Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:52

Pour la Science 463

Minimum génétique

Sean Bailly

La nature est créative, la preuve, elle produit des génomes de toutes tailles. Celui du blé par exemple comporte 120 000 gènes, celui de l'homme seulement 20 000... Les généticiens se posent donc la question du nombre minimum de gènes pour produire une cellule viable pouvant se répliquer. Craig Venter et son équipe de La Jolla (Californie) ont réalisé une cellule avec 473 gènes. Une étape pour la biologie de synthèse, domaine ayant pour objectif de construire de nouveaux systèmes biologiques pour comprendre les mécanismes du vivant.

L'aventure a commencé en 1995 avec le séquençage du génome du Mycoplasma genitalium, bactérie vivant dans le conduit urinaire humain et n'ayant que 517 gènes. En 2010 une réplique du génome du Mycoplasma mycoides fut créé et substituée au matériel génétique d'une cellule d'une autre espèce de mycoplasme. Le résultat final est une cellule de synthèse JCVI-syn3.0 disposant de 473 gènes. Certains gènes ont été classé par l'étude de leur structure, leur rôle précis n'a pu être identifié, 79 gènes restent mystérieux. Au total, c'est un tiers du matériel génétique dont l'utilité est inconnue.

Comme le souligne Jack Szostak, biochimiste à Harvard ''le plus intéressant est que ce résultat montre ce que nous ne savons pas.'' Il reste tant à découvrir sur les fonctions indispensables à la vie. JCVI-syn3.0 servira à l'étude de fonctions précises que les biochimistes ajouteront une à une.

La biologie de synthèse vise à créer des fonctionnalités cellulaires sur mesure pour produire des composants destinés au secteur pharmaceutique ou chimique.

JCVI-SYN3.0 est-elle la cellule minimale ? Probablement pas, les recherches continuent.

 

Un GPS dans notre cerveau

May-Britt Moser et Edvard Moser

Le GPS a modifié notre capacité à conduire une voiture, piloter un avion et même à parcourir les rues d'une ville. Des travaux récents montrent que le cerveau des mammifères est doté d'un système de navigation nous guidant d'un endroit à un autre. Il évalue où nous sommes et allons en intégrant des signaux concernant notre position et le temps qui s'écoule. La capacité de savoir où nous sommes et devons aller est indispensable à notre survie. Il s'agit de profils d'activité électrique dans le cerveau, où des groupes de cellules s'activent pour refléter l'agencement du milieu et la position. On présume que la formation de ces cartes mentales a lieu principalement dans le cortex, cet ensemble de couches supérieures du cerveau formant des replis sinueux apparues tardivement dans l'évolution. De récents travaux ont montrés que ces systèmes sont constitués de divers types de cellules spécialisées calculant en permanence la position de l'animal, la distance parcourue, sa direction et sa vitesse.

Les premières recherches sur les cartes spatiales du cerveau commencèrent avec Edward Tolman, prof de psychologie à Berkeley de 1918 à 1954. auparavant nul n'envisageait que les animaux se fassent une image globale d'un labyrinthe pour en prévoir le meilleur chemin. Il observa des rats prenant des raccourcis, faisant des détours, semblant enregistrer des informations relatives aux événements vécus en des endroits précis.

Il fallut pourtant attendre 40 ans avant des études de l'activité neurale apportent une preuve de l'existence d'une telle carte. Les microélectrodes permirent d'enregistrer l'activité électrique de neurones individuels qui permirent d'identifier la décharge de neurones individuels pendant que les animaux vaquaient à leurs occupations. John O'Keefe, de l'University College de Londres, mit en évidence des neurones ''cellules de lieu''. Cette découverte ouvrit une fenêtre sur les parties les plus profondes du cortex sensoriel et du cortex moteur. La découverte dans l'hippocampe de cellules créant une carte de l'environnement immédiat d'un animal démenti l'idée que celui-ci était trop éloigné des organes sensoriels pour traiter ces informations. Il fut mis en évidence l'importance du cortex entorhinal, région servant d'interface entre l'hippocampe et le reste du cortex.

