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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:30

두근두근 내 인생 (Doogeundoogeun Nae Insaeng) - E J-Yong - 2014 – 117'

Han A-Reum a 16 ans, il n'a jamais été à l'école et passe son temps avec son ordinateur. Depuis peu il a commencé à écrire sur ses parents. Il est né alors que ses parents n'avaient que 17 ans, comme Roméo et Juliette. Han Dae-soo aurait voulu que sa Choi Mi-ra ne garde pas l'enfant, anticipant les conséquences de cette naissance, le regard des autres, les contraintes sociales, l'obligation de quitter le lycée. La jeune fille ne l'entend pas de cette oreille, bien que tous les deux doivent faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, de leurs famille. Il faut dire que Dae-soo était connu pour avoir frappé l'arbitre de Taek won do. Les remontrances paternelles l'avait convaincu de quitter le domicile.

Il n'y retourna jamais.

Alors qu'il écrit, sa mère entre, vient voir si tout va bien, vérifier qu'il a pris ses médicaments, fait une prise de sang... le train train quotidien. Ensemble ils aiment regarder la télévision, justement il y a une émission sur eux, le fait qu'ils devinrent parents à 17 ans, et que leur fils doivent précocement quitter ce monde. En effet A-Reum souffre de Progéria, une maladie le faisant vieillir rapidement, à 16 ans son corps est celui d'un homme de 80.

A-Reum parle de sa maladie, se montre quand subit les traitements nécessaire à son état, quand il monte dans le taxi de son père. L'émission montre ses parents, sa mère, ouvrière, dont les collègues de travail ignoraient que la vie était aussi difficile.

Le show est produit par un ami des parents pour les aider financièrement. Quand il est dans le taxi les réactions sont très différentes, pour l'une c'est insupportable, pour d'autre c'est l'occasion de faire un selfie. Leur vie est faite de bons moments, manger ensemble dehors, boire une bière, rigoler, rien qui diffère des activités d'une famille normale mais quand un lycéen traite son fils de gollum, Dae-soo ne peut pas laisser passer. Sa maîtrise du Taek won do n'est plus ce qu'elle était et, maladroit, assomme le policier qui venait voir ce qui se passer.

A-Reum est partagé entre son âge véritable, ses pulsions et désirs, et son âge physiologique qui lui donne l'impression qu'il a autant vécu qu'il en a l'apparence.

Il continue à écrire l'histoire de ses parents, la grossesse de sa mère, l'attention de son père, alors que la maladie se rappelle à lui trop souvent. Un jour il reçoit un mail d'une jeune fille de son âge, Lee Seo-ha qui obtint son adresse par la chaîne télé, probablement, dit-elle, ont-ils eu pitié de moi pour être malade elle aussi. Le jeune homme se met à penser à Seo-ha comme l'ado qu'il est malgré tout, il en parle à M. Jang, un voisin à qui il se confie. Il ne sait pas quoi faire, répondre ou pas ? En attendant il doit retourner à l'hôpital. C'est sur son lit qu'il répond à Seo-ha.

Leur relation épistolaire, s'engage. Dae-soo fait des heures sup comme vigile, le weekend qui arrive on lui propose d'être un des gardes du corps des Girl's Génération, son groupe préféré. Impossible de refuser. En attendant A-Reum veut bien participer à une nouvelle émission, il sait qu'ainsi il facilite la vie de ses parents.

A-Reum est curieux de sa nouvelle amie, il voudrait en savoir plus sur elle, d'où elle vient, ce qu'elle veut. Être écrivain est son ambition, comme lui. C'est enfin le jour de ''Stardate'' l'émission avec les Girls Générations ! Manque de chance pour Dae-soo, son épouse et son fils peuvent l'apercevoir à lé télé. Et puisqu'il est question de télé, vient le jour du tournage, le réalisateur a l'idée de présenter l'amitié de Seo-ha et A-reum...

Le temps passe, lui n'est pas l'ami de A-Reum. À part ses parents, en a-t-il un(e) ? Comment peut-il profiter des semaines, des jours, des heures qui lui restent ?

