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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:07

Catherine après le challenge du Dragon 2012 a la bonne idée de proposer le Printemps coréen qui, comme son nom l'indique, durera un trimestre, je ne pourrai être aussi productif que je le fus pour le Dragon mais je ferai de mon mieux.

Pour le débuter d'une façon inhabituelle pour moi je vais vous présenter la présidente de la République de Corée, en effet il n'est, officiellement, pas question de Corée du Sud, son voisin du nord, et siamois inséparable de fait, s'appelant République populaire démocratique de Corée, quand un pays se qualifie lui-même de populaire et de démocratique nous pouvons être sûrs qu'il n'est ni l'un, ni l'autre. Mais peut-être en parlerais-je plus tard.

Une présidente donc, en attendant qu'il y en ait une en France. Que les féministes se rassurent, ils n'en manquent pas qui soient aussi incompétentes que les hommes qui, eux, furent élus.

 

Park Geun-hye (le nom de famille en Asie est placé en premier) a été élue le mercredi 19 décembre 2012, à 60 ans (elle est née le 2 février 1952) c'est l'aboutissement d'une vie entièrement dédiée à la politique. Vocation dont elle hérita de son père, lui-même président de 1961 à 1979, si ce n'est que lui le devint par le biais d'un putsch et que son mandat se termina quand il fut assassiné. Sa fille n'ayant pas commencé de la même façon il serait logique que la fin de son mandat (non renouvelable) diffère aussi de l'exemple paternel. Moon Jae-in, son adversaire, fut aussi celui de son père, preuve qu'il est constant dans l'opposition comme dans l'échec. Une différence : cette fois il ne sera pas emprisonné pour ses convictions, et dans cinq ans il pourra à nouveau tenter sa chance. Park père étant un dictateur dont la principale, sinon unique, réussite fut le renouveau économique de son pays après la guerre de Corée (1950-1953).

Licenciée en génie électrique en 1974 elle devient ''première dame'' de Corée après l'assassinat de sa mère la même année et le restera jusqu'à celui de son père (jamais 2 sans 3 ?) en 1979. En 1987 elle obtint un doctorat de culture chinoise.

Sa carrière politique est une alternance de succès et d'échecs jusqu'à ce qu'elle arrive à la tête du parti conservateur pour en changer le nom et les mots d'ordres, basant son programme sur trois piliers : la sécurité sociale, l'emploi et l'économie de marché équitable elle finit par gagner les élections législatives puis les primaires de son propre parti pour affronter, en finale, Moon Jae-in, avec le résultat évoqué plus haut.

 

 

S'en tenir à son programme se heurte souvent au principe de réalité d'une économie de plus en plus implacable. L'avenir nous dira de quoi elle aura été capable.

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:07

Qu'un film américain garde son titre original quand il passe dans notre pays est courant, qu'il en change, aussi, qu'il en change pour prendre un autre titre en anglais est plus rare, c'est pourtant ce qui est arrivé à Silver Linings Playbook devenu Happiness Therapy, sans doute plus compréhensible pour un public français.

La vision de la bande annonce faillit me dissuader d'aller la version intégrale, heureusement qu'elle fut projetée en V.O. fit que je me laissai tenté. En grande partie pour sa vedette féminine, j'ai vu bien des navets pour cette raison, mais aussi parce que ce film concourait dans les sept plus grandes catégories des Oscar, ce qui n'était pas arrivé depuis Reds de Warren Beatty.

 

Pat Solatano avait une vie tranquille, mis à part qu'il aimait, à l'occasion, se bagarrer, que les occasions se succédassent n'était pas le fruit du hasard. Quand il eut amoché l'amant de son épouse, ayant surpris les tourtereaux dans la salle de bains, l'amena à être examiné par un psychiatre qui trouva chez lui des troubles de la personnalité (tu m'étonnes!), porteur de l'étiquette bipolaire il passa moins de temps en prison (taper sur quelqu'un c'est mal) mais le contraignait à un suivi régulier et à quelques interdictions qu'il eut bien du mal à observer. Première de celles-ci, revoir sa femme. N'ayant pas une juste perception des choses Pat ne doutait pas de la reconquérir et même qu'elle n'attendait que cela, toute heureuse qu'elle serait de lui pardonner de s'être emporté, n'était-ce pas, un peu, de sa faute après tout ?