La compréhension du système neural de navigation reste un chantier ouvert d'autant que l'environnement d'un laboratoire diffère de la nature.

Dans la maladie d'Alzheimer le cortex entorhinal décline rapidement, la maladie provoque la mort de cellules cérébrales et la réduction de sa taille. De ce fait c'est un critère d'identification des sujets à risques, comme son effet, la désorientation. La maladie avançant des cellules de l'hippocampe meurent et avec elles la capacité à se souvenir d'expériences vécues ou des concepts tels que les noms des couleurs.

80 ans après les travaux de Tolman, il apparaît que les cellules de lieu ne sont qu'une des composantes de la représentation que le cerveau se fait de son environnement spatial pour calculer la position, la distance, la vitesse et la direction.

Il existe également des cellules de grilles fournissant également une représentation du temps écoulé et de la distance parcourue indépentandate des repère externes dont l'animal dispose. Si les invertébrés en disposent également cela impliquerait quel'évolution créa ce système de cartographie spatiale il y a des centaines de millions d'années.

À nouvelles découvertes, nouvelles questions, comme leur utilité pour les déplacements sur de longues distances, comme les migrations. Les générations futures de scientifiques ont de quoi s'occuper, si elles ne se perdent pas en route.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:30

Traduction de Paule Pérez – 1969 - Belfond

La mort est parfois le seul moyen d'échapper à des pensées, des images et des souvenirs que le cerveau ne peut effacer. Le narrateur va sauter par la fenêtre, il le sait, et le dit, il prend juste le temps de conter l'aventure qu'il vécut et l'amena à ce point de désespoir. La morphine fut une aide pendant un certain temps mais celui-ci touche à sa faim et il a besoin d'une aide plus définitive.

Tout commença alors qu'il était subrécargue d'un paquebot coulé par un destroyer allemand en ce début de première guerre mondiale. L'équipage en fut recueilli par les assaillants et fut traité avec assez de considération pour lui permettre de s'évader, embarquant sur un petit bateau avec eau et vivres en quantités suffisantes pour survivre quelques temps.

Les étoiles lui indiquèrent qu'il était au sud de l'équateur sans qu'il put en deviner davantage. Lui restait comme solution que le passage d'un autre navire.

Une nuit il fit des rêves étranges, divers, au réveil il découvrit son corps happé par un genre de boue aussi noire que l'encre, échoué sur une surface obscure et malodorante, son embarcation prisonnière à quelques pas de lui. Il imagina qu'une éruption volcanique avait fait surgir une partie des grands fonds océaniques. Pourtant aussi loin que portait son regard il ne voyait plus d'eau, cette matière obscure recouvrait tout jusqu'à l'horizon.

Image illustrative de l'article Dagon (nouvelle)

David Garcia Forés

Le sol sécha tant qu'au matin du troisième jour il s'y aventura. Il aperçu au loin une espèce de colline vers laquelle il dirigea ses pas.

Après un début de nuit hantée de visions horribles il entrepris la montée, le sommet atteint il découvrit une étendue parcourue de gorges profondes et obscures. Il descendit pourtant vers elles, découvrant au passage une forme blanche et lisse, une espèce de monolithe à la base prise dans l'eau dont la nature ne pouvait être à l'origine. Partagé entre la peur et la curiosité il s'approche de ce qu'il imagine une idole que des peuples inconnus avaient adorées en des temps trop lointains pour être quantifiés. Il put contempler sur la roche des inscriptions et des bas-reliefs présentant des créatures ressemblant à des hommes mais qui ne pouvaient en être.

Des remous attirant son attention il tourne la tête et voit apparaître devant lui...