 

La qualité d'une vie ne se résume pas à sa longueur ! Telle pourrait être la leçon de ce film. A-Reum, sait que la mort s'approche, il veut profiter de chaque instant, du ciel, des étoiles filantes, de ses parents, d'une illusion même. Il distingue la limite mais ceux qui ne la voient pas ignorent qu'elle pourrait être juste en face d'eux. Les acteurs sont sobres, malgré le soju, la réalisation évite la lourdeur et l'ensemble, malgré l'ombre qui plane, est plein de vie.

La cloche du nouvel an peut sonner.

D'après le roman de Kim Ae-ran

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 08:42

Franck Thilliez – 2012 – Fleuve noir

Il y a vingt-six ans

 

Piotr et Maroussia Ermakov regardent les couleurs bleues, oranges et rouges mordrent le ciel.

Le spectacle est magnifique.

Le lendemain les paysans regardent les hélicoptères, écoutent les sirènes au loin. Que s'est-il passé ? Rien d'important puisque ni la radio ni la Pravda n'en parlent.

 

Quelques jours plus tard Andreï Mikhaliov profite du chaos qui emporte l'Empire soviétique pour pénétrer dans un établissement de haute sécurité à 110 km de Kiev. Il ne regarde pas les ouvriers aller et venir, il sait, mieux qu'eux, ce qu'ils risquent. Il est là pour récupérer un manuscrit du début du XXe siècle et un animal curieux nageant dans une petite boîte transparente. Cela fait, au volant de sa Travia, il s’éloigne sans se retourner, vite.

Objectif : la France.

 

De nos jours

Le commissaire Franck Sharko vient voir le Dr Ramblaix, celui-ci n'a pas de bonne nouvelle à lui annoncer. Le spermogramme est inchangé. Le médecin évoque une cause psychologique puisque le policier eut un premier enfant 8 ans plus tôt.

En sortant il reçoit un appel qui le fait grimacer.

Il traverse le jardin en direction d'une maison individuelle, avec cette excitation de découvrir une nouvelle scène de crime. Le cadavre est recroquevillé au fond d'un grand congélateur vide. La victime s'appelle Christophe Gamblin, journaliste à La Grande Tribune. Un voisin, entendant son chien aboyer anormalement, appela la police qui, explorant les lieux, découvrit le corps dans le congélateur, lequel était fermé par une chaîne, visiblement pour empêcher qu'il soit ouvert.

De l'intérieur. 

En regardant de plus près il découvre que la victime traça des lettres dans la glace, on dirait AGONIA.

Comme il fut logique pour les policiers, Sharko et Lucie, de se rendre dans les locaux du magazine employant le journaliste. Rien de notable, à part un nom, Valérie Duprès, croisé chez Gamblin. Une journaliste d'investigation lancée sur une enquête dont ses employeurs ne savent rien, à rencontrer. Puisqu'ils ne sont pas loin autant gagner du temps.  

La boîte aux lettres, pleine, indiquait l'absence de Valérie, en revanche la porte forcée et ouverte montrait une visite surprise.

Ils font malgré tout une découverte, un message laissé sur le répondeur, évoquant un enfant trouvé, errant, mal en point, avec le nom de la journaliste dans la poche.

Voilà qui est intéressant.

Mais où est passé Valérie, quel lien avec le meurtre ?

Et cette noyée retrouvée en 2001 dans le lac de Paladru, mais qui n'y était pas morte ? Gamblin avait remarqué un cas similaire l'année suivante, dans le lac d'Annecy.

Sans oublier cette inscription Nul n'est immortel. Une âme, à la vie, à la mort. Là bas, elle t'attend sur un mur à Pleubian, Bretagne, faite avec le sang du commissaire. Ce qui rappelle une autre affaire au policier, une ombre menaçante le suivant, l'observant, l'utilisant.

 

Lucie et Franck ont de quoi s'interroger, et s'inquiéter, ceci en plus de leur désir d'avoir un enfant, le pourquoi des tests du second à la demande obsessionnelle de la première. Lucie est sûre que le journaliste traçait un tueur en série. les journaux trouvés sous le lit contenant des articles sur des faits divers pouvant coïncider tant ils présentaient un mode opératoire similaire. La ''signature'' du tueur. S'ils étaient passé inaperçus de la police c'était pour n'avoir pas été classés en crimes.

Franck se remémore la phrase de Pleubian, Elle t'attend... Il doit vérifier une idée. Et découvrir un élément inattendu.

