bien ne pas le faire. Et cet ami que sa mère lui a interdit de revoir : Kai.

Eri ne se souvient pas, ou ne le veut pas.

Nagai est seul, il rentre à pied chez lui, pris dans ses pensées sans entendre des camarades qui l'interpelle, ni voir le camion qui vient vers lui, et le heurte violemment. Maintenant il est sous le véhicule, ensanglanté. Mais pas suffisememnt blessé pour ne pas en sortir, seul. Mais différent.

''C'est un Ajin !'' hurlent ses amis. Nagai a peur, il hurle, de ce cri qui est une autre spécificité de ces créatures.

AJIN

La police enquête, le recherche, interroge témoins, voisins, et qui a envie de dire quelque chose.

 

Nagai fuit, où il peut, où il n'y a personne, se cache. Il se souvient de son ami, Kai, peut-être le seul qu'il peut appeler. Et qui attendait son appel. Ils se donnent rendez-vous à un endroit qu'ils sont seuls à connaître, près du temple Tsuki. Mais Nagai est repéré, il reprend sa course alors qu'un policier est sur ses talons. Kai intervient juste pour le sauver.

 

Les médias ont retrouvé sa maison, sa photo, le nouvel Ajin est à la une partout. La police est sur les dents, et pas seulement elle, il est impératif de le retrouver, de le capturer.

 

Un troisième Ajin a donc été découvert au Japon !

AJIN

Sur la moto de son ami Nagai prend le temps de la réflexion, il revoit cette vidéo diffusé sur le Net où l'on voit un Ajin se faire tuer encore et encore pour vérifier s'il est réellement immortel. Son ami le rassure, la montagne les abritera.

 

La chasse est ouverte, la concurrence promet d'être rude entre la police et le ministère de la santé. Kai et Nagai sont reconnus quand le premier refait le plein de sa moto par des hommes qui transportent déjà une jeune fille attachée dans leur camion. Quand ils voient la moto s'arrêter et Nagai aller à l'écart ils y voient l'occasion espérée. Pour vérifier si le Ajin est ce que l'on dit ils l'étranglent. Nagai meurt, ressuscite, hurle ! Ce qui fige tout le monde et laisse aux fuyards le temps de s'échapper. Ce que fit la jeune prisonnière du camion. La poursuite reprend, jusqu'à ce que les chasseurs soient bloqués sur un passage à niveau, arrêtés par une ombre étrange...

AJIN

Qui sont les Ajin, quelle est leur origine, leur secret ? Nagai va devoir en savoir plus, comprendre sa nature, échapper aussi à ceux qui veulent la prime promise comme à ces hommes qui les pourchasse pour les ''aider'' et qui vont récupérer Eri. Que s'est-il passé dans l'enfance de Nagai et Eri, qui était ce fantôme noir ? Quels sont les réels pouvoirs des Ajin ? Des Autres ?

 

De l'animation japonaise de qualité, des héros archétypiques mais avec, en plus, une vraie personnalité, le tout dans une histoire bien construite avec pas de séquences sanglantes. Quand à savoir si vous être un Ajin il suffit que vous mouriez pour cela. Si vous ressusciter alors vous en être un.

AJIN

Tenté ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Animation Japon
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 08:05

Et si, me direz-vous, s'il y avait un moyen,

D'atteindre le sommet, que le destin bascule.

La mort serait vaincue, réduite à presque rien,

Une peur du passé, une mer qui recule.

 

Nul ne mourrait alors... Serait-ce une victoire

D'être sûr de demain voir se lever l'aurore ?

La vie par son contraire est porteuse d'espoir,

L'éternité serait encore pire que à la mort !

 

Une autre page ouverte et j'aligne les mots,

Avançant parmi eux, escaladant le vide,

Faisant tout mes efforts pour regarder là haut,

Mais qu'y a-t-il à voir qu'un destin insipide.

 

Quel Zeus ai-je défié qui voulut me punir,

Craignit-il que je vois ses plus obscurs secrets ?

