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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:00

Lovecraft, a Biography – Lyon Sprague de Camp - 1975 – traduction, notes additionnelles et annexes par Richard D. NolaneNeo

Préface de François Truchaud.

 

À la mémoire des Trois Mousquetaires de WEIRD TALES

ROBERT E. HOWARD

H.P. LOVECRAFT

CLARK ASHTON SMITH


 

Lyon Sprague de Camp est né le 37 novembre 1907 à New York, il est mort le 6 novembre 2000 à Plano, au Texas, le jour de l'anniversaire de son épouse défunte avec laquelle il avait été uni pendant 60 ans. Il est l'auteur d'une centaine de nouvelles de science-fiction et de biographies, de Robert E. Howard d'abord et de celle qui nous intéresse aujourd'hui. Il a aussi largement utilisé des brouillons du premier pour continuer le cycle du héros principal de celui-ci : Conan. August Derleth avait pour projet d'écrire la biographie du Maître de Providence, la mort l'en empêcha et Sprague de Camp reprit le flambeau.

SdC, dès sa préface, précise ne pas avoir voulu écrire une hagiographie, mais, pire, il avoue avoir mal compris Lovecraft, ce qui est ennuyeux pour approcher un auteur et analyser son œuvre. Il a pourtant passé de longs mois à lire lettres et textes pour découvrir le sujet de son livre et livrer une somme de détails que tout admirateur de HPL se doit de connaître. Une biographie ''à l'Américaine'', allant dans le détail pour reconstituer une vie où réalité et fiction se mêlent, prouvant que l'imaginaire est la source de ses contes pour Lovecraft, celle aussi qui lui permet de supporter une vie par ailleurs en butte à de nombreuses difficultés.

La chronologie est respectée, l'auteur présente la mère ''monstrueuse'' de Howard, ses tantes, son épouse, Sonia Greene qui fait vivre le couple quand il s'installe à New York. Il poursuit avec l’œuvre, jugeant avec condescendance, sinon mépris, l'incapacité de Lovecraft à se faire (re)connaître, éditer. SdC réussit davantage, il avait l'ambition, et les relations, pour cela, avec pour résultat une production que nous... j'allais dire : que nous connaissons, mais non, justement, nous ne la connaissons pas. Difficile en effet de comprendre ce qui nous dépasse ! Et continue en raillant la qualité littéraire de nombreux textes, HPL tapait avec deux doigts, ce qui vaux mieux qu'écrire avec ses dix doigts, de pieds. Du point de vue d'un homme attaché à la réussite, à la normalité bourgeoise, la vie de Lovecraft peut sembler ratée et SdeC pense visiblement que l’œuvre n'est que partiellement réussie non plus. HPL était vraiment (d')ailleurs, un monde que Lyon ne pouvait arpenter, mais nous, oui. Surtout moi !

Il ne semble pas qu'une biographie du biographe ait été publiée.

Reconnaissons pourtant l'honnêteté du biographe qui replace les idées ségrégationnistes ou racistes de Lovecraft dans le contexte de son époque et de sa famille. Il ne rencontra jamais le sujet de son livre, à l'époque où il l'écrivit celui-ci avait disparu depuis longtemps mais en 1932 il se trouvait à Boston, à 1h de chez lui.

Howard n'est pas pour autant une idole à adorer, et n'eut pas voulu être ainsi traité, l’œuvre a-t-elle vampirisée l'homme où les deux formèrent-ils un couple indissociable ? Derleth eut-il produit un livre plus intéressant ? Ce n'est pas sûr, lui était un véritable fan, ce qui est rarement une qualité pour un travail de ce genre.

Quel intérêt de lire ces 500 pages alors ? Il est dans tout ce qui est rapporté, du 454 Angell Street où Lovecraft arriva avec sa mère alors qu'il n'avait que 3 ans. Son père ayant perdu la raison et été enfermé c'était la seule solution. Susie devait prendre un chemin semblable, elle mourut 18 ans plus tard. Entre temps, obsédée par l'idée que Howard constituait son seul univers elle focalisa son attention sur lui, veillant au plus petit détail avec une minutie maniaque. S'ajoute à cela le fait qu'elle aurait voulu une fille et favorisa les aspects féminin de son fils au détriment des autres, au point que celui-ci affirma un temps être une petite fille.