Quel lien entre l'enquête de Gamblin et celle de Duprès ? Quid de l'enfant retrouvé tatoué d'un arbre surmontant un numéro ?

Vous voulez en savoir plus sur l'hypothermie, thérapeutique ou pas, les animaux qui supportent des températures glaciales, le sulfure d'hydrogène, le potassium comme arme du crime, les effets du H2S, la mort somatique, cette frontière en deçà de laquelle la vie reste possible, puis l'agonie qui est le passage, définitif. En principe ! Suivi de la putréfaction, dégradation des protéines et action des bactéries. Voila une lecture qui vous comblera...

En fréquentant ce blog vous avez fait, si ce n'était le cas auparavant, connaissance avec cet auteur. Nul étonnement alors que son imaginaire nourri de science me plaise. une fois la première page lu il est difficile de se retenir. La fin vient toujours trop vite.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 09:00
Hôpital  de la Charité (Mâcon)
Hôpital  de la Charité (Mâcon)

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:33
Les gardiens du cimetière
Les gardiens du cimetière
Les gardiens du cimetière
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:00
Bon anniversaire Gaston !

Gaston, au-delà de Lagaffe   

Apparu pour la première fois le 28 février 1957 dans les pages du journal de Spirou, Gaston Lagaffe fête ses soixante ans en 2017. Le « héros sans emploi » créé par Franquin pour animer le journal devient très vite l’un des personnages majeurs de l’épopée Spirou et, sur plus de 900 planches, un véritable classique de la BD.
 
L’exposition proposée par la Bibliothèque publique d’information pose un regard neuf sur l’importance de ce personnage qui aura entraîné son créateur très au-delà de la BD jeunesse ; le gaffeur se révélant avec le recul subversif, militant, beatnik, écolo et au final porteur de questionnements très emblématiques de notre époque sur la manière de vivre en société. 

Conçue avec le concours de Frédéric Jannin (dessinateur de bande dessinée, auteur de la série Germain et nous et contributeur au Trombone illustré, aux côtés de Franquin, Peyo, Bretécher, Gotlib…) et de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault (auteurs chez Dupuis de Yvan Delporte, réacteur en chef et de la série en cours La véritable histoire de Spirou), l’exposition élaborée par la Bpi s’inscrit en écho au programme éditorial de l’anniversaire du personnage porté par les 
éditions Dupuis dont le point d’orgue sera la nouvelle édition de la série Gaston, en 21 volumes, avec des couleurs restaurées, et la publication d’un catalogue d’exposition largement documenté. 

Planches et éditions originales, dessins inédits, photographies, inventions et gags en tous genres permettront de redécouvrir un Gaston si proche de chacun d’entre nous, derrière lequel débordent tout le talent et l’audace d’André Franquin.
Bon anniversaire Gaston !
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:26

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

 

Philippe Charlier

Ce simple mot suffit pour que vous voyiez un être errant, mort mais animé encore d'une inextinguible faim de chair humaine vivante. En réalité, si l'on peut dire, il trouve sa naissance dans le vaudou, lequel a sa source sur le territoire haïtien. Île où trois cultures se rencontrent, négro-africaine, précolombienne et française. Son origine viendrait de nzambi (dieu) et zumbi (fétiche), en langue trilouba (bantoue).

 

Au-delà de l'effroi à leur vision, les zombies sont des êtres condamnés par des sociétés secrètes (Chanterelle, Bizango, etc.) puis drogués, principalement avec de la tétrodotoxine (tirée du fugu). La victime semble morte alors qu'elle est en catalepsie. Enterrée de jour, elle est exhumée la nuit suivante pour ''vivre'' sa nouvelle existence.

Pour l'attirer hors de sa tombe, le bokor (sorcier vaudou), ou ses aides, utilise un éléments spirituels de la victime et conservé dans une bouteille. Le bokor, donc, au pied de la tombe avec ladite bouteille, fait se lever l'individu. Celui-ci doit être aidé, les servants du sorcier tirent le cercueil du caveau puis le place la tête en bas pour que le sang afflue au cerveau, après quoi ils sortent le corps, le frictionnent pour détendre les muscles et aider au retour veineux. Enfin ils lui font boire une potion à base de feuilles de concombre zombie trempées dans du clairin (alcool fort), ou respirer la fumée des mêmes feuilles brûlées à ses pieds. Le zombie est ensuite aspergé avec de l'eau glacée puis violemment fouetté pour éveiller ses sens et stimuler son système nerveux afin qu'il soit capable de marcher. Un bâillon l'empêche de crier. Ensuite un condeur (ou conducteur) l'enveloppe dans un linceul, lui noue une corde autour de la taille et l'emmène chez le bokor.

