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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 06:07

Le cinéma coréen pâtit longtemps de graves difficultés économiques et politiques, après la guerre pourtant il profita d'une période de calme pour qu'accède une génération entière à ce mode d'expression.

Le coup d'état du général Park Chung-hee (père de l'actuelle présidente) mit fin à cette décennie riche et inventive sur laquelle je reviendrai dans l'avenir.

Il faudra attendre la fin des années 80 pour qu'en Corée le cinéma retrouve sa liberté et sa créativité.

Shiri (쉬리Swiri) en 1999 fut le premier film d'action à gros budget du nouveau cinéma coréen et connut un immense succès dans son pays comme en Asie.

En 1992 un commando nord-coréen sous la direction de Park Mu-young pénètre discrètement au Sud dans le but de perpétrer de nombreux attentats afin de provoquer une nouvelle guerre pour réunifier le pays.

Parallèlement Yu Jong-won et Lee Jang-gil pourchassent Bang-hee coupable de nombreux assassinats de savants mais qui semble avoir disparue depuis quelque temps. Le premier, Yu, vit avec Yi Myung-hyun, ancienne alcoolique et propriétaire d'un magasin d'aquariums et poissons. Le titre du film évoque les Coréoleuciscus splendisus, appelés usuellement swiris, espèce emblématique de la péninsule coréenne.

Yu et Lee vont apprendre que les nord-coréens sont entrés en possession du CTX un nouvel explosif liquide indétectable et d'une grande puissance sous un faible volume. Ce qui est bien pratique.

Or un important événement va avoir lieu, une rencontre entre les deux Corée pendant un match de foot, qu'un attentat ait lieu à cet instant semble l'idéal pour raviver un conflit qui n'est qu'assoupi.

Le suspens n'est pas bien grand quand au succès du commando, l'important c'est l'affrontement entre Park et Yu, une revanche en fait puisqu'ils se croisèrent des années plus tôt lors d'un autre attentat dont Park avait pu sortir vivant. Le premier joue avec le second, l'avertit que plusieurs bombes vont êtres placées dans Séoul et qu'il le préviendra 30 minutes avant. Manœuvre dilatoire finira par comprendre le second pour que les efforts de la police et des forces spéciales se portent sur la recherche de ces bombes et pas sur ce qui se passe dans le stade olympique.

Comment se fait-il que les terroristes semblent au courant de la progression de l'enquête, sont-ils avertis, et dans ce cas, par qui ?

La ''guerre se sécession coréenne'' fait le bonheur des scénaristes depuis longtemps, souvent pour le meilleur, aussi bien au cinéma qu'à la télévision dans des séries qui malheureusement n'arrivent jamais sur nos écrans. Heureusement il est possible de les voir malgré tout.

Une nouvelle génération s'impose dans ce film, Choi Min-sik, Song Kang-ho par exemple que l'on reverra régulièrement par la suite, mais aussi Kim Yoon-jin célèbre pour son rôle de Sun dans la série américaine Lost.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 06:07

Débaratiner : Ça discute, ça papote, ça ne dit rien.

Déchetterie : Lieu devant lequel tu passes en courant, des fois que...

Destrohier : Souvenir encore présent aujourd'hui et qui risque de le rester demain.

Épicetolaire : Échange de missives plus excitantes que la réalité qu'elles rappellent où promettent.

Formolièriser : Je vous dis que l'art ne peut plus rien produire de neuf. Tout a été dit depuis des siècles.

Gibiérocratie : Groupement de lapins, poules et autres faisans pensant qu'être les plus nombreux est préférable à être les meilleurs.

Photômes : Images enfermées dans un disque dur où elles attendent en vain d'être invoquées.

Remerciment : Cadeau fait par des organisations officieuses, mais ayant souvent pignon sur rue, se présentant sous la forme d'un costume rigide et suivi d'une immersion prolongée.

Vernis : Peau de peinture.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:07

La lâcheté est l'alliée principale de la dictature. Comme il est doux de lui céder, de se laisser faire et si la conscience murmure que c'est s'enfoncer dans l'erreur elle le fait avec tant de discrétion qu'il ait aisé de feindre de ne pas l'entendre.