Mario Zuccarello

La panique s'empara de lui, le faisant rebrousser chemin. Du moins est-ce la conclusion qu'il tira quand il rouvrit les yeux dans un hôpital de San Francisco. Le capitaine d'un bateau américain l'avait recueilli en plein océan alors qu'il délirait. Personne sur le cargo n'avait fait attention à ses paroles.

Plus tard il avait rencontré un ethnologue qu'il avait pu questionner sur la légende de Dagon, le Dieu-poisson sans obtenir de réponses qui le satisfasse.

 

Le temps a passé mais les souvenirs persistent, et surtout cette forme hideuse et immense se penchant vers lui. Il pressent que le fond des mers un jour resurgira, ramenant à la surface quand les terres émergées s'enfonceront ce qu'il aperçu alors et dont le souvenir ne le quitte pas.

 

 

Un classique de HPL, son premier travail professionnel. Une nouvelle rédigée en 1917 et publiée en 1919 dans le onzième numéro de The Vagrant. L'humain est à sa place, face à des créatures qu'il ne peut comprendre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:08

Conducteur : Reclus temporaire, mais volontaire.

Déambulateur : Au vieillard ce que sont les petites roues du vélo pour l'enfant.

Décompresser : Mais où vont-ils ?

Déconvenus : Du moment qu'ils sont repartis.

Démocrasseux : Qui profite d'un système semblant fait pour l'aider à sortir d'une pauvreté qui n'est pas que financière.

Deuil : Difficulté de renoncer à ce que nous pensions détenir.

Dynamytheur : Déchire l'image voilant la réalité.

Égo : Le jeu dont vous êtes le zéro.

Égœuvre : Production tellement personnelle qu'elle restera hermétique à n'importe qui d'autre.

Encyclopédie : Rétroviseur du savoir.

Esprimitif : Ensemble des fonctions archaïques formant un embryon d'esprit qui chez la, grande, majorité des gens ne se développera jamais davantage.

Exklukuxklan : Secte si exclusive qu'elle n'accepte aucun membre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
commenter cet article
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:44

Science & Avenir 804 – Février 2014

SUPRACONDUCTIVITÉ

Franck Daninos

Les physiciens rêvent, comme tout le monde me direz-vous, mais eux c'est de faire un pas dans la maîtrise de la science. Par exemple, créer des supraconducteurs à température ambiante.

La clé se trouverait dans l'usage de métamatériaux, des composites structurés à l'échelle du nanomètre, qui n'existent pas à l'état naturel. Si rêve il y a c'est que les supraconducteurs conduisent l'électricité sans perte d'énergie. Ils créent des champs magnétiques très intenses utilisés dans les accélérateurs de particules, l'imagerie du cerveau, les trains à sustentation...

Le problème, encore non résolu, c'est que leur industrialisation demande la suppression de systèmes de refroidissement couteux et encombrants. Au dessus de -133°C ils ne fonctionnent pas. D'où l'intérêt des travaux d’Igor Smolyaninov et de Vera Smolyaninonva. L'enjeu est de conserver le phénomène induisant la supraconductivité : la formation de paires d'électrons. Celles-ci se superposant forment une seule onde quantique occupant tout le matériau qui dès lors ne présente aucune résistance à la propagation du courant.

Igor et Vera imaginent d'empiler des couches alternées de supraconducteurs et d'isolants. L'idée est testée en laboratoire à Towson (Maryland).

MAKURIE

Bernadette Arnaud

J'imagine que, comme moi, vous n'aviez jamais entendu parler de la Makurie, cet état fut pourtant un puissant royaume chrétien au nord du Soudan et au Sud de l'Égypte qui exista de 500 à 1400. christianisé dès le VIe siècle par des missionnaires envoyés par Justinien Ier et l'impératrice Théodora. Elle résista à l'avancée de l'islam avant de décliner quand l’Égypte fut dominée par les ayyoubides. La salle du trône de Dongala fut transformée en mosquée au XIIIe siècle.

