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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:07

 

Millenium nous avait permis de découvrir Noomi Rapace dans le rôle de Lisbeth Salander, nous l'avions croisé en compagnie de Sherlock Holmes, retrouvons là avec plaisir dans Babycall, thriller norvégien à la frontière du fantastique.

Anna (pas de h comme dans Tyrannosaur) emménage dans une barre d'immeuble qui ressemblerait à une prison avec des barreaux aux fenêtres, elle est accompagnée de son fils, Anders. Rapidement nous apprendrons qu'elle fuit son ex-mari dont elle redoute la violence.

Dormir est difficile tant l'angoisse est forte, pour la réduire elle achète des babyphones, radios dont la partie émettrice est dans la chambre d'Anders et l'autre dans la sienne. Quand elle entend des cris elle se précipite, mais son fils dors tranquillement, le vendeur, qui n'est pas insensible à son charme lui précise que ces appareils peuvent en intercepter d'autres qui fonctionnent sur le même canal dans un rayon de cinquante mètres.

Anna va observer, suivre, découvrir peut-être, mais ce qu'elle voit est-il réel, les gens qu'elle rencontre sont-ils ce qu'ils paraissent, peu à peu le doute s'insinue en elle et en nous.

Finalement c'est plus un asile qu'une prison qui sert de décor à l'action, lente, de Babycall, la véritable geôle est dans l'esprit d'Anna et les murs se resserrent sur elle sous le regard ahuri de son amoureux, vendeur en grande surface, qui vécut dans le même immeuble, l'allée d'à-côté, jusqu'à ce que sa mère tombe malade. Ainsi le manège tourne et s'accélère, qu'il continue et il déraillerait, qu'il s'arrête et il ne repartirait plus.

La plupart des vies ne sont-elles pas ainsi ?

Un petit film habile qui repose sur les charmantes épaules de Noomi Rapace, s'il lui arrivait de survoler ma région je serais heureux qu'elle me prenne dans ses serres !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:00

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 06:07

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 06:07

Antennasia - Japon 2002



Liyilulei (阿木乃) - Chine (Tibet) ~ 2010



Milky Bunny (ミルキーバニー) - Japon 2012



Zaleha Hamid - Malaisie ~ 1965


Jung Hoon-Hee (정훈희) - Corée 1970

 

Écouté dans le cadre du

 Dragon2012feu.jpg 

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Publié par Herr Basha - dans Sans Blog Fixe
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 07:08

Ce classique Chinois se compose d'un texte de Confucius si court que je vais le reproduire ici, dans une traduction de Séraphin COUVREUR :

La voie de la Grande Étude consiste en trois choses, qui sont de faire briller en soi-même les vertus brillantes que la nature met dans l’âme de chacun, de renouveler les autres hommes, et de se fixer pour terme la plus haute perfection.

Connaissant le terme où l’on doit tendre et s’arrêter, on peut prendre une détermination. Cette détermination étant prise, l’esprit peut avoir le repos. L’esprit, étant en repos, peut jouir de la tranquillité. Jouissant de la tran­quillité, il peut examiner les choses. Après cet examen, on peut atteindre le but, qui est la perfection.

En toute chose il faut distinguer le principal et l’ac­cessoire et, dans les affaires, la fin et le commencement. Celui qui sait mettre chaque chose en son rang n’est pas loin de la voie de la Grande Étude ou de la perfection.

Les anciens princes, pour faire briller les vertus natu­relles dans le cœur de tous les hommes, s’appliquaient auparavant à bien gouverner chacun sa principauté. Pour bien gouverner leurs principautés, ils mettaient aupara­vant le bon ordre dans leurs familles. Pour mettre le bon ordre dans leurs familles, ils travaillaient auparavant à se perfectionner eux mêmes, ils réglaient auparavant les mouvements de leur cœur. Pour régler les mouve­ments de leur cœur, ils rendaient auparavant leur volonté parfaite. Pour rendre leur volonté parfaite, ils développaient leurs connaissances le plus possible. On développe ses connaissances en scrutant la nature des choses.

La nature des choses une fois scrutée, les connaissances atteignent leur plus haut degré. Les connaissances étant arrivées à leur plus haut degré, la volonté devient par­faite. La volonté étant parfaite, les mouvements du cœur sont réglés. Les mouvements du cœur étant réglés, tout homme est exempt de défauts. Après s’être corrigé soi-­même, on établit l’ordre dans la famille. L’ordre régnant dans la famille, la principauté est bien gouvernée. La principauté étant bien gouvernée, bientôt tout l’empire jouit de la paix.

Depuis le Fils du Ciel jusqu’au plus humble particulier, chacun doit avant tout se perfectionner soi-même. Celui qui néglige le principal ne peut régler conve­nablement les choses qui en dépendent. Jamais un homme qui soigne peu ce qu’il doit aimer le plus n’a gouverné avec diligence ce qui lui est moins cher.

La Grande Étude est l’étude de ceux qui ne sont plus enfants. Les vertus brillantes sont celles que l’homme reçoit du Ciel en naissant. Il les reçoit libres d’entraves, lumineuses, exemptes de ténèbres, afin que par elles il connaisse tous les principes, et règle sa conduite en toutes choses. Mais, dans les liens d’un corps composé d’éléments matériels, au milieu des ténèbres amassées par les passions humaines, parfois elles s’obscurcissent. Néanmoins, la lumière qui est inhérente a leur nature ne s’éteint jamais entièrement. C’est pourquoi le dis­ciple de la sagesse doit se servir de la lumière qu’elles donnent encore, afin de les faire briller, et de leur rendre leur premier éclat. Le sage, après avoir fait briller en lui-même ses brillantes vertus, doit étendre son action aux autres hommes, et faire en sorte qu’ils se débarras­sent des impuretés qui les souillent depuis longtemps. Les brillantes vertus sont la bienveillance, la justice, le sentiment des convenances, la prudence et la sincérité, que le Ciel met dans le cœur de chaque homme, et qu’on appelle les cinq règles principales.

Tout est dit dans ces quelques chapitres qui fut étudié principalement en Chine, bien sûr, mais aussi en Corée et au Japon. Il est depuis des siècles publié avec le commentaire de Tseng Tzeu, l'ensemble disposé par un disciple de ce dernier : Tchou Hi. Nulle trace d'ontologie ici, nous sommes loin de la philosophie grecque, à se demander si même nous sommes en territoire philosophique au sens que l'on donne aujourd'hui à ce mot : ''l'art de couper les cheveux en quatre et chaque morceau en quatre et ainsi de suite !'' Mais ce n'est point l'endroit de juger de ce que fut la philosophie, un torrent tumultueux, et ce qu'elle est, un marécage en voie d’asséchement sous la canicule de la bienpensance.

Une règle de vie à la manière des matriochkas, le comportement des uns étant exemple pour d'autres, et ainsi de suite, du sommet de l'échelle jusqu'à sa base. Travailler sur soi, dégager la perfection afin d'engendrer un monde harmonieux, serein, et chi... !

Confucius croyait-il en ses propres dires ? J'en doute, comment imaginer qu'une telle société puisse exister, et être supportable, il est bon toutefois de se fixer des objectifs socialement structurants, d'organiser la grégarité mais quel que soit le talent du berger il ne peut éviter ni les moutons noirs, ni les loups. Je pense même qu'il appréciait de les fréquenter.

Lu dans le cadre du 

Dragon2012feu.jpg

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 06:07

 

 

Paddy Considine histoire de s'éloigner de son métier de comédien passe pour la première fois derrière la caméra. Il aurait pu commencer par une comédie, mais non, il préfère nous présenter Joseph, quinqualcoolique dont l'univers est un quartier de Glasgow qu'il semble n'avoir jamais quitté. Nous le découvrons dans son quotidien fait de violence, de paris, de bières et de désespoir. Il n'a qu'un seul ami, son chien, mais même lui ne peut échapper à sa rage et sa frustration.

Il habite une grande maison pleine d'absences qu'il faut depuis longtemps, trimbalant culpabilité et lucidité (les deux sont quasi jumelles) comme il peut.

Le hasard le mène jusque dans une friperie tenue par Hannah qui affiche sa piété en même temps qu'une vie qui semble banale.

 

Les apparences sont souvent trompeuses, Joseph n'est pas l'ordure primaire qu'il veut sembler, Hannah n'est pas la petite bourgeoise dilapidant son existence dans une charité pas si bien ordonnée que cela. Peu à peu ils vont se rapprocher et le film nous révéler l'envers de leurs personnalités.

Parfois la violence est une réponse adaptative à un milieu destructeur, dès l'enfance elle devient une tunique de Nessus qui semble impossible à arracher. Il arrive qu'elle couve lontemps, alimentée par la souffrance, le désespoir et l'humiliation...

Inutile d'en dire plus, l'intérêt de ce film est deux suivre ces deux chemins chaotiques qui se rapprochent, qui est le tyrannosaur, dans quelle mesure est-il possible de faire pencher la balance du ''bon'' côté, équilibrer les plateaux est-il possible, désirable ? Des questions, des possibles, la caméra de Considine passe au travers des fissures, gratte des cicatrices mal refermées, aidée par une interprétation impressionnante. Avoir vu le Marsupilami ou Avengers ne vous empêche pas de trinquer avec Joseph et Hannah, si vous avez la gueule de bois ensuite sera salutaire.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 06:07

 

Ce chemin, pieds et sabots le suivront,

Sans oublier mille sortes de pattes,

Toutes les créatures l'emprunteront,

Qui, poussé par l'effroi, qui, avec hâte.

 

Heureux les ignorants aux yeux éteints,

Leur univers borné aux perceptions ;

L'humus, le ciel, et puis quelques instincts,

Échappant aux désirs, aux intentions.

 

Se précipiter ou traîner en route

Ne changera pas la destination ;

Être certain ou boursoufflé de doutes

Ne permet que d'esquiver les questions.

 

Courir pour ne pas penser à l'abîme,

N'empêchera pas qu'il soit sous vos pieds.

Tels ces héros que les dessins animent,

Le comprendre, c'est risquer d'y chuter.

 

Le moyen pour affronter le vertige

Existe, quelque part, à portée d'âme.

En activer la sensation exige

De supporter l'effroi, la peur, l’infâme !

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:07

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 06:07

C'est la peur que je sens, le renoncement que je vois. Les bovins conduits à l'abattoir ont ce regard, triste mais soumis à l'inéluctable.

Enfant je voyais les camions, à travers les cloisons de bois je devinais les bestiaux, j'entendais leurs meuglements d'effrois qui diminuaient à mesure qu'ils approchaient de leur destination.

La leur, la mienne, la vôtre.

Sympathisant avec des bouchers je pus aller voir ce qui se passait, de près, entendre, sentir, ressentir davantage la présence de l'évidence qui était là, conscient que j'étais le seul dans ce cas, le seul à deviner le sourire du réel voilé par le sang coulant dans les rigoles, par la sueur sur le front des équarrisseurs, par les carcasses suspendues dans les immenses frigos.

Vous direz que je fus marqué par cet environnement, sans doute, comme par mon éducation et le cadre familial dans lequel je grandis, étau qui comprima mon esprit lui donnant cette forme torse qui est la sienne et que nul ne discerne. La plupart en sont incapables, les autres regardent ailleurs.

Je me suis éloigné de mon enfance, physiquement, elle traîne dans mon âme, je le sais, je le sens, sinon aurais-je fait cela, aurais-je suivi cet homme, aurais-je suggéré qu'il n'est de meilleure éviction que l'élimination, définitive ?

Tant de travail, une organisation couvrant un continent, mille détails à régler pour aboutir à ce qui n'est rien d'autre que l'image de mon passé, en plus grand, adapté à d'autres animaux, les pires !

Les portes sont larges, coulissantes, presque hermétiques, le sol dallé de blanc ressemble à une douche collective, des pommeaux pendent du plafond, quelques fenêtres au verre épais et opaque, yeux de vampires affamés dont les crocs mordront nos corps pour dissoudre nos espoirs, nos illusions, et s'en repaître.

Ils ont raison, pourquoi combattre, moi-même n'ai-je pas fait qu'obéir aux fils qui me manipulent depuis ma naissance ? Une consolation pourtant, j'ai trouvé comment m'échapper.

Qui parmi ceux qui m'entourent imaginerait le responsable de leur présence ici parmi eux, aucun, quel moyen avais-je pour obéir au contrat signé pour moi par je ne sais qui, je ne sais où, en lui échappant, que me joindre au troupeau promis à l'extermination en espérant que celle-ci se prolonge jusqu'au dernier. Moi seul suis, non, pas heureux mais soulagé ; trois minutes de souffrance pour ouvrir la porte du néant. Ce n'est pas cher.

 

N'est-ce pas ?

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:07

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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