Le zombie représente l'idéal de l'esclave, il se place au service de celui qui a commandé l'acte de zombification. Il se retrouve dans un champ de canne à sucre ou comme gardien d'une maison pour surveiller les murs ou les habitants. Son alimentation est surveillé, il mangue sur des feuilles de banane, comme les anciens esclaves, l'alcool lui est interdit, comme toute substance qui pourrait le réveiller. Le processus de zombification associe réel et symbolique. mélange difficilement compréhensible pour les occidentaux qui se concentrent sur l'action chimique au détriment de l'autre, ne voient que l'impact physique en mettant de côté l'esprit du zombie pour qui exister en tant qu'individu était déjà difficile puisque sans attache culturelle ou environnementale.

L'esclave, arraché à sa terre natale, voit se rompre la chaîne symbolique le reliant à sa famille, son pays, ses ancêtres, ses croyances. Le culte des morts (guédé) est capital dans le vaudou haïtien ; les esclaves y sont attachés dès leur inscription dans le système dominguois, il comble une absence et réstitue à l'individu des racines propres.

Le système esclavagiste prétendait destituer les noirs de leur humanité, petit à petit ils élaboreront leur propre religion, imaginaire radical et lien communautaire réel. Le baptême imposé par les colons français fut reconverti en une porte d'entrée aux rituels vaudou, mais l'influence du catéchisme, obligatoire, se fera sentir dans le syncrétisme entre chrétienté et religions d'Afrique noire.

Les zombies ne sont attesté qu'en Haïti, ''fossiles vivants'' d'un esclavage pas tout à fait aboli.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:17

Madigan – Don Siegel – 1968 – 101'

 

Tiré d'un roman, The Commissioner, écrits par Richard Dougherty dans les années 60 inaugure un style cinématographique proche du documentaire. Dougherty, ancien commissaire à New York dans les années 50, avait donné à son texte une véracité qui manquait à d'autres ''polars''. Siegel sut garder ce ton pour sa réalisation, (un ton que seule la télévision avait exploitée alors) ce qui peut expliquer qu'elle ne connut pas le succès qu'elle méritait. Ce qui n'est pas une raison pour la maintenir dans l'oubli.

Deux personnages dominent ce film, le commissaire Anthony Russel et l'inspecteur Dan Madigan, magistralement incarnés, le premier par Henry Fonda, le second par Richard Widmark. Russel est un policier strict, exigeant, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une relation avec une femme mariée, personne n'est parfait. Madigan arpente les trottoirs et rues de New York depuis 20 ans avec son partenaire, Rocco Bonaro.

Ils sont réputés pour leur efficacité, mesurable au nombre de citations récoltées depuis leurs débuts.

Dan et Rocco se rendent à Spanish Harlem pour arrêter Barney Benesch qui doit être interrogé au commissariat de Brooklyn. Les choses ne vont pas se passer comme prévus. Leur attention distraite par la copine, dénudée, de Benesch, celui-ci en profite pour s'emparer de leurs armes et s'enfuir. Deux choses qui vont fortement déplaire à Russel qui doit faire face à diverses complications, sa maîtresse veut mettre fin à leur relation, et le Dr Taylor, dont le fils aurait été brutalisé par des policiers racistes. D'autre part son ami, l'inspecteur en chef Kane est compromis pour avoir accepté des pots de vin afin de protéger un réseau de prostitution. Russel est encore plus de mauvaise humeur de savoir que ses policiers menaient une mission pour un autre commissariat. Il donne 72 heures à ses hommes pour ramener Benesh. Mais Madigan a lui aussi des difficultés personnelles, son couple bat de l'aile à cause de son métier qui lui prend trop de temps. Et encore, sa femme ignore qu'il a, lui aussi, une maîtresse : Jonesy.