Ce qui ramène cet état sur le devant de la scène est la découverte de trois cryptes funéraires vieilles d'au moins 900 ans contenant 17 momies par une mission archéologique polonaise en 1993 sises en annexe d'un monastère dédiée à la sainte Trinité, à l'extérieur de Dongala. L'une, contenant 7 corps, présente sur les murs des inscriptions magico-religieuse, associant des extraits des évangiles de Marc, Luc, Jean et Matthieu à des noms et signes hermétiques, des cryptogrammes et un carré de Sator. Rédigées en grec et en copte sahidique, transcrites à l'encre brune sur une mince couche de chaux sont probablement l’œuvre d'un seul auteur, Ioannou, dans la signature apparaît à trois reprises. Selon Wlodzimierz Godlewski, responsable des fouilles, ces inscriptions étaient destinées à protéger le tombeau et ses défunts, inhumés dans de simples linceuls de lin, des puissances du mal. L'identité de ces morts est inconnu mais ce groupe de 7 pourrait inclure le corps de l'archevêque Georgios, clerc principal de la cité royale, dont la mort en 1113 à 82 ans est commémorée sur une stèle exhumée à proximité.

 

JEÛNE et CANCER

Marie-Noëlle Delaby

L'idée fait son chemin que le jeûne affaiblirait les cellules malades tout en permettant de mieux supporter les traitements. Valter Longo, professeur à l'université de Californie du Sud, fondent ses travaux sur l'idée que le vieillissement serait ralenti par la restriction calorique. L'organisme mettant en place des mécanismes de défense face à la restriction, mieux, la protection induite par le jeûne aiderait l'organisme face à un traitement toxique mais vital. Des études démontrent que les cellules saines survivent à ce traitement alors que les tumeurs régressent.

Résultats positifs mais obtenus in vitro ou sur des animaux, ce qui ne permet pas une transposition chez l'homme. Les cellules tumorales du sein, du poumon, certains mélanomes, les gliomes et les neuroblastomes semblent réagir positivement au jeûne, pas les cancers des ovaires, prostate ou côlon.

Il convient d'attendre la publication de nouveaux résultats pour tirer des conclusions définitives.

En étudiant les mécanismes des manchots pour survivre face au froid polaire et à la disette, le physiologiste Yvon Le Maho s'est intéressé au jeûne. Ces animaux peuvent jeuner 120 jours pour couver, ensuite il repart vers la mer pour se nourrir. Il a alors perdu 80% de ses réserves lipidiques. Ce signal existe chez certains petits mammifères. Il prouverait que la capacité de jeûner est un caractère adaptatif ayant permis aux animaux de survivre en cas de famine.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:37
Habitants de la plaine namibienne
Habitants de la plaine namibienne
Habitants de la plaine namibienne
Repost 0
Publié par Damien Morel - dans Photographie
commenter cet article
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:55

Mr. Deeds Goes to Town – Frank Capra – 1936 – 115'

Longfellow Deeds joue du tuba dans la fanfare de Mandrake Falls et vit de ses poèmes,(son nom est une référence à un grand poète étasunien, Henri Wadsworth Longfellow). C'est un homme sympathique, toujours prêt à aider qui a besoin de lui. Il est un jour contacté par des avoués new-yorkais qui lui apprennent qu'il est l’héritier d'une importante fortune. En réaction à cette nouvelle il se met à jouer du tuba, ce qui surprend ses visiteurs, lesquels seront encore plus étonnés quand le jeune homme leur dira qu'il n'a pas besoin de cet argent sinon pour le partager et en faire profiter de bonnes œuvres.