Voudrait-il me tester en m'affrontant au pire,

Pour gagner le repos, ayant un héritier ?

 

Furent-ils nombreux ceux qui aperçurent ce passage

Sans être anéantis par ce qu'ils découvrirent ?

Attirés malgré eux, des fétus dans l'orage,

Ouvrant bien grands les yeux pour distinguer le pire.

 

Je crois que j'ai compris qui est mon adversaire,

Ce qui peut entraver qui vise le sommet.

L'ennemi intérieur qui attire en arrière,

Fait renoncer celui osa espérer.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 08:26

Jailhouse Rock – Richard Thorpe – 1957 – 95'

 

Vince Everett est ouvrier dans le bâtiment, un soir dans un bar il tue accidentellement un homme ivre et menaçant. La justice est impitoyable et l'envoie en prison. Dans sa cellule le jeune homme rencontre Hank Houghton, ancien chanteur de country qui eut son heure de gloire. Voyant l'intérêt pour la guitare de son colocataire Hank lui en enseigne les rudiments avant de comprendre que le principal talent de son élève est vocal. Hank ne s'y trompe pas et fait rapidement signer à son partenaire un contrat dans lequel il s'assurer un fort pourcentage de ses revenus futurs.

Fort opportunément la chaine NBC doit présenter les activités offertes aux détenus, et particulièrement ce jeune chanteur, qui semble doué. Et il l'est ! Le moment phare du film est cette interprétation de la chanson donnant son titre original au film et mettant en scène, sur une scénographie d'Elvis, le quotidien des bagnards. La scène remporte un vif succès. Hunk avait misé sur le bon cheval. Le nouveau chanteur va bientôt être libéré, il fait la connaissance de Peggy van Alden, une jeune femme qui entend le guider, et l'accompagner, sur le chemin de la réussite. Tout se passe pour le mieux et l'apprenti vedette grimpe quatre à quatre les marches du succès. Jusqu'à ce que Hank soit à son tour libéré et se rappelle à son bon souvenir avec le contrat qu'ils ont tous les deux signés, et qu'un bon avocat pourrait fort bien dénoncer compte tenu des circonstances dans lequel il fut établi et l'ignorance de Vince des méthodes du show business. Celui-ci engage donc son ex-mentor mais se sert de lui comme d'un homme à tout faire, des activités bien loin des espérances de l'ancien chanteur qui se voyait refaire un disque, reprendre sa carrière, en utilisant Vince pour se relancer. Mais Everett lui dit qu'il ne peut en être question, la roue a tournée et Hungton représente une époque révolue, alors que lui incarne le présent et l'avenir. Vince laisse la réussite lui monter à la tête, puisqu'on lui passe tout pourquoi se priver ? Jusqu'à ce que Hank ne puisse plus le supporter et le frappe violemment, à la gorge, risquant de mettre fin à une carrière qui commençait.

 

Ce serait trop triste, chacun se doute que les choses tourneront bien, malgré son angoisse de chanter Vince va retrouver ses sensations, sa voix et le sens de la réalité.

 

Happy End !

 

Il ne pouvait en aller autrement avec cette réalisation d'un honnête réalisateur du Hollywood de cette époque, qui colle à la peau d'Elvis, jeune homme emporté par une gloire inattendue, si ce n'est qu'elle n'eut pas eu le même effet sur lui. On peut y voir une approche, gentille, du monde du spectacle. Il n'est pas vraiment question de dénoncer le contrat qui liait Presley et son impresario, le (pseudo) colonel Parker. C'est une mise en abyme d'une histoire voyant un chanteur jouant un rôle qui lui ressemble. Intéressant également, la séquence tournée en studio qui voit Elvis recommencer une chanson en compagnie de ses vrais musiciens : Scotty Moore, Bill Black et D. J. Fontana.

