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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:57

Sciences et Avenir 804 – Février 2014

 

Qui n'est pas tenté pour se stimuler d'utiliser vitamines, compléments alimentaires et autres psychostimulants ? Pourtant nous disposons d'un moyen naturel, gratuit, efficace et agréable pour être en forme : le sommeil. Et pourtant un tiers des français reconnaissent dormir moins des 7 heures recommandées par la communauté médicale. Dormir n'est pas une perte de temps, au contraire, en réduire la durée peut bouleverser l'organisme jusqu'à modifier l'expression de certains groupes de gènes impliqués dans le métabolisme. En situation de restriction de sommeil la plupart des processus cognitifs se dégradent explique Arnaud Rabat, docteur en neuroscience à l'Irba. Si les processus automatisés ne sont pas affectés les performances des processus contrôlés, comme l'attention, la prise de décision ou la mémorisation chutent, ajoute Philippe Peigneux.

Le lien entre sommeil et fonctions cognitives a été évoqués dès 1924 par John Jenkins et Karl Dallenbach, psychologues à l'université Cornell, à Ithaca qui demandèrent à deux étudiants de mémoriser des listes de syllabes sans signification. Les résultats montrent qu'ils oubliaient moins les syllabes apprises après une période de sommeil qu'après une période équivalente d'éveil. Plus tard fut déterminée l'existence de différentes phases de sommeil qui n'étaient pas équivalentes pour consolider les aptitudes.

Le sommeil est une succession de 4 à 6 cycles de 90' en moyennes. Chaque cycle comprend 4 stades variant suivant que l'on se rapproche du lever. En début de nuit il s'agit de sommeil lent profond, en fin, le sommeil paradoxal est privilégié. Après que celui-ci eut paru le plus important il paraît maintenant que c'est le sommeil lent profond qui mérite ce titre et se révèle le plus important pour améliorer l'apprentissage. Celui-ci préférant un endormissement régulier.

Durant l'éveil, les neurones émettent des ondes courtes et rapides. Les informations reçus sont encodées temporairement par l'hippocampe grâce à un neuromédiateur, l'acétylcholine. Ils diffusent de l'adénosine qui leur donne l'énergie nécessaire. Cette molécule s'accumule sur les récepteurs des neurones la journée et provoque un ralentissement de leur activité et un besoin de dormir. La caféine se fixant sur les même récepteurs contre cet effet.

Lors de la phase de sommeil lent profond, l'adénosine est pompée par les neurones pour synthétiser de nouvelles réserves d'énergie. Le cerveau fait le plein et se régénère alors que le taux d'acétylcholine chute. Les neurones du néocortex émettent des ondes amples et lentes, le thalamus produit des ondes courtes et rapides. L’hippocampe alors déstocke les informations, les trie et les envoie vers le néocortex pour un encodage à long terme.

Il est possible d'inverser le processus, en reproduisant dans le cerveau les ondes du sommeil lent profond par stimulation transcranienne la mémoire est consolidée.

Autre méthode d'amélioration de la mémorisation : les odeurs et sons. Copier l'environnement de la phase d'apprentissage durant le sommeil lent profond aide la mémoire.

Le sommeil paradoxal est en revanche primordial pour la créativité. Ainsi que le disait Friedrich Kekule ''Apprenons à rêver !'' face à un problème, le sommeil aide la compréhension et la lucidité.

 

Combien de temps dormir ? À quelle heure se coucher ? Il n'existe aucune réponse générale. L'important est de connaître son chronotype quand on veut apprivoiser son sommeil. Notre horloge biologique est située dans les noyaux suprachamastiques de l'hypothalamus, au-dessus du chiasma optique, la partie du cerveau où les nerfs optiques se croisent. Il faut faire avec sa nature, une personne ''matinale'' ne sera jamais un oiseau de nuit, et inversement, pas plus qu'on ne choisit d'être petit ou gros dormeur. Le problème étant d'être décalé par rapport à son rythme, de vivre un ''jetlag social''.

Retenons aussi l'effet de la lumière, la lumière renfermant des ''cellules ganglionnaires à mélanopsine'' remplissant une fonction non visuelle. Plus celles-ci reçoivent une lumière intense, dans les bleus, comme les LED, plus elle retarde l'horloge biologique. L'idéal est une lumière plus orangée.

Coq ou Hibou, l'important est l'accord avec son chronotype.

Et la sieste ? 10 à 15', mais pas après 16h.