Objectif loin de ceux des avoués qui se voyaient le faire fructifier, à leur avantage. Deeds doit pourtant se rendre à New York, peut-être y changera-t-il d'avis. Une fois arrivé il fait la connaissance de Babe Bennett, journaliste qui voit en lui une proie facile et un sujet d'articles faisant vendre son journal tant le comportement de Longfellow est différent de celui des citadins, et surprenant, pour ne pas dire étrange, à leurs yeux. D'ailleurs les avoués, ne pouvant le faire changer d'avis, tenteront de le faire passer pour fou. Un procès aura lieu, Longfellow devra faire la preuve que sa ''folie'' n'est que de la candeur, de la spontanéité, qu'il n'est tout simplement pas corrompus par les habitudes hypocrites et la vénalité de la ''ville''. Il est le représentant de la nature, de la fraicheur, de la ''pureté'' contre la corruption des banquiers et autres hommes d'argent qui, nous sommes en 1936, ont engendrés une crise dont les effets se font encore durement ressentir.

Le regard de Babe Bennett changera à mesure qu'elle connaît mieux Longfellow, qu'entre eux naît un sentiment, attendu mais sincère. Le public qui se gaussait en vient à l'admirer. C'est lui qui devait être jugé, ce sont ses accusateurs, et leurs ''valeurs'', qui le seront. Celui qui est différent, fait parfois peur mais le plus souvent amuse, avant qu'en le connaissant les ressemblances n'émergent. Deeds parle et ses mots font mouches, soulignent que chacun peut sembler bizarre suivant l'angle dont on l'observe, que réduire une personne à quelques traits n'en donne qu'une caricature qui, au final, conviendrait à tous. Bien sûr la vision du film grossit les traits, le monde rural n'est pas idéal, le citadin n'est pas diabolique, chacun associe qualités et défauts, l'important étant d'avoir la lucidité de les reconnaître, chez soi plus que chez l'autre.

 

Le titre original Mr Deeds Goes to Town montre mieux la volonté de Capra de montrer le contraste de mondes si proches mais si différents. Cooper est, comme toujours puis-je dire, parfait dans ce rôle de provincial dont le regard souligne plus encore les errements d'un système toxique. Il est un exemple de ce que sont les véritables valeurs américaines, un héros en apparence simple, banal, mais exemplaire auquel les spectateurs peuvent s'identifier.

Quand à lui ressembler, réellement, c'est une autre histoire. Mais nous sommes au cinéma. La différence est parfois grande, et cruelle, entre ce que nous voudrions être et ce que nous sommes réellement, entre le soi mythique et le moi médiocre.

Preuve est faite, une fois de plus, qu'une bonne comédie, puisque ce film en est une, est souvent fondée sur une argument tragique.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Cinéma
commenter cet article
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:00

리셋 Kim Yong-kyoon – 2014 – OCN – 10 épisodes

Le procureur Cha Woo-jin suit une thérapie lui permettant de remonter dans le temps, de chercher un souvenir enfoui dans son subconscient et qui se manifeste régulièrement dans ses rêves. Forcer ce souvenir pourrait entraîner des dommages. Le praticien lui suggère d'en rester là, du moins avec lui, et de tenter l'auto-hypnose qui serait plus efficace. En effet le procureur Cha est un excellent hypnotiseur. Mais chut, c'est un secret !

Le cas est difficile, l'interrogatoire dure depuis longtemps mais Kim In-seok invoque son droit de garder le silence. Un seul moyen, l'intervention du procureur Cha. C'est une course de vitesse entre ce dernier et l'avocat du prévenu qui vient d'arriver. Woo-jin a un peu d'avance. Il commence l'interrogatoire en découvrant le dossier tout en jouant avec son stylo. Ensuite Cha lit les faits qui évoquent le crime d'une jeune femme demandant au suspect de corriger les erreurs.

L'avocat arrive, mais le suspect a avoué et raconte ce qu'il fit avec l’haltère qu'il utilisa pour frapper la victime. Mais l'avocat, un ancien policier est un bel enc efficace et fera libérer l'assa... le suspect.

La chef de section Han arrive au bureau du procureur Cha où elle retrouve son second, l'inspecteur Ko Mo et Mlle Jang. Ils forment l'équipe des enquêteurs du procureur.