La filmographie du King est très inégale, quelques réalisations méritent pourtant d'être sauvées, celle-ci par exemple. Elvis y est naturel, libre de s'exprimer, et comme Vince le dit à Peggy qui lui demande pourquoi il chante comme ça :

J'y peux rien, c'est la bête qui est en moi !

 

Je n'oublie pas Judy Tyler, jeune actrice prometteuse qui trouva la mort dans un accident de la route le 03 juillet 1957 avec son mari et les animaux de la famille. Elvis ne revit jamais ce film par la suite. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 09:00

Tout cela est-il vain, au sens inaccessible ?

Suis-je un clown amusant des dieux lassés de tout ?

Assis et m'observant, divins imputrescibles

Espérant comme moi partir sans savoir où.

 

Je continue pourtant, esclave et rassuré,

Minuscule élément d'un univers moqueur

Qui fait hommes et dieux comme pour s'occuper,

Pour affronter le temps et oublier sa peur.

 

Mais suis-je réveillé ou est-ce un autre rêve

Qui me montre vivant sans pourtant être né ?

Alors que tout est faux, tel un arbre sans sève

Je suis sec et promis à finir calciné.

 

À quoi bon m'affliger que je doive souffrir,

C'est la démonstration que je reste conscient.

Hadès et Thanatos n'ont pu me retenir,

Zeus seul eut le pouvoir de ce confinement.

 

La vraie malédiction c'est comprendre le temps,

Voir défiler les heures en les sachant comptées ;

Ce jour est comme hier, l'hiver comme le printemps,

Un rocher qui descend et qu'il faut remonter.

 

Quel autre défi vaut-il d'être relevé ?

Par plaisir, puisqu'il est impossible à gagner ;

L'immortalité pour oublier sa destiné :

 

Finir pulvérisé par un simple rocher. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 09:00

Historia Spécial – Janvier-Février 2016

 

La mort hante les champs de bataille, rôde dans les hôpitaux, laboure les cimetière. Un instant suffit pour que la Faucheuse s'empare de nous. Elle a toujours été là, programmée dans nos gènes, gravée dans nos cellules... Terrifiante compagne dont l'étreinte glacée fait frissonner de peur. Et après ? Les Revenants supposent l'existence d'une alternative au vide. Pour les Anciens les âmes descendant aux Enfers. Frustrées et envieuse des vivants, ne pensant qu'à revenir se venger. Dans le Moyen Âge chrétien elles perturbent les rêves et la vie de leurs familiers. Une erreur doit être réparée pour que l'âme en peine rejoigne l'au-delà.

 

Des disparus si présents

Robert Muchembled

Qui aura vu Spectre, la dernière, en date, aventure de James Bond, se souviendront que la première scène se passe durant la fête des morts au Mexique, ensemble de rites étalées du 31 octobre au 2 novembre hérités des Aztèques et perdurant sous le manteau du christianisme. Ces cérémonies pourtant perdirent leur côté joyeux, comme en Europe, avec l'offense obscuranto catholique de la fin du XVI siècle. En Flandre on ''croquait'' la tête du mort lors de banquets funéraires. Les jeunes hommes célibataires conduisaient un rituel censé empêcher les les défunts de revenir. Offrandes de nourritures mexicaines ou repas européens ont le même but d'unir les morts aux vivants malgré l'insistance de l'Église pour que les premiers disparaissent. Celle-ci avaient opportunément inventé le purgatoire pour que les âmes ''sauvables'' puissent être rachetées, financièrement, par leurs descendants sous forme de dons aux moines. La Réforme catholique née du concile de Trente fait bien la séparation entre le bien et le mal et donne une vision tragique de l'existence. Dieu punit sévèrement les péchés des hommes en laissent le Diable les tenter afin de les inciter à tout faire pour sauver une âme constamment en danger. La crainte des revenants pénètre au cœur du monde et du corps humain que le démon peut posséder au moindre péché mortel. L'Église cherche à imposer sa conception de la mort mais malgré ses efforts les croyances aux retours de trépassés malveillants perdurent. Après le renouveau de la foi et le goût pour l'ésotérisme, le XIXe siècle gothique voit la naissance(?) de Dracula. Le XXIè n'a pas vu disparaitre ces croyances, elles ont seulement migré du ''réel'' au monde cathodique, il n'est que de voir les séries mettant en scène les vampires ou les zombies. ''On ne peut pas négocier avec la mort, mais on peut faire des affaires avec elle'' dit un proverbe mexicain.

