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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 09:00

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

Régis Boyer

Les anciens Germains sont familiers du monde surnaturel, elfes, Walkyries et autres créatures artificielles. Le revenant y porte le nom, sans étymologie avérée, de draugr. Ce fantôme est souvent mécontent du sort fait à son patrimoine ou du comportement de ses descendants à son égard. Ainsi aiment-ils hanter des lieux familiers. Ils mangent, boivent, dorment et sont capables de déprédations, destructions et lacérations et pyromanie. Pour leur résister il convient d'être costaud. Ainsi Glamr, suédois (peuple soupçonné d'expertise en sorcellerie) qui s'en prend à Grettir Asmundarson, l'Hercule du Nord. Un violent combat les oppose, Grettir l'emporte.

Ainsi que le rapportent les deux grands mythographes, Snorri Sturluson et Saxo Grammaticus (XIIe), la religion du Nord est à l'époque imprégnée d'ésotérisme. Les forces occultes mènent les humains.

Les morts et la mort côtoyaient les vivants, les défunts aimaient défier les vivants.

 

Maisons hantées

 

Olivier tosseri

La question : Esprit es-tu là ? Est devenue ironique, ceux qui la posent imaginent une réponse positive, si elle l'était vraiment ils cesseraient sans doute de rire. Au Moyen Âge les esprits se manifestent à l'écart des humains, à partir du XVIe ils surgissent dans les maisons. L'époque des grandes découvertes et inventions voit ressurgir irrationnel et superstitions. Démons, sorcellerie et magie annoncent des catastrophent. Claude Lecouteux, historien, classe les défunts en 3 catégories : Les fantômes, qui ressemblent aux vivants ; les revenants, qui ne laissent aucun doute quand à ce qu'ils sont, et les poltergeists, (de poltern ''faire du vacarme'' et geist ''démon'' ou ''fantôme'') ceux qu'on entend mais qu'on ne voit pas. Terme qu'emploi Martin Luther dans Propos de table. Luther y croit pour avoir lui-même subi les assauts de ces esprits ! Pour lui il existe des esprits frappeurs incorporels, liés aux morts, et les esprits bruyants, corporels, liés aux anges ''déchus''.

La maison hantée est signe qu'un péché y fus commis, que le mal s'y est insinué et que la vengeance divine va s'abattre.

Le XIXe verra une résurgence de la hantise avec les morts de la révolution française et des guerres napoléoniennes, hordes de spectres prêt à envahir châteaux abandonnées et toutes maisons accessibles. Autrefois ''maudites'' elles sont désormais ''hantées''.

C'est le siècle du spiritisme incarné par Hippolyte Léon Denisard Rivail, plus connu sous le nom d'Allan Kardec, auteur du Livres des esprits (1857), amplifié par Victor Hugo qui, en exil à Jersey, converse avec Dante,Molière et sa fille, Léopoldine, c'est aussi celui du retour de la foi par ses apparitions mariales, et de la croyance au diable. Jacques Collin de Plancy publie son Dictionnaire infernal (1818), compilant les superstitions et le ''savoir'' démonologique de son temps. De nombreux cas de hantises sont recensés des deux côtés de l'Atlantique. À Hydesville (État de New York) naît, en 1848, le spiritisme, dans la résidence des sœurs Fox. Elles communiquent par des coups avec l'esprit qui hante leur maison. En 1888 elle dévoileront la supercherie, une fois leur fortune faite et les théories spirites florissantes. Celles-ci se parent de ''science''.

 

En 1862, à Londres, est fondé le Ghost Club qui veut démontrer l'existence des phénomènes surnaturels. Charles Dickens en est un membre éminent. Aux USA Thomas Edison cherche à concevoir le ''nécrophone'' pour communiquer avec les morts.

Par la suite les esprits quitteront les scientifiques, après les religieux, pour intéresser les psychanalystes qui tenteront de les utiliser pour justifier leurs théories sur l'hystérie, les deuils non faits ou la folie pure et simple.

Aujourd'hui la plupart de ces témoignages sont tournés en ridicule et ceux qui y croient presque traités d'abrutis.

 

Reste que communiquer avec les mo(r)ts ''hante'' bien des humains. Je gage que bien peu seraient heureux d'y parvenir !