L'affaire était compliquée, Cha en discute, dans la rue avec le policier qui menait l'interrogatoire avant lui quand une bande de fille les interpelle, l'une d'elle s'en détache et s'approche tout en s'amusant avec un briquet. La discussion monte avec le policier alors que Cha observe la jeune femme alors que des souvenirs reviennent à sa mémoire jusqu'à envahir son sommeil. Ce souvenir qu'il a enterré depuis longtemps, et cette jeune femme de la ruelle est le portrait de celle qu'il le hante dès qu'il dort.

Le lendemain, Cha voit arriver la jeune femme de la veille dans un fourgon de la police, menottée, puis apprend qu'elle est soupçonnée de la mort de Kim In-seok, tué du coup d'un petit couteau à l'arrière du crâne. Sa position lui permet d'assister à l'interrogatoire, de l'autre côté de la vitre. Jo Eun-bi, La jeune fille, raconte ce qui est arrivé, que Kim l'a poursuivie, giflée... elle se souvient l'avoir frappé à la tête, mais pas poignardée. Elle avait bu, s'être sentie bizarre ensuite, comme si elle avait été droguée, elle a été contrôlée positive aux amphétamines. Finalement peut-être l'a-t-elle frappé avec le couteau suisse, bien qu'elle ne s'en souvienne pas. Elle est prête à le reconnaître.

 

Cha l'interroge, ne se connaissent-ils pas, un peu ? Il est le seul à penser qu'elle est innocente, le seul à pouvoir l'aider, il faut qu'elle ferme les yeux, alors qu'il joue avec son stylo... elle se souvient, le bar, le karaoké... et Kim qui lui parle de Cha Woo-jin. Elle s'enfuit, il essaie de la retenir mais elle sait se défendre et parvient à monter dans un taxi tout en voyant un homme observer la situation. L'affaire va être difficile pour Cha, le père de la victime est le président un groupe important et un homme capable de tout. Eun-bi ayant ''presque'' avouée fait une coupable acceptable. Le supérieur de Cha lui fait comprendre qu'il faut un responsable, même faux. Reste au procureur à aller voir le président, à tenter de discuter pour qu'il ne tente rien contre Jo.

Un accord est conclu, Cha a 48 h pour trouver l'assassin. Ce pourrait être le père de la victime de Kim In-seok. Celui-ci veut bien parler, mais au procureur Cha. Avant de lui parler il lui chante une chanson qui rappelle des souvenirs à Woo-jin... il n'en dira pas beaucoup plus.

Un choc efface les souvenirs, un autre peut les faire revenir ! En même temps qu'une ombre du passé refait surface.

 

15 ans plus tôt Woo-jin était très amoureux de Seung-hui. Ils étaient ensemble quand ils furent agressés. Woo-jin fut assommé, la jeune fille fut violée, acte qui la poussa au suicide, le responsable ne fut jamais retrouvé. Huit ans passèrent, Cha finit par effacer de sa mémoire le souvenir de ces instants trop douloureux. Or Eun-bi est le portrait de Seung-hui.

Qui assassina Seung-hui, pourquoi revient-il tant d'années après, le procureur Cha se cache-t-il à lui-même des moments trop douloureux ? Que s'est-il passé 7 ans plus tôt que Cha oublia ? Sans parler d'une enquête qui pourrait mettre en cause bien des hommes importants... Y a-t-il un lien entre Seung-hui et Eun-bi ?

Des questions qui trouveront leurs réponses en 10 épisodes. Pour une fois c'est presque trop court

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:09
Springboks namibiennes
Springboks namibiennes
Repost 0
Publié par Damien Morel - dans Photographie
commenter cet article
16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 08:17

Mia Hansen-LØve – 2016 – 100'

 

Nathalie est professeur de philosophie, par ailleurs elle est l'auteur d'un manuel qui a une excellente réputation mais se vend mal de par sa présentation sévère et dirige une collection dont l'avenir est compromis pour la même raison. L'époque n'est plus au sérieux, à la profondeur, mais aux contraintes du marketing, à la prépondérance d'une présentation racoleuse et colorée.