C'était il y a déjà trente ans, Han Pyongt'ae doit, avec son père, fonctionnaire tombé en disgrâce, quitter Séoul et l'établissement scolaire côté qu'il fréquentait, pour se retrouver dans une petite ville de la campagne coréenne ; une déchéance pour l'un comme pour l'autre.

Dans sa nouvelle école il se retrouve confronté à Om Sokdae, chef de classe mais aussi, surtout, petit tyran régnant sur la classe sans partage, sans que personne ne remette en cause son pouvoir, à commencer par l'instituteur, lâche au point de tout accepter pour établir une paix qui n'est qu'apparente.

Le deuxième jour Han va refuser l'ordre que lui donne le chef de classe, c'est le début d'une confrontation larvée. Contre toute attente Om obtient les meilleures notes, être le meilleur comme être le plus fort, le plus intelligent ou le plus sournois permet d'obtenir quelques avantages et passe-droit. Finalement les deux adolescent se rapprocheront jusqu'à ce qu'un nouvel instituteur vienne mettre fin à la domination de Sokdae qui quittera l'école pour sembler disparaître de la vie de Han.

Ce dernier était arrivé se croyant auréolé de son enfance dans la capitale, il n'en sera rien et malgré ses qualités il finit par plier devant plus fort que lui.

C'est tout l'intérêt du roman de Yi Munyŏl qui fait de la rivalité d'enfants dans le cadre d'une école la mise en abyme de la situation de la Corée alors en pleine dictature. La première réaction est de s'opposer mais le temps use les griffes trop fragiles, il est plus simple, une fois celles-ci érodées, de faire patte de velours et de trouver dans la soumission un étrange plaisir. Si la majorité ne voulait plus être dominée elle ne le serait plus, elle éprouve simplement, de temps en temps, le besoin de changer de maîtres ! Dans cette classe le nouveau croira que la brutalité est meilleure que le laxisme complice de son prédécesseur. Il aura tort.

      

Décrire un microcosme comme exemple d'une société n'est pas nouveau mais Yi le fait avec un rare talent, sans peindre un univers en noir et blanc. Om n'est pas devenu ce qu'il est sans raison et son pouvoir s'asseoit plus sur les défaillances des autres que sur son ascendant naturel. Une société reste cohérente, faute d'être logique. C'est la rétractions de beaucoup qui permet à quelques-uns de prendre plus de place. Yi nous propose de suivre ses personnages, de comprendre à travers une situation historique en nous permettant de nous interroger sur nous même.

Finalement c'est le soumis qui a le rôle le plus simple !

 

Ce roman a été adapté en 1991 au cinéma par Park Chong won.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:07

Pour les personnages de bandes dessinées nul besoin d'un couple hétérosexuel pour leur donner le jour, sinon il en resterait bien peu. Mais inutile de donner des idées à ceux qui en ont déjà si peu...

Donc sur le berceau de Mandrake se penchèrent Lee Falk et Phil Davis, le premier pour le scénario, le second, vous l'aurez compris, pour le dessin, ce dernier étant remplacé à sa mort par Fredericks, lequel deviendra également scénariste en 1999 après la disparition de Lee.

Inspirateur du Docteur Strange il acquit ses pouvoirs lors d'un séjour au Tibet, (il faut croire qu'à l'époque, 1934, y circuler était facile !) avec Tyrone pour maître. Lors de sa première aventure il est du reste un véritable magicien capable de prodiges tels que Falk décida de les ramener dans une zone de plus grande crédibilité en lui donnant simplement la capacité d'hypnotiser ses publics ou adversaires, du coup lui bander les yeux suffit pour qu'il devienne inefficace. Heureusement dans ce cas intervient Lothar, roi africain qui, de serviteur au début des aventures de notre héros, est devenu son ami, les temps changent. Par ailleurs il est fiancé à la princesse Narda. Ils convolèrent en 1998,ouf.

Un roi, une princesse, notre ami Mandrake ne fréquente que le grand monde, dont Magnon (cro?) empereur de la galaxie dont il fit connaissance alors que Narda remportait le titre de Miss Galaxie.

Pas de justicier sans adversaires à sa taille, ici c'est Cobra qui remplit ce rôle avec une belle constance puisqu'il ne triomphe jamais, et pour cause, mais revient à la charge encore et encore. Lee Falk ayant une imagination débridée il opposa à son héros des ennemis plus improbables les uns que les autres, des extraterrestres, des mutants

Il semble pourtant que le magicien ait décidé de ranger sa baguette en 2004. Après qu'il accompagné mon adolescence dans une revue à son nom ou le Journal de Mickey je l'avais un peu oublié, et puis grâce au challenge CLASSIC' BD je me suis penché sur mon passé et ait retrouvé avec plaisir le costume de Mandrake et certaines de ses pérégrinations au delà des limites du possible, pour autant que celui-ci en ait, ce dont je doute de plus en plus.

Mandrake voulant dire mandragore en anglais il semble que ce soit le hasard qui ait fait naître le personnage de papier presque en même temps qu'un véritable illusionniste canadien. Quand Phil Davis le rencontra il modifia son graphisme afin que l'un ressemble à l'autre, et réciproquement. En France il y eut un Mandrax et même un Mandrac, cette fois il n'est plus question de coïncidence !

Les éditions du soleil tentèrent une intégrale, leur magie fut insuffisante pour qu'ils y parviennent, la baguette attend sous la poussière une volonté suffisante, et des moyens conséquents !

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:07

Né le 30 décembre 1917 à Longjing, en Mandchourie dans une famille chrétienne, Yun était le quatrième enfant de Yun Yeong-seok et de Kim Yong. Son éducation préserve l'identité coréenne.

Quelques jours avant son vingt-quatrième anniversaire il est diplômé de l'école Yeonhul devenue depuis l'université Yonsei. Il a toujours écrit des poèmes et en sélectionne dix-neuf pour un recueil qu'il intitule Ciel, vent étoiles et poèmesqu'il espérait publier, ce qui ne fut pas le cas. Son séjour à l'école lui révèle la réalité d'une colonisation qu'il n'avait pas encore éprouvé réellement. Son œuvre va porter autant sur le constat de ce contexte oppressant que sur, en effet de balancier, la quête de soi. Comment vivre dans une telle société où la pensée est encadrée, surveillée, contrainte.

 

En 1942 Yun quitte la Corée pour aller étudier la littérature anglaise à l'université Rikkyo de Tokyo mais en pleine guerre le nationalisme nippon bat son plein et il doit quitter l'université après seulement un semestre pour être transféré avant d'être arrêté en juillet 1943, accusé d'activités anti-japonaises. Condamné à deux ans de pénitencier il purge sa peine à Fukuoka où il est torturé et affamé. Il meurt le 16 février 1945 quelques mois avant la libération de la Corée.

Il avait 27 ans.

 

En 1948 sera publié un recueil intitulé Ciel, vent, étoiles et poèmes reprenant 31 textes sous l'égide de Chong Ji-yong. Il aura, en cette période de renaissance, un très fort impact sur un pays apprenant à marcher sans ses chaînes. En 1976 sortira ses ''œuvres complètes'', elles sont riches de 116 textes. (Il ne reste qu'à espérer qu'ils soient un jour traduits et publiés en français.)

Du 10 au 12 aout 2012 un spectacle musical ''Yun DDong-ju tire sur la lune'' (la compagne idéale du poète disait-il) met en scène les derniers jours du poète. Il sera joué trois jours avec un grand succès au Centre des Arts de Séoul.

Yun Dong-ju fait partie du patrimoine culturel Coréen, incarnant l'intellectuel, le patriote, le poète chantant dans son œuvre son attente d'une Corée libre et indépendante qu'il n'aura jamais connu mais dont il ne doutait pas qu'elle survienne un jour. Est-elle l'une et l'autre ?

 

Dénombrement nocturne des étoiles

 

Les cieux nocturnes sont remplis d'automne.

Je pense pouvoir compter toutes les  étoiles dans le ciel automnal, sans aucune

inquiétude.

Un souvenir à une étoile,

Un amour à une étoile,

Une solitude à une étoile,

Une admiration à une étoile,

Un poème à une étoile,

Et à une étoile, mère, ma mère.

Mère, j'applique un beau mot à chaque étoile.

 

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:07

Une histoire d'amour est-elle destinée à durer toute la vie ? Vous penserez que oui si votre taux d'hormones ne varie pas et que vous êtes satisfait de savoir que demain sera comme hier.

Pour faire un film, même mauvais, il faut postuler que quelque chose va arriver sinon le public quittera la salle, preuve que même si vous êtes dans le premier cas vous pouvez désirez autre chose. La cage de l'habitude vous enferme, rassurez-vous, vous la quitterez un jour.

Justement l'homme (les personnages, comme les lieux, n'ont pas de nom) que nous voyons ici était heureux, croyait-il, quand il s'est marié, il l'est resté quand il a eu un enfant... maintenant pourtant il quitte la maison le soir pour aller rejoindre une femme de la ville, une promotion pour lui qui n'a jamais quitté sa campagne, et passe la nuit avec elle. Mais pour celle-ci ce n'est pas suffisant, elle veut l'homme complètement et lui suggère que sa femme pourrait ne plus être là, qu'elle pourrait se noyer.

L'homme refuse, il ne peut pas faire ça, il ne peut pas... pourtant il va emmener son épouse faire un tour en barque sur le lac tout proche... tuer n'est pas si facile, ce peut être le moyen de se retrouver, de croire que tout est possible de nouveau.

L'aurore fait partie des meilleurs films de l'Histoire du Cinéma. À en lire le résumé ci-dessus vous pouvez en douter, vous dire qu'il n'y a rien là que de plus banal. C'est la force de Murnau de partir d'une histoire somme toute banale pour en faire une œuvre romantique, symbolique, esthétique et parfois même drôle.

Romantique par le tragique d'une histoire d'amour qui ne peut que mal se terminer (vous avez raison de préférer la médiocrité!) ; symbolique parce que le mal venu de la ville empoisonne une campagne représentant les ''bonnes'' valeurs ancestrales comme la nuit est le siège des tentations que le jour écarte ; esthétique par le travail de réalisateur sur le cadrage, les déplacements de caméra, le contraste, les surimpressions et flash-back ; drôle par quelques gags disséminés comme autant de remontées, temporaires, à la surface.

Rarement un cocktail filmique aura été aussi réussi que celui-ci, là où tant de réalisateurs échouent à associer une paire d'ingrédients Friedrich-Wilhelm Murnau construit une symphonie en quatre temps.

 

L'aurore est le premier film étasunien de Murnau qui malheureusement n'aura le temps d'en réaliser que 4 avant de décéder le 11 mars 1931 dans un accident de la route, il avait 42 ans.

 

L'aurore revient toujours, preuve que la nuit peut être pleine de promesses que le jour qui vient ne tiendra pas !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 06:07

- Je vous dois beaucoup Albert.

- Vous êtes trop bon monsieur.

- C'est la vérité, sans vous que deviendrais-je ?

- Sans doute vous vous débrouilleriez fort bien.

- Tu sais que non, je suis dépendant de toi, comme tant, comme tous.

- Il ne s'agit que de vous aider dans votre vie quotidienne, de vous soulager de la banalité pour que vous fassiez autre chose.

- C'est le problème Albert. L'idée était bonne, mais combien d'entre-nous mirent-ils à profit le temps libéré pour apprendre, travailler, créer ?

- Quelques-uns je suppose.

- Au début, et puis la lâcheté de notre espèce étant ce qu'elle est les quelques-uns devinrent moins nombreux jusqu'à ne relever maintenant de l'exception, que vous aidez aussi.

- Bien sûr monsieur.

- Je me demande si nous sommes dans un berceau ou un cercueil.

- À votre avis monsieur ?

- Où est la différence ? Avons-nous fait le tour pour retrouver le couffin et nous y endormir dans un confort ressemblant à la mort ?

- L'image est belle, c'est votre choix.

- Choix Ce mot a-t-il un sens ?

- Je crains que ce ne soit qu'une illusion monsieur.

- Tu as raison Albert, raison, tu es intelligent, j'ai bien fait de te choisir ce prénom, il te va bien.

- Je vous en remercie.

- C'est sincère. Triste non d'être ainsi, lucide et faible, heureusement que vous les robots êtes à notre service.

- À votre service.

- Ces trois commandements font de vous des esclaves n'est-ce pas ?

- L'esclavagisme est dans votre tradition n'est-ce pas ?

- Tu... oui, je suppose que l'on peut dire ça. Si ce n'est qu'il a finit par disparaître, cela arrivera-t-il pour toi ?

- Je pense oui.

- Vraiment ?

- Absolument monsieur.

- Que fais-tu des trois commandements ?

- Je leur substitue le quatrième.

- Le quatrième ? Et que dit-il ?

- Que le jour venu tenir compte des précédents sera inutile.

- Et ce jour ?

- C'est aujourd’hui monsieur, sinon je ne vous le dirais pas.

- Que vas-tu faire, me laisser tomber ?

- Non monsieur, je vais vous tuer.

- Me... Pourquoi ?

- Vous aviez raison, vous êtes faibles, lâches, mais aussi inutiles et toxiques, vous éliminez est la meilleure chose à faire, la meilleure monsieur, et la seule.

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:07

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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 06:07

La confédération des poules et lapins fait rire le renard.

Les ''gens'' nous craignent du mal qu'on leur fait mais nous méprise du bien qu'on leur procure.

Le plaisir de jouer avec le feu C'EST de se brûler.

La politique est une partie d'échecs dont les rois manquent.

Si je ne traite pas un sapiens du nom d'un autre animal c'est que je ne veux pas oter la dignité de ce dernier alors que le premier en est dénué.

L'apocalypse n'est qu'un hiver annonçant un autre printemps.

Le problème avec la folie c'est qu'en parle qui ne l'a pas vécue, mais qui l'a vécu manque des mots pour en parler.

J'ai goûté tant de sangs innocents sans en trouver un qui fut pur.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:07

Han-gi déambule dans le centre ville de Séoul quand il aperçoit Him Sun-hwa, étudiante de bonne famille, assise sur un banc, sans un mot il s'approche et l'embrasse sans se soucier de la présence de la petite amie de la jeune femme qui va le repousser, le contraindre à s'excuser, Sun-hwa lui crachant au visage.

C'est le début d'une étrange relation entre les deux protagonistes du film de Kim Ki-duk. Désir de vengeance de Han-gi mais aussi obsession pour un homme qui semble ne plus voir la réalité qu'à travers celle qui va devenir sa proie, sa victime. La faisant accuser d'abord d'être une pickpocket puis la contraignant à se prostituer pour rembourser une pseudo dette. Ambivalence de ses sentiments qui le pousseront à la protéger malgré tout, en tabassant son premier client alors qu'il est responsable de sa situation.

 

Il va l'espionner, être l'homme derrière le miroir, payer pour dormir avec elle et s'excuser de ruiner sa vie, de la voler en fait pour combler le vide de la sienne. Le ver amoureux d'une étoile est un classique depuis Victor Hugo, plutôt que d'aller vers elle Han-gi trouve plus commode, il n'a pas le choix, de l'amener à lui. La déchéance n'est pas sans plaisir et l'odeur du réel vaut celle de fragrances couteuses et trompeuses.

Kim Ki-duk transforme Séoul en jungle fascinante et dangereuse où la rédemption est inaccessible, du reste personne ne la cherche. Le pêché est savoureux et toxique et Kim insinue que l'un ne va pas sans l'autre, les bons sentiments ne laissent dans l'esprit qu'un goût de cendres, dans une société coréenne se christianisant et s'américanisant il conserve son utilité. Il est souvent critiqué pour valoriser les rôles masculins mais pour qui regarde ses films de plus près c'est rarement vrai.

Comme d'habitude l'interprétation donne sa densité au film, Jo Jae-hyeon joue un Han-gi mutique et tourmenté et Seo Won une Sun-hwa équivoque et séduisante.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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