 

Communiquer avec les vivants est-il si peu intéressant ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 08:49

Flaming Star – Don Siegel – 1960 – 101'

Dans les années qui suivent la fin de la guerre de Sécession, le Texas voit se confronter deux cultures : celles des Blancs et celles des Indiens. Pacer Burton est le fils d'un fermier, Sam, lequel, veuf, épousa une femme Kiowa, Neddy. Sans doute cette double ascendance est-elle l'explication de son caractère. Sam a un autre fils, Clint, né de son union précédente, alors que l'anniversaire de celui-ci vient d'être fêté les voisins qui rentrent chez eux se font massacrer par les indiens dont le nouveau chef n'accepte plus qu'ils soient spoliés de leurs terres et de leurs droits.

Les deux frères n'apprennent la nouvelle qu'en allant en ville le lendemain, tous les regardent avec suspicion et animosité soupçonnant Pacer d'avoir participé à la tuerie.

L'engrenage de la violence est enclenché, rien ne pourra l'arrêter et le prix à payer sera élevé, pour tous, malgré les efforts de Neddy qui intervient auprès de son peuple pour faire cesser les attaques.

Pacer se retrouve pris entre deux feux, quelque effort qu'il fasse aucun des camps ne veut l'accepter. Il vit avec des colons dont il se sent de plus en plus étranger alors que les indiens vers lesquels il est attiré ne parviennent pas à lui faire confiance. Surtout depuis qu'il soit intervenu pour sauver la vie de son frère, un ''vrai'' blanc, lui.

Au départ le scénario était prévu pour réunir Marlon Brando, dans le rôle de Pacer, et Frank Sinatra dans celui de Clint. Ce serait exagéré de dire qu'Elvis Presley et Steve Forrest sont au niveau de ces acteurs bien qu'ils fassent le maximum. Exceptionnellement, et heureusement, Elvis, à sa demande, ne chante qu'une chanson dans le film, pour l'anniversaire de Clint et celle du générique. Laquelle aurait dû s'appeler Black Star, titre modifié pour cause de pessimisme.

Le résultat est un film qui aurait pu être meilleur, mais c'est le cas de beaucoup. Chacun fait ce qu'il peut, étant plus ou moins inspiré. Il est trop souvent mis de côté par les fans d'Elvis parce que celui-ci y chante peu, une qualité supplémentaire.

En ce début des années soixante Elvis imposa de jouer dans des films ''sérieux'' où il chantait un minimum. malheureusement ces réalisations ne connurent pas le succès de G.I. Blues ou Blue Hawaii. Dans le cas contraire la carrière du King aurait pris un tout autre chemin.

La première version de la chanson, jugée trop pessimiste.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:45

Leeturgie : Ensemble des rites, démonstations de soumission et d'adoration du seul être supérieur ayant jamais existé !Lenputation : Procédé progressif, et irréversible, de corruption mentale par renoncements successifs. S'achève par le dessèchement puis la disparition de la conscience.

Lovation : Si vous avez besoin d'une définition c'est que vous êtes moins doué(e) que vous l'imaginez.

Malladiction : Finalement je crois que j'aime cette maladie qui me définie, sinon comme une personne mais comme un cas. C'est mieux que rien, j'espère...

Méchange : Je suggère que tu me donnes ce que tu possède alors que moi je t'offre le plaisir de le faire. Finalement je suis sympa.

Messiphilitique : Maladie Spirituellement Transmissible.

Mimagination : Recombinaison des travaux et œuvres d'autrui jusqu'à avoir l'impression de produire un résultat inédit.

Mythopsie : Pratique apparue durant la deuxième décèsnie du XXIè siècle. Mise au point par le Dr LEE, consistant à, au travers des mythes et des comportements qu'ils semblent imposer, en retrouvant les fondements, causes et bases organiques. De futurs développement, seulement entrevus par son concepteur, pourraient aller plus profondément encore.

Paradifernal : Lieu promis par les théismes plein de plaisirs et de satisfaction. Vu de loin, présentant l'inverse pour qui s'y retrouve après avoir cru faire ce qu'il fallait.

Patrie-autisme : Doctrine mettant en avant le territoire, incitant à ne pas y accepter d'intrusion, à ne pas en sortir, à ne pas communiquer avec des modes de pensées et comportements différent du sien. Provoque un renfermement nuisible au développement cognitif des individus.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 09:00

 

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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 08:42
Un classique !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 09:00

Dans un bar un marin me raconta un jour

Quelques expéditions auxquelles il a prit part ;

Il me parla longtemps de l'enfant dans sa cour

Rêvant de voyager, se tenant à l'écart

 

De ses petits copains, tous avides de banal

N'ayant pour ambition que travail et famille,

Rien qui le concernait, lui aimait l'anormal,

Sans train-train ni routine préférant ce qui brille.

 

Un soir de veine il embarqua sur un cargo,

Le capitaine ayant besoin d'un apprenti,

Celui qui saurait faire au-delà de son lot,

Et apprendre un métier pour une nouvelle vie.

 

Il quitta sans regret sa maison, ses parents,

Un destin qui semblait lui promettre à jamais,

Pauvreté et misère, la faim à chaque instant,

Sans avoir d'autre voie pour pouvoir espérer.

 

Nul ne fut amical, à lui de démontrer

Qu'il pouvait trouver sa place dans l'équipage ;

Pas question de l'aider, survivre est un métier,

À éprouver au plus tôt, dès son plus jeune âge.

 

Ce qu'il appris d'abord fut de serrer les dents,

Pour ne rien exhiber des douleurs, des souffrances,

Tout ce qu'il ressentait il le gardait dedans,

Ses craintes et ambitions, ses doutes et sa méfiance.

 

Les années s'écoulèrent, il fit le tour du monde,

Perdant à chaque escale un peu plus d'innocence ;

Découvrant le meilleur, pataugeant dans l'immonde.

Survivre est rarement une question de chance. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 09:00

Aaron Martin – 2016 – Chiller TV

Halloween est une fête qui a beaucoup de succès aux états-unis, les enfants frappent aux portes, reçoivent des bonbons qui feront la joie des dentistes et des diététiciens plus tard.

En 1988 dans la petite ville de Waterbury un couple est assassiné sauvagement alors que la femme est enceinte, le tueur n'est pas allé loin puisqu'il s'est tranquillement endormi après avoir pratiqué une césarienne à sa façon. La police le trouve assoupi dans un fauteuil à bascule.

28 ans se passent, les événements se sont estompés mais restent dans toutes les mémoires, de telles atrocités dans une bourgade si tranquille !

C'est le moment qu'à choisi Sarah Bennet pour revenir sur les lieux de sa naissance, la petite fille est devenue une belle femme et revenir sur les traces de son passé, avec son mari, lui paraît indispensable pour l'affronter.

Bien sûr les médias, le journal local principalement, est sur le coup, Sarah est une espèce de vedette, et son mari va justement travailler dans le quotidien de la région. Le hasard fait bien les choses.

Elle s'installe, retrouve des amis d'autrefois, s'en fait d'autres, et ne peut s'empêcher de rendre visite à l'assassin de ses parents. Démarche qui paraît logique, elle veut comprendre ce qui s'est passé, pourquoi ses parents furent-ils assassinés de cette façon ?

Tom Winston la reçoit comme s'il l'attendait, n'explique rien sinon que c'est à elle de chercher qui étaient ses parents, ce qu'ils cachaient à la cave. Sarah est énervé mais la curiosité est la plus forte. Et à la cave elle fait une découverte qui la sidère, des cassettes montrant sa mère faisant l'amour avec d'autres hommes que son époux mais s'adressant à lui à travers la caméra.

On l'aura deviné, les événements vont s'accélérer et de nouveaux meurtres être commis par un criminel ayant le même costume que Winston. Disciple, copieur, il faudra attendre pour en savoir plus dans une série qui lorgne vers Scream, mais qui, venant après, paraît être à l'image du second assassin, une simple copie.

 

Les prochains épisodes changeront peut-être cet avis. Mais j'en doute un peu. Pour amateur de couteaux longs et tranchants.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 08:23

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

Jean-Claude Schmitt

Les revenants imprègnent notre représentation de la période médiévale, les récits les mettant en scène étaient nombreux et furent recueillis, colportés et prêchés par les clercs. La perte d'un proche était aussi douloureuse à l'époque que de nos jours et le retour du défunt dans nos rêves, l'impression de sa présence, sont des expériences anciennes.

 

 

 

La pensée de la mort et des morts est au cœur de l'idéologie chrétienne. L'Église enseigne qu'il existe une vie après la mort, un temps permettant d'accumuler de nouveaux mérites afin d'obtenir le salut éternel lors du Jugement dernier. Acquisition possible avec la participation des vivants, participation financière ou spirituelle avec des messes dites en mémoire d'un disparu. C'est souvent le mort qui prévoit dans son testaments que de l'argent soit donné aux pauvres et des cérémonies tenues en sa mémoire. La question est de savoir où se trouvent les disparus entre le décès et la Jugement à venir. Quatre lieux les accueille, le paradis, l'enfer, les limbes, où sont les enfants morts sans avoir été baptisés et le purgatoire où vont les âmes devant être purgées des péchés commis sur terre. Celles-ci subissent des épreuves proches de celles de l'Enfer mais qui sont temporaires. Ce dernier lieu n'a de sortie que vers le haut. À la fin des temps ce lieu sera vide. Un séjour ne dure, souvent, que quelques jours ou quelques mois. Les vivants sont souvent rappelés à leur devoir de solidarité, instaurant des échanges triangulaires entres les vivants l'Église et le mort. Mécanisme appelé memoria : basé sur l'entretien, par les vivants, de la mémoire des morts, dont les noms sont consignés dans l'obituaire, ainsi que la date du décès permettant au prête le rappelle à qui de droit.

Ce système parfois ne fonctionne pas, les vivants ''oublient'' leurs défunts où celui-ci fut un tel pécheur qu'il faut de nombreuses interventions pour l'aider, ou, encore, si la mort fut subite empêchant les derniers sacrements. Le mort apparaît pour réclamer son dû, donne une preuve de son identité. Plus sa tenue est blanche plus il est proche de la libération. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 08:01

Michael Curtiz – 1958 – 115'

 

La Nouvelle Orléans, Danny Fisher est contraint de quitter l'école pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille, son père en étant incapable. Malheureusement les difficultés lui tournent autour, et il ne fait pas ce qu'il faut pour les éviter, loin de là et a des fréquentations qui l'amènent à prendre des risques, à commencer par celui de voir l'ombre de la prison s'approcher. Elle se serait refermée sur lui si un propriétaire de boite, Charlie LeGrand, ne lui avait proposé un emploi comme chanteur.

Le jeune homme va rencontrer le succès, au point qu'un concurrent de LeGrand, Maxie Fields, voudrait qu'il change d'employeur et de scène, insistant en lui rappelant quel est son passé et que celui-ci pourrait refaire surface. Une des séquences importantes du film est quand Fields demande à Fisher de chanter pour lui, celui-ci va donc interpréter Trouble ''Si tu cherches la bagarre...''

 

Danny est attiré par ce monde de la nuit, de l'argent, de femmes si différentes de celles qu'il fréquente habituellement. Ronnie ne le laisse pas indifférent alors que son cœur le pousse vers Nellie, jeune femme aux antipodes de la précédente. Le choix n'est difficile qu'en apparence.

 

Danny Fisher présente quelques affinités avec Vince Everett que nous avons vu dimanche dernier, et les deux ont quelque chose à voir avec leur interprète. Cette fois Elvis profite de la direction de Michael Curtiz et de la présence de Walther Mathau ou Carolyn Jones. Sans oublier la française Liliane Montevecchi et Dolores Hart, qui avait déjà tournée avec Elvis dans Loving You. Celle-ci en 1963 rentrera dans un couvent bénédictin, laissant derrière elle une carrière prometteuse.

 

 

Autre personnage, important : La Nouvelle Orléans, magnifiée par la photographie de Russel Harlan. Tout était réuni pour faire de cette réalisation une réussite, en concurrence avec Jailhouse Rock pour être le meilleur de Presley. Je ne choisirai pas.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 08:08
Vitraux montmartrois
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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