 

En attendant de prouver sa bonne foi il va croiser Tiffany, jeune, et jolie, veuve, aussi perturbée que lui, sinon davantage. Ils vont se parler, se comprendre, s'épauler. Tiffany proposera à Pat d'être l'intermédiaire entre lui et son épouse à condition qu'il fasse quelque chose pour elle : participer à un concours de danse en faisant bonne figure.

Autant dire que ça ne va pas être de la tarte, d'autant qu'à cela se rajoute le pari compliqué du père de Pat qui risque de perdre tout ce qu'il a, et davantage encore.

Si vous voulez savoir ce qui va arriver rendez-vous au cinéma, sinon attendez la sortie DVD ou Blu-ray. Le scénario n'est pas transcendant mais l'interprétation des acteurs, principaux et autres, justifie de sortir de chez soi, beaucoup de conviction, d'énergie et d'enthousiasme, la preuve, je n'ai pas regardé ma montre une fois durant la projection, et c'est rare.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 07:07

La grandeur naît, dit-on, de la victoire sur soi,

De nos yeux grands ouverts affrontant la lumière,

Ayant plus peur que mal, de crainte que d'effroi,

De vouloir que demain soit meilleur qu'avant-hier.

 

Que vaux un triomphe quand il est trop facile,

Obtenu sur celui cherchant l'étroite cage

Aux barreaux resserrés, à la pensée, hostile,

Caveau pour sousvivant sans colère et sans rage.

 

Plutôt que d'accepter gentiment ses limites,

Trop aiment à se parer des ors de la sagesse

Pour ne pas avouer que vouloir est un mythe.

La vérité, j'avoue, est reine des ogresses.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 07:07

La carrière de Charles Laughton est sur le déclin en ces années 50 alors que les deux décennies précédentes le virent porté au pinacle. Pour relancer sa carrière, sur la suggestion d'un jeune agent : Paul Gregory, il part en tournée en lisant la Bible. Aux États-unis cela marche toujours très fort. Le même agent lui propose de s'orienter vers la mise en scène et glisse sous ses yeux le livre de Davis Grubb : La nuit du chasseur.

Sortant de lectures biblique c'était le moins qu'il pouvait faire !

Dans ce roman Harry Powell est un pasteur plus préoccupé de trouver de l'argent, par tous les moyens, que de sauver des âmes, sans doute sait-il qu'il n'est pas doué pour cela et que la sienne est bien trop hypothéquée, tuer des veuves ne semble pas le chemin adéquat pour accéder au Paradis. Pendant un séjour en prison il fait la connaissance d'un autre criminel, condamné pour un hold-up au cours duquel il tua deux personnes mais aussi, et surtout, vola 10 000 dollars qui ne furent pas retrouvés.

Harry dresse l'oreille, essaie de faire dire à son nouveau meilleur ami où se trouve le fric, rien n'y fera. Unique solution, remonter la piste du pognon, elle va le mener vers l'épouse, devenue veuve, de son collègue. Powell est convaincu que l'argent est quelque part dans la maison et que les enfants du condamné savent où le butin est dissimulé.

Le noir et blanc sert parfaitement la mise en scène, illustrant l'affrontement du bien et du mal, de l'amour et de la haine, de l'enfance contre ses peurs. Hommage aussi à D.W. Griffith en la présence de Lilian Gish devenue star à l'époque du muet en jouant dans les films du réalisateur de Naissance d'une nation.

S'il est un film qui sait transmuter le tragique en magique c'est bien La nuit du chasseur, grâce à, ou malgré, le peu d'expérience de Laughton dans la mise en scène, l'imagination supplée la technique, trop souvent de nos jours nous voyons l'évidence du contraire dans les salles.