Ce qui ne lui convient pas du tout.

Outre son métier elle se partage entre sa famille, un mari et deux enfants, et une mère, dépressive et possessive, ancien mannequin qui vit mal le temps qui passe, sa beauté disparue et passe son temps à attirer l'attention, de sa fille mais aussi des pompiers qu'elle appelle à la première crise d'angoisse, c'est à dire souvent.

Sa mission, du moins la défini-t-elle ainsi, est d'apprendre à ses élèves à penser par eux-mêmes, malheureusement c'est une aspiration que peu connaissent. Parmi ceux-ci il en est un qui sort du lot, Fabien, brillant mais idéaliste, croyant aux idées libertaires, comme si elles ne remontaient pas à la surface à chaque génération comme un noyé voyant voir que rien n'a changé. Il croit en ses idées, et pour les mettre en pratique part pour le Vercors où il a racheté une vieille ferme pour une vie en semi communauté.

Elle est devenue une bourgeoise comme il y en a tant, n'aspirant à rien d'autre que son confort, physique, mental et moral.

Mais les événements vont se précipiter, d'abord son mari va lui annoncer avoir rencontré quelqu'un, formule détournée pour l'avertir qu'il va partir et divorcer. Puis c'est sa mère qui, après avoir accepté un placement en maison de retraite, décède brusquement. Enfin son éditeur lui annonce qu'elle ne rentre plus dans les objectifs de l'entreprise.

Bref, comme elle l'avoue à Fabien alors qu'elle va passer quelques jours chez lui pour se changer les idées, elle n'a plus de mari, de mère, de collection, elle est libre comme elle ne l'a jamais été.

Une situation pas forcément enviable. Son univers s'effondre, sa relation, devenue surtout intellectuelle, avec son époux lui manque, finalement il vivait moins avec les livres qu'elle.

Nathalie doit réorganiser sa vie, ouvrir les yeux sur le passé, regarder son futur avec moins de certitude. Alors que Fabien lui suggère de refaire sa vie elle répond qu'elle ne s'imagine pas avec un homme de son âge et encore moins avec un jeune. Mais alors que nous la quittons pendant le réveillon de Noël, qu'elle est devenue grand-mère, qui sait quelles découvertes elle peut faire.

Un film tout en délicatesse sur un moment charnière comme il en arrive quelquefois dans une vie. Pas de drame, quelques cris, un peu plus de larmes, le temps de faire le deuil d'habitudes moins définitives que prévu et de repartir. La vie intellectuelle de Nathalie lui suffira-t-elle longtemps ? Quel sera son avenir ?

À chaque spectateur de se faire son idée.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:00

Lovecraft est parti rejoindre les Grands Anciens il y a déjà 80 ans, en temps terrestre. Pour obtenir Leurs bonnes grâces et avoir une chance de survivre quand Ils reviendront. PatiVore a eu l'idée d'un Printemps Lovecraft appelant le maximum d'humains à se pencher sur l’œuvre du maître de Providence. Appel auquel j'ai répondu immédiatement.

Ce printemps ira du 15 mars au 21 juin, 99 jours où chacun sera invité à poser sur son blog, ou Facebook (Bouc... si bien nommé!) articles et autres interventions.

Selon leurs participations les impétrants recevront les grades suivant :

Nyarlatotep : au moins un billet (hors celui de présentation).

Hastur : de 2 à 5 billets,

Cthulhu : de 6 à 10 billets,

Azatoth : de 11 à 15 billets.

Il n'est pas recommandé de dépasser ce nombre sous peine de sentir son esprit préférer la démence à une trop grande connaissance de secrets qu'il n'est pas capable de dominer.

Des logos sont disponibles pour illustrer ces participations, libre pourtant à chacun de créer le sien.