Si après avoir lu cet article vous avez sommeil, ne vous en faites pas, c'est normal.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:49

Imaginez-vous sans laisse ! Effrayant, non ?

Vaincre un démon le renforce.

Un fou ne peut devenir fou,

Un mort ne peut mourir,

Un vivant peut-il vivre ?

Étudier la proctologie aide pour faire de la politique.

Il est des esprits devraient se torcher après certaines idées.

À l'instar d'un arbre le genre homo (l'espèce sapiens) pousse vers le haut et vers le bas.

Je pensais que tuer fermerait une porte, c'était vrai, mais une autre s'est ouverte devant moi.

Dur de se croire le sommet de la pyramide et de s'apercevoir n'en être qu'un élément.

Le plus douloureux n'est pas ce que l'on est mais ce que l'on est pas !

C'est parce que je n'ai pas d'âme que je peux copier la vôtre.

Le doute est une sinusoïde qui laisse de moment de calme quand la certitude n'en laisse aucun

 

Je suis des gueux l'as !

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:39

High Noon – Fred Zinnemann – 1952 – 85'

Il est 10 h 30 dans la ville d'Hadleyville (et ailleurs aussi bien sûr), Will Kane s'apprête à rendre son étoile de shérif puisqu'il vient d'épouser Amy Fowler avec laquelle il envisage d'ouvrir un commerce dans une ville voisine.

Pourtant un message lui apprend que va arriver en ville Frank Miller, un bandit qu'il avait arrêté et était condamné à mort. Celle-ci ne fut pas appliqué puisque le criminel fut libéré après seulement cinq ans de prison. Rancunier il revient à Hadleyville pour se venger de celui qui le conduisit au pénitencier.

Le train doit arriver à midi, trois complices attendront Miller pour l'aider à exécuter son plan, et Will.

Kane hésite mais le devoir l'emporte, il ne peut attendre sans rien faire. Il lui reste un peu de temps pour enrôler des hommes pour arrêter le quatuor de tueurs. Mais la lâcheté des habitants va se révéler au grand jour, aucun n'aura le courage de l'aider, tous préfèrent se terrer chez eux, derrière leurs volets, s'y pensant à l'abri.

Will est seul pour faire face aux arrivants !

Le convoi arrive, ralentit, s'arrête, Miller en descend, rejoint ses amis. L'affrontement est inévitable alors que les rues sont vides, que les yeux tentent de voir, discrètement, ce qui se passe. La curiosité n'est pas antinomique de la couardise.

 

4 contre 1, le combat semble inégal...

Le titre français fait allusion au train qui devrait siffler trois fois si Miller était vraiment à bord, mais il n'en est pas question dans la version originale, et le véritable titre, High Noon, signifie autant midi pile que l'heure de vérité.

La réalisation de Zinnemann fait monter l'angoisse en montrant des horloges en plans de plus en plus rapprochés. Pour cela le film est presque en temps réel. Kane cherche de l'aide, mais les portes se ferment devant lui alors que le train se rapprochent, que les trois ''assistants'' de Miller attendent ce dernier avec impatience, sûrs de leur fait.

Un classique du western dominé par la stature de Gary Cooper, vivante incarnation du courage, s'il y a un homme qui ne sait pas reculer c'est lui. Et Grace Kelly dans un de ses grands rôles. Que demander de plus, sinon ce que nous ferions dans un tel cas. Heureusement cela a peu de risques d'arriver.

Quoi que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:36
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
Oiseaux et girafes
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:14

Science et Avenir 804 – Février 2014

 

Vous connaissez vos parents, vos grands-parents et pouvez remonter sur quelques générations, quelques siècles au mieux. Je suis donc heureux de vous présentez votre, et notre, ancêtre le plus ancien retrouvé.

Contrairement à l'idée commune, notre aïeul le plus éloigné n'était pas une éponge (j'en connais aujourd'hui) mais de la gelée, ce qui n'est pas plus reluisant, au contraire. Le génome du cténophore l'a trahi ! Joseph Ryan a analysé les gènes de Mnemiopsis leidyi, prédateur marin, transparent et gélatineux, puis reconstruit l'histoire évolutive des cinq lignées qui peuplaient les océans il y a plus de 600 millions d'années. Le cténophore appartient à une branche sœur de tous les autres organismes multicellulaire, dont les humains, et sa lignée serait la premier à avoir divergé à partir d'un ancêtre commun. Jusqu'alors les éponges semblaient plus primitive car ne possédant ni neurones ni cellules musculaires. Les éponges auraient pu les perdre au cours de l'évolution.

Notre ancêtre !

Vous pensez que vieillir augmente le risque de mortalité ? C'est vrai pour nous, pas pour certaines espèces comme la mésange charbonnières, la grenouille à pattes rouges ou la grande tortue du désert. Leur taux de mortalité diminue avec le temps et dépendrait moins de l'âge que de son environnement – prédation, maladie... dans un espace protégé certaines espèces peuvent vivre longtemps. Le record appartient à un cnidaire, l'hydre d'eau douce, potentiellement immortelle si aucun facteur extérieur, létal, n'intervient.

 

Le chien est notre ami le plus fiable, et j'en sais quelque chose, certains chercheurs pensent qu'il ne lui manque que la parole et voulant remédier à cet état de fait ont mis au point un casque pour le faire ''parler''. Non comme nous, il est trop intelligent pour dire autant de connerie ! Mais en analysant ses ondes cérébrales. Certaines seraient assez claires pour être verbalisées.

Ce casque, No More Woof ''plus d'aboiements'', conçu par la société suédoise NSIC pour l'instant ne capte correctement que le signal ''Je suis fatigué''. NSIC doit exploiter des travaux universitaires sur le centre de la faim dans l'hypothalamus et identifier les ondes cérébrales relatives à la curiosité de l'animal.

Comme s'il ne savait pas s'exprimer sans cela !

Vivement le casque qui ferait taire les cons !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:05

Jennifer Yuh Nelson / Alessandro Carloni – 2016 – 95'

Kaï est retenu dans le royaume des esprits depuis des siècles, mécontent de cet état de fait il est prêt à tout pour s'échapper. Pour cela il s'empare du ''chi'' de maître Oogway, son ancien ami pourtant, et parvient à s'infiltrer sur Terre, en Chine. Là où justement Po, le ''guerrier-dragon'' passe son temps à s'entraîner, un peu, et à manger, beaucoup. Après la réussite de sa mission précédente Maître Shifu Sweng lui confie la charge d'enseigner, ce qu'il fera, sans grand succès.

Sur un marché il aperçoit un autre panda, une présence rare dans le quartier, qui s'avérera être son père, Li Shan, venu de loin pour le retrouver.

Po est heureux, lui qui longtemps avait cru que son géniteur était San Ping, une oie vendeuse de nouilles. Mais deux pères valent mieux qu'aucun ! Cela ne va pas durer, la nouvelle que Kaï arrive se répand, qu'il s'attaque à tous les maîtres du kung-fu l'un après l'autre et vole leur ''chi'' pour absorber leur force. Son but est de les collecter jusqu'au dernier, le guerrier-dragon, le seul pouvant contrecarrer ses plans, bien qu'il soit sûr du contraire.

La solution pourtant existe, elle figure sur un parchemin montrant maitre Oogway alors que celui-ci, avec Kaï, menait son armée. C'est alors qu'il rencontra un village de panda qui lui firent découvrir le ''chi'', une force de vie qu'il ignorait, et à laquelle il va se convertir, ce que refusera Kaï. Leurs chemins vont diverger. Il est évident que la solution c'est le ''chi'', que le guerrier-dragon apprenne à le maîtriser et il vaincra Kaï.

 

C'est le moment où intervient Li Shan, il vient d'un village caché dans les montagnes où sont fils pourra apprendre le secret qu'il recherche.. Les pandas partent. Le chemin est long, périlleux, surtout que San Ping s'est caché dans leurs bagages.

Enfin ils arrivent au but, le village, et des dizaines de pandas qui accueillent Po comme le fils prodigue. Lui veut remplir sa mission, avant, lui affirme son père il doit apprendre à être un vrai panda. Faire la sieste, manger davantage, rouler plus que marcher, se lever tard. Un entraînement auquel il se plie. Mais Kaï avance, bat les amis de Po, à l'exception de Maître Tigresse qui s'échappe pour le prévenir de l'imminence de l'affrontement.

Po veut savoir, son père doit lui enseigner. Mais celui-ci à menti, si son village avait ce savoir il y a longtemps qu'ils est oublié. Tout ce qu'il désirait était mettre son fils à l'abri. Amour paternel que Po prend pour une trahison l'ayant conduit à abandonner ses amis. Il ne connaît pas le secret souhaité mais découvre qu'il n'est pas seul, tous les pandas sont là pour l'aider, ensemble ils pourront faire quelque chose. En s'unissant on est plus fort ?

 

Je ne vais pas vous dévoiler la fin, ce genre de film ne fait pas son succès sur son suspens mais sur ses personnages, sa réalisation et son scénario. Les premiers sont sympathiques, surtout Po, la séduction du panda n'est plus à démontrer. La seconde est impeccable, chaque nouvel opus semble plus parfait que le précédent. Reste le troisième, simple, comme il se doit, porteur de la bonne parole, démontrant que la sagesse l'emporte sur la force brute. C'est du cinéma, dans la réalité... Raison de plus pour faire semblant d'y croire pendant 90'.

Po comprend finalement la valeur de l'enseignement. L'élève ne doit pas ressembler au maître mais devenir lui-même.

 

Encore faut-il être quelque chose. Mais c'est une autre histoire. Le secret du ''chi'' semble s'être perdu. Définitivement ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:00

La vie sait s'amuser avec ses marionnettes

Leur montrant un chemin plein de joie et de rire,

Des projets distrayant riches en galipettes,

Promis à générer tant de beaux souvenirs.

 

Ce ne fut pas ainsi qu'avec moi elle agit,

Très tôt elle me montra les fils qui m'animaient

Sans que je sache encore ce pourquoi elle le fit.

Sut-elle elle-même un jour pourquoi elle agissait ?

 

Le regard vers l'ailleurs, attiré malgré moi

Par cette sensation d'être manipulé,

Je vis des mouvements, senti le souffle froid

D'émotions inconnues, de forces à démasquer.

 

Mais rien ne fut aisé, j'ai usé tant de mots,

Espérant m'approcher, désireux de comprendre,

Pages accumulées, hurlements sans écho,

Tant d'efforts, de douleurs, des pas sur de la cendre.

 

Qui n'ont sur le passé laissé aucune trace.

C'est que je n'ai pas pu outrepasser le mur.

J'eus peur de me noyer, quelque effort que je fasse.

Ni soutien, ni regard, ni amie, ni lémure.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 09:01
Route namibienne
Route namibienne
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Publié par Damien Morel - dans Photographie
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:25

Amy Seimetz, Lodge Kerrigan – 2016 – 1 saison de 13 épisodes, de 27', pour Starz

 

Dans la famille Presley vous connaissez le grand-père, Elvis, peut-être la mère, Lisa Marie, probablement pas la fille Riley. Il faut dire qu'elle porte le nom de son père : Keough.

Mannequin à 14 ans elle apparaît dans quelques films, dont Mad Max : Fury Road et se retrouve en 2016 vedette de : The Girlfriend Experience. Série adaptée par Steven Soderbergh de son film éponyme avec Sasha Grey, porn star qui prouvait ses talents d'actrice dans un rôle qu'elle devait connaître.

 

Après ce préambule entrons dans le vif du sujet, si j'ose dire.

Christine Reade, vue de dos, suit le couloir d'un grand hôtel, frappe à une porte. Une jeune femme habillée de cuir lui ouvre. Leur client n'est pas là mais a laissé sa carte bleue afin qu'elles commandent ce qu'elles veulent. Ce sera donc le vin et le champagne le plus cher, entre autre.

 

Rien de drôle dans ces entretiens en vue de l'obtention d'un stage dans un cabinet d'avocat, obligatoire pour qui suit des études de droit, et pouvant ouvrir une porte sur l'avenir.

 

Elle répond avec intelligence et science aux questions, comme si elle savait vraiment de quoi elle parlait. Pas de problème, elle sait se préparer, choisir les mots qui prouveront son intérêt, fut-il feint, et retenir l'attention de ses interlocuteurs.

 

Dans un bar elle remarque un homme qui lui plait, perdre du temps n'est pas son genre aussi lui propose-t-elle d'aller au lit tout de suite. Une proposition difficile à refuser.

Le cabinet Kirkland & Allen est un des plus importants de Chicago, pour elle c'est une opportunité. Elle écoute, apprend, observe, se fait remarquer par le patron pour avoir voulu trop bien rédiger une lettre publicitaire qui ne sera jamais lue. Le copier-coller suffit lui dit-il.

 

Elle suit ses études avec plus de facilité que d'intérêt réel. Sa meilleure amie, Avery, fait semblant d'être étudiante elle aussi mais c'est pour plaire à son ami, beaucoup plus âgé qu'elle, mais qui ne les fait pas !

Christine veut en savoir plus, la vie de son amie l'intéresse, être seulement ''entretenue'', vivre dans un appartement luxueux, boire de bons vins, avoir ce qu'elle veut. Tout cela est bien loin de sa routine estudiantine.

 

Dans son quotidien Christine est peu liante. Elle passe des bancs de la fac à son, petit, bureau chez Kirkland. Être invité à sortir avec le ''copain'' d'Avery est plus intéressant. Comme de se faire appeler Chelsea, de jouer à être quelqu'un d'autre, à moins que ce ne soit le moyen, le masque, pour être, enfin, elle-même. Une soirée chic où elle fréquente des gens importants, elle est même, bien, payée pour cela. Dans ce monde tout se paye.

Elle découvre un nouveau milieu, d'autres personnalités et comportements. Quand un homme lui propose de partir elle accepte, sans répondre. Elle n'aura même pas eu à dire oui.

 

Ainsi suivons-nous une jeune femme sous différents aspects, l'étudiante, la stagiaire, l'escort. Avec cette distance qu'elle conserve, ce désintérêt pour les relations sociales ''normales''. Sa dernière occupation comme pour équilibrer les autres, ressentir une émotion, une excitation, que les autres ne lui apportent pas, ne générant en elle qu'ennui né de la contrainte des circonstances. Distance qui lui permet de garder le contrôle autant que possible. Du moins est-ce ainsi dans les premiers épisodes. Je préfère rédiger cet article avant de regarder les autres, ils pourraient dire la montrer avec un ressenti différent, des motivations contraires, une personnalité inédite.

Domine finalement l'impression d'une mise en abyme pour le téléspectateur qui la regarde agir comme elle le fait elle-même. La brièveté des épisodes évite le sentiment de lassitude pouvant intervenir, et Riley, qui présente des traits familiaux qui ne trompent pas, réussit à être dense et distante à la fois.

 

Quel est le moteur qui la pousse, le manque, éventuel, qu'elle voudrait combler, la souffrance qu'elle désirerait oublier ? Les prochains épisodes le diront, peut-être. Le risque de partir en quête de soi-même est de la mener à son terme. Danger et plaisir vont souvent de pair.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:20

Sergeant York – Howard Hawks – 1941 – 134'   

 

Alvin Cullum York nait dans le Tennessee en 1887, troisième des onze enfants de Mary Elizabeth et William Uriah York. William meurt en 1911, Alvin doit élever ses jeunes frères et sœurs, les ainés, mariés, se sont éloignés. Il est travailleur, attaché à sa famille, mais l'abus d'alcool le fait se battre souvent. Sa mère, membre d'une communauté pacifique fait tout pour qu'il change. Il se convertit le 1er janvier 1915.

En juin 1917, mobilisé, il incorpore le 328e régiment d'infanterie au Camp Gordon. Il est persuadé que c'est un souhait divin qu'il rejoigne le champ de bataille et que dieu veillera sur lui.

 

Promu Caporal il se retrouve en octobre 1918 à devoir infiltrer les lignes allemandes pour faire taire des mitrailleuses. En chemin ils font des prisonniers mais se retrouve pris sous le feux des armes ennemies, 6 américains seront tués. Mettant ses hommes, et leurs prisonniers, à l'abri, il se dirige vers les tireurs. Il tue alors 28 ennemis et capture seul le bataillon de mitrailleurs allemands, 4 officiers et 128 soldats !

Ce fait d'arme lui vaudra une promotion au grade de sergent et 50 décorations, dont la légion d'honneur, La Medal of Honor, la World War II Victory Medal...

Démobilisé il rentre chez lui, se mari, fait huit enfants et refuse les propositions cherchant à tirer profit de sa célébrité.

Aux demandes d'écrire sa vie il contacte un éditeur, lui parle du journal qu'il tint durant la guerre. Tom Skeyhil rédigera cette ''autobiographie'' avec lui. Il refusera jusqu'en 1940 toute adaptation cinématographique mais pour financer la création d'une école biblique interconfessionnelle il acceptera. Ne posant qu'une condition, que son rôle soit tenu par Gary Cooper. Le choix était excellent, le film connaîtra un grand succès et sera 11 fois nommé aux Oscars, Cooper emportera celui du meilleur acteur dans un rôle dramatique.

La preuve que le pacifisme n'empêche pas de combattre et de réaliser des faits exceptionnels, même si, comme le dira York : Une puissance supérieur à moi me guidait, me gardait et me disait quoi faire.

Évidemment l'Histoire retint son histoire parce qu'il en revint, combien eurent la même conviction mais se firent tuer.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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