Résultat de recherche d'images pour "inger stevens madigan"

 

Benesh ne reste pas inactif, il descend deux policiers avec l'arme de Madigan, autant qu'elle serve à quelque chose ! Mais les policiers sont sur la piste, motivés par le temps qui passe et l'échéance qui se rapproche. Une ''relation'' va leur indiquer où se cache leur cible, reste à l'arrêter, pour de bon cette fois...

Madigan (série)

Widmark avait eu peu de relation avec la télévision, un épisode dans la série I Love Lucy, en mai 1955 ! Les années 70 voient se raréfier les bons rôles, il tourne donc un téléfilm : Vanished, en 1971. La NBC produisait alors The NBC Mystery Movie, un ensemble de série courte devant s'organiser entre elles. Dans ce cadre l'inspecteur Madigan trouva une périodicité convenant à son interprète. Six épisodes furent tournées, le policier en profita pour s'expatrier, à Londres, Lisbonne et Naples, les tournages eurent lieu sur place sur l'insistance de Widmark. La série ne fut pas renouvelée, elle avait pâti de la faiblesse de ses scénarios, de son manque d'action, bref, du manque d'implication de la chaine productrice.

Dommage, l'intervention d'un policier américain en Europe était une bonne idée, la confrontation des cultures, avec l'humour de RW aurait pu, dû, donner un meilleur résultat.

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Publié par Lee Rony
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:07

Kôjin – Natsume Sôseki – Rivages poche / Bibliothèque étrangère – 1991 – traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura  Résultat de recherche d'images pour "natsume soseki le voyageur"

 

Jirô Descend à Umeda, prend un pousse-pousse, il doit aller chez Okada. Un parent lointain que sa mère lui a demandé d'aller voir. Il pourrait loger chez lui. C'est parfait puisqu'il a planifié un voyage avec Misawa, un ami. Se rendre à Suwa par la ligne Kôshû, passer par Kiso, descendre à Osaka. Après être passé par Kyôto il se rend chez son lointain parent, une personne qu'il n'a pas vu depuis cinq ou six ans. Comme prévu celui-ci se révèle plus chauve qu'auparavant, il possède une maison dont le premier étage propose une belle vue. Le soleil entrant directement fait régner dans la pièce une forte chaleur.

L'épouse d'Okada s'appelle Okané, jolie, de loin. Il en avait dit du mal autrefois, alors que les futurs époux commençaient à se fréquenter sous l’œil organisateur de ses parents. Le mariage est chose trop importante pour laisser seul le hasard et les sentiments en décider.

Reste pour Jirô à prendre contact avec son ami mais Okada ne possède pas le téléphone, en ce début de vingtième siècle la chose n'est pas entrée dans les mœurs.

En attendant pourquoi ne pas sortir, sur la colline, regarder les maisons dispersées et les haies. En ce soir d'été le crépuscule s'attarde longuement. C'est l'occasion pour Okada d'exprimer son interrogation sur l'absence d'enfant dans sa famille. Pour Jirô le lien entre enfant et mariage n'est pas évident.

Le lendemain arriva chez Okada une carte postale de Misawa prétexte à ce que Okané parle de son père qui n'écrivait que sur ce support. Quand Jirô lui demanda si elle voulait des enfants elle rougit sans répondre. En attendant des nouvelles de son ami, Jirô rencontra Sano, prétendant de Osada qui vivait avec sa famille, il avait, aussi, pour mission de rencontrer cet homme pour se faire une idée. Sano avait le front bombé, à part ça il semblait correct.

Résultat de recherche d'images pour "natsume soseki" Aucune autre nouvelle de Misawa, Jirô en a marre d'attendre, il est prêt à partir seul mais une lettre arrive qui donne des nouvelles. Misawa est bien arrivé à Osaka mais est hospitalisé. Avec sa valise Jirô va rendre visite à son ami. Celui-ci avait toujours eu des problèmes digestifs, en partie à cause de sa négligence, une fragilité héritée de sa mère. Il connaissait tous les mots afférant aux affections intestinales. Discrètement interrogée l'infirmière ne put que parler de mal à l'estomac. Jirô en profite pour récupérer la chambre de son ami dans une auberge. Maintenant il lui est difficile de partir et d'abandonner Misawa dont le traitement consiste en poches de glace posées sur son ventre.

En partant, un soir, il aperçoit une femme, de profil, recroquevillée sur un coin de banquette. Sans le dire à son ami il imagine qu'il s'agit d'une geisha. Mais Misawa la connaît et avoue une part de responsabilité dans sa maladie. Un soir de Résultat de recherche d'images pour "tokyo 1906" forte alcoolisation il avait en toute conscience abusé, et forcé cette jeune femme à en faire autant avec pour résultat une double hospitalisation. Sans jamais la nommer Jirô et Misawa parlaient de ''cette femme'' à chaque visite du premier, le second paraissait en savoir davantage chaque jour grâce à l'infirmière, parlant de son travail dans une maison de geishas, qu'elle y était une vedette et ne se permettait pas d'absence malgré une santé fragile.

Un jour pourtant Misawa décide de rentrer à Tôkyô, en train couchette. Le temps presse, Misawa va rendre visite à ''cette femme'' pour s'excuser de l'avoir amené à boire du saké. Plus tard alors qu'ils parleront Misawa évoquera une jeune fille connue autrefois, un peu dérangée et qui ressemblait beaucoup à ''cette femme'', il avait fini par l'apprécier mais elle était morte.

À l'hôpital.

Le temps de se séparer est venu, la gare d'Umeda en est le décor.

Le lendemain Jirô dut retourner à la même gare pour accueillir sa mère, son frère aîné, Ichirô, et sa belle sœur, Nao.

 

Les frères pourront discuter, se connaître, se découvrir, évoquer, pour l'aîné, la difficulté du mariage, sa difficulté à comprendre sa femme, il demandera même à Jirô de l'aider à tester la fidélité de son épouse dont il doute parfois. Passer une journée avec Nao ne semble pas une épreuve pour le cadet. Le climat allongera leur tête à tête. Pour Jirô c'est l'occasion de découvrir qu'il connaît trop mal les femmes.

L'hiver approche.

Résultat de recherche d'images pour "natsume soseki"

Sôseki est au plus proche de la vie, des êtres, de leurs pensées, contradictions, espoirs et craintes. Dans le quotidien qui s'étire il voit les désirs qui s'approchent, la société qui s'impose, encore. Le mariage est important mais qu'attendre d'une femme qui en se mariant perd toute ingénuité ? Dès lors qu'attendre de la réflexion qui se perd en elle même comme une araignée tissant un piège dont elle sera finalement victime ? Laissez-vous prendre par la magie des mots, et l'intelligence des réflexions, sans affirmations pédantes ni démonstrations vaines. Un des personnages le dit : ''L'excès d'intelligence était précisément la source de ses tourments.'' Sôseki était-il tourmenté ? Je peux imaginer que ce n'est pas notre cas, ni à vous, ni à moi.

Mais peut-être suis-je hypocrite. 

Encore un grand merci à PatiVore pour avoir eu l'idée de consacrer ce mois à Natsume Sôseki. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Japon
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:40

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

 

Catherine Salles

C'est en Arcadie qu'apparaît le premier lycanthrope de la mythologie grecque. Un puissant souverain nommé Lycaon (loup) était riche et père de 50 fils. Cruel et impie il ne reculait devant rien pour dépouiller ses sujets. Zeus, qui aimait se mêler au peuple pour observer les hommes, se présente à lui déguisé en pauvre paysan. Pourtant les Arcadiens devinent sa nature divine alors que le roi est d'un avis contraire.

Reste à le démontrer, pour cela le souverain ne trouve rien de mieux que de servir à son hôte les entrailles de victimes sacrificielles améliorées avec les reste dépecés d'un esclave.

Nul crime n'est pire que l'anthropophagie, tabou chez les hommes et les dieux. Zeus discerne le piège et transforme le roi en loup avant de tuer ses fils. Dès lors quiconque mangera de la chair humaine deviendra un loup-garou dévorant troupeaux et humains. Zeus atterré par ce comportement provoquera un déluge pour engloutir l'humanité !

[Preuve que celui-ci ne fut pas plus définitif que les autres !]

Hérodote est le premier à évoquer la lycanthropie d'un peuple, les Neures, voisins des Scytes, sur la rive gauche du Danube. Un fois l'an tous se transforment pour quelque jours. Dans la réalité il est probable qu'il s'agissait de rites initiatiques voyant les Neures revêtir des peaux et masques de loups. De même ''existaient'' en Arcadie un temple dédié à Zeus Lycéen (Zeus Loup) qu'aurait fait érigé Lycaon, où étaient servi aux fidèles entrailles d'humains et de victimes sacrées. Les consommateurs se métamorphosaient en loup. Parmi ceux-ci on trouve Déménète, athlète de Parrhasie qui ne recouvra sa forme humaine que dix ans plus tard, juste à temps pour remporter à Olympie le prix du pugilat.

Dans le Satiricon, roman de Pétrone, Nicéros est esclave et amoureux d'une cabaretière, Melissa. Voulant la rejoindre à la campagne il est accompagné par un militaire pour le protéger. Sa surprise est grande quand une nuit il voit celui-ci déshabiller, se transformer en loup, et disparaître dans les bois. Partant seul il retrouve Melissa qui lui raconte qu'un loup ayant pénétré dans l'étable y saignât toutes les bêtes. L'animal fut mis en fuite par un esclave qui le blessa au cou. Sur le chemin du retour Nicéros retrouve le militaire et constate, avec effroi, que celui-ci est blessé au cou ! Comprenant sa nature il évitera de le toucher et de partager ses repas.

On est jamais trop prudent.

Croyance populaire voyant les esprits mauvais se transformer en créatures destructrices il y a peu d'exemple dans la littérature antique de loup-garou. Platon évoquera par analogie le goût du sang de leurs sujets par des tyrans semblable alors, moralement, à des prédateurs insatiables.

Les romains redoutaient les loups-garous, et les striges, démons ailés pouvant changer de forme pour pénétrer les maisons, attaquer les nourrissons ou les cadavres, se nourrir de leurs chairs, s'abreuver de leurs sang, pour alimenter leur magie. Les striges sont en quelque sorte des loups-garous femelles !

 

L'OPINION DE LA SCIENCE

Gautier Cariou

Pour la science, la réalité est claire, il n'y a en fait de loup-garou que des cas psychiatriques nécessitant un suivi. Chacun connait ce scénario. Un soir de pleine lune, poils et canines s'allonge, le corps et le visage se déforment pour prendre une forme lupine, l'instinct prend le dessus sur l'humain. Après l'Antiquité c'est l'inquisition qui traque les loups-garous et les condamne à mort.

Les références à ces créatures sont nombreuses mais si elles existent ce n'est pas sous cette forme légendaires mais dans la réalité d'hommes persuadés de se transformer en loup et agissant comme tel : la lycanthropie clinique. Elle se retrouve dans plusieurs maladies mentale comme la schizophrénie ou le syndrome dépressif sévère. En 1988 un homme après avoir battu à mort un homme avoua être un loup-garou. Sa femme témoigna l'avoir souvent entendu hurler la nuit.

Outre des affections mentales la prise de psychotropes peut déclencher les mêmes symptômes. Divers cas attestent des effets de ces produits, un homme qui est pris d'une envie de chasser des lapins pour les dévorer vivants, une femme marche à 4 pattes et tente de mordre le personnel soignant. Rien de diabolique pourtant là-dedans, seulement l'ignorance des maladies induisant ce comportement. Pourtant le médecin Marcellus de Side, au IIème siècle décrit la lycanthropie comme une manifestation possible de la mélancolie. Pline l'Ancien écrit dans son Histoire naturelle ''Qu'il y ait des hommes qui se t transforment en loup et retrouvent leur première forme, on peut en toute confiance assurer que rien n'est plus faux.''

Le mythe du loup-garou pourtant perdura.

John Illis, du Guy's Hospital de Londres, proposa en 1963 que la lycanthropie était causée par la porphyrie, maladie causée par un déficit enzymatique provoquant l'accumulation de porphyrines qui provoque une hypersensibilité à la lumière, augmente la pilosité, notamment sur le visage, une nécrose des tissus et une coloration brunâtre des dents. Symptômes assez spectaculaires pour expliquer l'origine du loup-garou, comme celle du vampire.

Et la lune ? Les études sont contradictoires sur son effet. La croyance en cette influence est appelée ''effet transylvanien'', les observateurs obéiraient à des préjugés culturels.

Et je le regrette, combien j'aimerai me transformer en loup, courir dans les bois, et oublier ces oripeaux humains.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 08:53

Exposition OSIRIS - THERMOUTIS
Exposition OSIRIS - THERMOUTIS
Exposition OSIRIS - THERMOUTIS
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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