 

 

L'appel de LovecraftL'appel de Lovecraft
L'appel de Lovecraft
L'appel de Lovecraft

Tant de phrases que j'aurais pu écrire, mais qui, de les avoir lues, m'ont influencé d'une manière... indicible. Forcément !

[...] notre race humaine n'est qu'un incident trivial dans l'histoire de la création : l'humanité est peut être une erreur, une excroissance anormale, une maladie du système de la Nature.

 

Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons ; alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres.

 

Les hommes doués intellectuellement savent qu'il n'y a pas de différence nette entre le réel et l'irréel, que les choses ne nous apparaissent qu'à travers la délicate synthèse physique et mentale qui s'opère subjectivement en chacun de nous. Mais le matérialisme prosaïque de la majorité condamne comme folie les éclairs de voyance qui déchirent, chez certains, le voile habituel de l'empirisme banal. Extrait de La tombe. 

 

Certaines qualités vocales sont le propre des hommes, d'autres le propre des bêtes; rien n'est plus terrifiant que d'entendre les unes jaillir de la gorge des autres.

Il y aura toujours une certaine proportion de gens qui ressentiront une curiosité brûlante à propos des espaces extérieurs inconnus, et un désir brûlant d'échapper à la prison du connu et du réel, pour atteindre ces pays enchantés de l'aventure incroyable que nous ouvrent les rêves […

"Il y a des horreurs au-delà des limites de la vie, dont nous n'avons pas idée, et les prières diaboliques d'un homme peuvent en un instant les faire surgir dans notre propre réalité."

Ma première impression n'était qu'un aspect de l'éternelle tendance humaine à détester, craindre et repousser ce qui est radicalement différent."

 

"Ce que je m'attendais à trouver m'était très progressivement devenu clair, mais d'y parvenir était près de paralyser l'ensemble de mes facultés."

Qui a jamais écrit une histoire où l’homme est considéré comme une tare du cosmos qu’il faut éliminer ? 

 

L'émotion la plus ancienne et la plus forte de l'humanité est la peur. Et le genre le plus ancien et le plus fort de la peur est la peur de l'inconnu.

 

L'ironie participe, souvent même, aux pires horreurs.

 

Nul ne saurait décrire le monstre ; aucun langage ne saurait peindre cette vision de folie, ce chaos de cris inarticulés, cette hideuse contradiction de toutes les lois de la matière et de l'ordre cosmique.
 

Malheureux celui auquel les souvenirs d'enfance n'apportent que crainte et tristesse.

 

Il y a des horreurs, aux frontières de la vie, que nous ne soupçonnons pas, et de temps à autre, la funeste curiosité d'un homme les met à portée de nous nuire.

Il est très malheureux que l'humanité dans son ensemble soit trop limitée dans sa vision morale pour peser avec patience et intelligence des phénomènes isolés, éprouvés seulement par quelques individus au psychisme particulièrement pénétrant, et qui, par leur exceptionnelle sensibilité, se situent bien au-delà de l'expérience commune.

 

L’endroit était vieux, si vieux, avec des étagères montant aux plafonds, remplies de volumes pourrissants.

 

Il est absolument indispensable, pour la paix et la sécurité de l'humanité, qu'on ne trouble pas certains recoins obscurs et morts, certaines profondeurs insondées de la Terre, de peur que les monstres endormis ne s'éveillent.

Être précautionneux est le premier réflexe de ceux qui sont habitués à croise occasionnellement l'imposture, voire la charlatanerie." à une nouvelle vie.

 

Les rêves sont en nous tous ; mais peu de mains peuvent saisir leurs ailes de papillon sans les anéantir.

 

C'est une chose de pourchasser une entité sans nom, mais autre chose est de la trouver.

 

Tu as été mon seul ami sur cette planète, la seule âme qui m’ait deviné et recherché dans la répugnante dépouille gisant sur cette couche.

N'est pas mort ce qui à jamais dort

Et au long des siècles peut mourir même la mort !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Divers
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages