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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 07:11

 The Pride of the Yankees – Sam Wood – 1942 – 128'

Lou Gehrig né le 19 juin 1903 à New York, enfant il n'a qu'une ambition, devenir le meilleur jouer de baseball alors que ses parents le voient en ingénieur. Une fois admis à l'université il fait rapidement la démonstration de ses capacités sportives mais si l'encadrement l'apprécie c'est moins le cas des autres membres du club qui viennent d'un tout autre milieu et le méprise.

Sam Blake, un journaliste spécialisé, le recommande aux Yankees de New York qui lui font une proposition dès qu'ils se rendent compte de son talent. Lou hésite mais sa mère a besoin d'une couteuse opération, il signe donc mais sans dire à celle-ci qu'il est devenu professionnel de Baseball, elle le croit étudiant.

Dans cette équipe il côtoie les grands champions de son époque, comme Babe Ruth. Lors d'un match à Chicago il remarque une spectatrice, Eleanor Twitchell qui se moque de lui. Malgré cette première rencontre ils se revoient, Lou fait la cour à le jaune femme, elle accepte de l'épouser.

Tout va pour le mieux, d'autant que sa carrière progresse, qu'il est de plus en plus célèbre. Adoré du public il fait partie des meilleurs joueurs de son temps.

Les choses vont se gâter quand il apprendra qu'il souffre d'une forme de sclérose en plaque. Son avenir dans le sport est impossible, il doit se retirer. Le 4 juillet 1939, dans le Yankee Stadium, devant 62 000 spectateurs il fait ses adieux en disant Aujourd'hui, je me considère comme la personne la plus chanceuse sur Terre.

Il décède des suite de sa maladie le 2 juin 1941. Aux états unis la sclérose amyotrophique porte son nom, en France elle est plus connue sous le nom de ''maladie de Charcot''.

 

Nommé pour 11 Oscar, le film n'obtiendra que celui du meilleur montage, dommage pour Gary Cooper qui, s'il a du mal à jouer un étudiant alors qu'il a 40 ans, incarne admirablement Lou, lui donnant sa silhouette, son prestige et son charisme. Aucun autre acteur de son temps n'aurait pu tenir ce rôle aussi parfaitement. Teresa Wright est l'épouse idéale, drôle, émouvante, dévouée jusqu'au bout. Autre qualité du film, la présence de Babe Ruth dans son propre rôle. Si vous êtes amateur de baseball vous serez peut-être déçu, l'accent n'est pas mis sur cette partie de la vie de Lou mais plutôt sur sa vie privée, ce qui fait d'autant plus regretter qu'un réalisateur de plus grande envergure ne soit pas derrière la caméra. Un avantage si vous ne l'êtes pas.

 

Cette réalisation est classée troisième dans la liste des 10 meilleurs films américains de sport derrière Raging Bull et Rocky. Un podium qu'il ne mérite pas. En revanche l'émotion est au rendez-vous, on ne peut pas tout avoir. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:40
Vraiment rosse ?
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:52

Pour la Science 463

Minimum génétique

Sean Bailly

La nature est créative, la preuve, elle produit des génomes de toutes tailles. Celui du blé par exemple comporte 120 000 gènes, celui de l'homme seulement 20 000... Les généticiens se posent donc la question du nombre minimum de gènes pour produire une cellule viable pouvant se répliquer. Craig Venter et son équipe de La Jolla (Californie) ont réalisé une cellule avec 473 gènes. Une étape pour la biologie de synthèse, domaine ayant pour objectif de construire de nouveaux systèmes biologiques pour comprendre les mécanismes du vivant.

L'aventure a commencé en 1995 avec le séquençage du génome du Mycoplasma genitalium, bactérie vivant dans le conduit urinaire humain et n'ayant que 517 gènes. En 2010 une réplique du génome du Mycoplasma mycoides fut créé et substituée au matériel génétique d'une cellule d'une autre espèce de mycoplasme. Le résultat final est une cellule de synthèse JCVI-syn3.0 disposant de 473 gènes. Certains gènes ont été classé par l'étude de leur structure, leur rôle précis n'a pu être identifié, 79 gènes restent mystérieux. Au total, c'est un tiers du matériel génétique dont l'utilité est inconnue.

Comme le souligne Jack Szostak, biochimiste à Harvard ''le plus intéressant est que ce résultat montre ce que nous ne savons pas.'' Il reste tant à découvrir sur les fonctions indispensables à la vie. JCVI-syn3.0 servira à l'étude de fonctions précises que les biochimistes ajouteront une à une.

La biologie de synthèse vise à créer des fonctionnalités cellulaires sur mesure pour produire des composants destinés au secteur pharmaceutique ou chimique.

JCVI-SYN3.0 est-elle la cellule minimale ? Probablement pas, les recherches continuent.

 

Un GPS dans notre cerveau

May-Britt Moser et Edvard Moser

Le GPS a modifié notre capacité à conduire une voiture, piloter un avion et même à parcourir les rues d'une ville. Des travaux récents montrent que le cerveau des mammifères est doté d'un système de navigation nous guidant d'un endroit à un autre. Il évalue où nous sommes et allons en intégrant des signaux concernant notre position et le temps qui s'écoule. La capacité de savoir où nous sommes et devons aller est indispensable à notre survie. Il s'agit de profils d'activité électrique dans le cerveau, où des groupes de cellules s'activent pour refléter l'agencement du milieu et la position. On présume que la formation de ces cartes mentales a lieu principalement dans le cortex, cet ensemble de couches supérieures du cerveau formant des replis sinueux apparues tardivement dans l'évolution. De récents travaux ont montrés que ces systèmes sont constitués de divers types de cellules spécialisées calculant en permanence la position de l'animal, la distance parcourue, sa direction et sa vitesse.

Les premières recherches sur les cartes spatiales du cerveau commencèrent avec Edward Tolman, prof de psychologie à Berkeley de 1918 à 1954. auparavant nul n'envisageait que les animaux se fassent une image globale d'un labyrinthe pour en prévoir le meilleur chemin. Il observa des rats prenant des raccourcis, faisant des détours, semblant enregistrer des informations relatives aux événements vécus en des endroits précis.

Il fallut pourtant attendre 40 ans avant des études de l'activité neurale apportent une preuve de l'existence d'une telle carte. Les microélectrodes permirent d'enregistrer l'activité électrique de neurones individuels qui permirent d'identifier la décharge de neurones individuels pendant que les animaux vaquaient à leurs occupations. John O'Keefe, de l'University College de Londres, mit en évidence des neurones ''cellules de lieu''. Cette découverte ouvrit une fenêtre sur les parties les plus profondes du cortex sensoriel et du cortex moteur. La découverte dans l'hippocampe de cellules créant une carte de l'environnement immédiat d'un animal démenti l'idée que celui-ci était trop éloigné des organes sensoriels pour traiter ces informations. Il fut mis en évidence l'importance du cortex entorhinal, région servant d'interface entre l'hippocampe et le reste du cortex.

La compréhension du système neural de navigation reste un chantier ouvert d'autant que l'environnement d'un laboratoire diffère de la nature.

Dans la maladie d'Alzheimer le cortex entorhinal décline rapidement, la maladie provoque la mort de cellules cérébrales et la réduction de sa taille. De ce fait c'est un critère d'identification des sujets à risques, comme son effet, la désorientation. La maladie avançant des cellules de l'hippocampe meurent et avec elles la capacité à se souvenir d'expériences vécues ou des concepts tels que les noms des couleurs.

80 ans après les travaux de Tolman, il apparaît que les cellules de lieu ne sont qu'une des composantes de la représentation que le cerveau se fait de son environnement spatial pour calculer la position, la distance, la vitesse et la direction.

Il existe également des cellules de grilles fournissant également une représentation du temps écoulé et de la distance parcourue indépentandate des repère externes dont l'animal dispose. Si les invertébrés en disposent également cela impliquerait quel'évolution créa ce système de cartographie spatiale il y a des centaines de millions d'années.

À nouvelles découvertes, nouvelles questions, comme leur utilité pour les déplacements sur de longues distances, comme les migrations. Les générations futures de scientifiques ont de quoi s'occuper, si elles ne se perdent pas en route.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:30

Traduction de Paule Pérez – 1969 - Belfond

La mort est parfois le seul moyen d'échapper à des pensées, des images et des souvenirs que le cerveau ne peut effacer. Le narrateur va sauter par la fenêtre, il le sait, et le dit, il prend juste le temps de conter l'aventure qu'il vécut et l'amena à ce point de désespoir. La morphine fut une aide pendant un certain temps mais celui-ci touche à sa faim et il a besoin d'une aide plus définitive.

Tout commença alors qu'il était subrécargue d'un paquebot coulé par un destroyer allemand en ce début de première guerre mondiale. L'équipage en fut recueilli par les assaillants et fut traité avec assez de considération pour lui permettre de s'évader, embarquant sur un petit bateau avec eau et vivres en quantités suffisantes pour survivre quelques temps.

Les étoiles lui indiquèrent qu'il était au sud de l'équateur sans qu'il put en deviner davantage. Lui restait comme solution que le passage d'un autre navire.

Une nuit il fit des rêves étranges, divers, au réveil il découvrit son corps happé par un genre de boue aussi noire que l'encre, échoué sur une surface obscure et malodorante, son embarcation prisonnière à quelques pas de lui. Il imagina qu'une éruption volcanique avait fait surgir une partie des grands fonds océaniques. Pourtant aussi loin que portait son regard il ne voyait plus d'eau, cette matière obscure recouvrait tout jusqu'à l'horizon.

Image illustrative de l'article Dagon (nouvelle)

David Garcia Forés

Le sol sécha tant qu'au matin du troisième jour il s'y aventura. Il aperçu au loin une espèce de colline vers laquelle il dirigea ses pas.

Après un début de nuit hantée de visions horribles il entrepris la montée, le sommet atteint il découvrit une étendue parcourue de gorges profondes et obscures. Il descendit pourtant vers elles, découvrant au passage une forme blanche et lisse, une espèce de monolithe à la base prise dans l'eau dont la nature ne pouvait être à l'origine. Partagé entre la peur et la curiosité il s'approche de ce qu'il imagine une idole que des peuples inconnus avaient adorées en des temps trop lointains pour être quantifiés. Il put contempler sur la roche des inscriptions et des bas-reliefs présentant des créatures ressemblant à des hommes mais qui ne pouvaient en être.

Des remous attirant son attention il tourne la tête et voit apparaître devant lui...

Mario Zuccarello

La panique s'empara de lui, le faisant rebrousser chemin. Du moins est-ce la conclusion qu'il tira quand il rouvrit les yeux dans un hôpital de San Francisco. Le capitaine d'un bateau américain l'avait recueilli en plein océan alors qu'il délirait. Personne sur le cargo n'avait fait attention à ses paroles.

Plus tard il avait rencontré un ethnologue qu'il avait pu questionner sur la légende de Dagon, le Dieu-poisson sans obtenir de réponses qui le satisfasse.

 

Le temps a passé mais les souvenirs persistent, et surtout cette forme hideuse et immense se penchant vers lui. Il pressent que le fond des mers un jour resurgira, ramenant à la surface quand les terres émergées s'enfonceront ce qu'il aperçu alors et dont le souvenir ne le quitte pas.

 

 

Un classique de HPL, son premier travail professionnel. Une nouvelle rédigée en 1917 et publiée en 1919 dans le onzième numéro de The Vagrant. L'humain est à sa place, face à des créatures qu'il ne peut comprendre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:08

Conducteur : Reclus temporaire, mais volontaire.

Déambulateur : Au vieillard ce que sont les petites roues du vélo pour l'enfant.

Décompresser : Mais où vont-ils ?

Déconvenus : Du moment qu'ils sont repartis.

Démocrasseux : Qui profite d'un système semblant fait pour l'aider à sortir d'une pauvreté qui n'est pas que financière.

Deuil : Difficulté de renoncer à ce que nous pensions détenir.

Dynamytheur : Déchire l'image voilant la réalité.

Égo : Le jeu dont vous êtes le zéro.

Égœuvre : Production tellement personnelle qu'elle restera hermétique à n'importe qui d'autre.

Encyclopédie : Rétroviseur du savoir.

Esprimitif : Ensemble des fonctions archaïques formant un embryon d'esprit qui chez la, grande, majorité des gens ne se développera jamais davantage.

Exklukuxklan : Secte si exclusive qu'elle n'accepte aucun membre.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:44

Science & Avenir 804 – Février 2014

SUPRACONDUCTIVITÉ

Franck Daninos

Les physiciens rêvent, comme tout le monde me direz-vous, mais eux c'est de faire un pas dans la maîtrise de la science. Par exemple, créer des supraconducteurs à température ambiante.

La clé se trouverait dans l'usage de métamatériaux, des composites structurés à l'échelle du nanomètre, qui n'existent pas à l'état naturel. Si rêve il y a c'est que les supraconducteurs conduisent l'électricité sans perte d'énergie. Ils créent des champs magnétiques très intenses utilisés dans les accélérateurs de particules, l'imagerie du cerveau, les trains à sustentation...

Le problème, encore non résolu, c'est que leur industrialisation demande la suppression de systèmes de refroidissement couteux et encombrants. Au dessus de -133°C ils ne fonctionnent pas. D'où l'intérêt des travaux d’Igor Smolyaninov et de Vera Smolyaninonva. L'enjeu est de conserver le phénomène induisant la supraconductivité : la formation de paires d'électrons. Celles-ci se superposant forment une seule onde quantique occupant tout le matériau qui dès lors ne présente aucune résistance à la propagation du courant.

Igor et Vera imaginent d'empiler des couches alternées de supraconducteurs et d'isolants. L'idée est testée en laboratoire à Towson (Maryland).

MAKURIE

Bernadette Arnaud

J'imagine que, comme moi, vous n'aviez jamais entendu parler de la Makurie, cet état fut pourtant un puissant royaume chrétien au nord du Soudan et au Sud de l'Égypte qui exista de 500 à 1400. christianisé dès le VIe siècle par des missionnaires envoyés par Justinien Ier et l'impératrice Théodora. Elle résista à l'avancée de l'islam avant de décliner quand l’Égypte fut dominée par les ayyoubides. La salle du trône de Dongala fut transformée en mosquée au XIIIe siècle.

Ce qui ramène cet état sur le devant de la scène est la découverte de trois cryptes funéraires vieilles d'au moins 900 ans contenant 17 momies par une mission archéologique polonaise en 1993 sises en annexe d'un monastère dédiée à la sainte Trinité, à l'extérieur de Dongala. L'une, contenant 7 corps, présente sur les murs des inscriptions magico-religieuse, associant des extraits des évangiles de Marc, Luc, Jean et Matthieu à des noms et signes hermétiques, des cryptogrammes et un carré de Sator. Rédigées en grec et en copte sahidique, transcrites à l'encre brune sur une mince couche de chaux sont probablement l’œuvre d'un seul auteur, Ioannou, dans la signature apparaît à trois reprises. Selon Wlodzimierz Godlewski, responsable des fouilles, ces inscriptions étaient destinées à protéger le tombeau et ses défunts, inhumés dans de simples linceuls de lin, des puissances du mal. L'identité de ces morts est inconnu mais ce groupe de 7 pourrait inclure le corps de l'archevêque Georgios, clerc principal de la cité royale, dont la mort en 1113 à 82 ans est commémorée sur une stèle exhumée à proximité.

 

JEÛNE et CANCER

Marie-Noëlle Delaby

L'idée fait son chemin que le jeûne affaiblirait les cellules malades tout en permettant de mieux supporter les traitements. Valter Longo, professeur à l'université de Californie du Sud, fondent ses travaux sur l'idée que le vieillissement serait ralenti par la restriction calorique. L'organisme mettant en place des mécanismes de défense face à la restriction, mieux, la protection induite par le jeûne aiderait l'organisme face à un traitement toxique mais vital. Des études démontrent que les cellules saines survivent à ce traitement alors que les tumeurs régressent.

Résultats positifs mais obtenus in vitro ou sur des animaux, ce qui ne permet pas une transposition chez l'homme. Les cellules tumorales du sein, du poumon, certains mélanomes, les gliomes et les neuroblastomes semblent réagir positivement au jeûne, pas les cancers des ovaires, prostate ou côlon.

Il convient d'attendre la publication de nouveaux résultats pour tirer des conclusions définitives.

En étudiant les mécanismes des manchots pour survivre face au froid polaire et à la disette, le physiologiste Yvon Le Maho s'est intéressé au jeûne. Ces animaux peuvent jeuner 120 jours pour couver, ensuite il repart vers la mer pour se nourrir. Il a alors perdu 80% de ses réserves lipidiques. Ce signal existe chez certains petits mammifères. Il prouverait que la capacité de jeûner est un caractère adaptatif ayant permis aux animaux de survivre en cas de famine.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:37
Habitants de la plaine namibienne
Habitants de la plaine namibienne
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:55

Mr. Deeds Goes to Town – Frank Capra – 1936 – 115'

Longfellow Deeds joue du tuba dans la fanfare de Mandrake Falls et vit de ses poèmes,(son nom est une référence à un grand poète étasunien, Henri Wadsworth Longfellow). C'est un homme sympathique, toujours prêt à aider qui a besoin de lui. Il est un jour contacté par des avoués new-yorkais qui lui apprennent qu'il est l’héritier d'une importante fortune. En réaction à cette nouvelle il se met à jouer du tuba, ce qui surprend ses visiteurs, lesquels seront encore plus étonnés quand le jeune homme leur dira qu'il n'a pas besoin de cet argent sinon pour le partager et en faire profiter de bonnes œuvres.

Objectif loin de ceux des avoués qui se voyaient le faire fructifier, à leur avantage. Deeds doit pourtant se rendre à New York, peut-être y changera-t-il d'avis. Une fois arrivé il fait la connaissance de Babe Bennett, journaliste qui voit en lui une proie facile et un sujet d'articles faisant vendre son journal tant le comportement de Longfellow est différent de celui des citadins, et surprenant, pour ne pas dire étrange, à leurs yeux. D'ailleurs les avoués, ne pouvant le faire changer d'avis, tenteront de le faire passer pour fou. Un procès aura lieu, Longfellow devra faire la preuve que sa ''folie'' n'est que de la candeur, de la spontanéité, qu'il n'est tout simplement pas corrompus par les habitudes hypocrites et la vénalité de la ''ville''. Il est le représentant de la nature, de la fraicheur, de la ''pureté'' contre la corruption des banquiers et autres hommes d'argent qui, nous sommes en 1936, ont engendrés une crise dont les effets se font encore durement ressentir.

Le regard de Babe Bennett changera à mesure qu'elle connaît mieux Longfellow, qu'entre eux naît un sentiment, attendu mais sincère. Le public qui se gaussait en vient à l'admirer. C'est lui qui devait être jugé, ce sont ses accusateurs, et leurs ''valeurs'', qui le seront. Celui qui est différent, fait parfois peur mais le plus souvent amuse, avant qu'en le connaissant les ressemblances n'émergent. Deeds parle et ses mots font mouches, soulignent que chacun peut sembler bizarre suivant l'angle dont on l'observe, que réduire une personne à quelques traits n'en donne qu'une caricature qui, au final, conviendrait à tous. Bien sûr la vision du film grossit les traits, le monde rural n'est pas idéal, le citadin n'est pas diabolique, chacun associe qualités et défauts, l'important étant d'avoir la lucidité de les reconnaître, chez soi plus que chez l'autre.

 

Le titre original Mr Deeds Goes to Town montre mieux la volonté de Capra de montrer le contraste de mondes si proches mais si différents. Cooper est, comme toujours puis-je dire, parfait dans ce rôle de provincial dont le regard souligne plus encore les errements d'un système toxique. Il est un exemple de ce que sont les véritables valeurs américaines, un héros en apparence simple, banal, mais exemplaire auquel les spectateurs peuvent s'identifier.

Quand à lui ressembler, réellement, c'est une autre histoire. Mais nous sommes au cinéma. La différence est parfois grande, et cruelle, entre ce que nous voudrions être et ce que nous sommes réellement, entre le soi mythique et le moi médiocre.

Preuve est faite, une fois de plus, qu'une bonne comédie, puisque ce film en est une, est souvent fondée sur une argument tragique.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Cinéma
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:00

리셋 Kim Yong-kyoon – 2014 – OCN – 10 épisodes

Le procureur Cha Woo-jin suit une thérapie lui permettant de remonter dans le temps, de chercher un souvenir enfoui dans son subconscient et qui se manifeste régulièrement dans ses rêves. Forcer ce souvenir pourrait entraîner des dommages. Le praticien lui suggère d'en rester là, du moins avec lui, et de tenter l'auto-hypnose qui serait plus efficace. En effet le procureur Cha est un excellent hypnotiseur. Mais chut, c'est un secret !

Le cas est difficile, l'interrogatoire dure depuis longtemps mais Kim In-seok invoque son droit de garder le silence. Un seul moyen, l'intervention du procureur Cha. C'est une course de vitesse entre ce dernier et l'avocat du prévenu qui vient d'arriver. Woo-jin a un peu d'avance. Il commence l'interrogatoire en découvrant le dossier tout en jouant avec son stylo. Ensuite Cha lit les faits qui évoquent le crime d'une jeune femme demandant au suspect de corriger les erreurs.

L'avocat arrive, mais le suspect a avoué et raconte ce qu'il fit avec l’haltère qu'il utilisa pour frapper la victime. Mais l'avocat, un ancien policier est un bel enc efficace et fera libérer l'assa... le suspect.

La chef de section Han arrive au bureau du procureur Cha où elle retrouve son second, l'inspecteur Ko Mo et Mlle Jang. Ils forment l'équipe des enquêteurs du procureur.

L'affaire était compliquée, Cha en discute, dans la rue avec le policier qui menait l'interrogatoire avant lui quand une bande de fille les interpelle, l'une d'elle s'en détache et s'approche tout en s'amusant avec un briquet. La discussion monte avec le policier alors que Cha observe la jeune femme alors que des souvenirs reviennent à sa mémoire jusqu'à envahir son sommeil. Ce souvenir qu'il a enterré depuis longtemps, et cette jeune femme de la ruelle est le portrait de celle qu'il le hante dès qu'il dort.

Le lendemain, Cha voit arriver la jeune femme de la veille dans un fourgon de la police, menottée, puis apprend qu'elle est soupçonnée de la mort de Kim In-seok, tué du coup d'un petit couteau à l'arrière du crâne. Sa position lui permet d'assister à l'interrogatoire, de l'autre côté de la vitre. Jo Eun-bi, La jeune fille, raconte ce qui est arrivé, que Kim l'a poursuivie, giflée... elle se souvient l'avoir frappé à la tête, mais pas poignardée. Elle avait bu, s'être sentie bizarre ensuite, comme si elle avait été droguée, elle a été contrôlée positive aux amphétamines. Finalement peut-être l'a-t-elle frappé avec le couteau suisse, bien qu'elle ne s'en souvienne pas. Elle est prête à le reconnaître.

 

Cha l'interroge, ne se connaissent-ils pas, un peu ? Il est le seul à penser qu'elle est innocente, le seul à pouvoir l'aider, il faut qu'elle ferme les yeux, alors qu'il joue avec son stylo... elle se souvient, le bar, le karaoké... et Kim qui lui parle de Cha Woo-jin. Elle s'enfuit, il essaie de la retenir mais elle sait se défendre et parvient à monter dans un taxi tout en voyant un homme observer la situation. L'affaire va être difficile pour Cha, le père de la victime est le président un groupe important et un homme capable de tout. Eun-bi ayant ''presque'' avouée fait une coupable acceptable. Le supérieur de Cha lui fait comprendre qu'il faut un responsable, même faux. Reste au procureur à aller voir le président, à tenter de discuter pour qu'il ne tente rien contre Jo.

Un accord est conclu, Cha a 48 h pour trouver l'assassin. Ce pourrait être le père de la victime de Kim In-seok. Celui-ci veut bien parler, mais au procureur Cha. Avant de lui parler il lui chante une chanson qui rappelle des souvenirs à Woo-jin... il n'en dira pas beaucoup plus.

Un choc efface les souvenirs, un autre peut les faire revenir ! En même temps qu'une ombre du passé refait surface.

 

15 ans plus tôt Woo-jin était très amoureux de Seung-hui. Ils étaient ensemble quand ils furent agressés. Woo-jin fut assommé, la jeune fille fut violée, acte qui la poussa au suicide, le responsable ne fut jamais retrouvé. Huit ans passèrent, Cha finit par effacer de sa mémoire le souvenir de ces instants trop douloureux. Or Eun-bi est le portrait de Seung-hui.

Qui assassina Seung-hui, pourquoi revient-il tant d'années après, le procureur Cha se cache-t-il à lui-même des moments trop douloureux ? Que s'est-il passé 7 ans plus tôt que Cha oublia ? Sans parler d'une enquête qui pourrait mettre en cause bien des hommes importants... Y a-t-il un lien entre Seung-hui et Eun-bi ?

Des questions qui trouveront leurs réponses en 10 épisodes. Pour une fois c'est presque trop court

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:09
Springboks namibiennes
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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