Ce premier essai ne fut jamais transformé pour son réalisateur, trop peu de spectateurs étant allé le voir, il lui fallut des années avant d'entrer dans la liste des classiques du 7ème art. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 07:07

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:07

Posez votre tête sur le billot,

Fermez les yeux et laissez les pensées

Venir en vous, des images et des mots

Qui vous apprendront comment accepter.

 

Aviez vous entrevu ce qu'est le temps,

Perçu sa vérité la plus secrète ?

Vous étiez-vous interrogé, avant,

Sur ce qu'il exige et ce qu'il décrète ?

 

Le meilleur moyen reste celui-la,

S'approcher au maximum de la mort,

Rester à un soupir de l'au-delà,

Glisser un œil sur ce qui est dehors.

 

C'est comme si le temps n'existait plus,

L'éternité dans l'ambre de l'instant ;

Découvrir ce qu'on aurait jamais cru,

imprimant l'émotion pour oublier le sang.

 

Un coup, un choc, un monde de silence,

L'ailleurs ouvert, votre curiosité

Parcourra désormais ce monde immense,

Associant néant et éternité.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 07:07

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 07:07

Belfast 1973

C'est à collette que son père demande d'aller lui acheter ses cigarettes, seulement voilà, elle n'en a pas envie, elle est occupée à trier des perles pour faire un collier, aussi convint-elle son frère Sean de le faire à sa place.

En Irlande du Nord le climat de guerre civile dû à l'occupation anglaise est lourd, le danger toujours présent, ce n'est donc pas une surprise quand le corps du frère est ramené.

Londres 1993

Dans le métro Collette veille sur son sac, observe les gens autour d'elle, quelqu'un la suivrait-elle ? Elle doit penser que oui puisqu'elle abandonne son sac dans un escalier et se faufile dans les souterrains jusqu'à trouver une sortie discrète.

Mais pas tant que ça puisque deux homme l'interceptent et la font monter dans une voiture avant de la conduire dans un appartement où elle rencontre un autre homme qui va lui mettre en main un marché. Il y avait une bombe dans son sac, pour cela elle encoure 25 ans de prison, ça risque de faire long, pour elle et pour son fils, ce dernier n'a plus qu'elle depuis la mort de son mari, ne souhaiterait-elle pas rester avec lui ?

En échange il lui suffit d'espionner sa famille qui passe pour un nid d'activistes de l'IRA !

Simple, non ?

Le refus est sa première réaction mais à la réflexion la perspective de passer un quart de siècle dans une geôle anglaise n'a rien d'attrayant aussi accepte-t-elle la proposition faites par Mac.

Une situation inconfortable, dangereuse, n'est-il pas étrange qu'arrêtée elle ait finalement été libérée, qu'étant arrêtée une seconde fois par la police royaliste venue chez elle elle soit relâchée de nouveau ? Elle doit faire ses preuves et participer à un attentat, mais elle en avait entendu parler et dans les locaux de la police en avait parlé à Mac pour éviter la prison. L'attentat échoue, son partenaire est abattu mais elle parvient à s'échapper.

Mais c'est un jeu de dupe, Mac sent l'entourloupe, Collette paraît avoir été recrutée pour se faire prendre et ainsi protéger un autre espion dont le nom de code est Shadow Dancer, en place depuis longtemps.

Où est la vérité, qui est Shadow, que va-t-il arriver ? Je ne vais pas vous donner la solution d'un film aussi pesant que l'époque, brutal et dangereux, où l'ami peut être un traître et le vrai traître paraître amical. Il tient sur les larges épaules de Clive Owen mais surtout sur celles, plus agréables, de Andrea Riseborough vivante incarnation d'une Némésis implacable.

Un scénario habile, une mise en scène sobre, une reconstitution impeccable, une réalisation captivante centrée sur un duo d'acteurs, peut-être au détriment des autres rôles mais alors il se fut perdu en inutiles digressions. Collette est dans la lumière et c'est bien ainsi.

Vous aurez compris que j'ai beaucoup aimé ce film et sa vedette féminine.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 07:07

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:07

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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