Si une chose est sûre c'est celle-là !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:00

20 ans, déjà ! 

 

Tout Franquin est à lire, relire, et rerererelire, mais surtout : 

 

Modeste, c'est le pompon !
Modeste, c'est le pompon !
Modeste, c'est le pompon !
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Publié par Lee Rony - dans Hommage
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:12

Dan Trachtenberg – 2015 – 103'

Michelle a l'habitude de partir dès que les choses tournent mal et qu'elle ne sait plus que faire. Ce soir là elle a donc pris sa voiture et disparaît dans la nuit sans répondre aux appels qu'elle reçoit. Elle aurait peut-être dû le faire à la première sonnerie car la deuxième fois elle perd la route de vue une seconde.

Une de trop, et se retrouve à valdinguer dans un champ.

Elle se réveille quelques heures plus tard et se découvre dans une étrange situation. Elle est attachée par une chaîne à un mur, une blessure à la jambe a été bandée et une perfusion lui a été faite. La surprise passée elle tire sur sa laisse, impossible de la briser, essaie de récupérer son téléphone, ses affaires sont posées à proximité avec le support de la perfusion. Pas de réseau ! Quelqu'un vient, elle fait semblant de dormir mais ça ne marche pas et elle se retrouve face à Howard, un homme d'une cinquantaine d'années et d'une cinquantaine de kilos en excédent. Elle supplie son geôlier de la laisser partir, mais elle ne peut aller nulle part, le monde qu'elle connaît a disparu à la suite d'une attaque atomique ou/et chimique, il ne sait pas au juste.

Par précaution il avait fait construire cet abri, y avait entassé de quoi vivre plusieurs années. C'est alors qu'il se trouvait hors de la ville qu'il apprit qu'une agression était détectée, rentrant rapidement il vit l'accident de la jeune femme et la sauva.

Du moins est-ce qu'il affirme.

Michelle est dubitative, aussi tentera-t-elle d'agresser Howard, en vain, celui-ci, pour la convaincre la conduira vers la sortie, un sas censé les protéger de l'extérieur, l'air étant filtré par un système de survie efficace. Elle verra un couple de cochon en mauvais état, qui pourrait avoir été tué par une arme chimique. Elle fait la connaissance de Emmett, un autre ''pensionnaire'', volontaire celui-ci, un ancien ouvrier ayant participé à la construction de l'abri et, voyant les explosions, venu s'y réfugier. Elle n'est pas convaincue, pas encore, elle le sera quand une femme viendra frapper à la porte, affirmant qu'elle n'est pas contaminée quand son physique montre le contraire.

La cohabitation s'installe donc tant bien que mal, jusqu'à ce que la jeune femme se pose d'autres question sur Howard, et puis, où est sa fille, qui est cette jeune fille qu'il lui a montré en lui affirmant que c'était elle alors qu'Emmett affirme le contraire ? L'enfermement laisse place à beaucoup d'imagination malgré les nombreux vidéos et disques disponibles. L'angoisse progresse, le doute, et, finalement, l'envie de s'échapper malgré les risques.

Entreprise périlleuse, si Howard est ce que craint Michelle, stupide s'il est innocent et si dehors...

 

Mais, qu'y a-t-il dehors ? Est-ce une attaque des Russes, des Chinois, d'Aliens inconnus ? Si vous sortez de chez vous pour acheter ce film vous en saurez davantage, et en courant moins de dangers. Sauf si d'ici là...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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