Pas étonnant qu'il ait connu plus tard des difficultés avec Sonia... Howard était intelligent, précoce et doté d'une mémoire étonnante. À 3 ans il savait lire, à 4, écrire. Arrivé dans la demeure d'un grand-père lui aussi spécial, il disposa de 2000 volumes, dont certains vieux de plusieurs siècles, pour nourrir sa curiosité.

N'en lisez pas tant, oubliez les opinions de l'auteur et vous aurez une bien meilleure connaissance de la vie de Lovecraft. Pour cela, ce Roman d'une vie, vaut de figurer dans votre bibliothèque.
 

Réédité chez Durante.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:33

갑동이Jo Soo-won – 2014 – 20 x 60' - tvN

Iltan. Une jeune femme portant un sac à dos et tirant une valise à roulettes marche seule sur une route déserte, un homme la suit, logique. Un cri retentit alors qu'une enfant trouve un ours en peluche et qu'un jeune moine traverse la foret proche en frappant les arbres avec un nunchaku.

Il fait encore nuit quand les policiers fouillent le coin. Ils trouvent des affaires dispersées, et le corps de la victime. Arrive en courant le jeune moine, Ha Mu-yeon, tenant son nunchaku. Le policier en charge de l'enquête, Yang, rit quand il l'entend affirmer qu'il arrêtera Gap Dong... 

17 ans plus tard ! Le prof Kang Nam-kil évoque devant ses élèves le cas de ce tueur, l'affirmant inhumain. Il en rappelle le parcours. Yang dont la carrière connut de grands succès malgré qu’il ne put jamais arrêter Gap Dong, décide, pour conclure sa vie professionnelle, de repartir à la chasse de celui-ci. Nommé chef de police du district d' Iltan il retrouve Ha qui a quitté la religion pour devenir policier. Avant la prise de fonction de Yang Ha est appelé à cause d'un graffiti dans un hôpital psychiatrique. Il le fait effacer sans remarquer un patient qui l'observe.

Ha discute avec Kang, l'interroge, est-il sûr que Gap Dong n'est pas son père ? Le tueur a une signature particulière, une façon de nouer les liens entravant ses victimes, Ha Il-shik père de Mu-yeon ne savait pas lacer les chaussures de son fils. Yang l'avait soupçonné sans pouvoir rien prouver, et Il-shik s'était suicidé en se jetant sous un train.

Les deux hommes se détestent, Yang reste certain que le premier Gap Dong était Ha Il-shik, il espère en la technologie moderne pour le prouver, il est obsédé par ce tueur aux 9 victimes. Même si les crimes sont prescrits.

Dans l'asile le détective Ha rencontre Oh Maria, jeune psychiatre soucieuse d'aider ses patients et qui leur lave les pieds pour créer un lien. Il discute avec elle, de ses rêves, de ses pensées. Elle trace un rapide portrait du tueur, et affirme à l'inspecteur Ha que Gap Dong est sa raison de vivre. Dans le même établissement un pensionnaire salue un condisciple le reconnaissant comme le criminel qu'il est heureux de rencontrer. Justement celui-ci noue un ruban autour d'un paquet contenant une pâtisserie d'une façon particulière...

Yang veut faire tester l'ADN de tous les patients de l’hôpital psychiatrique, et les comparer avec celui supposé appartenir à Gap Dong, et en même temps celui de Ha, secrètement. Mais celui-ci s'en aperçoit ce qui augmentera la tension entre les 2 policiers.

Une jeune femme marche, seule, sur la route alors que la neige commence à tomber, un homme la suit, elle se retourne juste à temps pour le voir se jeter sur elle.

Nous sommes le 24 décembre 2013, 20 ans après le premier crime de Gap Dong. La mise en scène est identique à 1993.

L'inspecteur Ha sauve une jeune fille d'un agresseur au couteau, aidé du docteur Ho, au passage il prend un coup au ventre et se retrouve à l'hôpital. Une blessure et une arrestation qui lui vaudront un début de popularité. Qu'importe la douleur Ha doit voir le nouveau corps alors que les spécialistes de la police le dégagent de la neige, et trouvent un nœud caractéristique. Est-ce un imitateur, le véritable assassin est-il de retour ?

Gap Dong était-il un tueur unique, Ha Il-shik fut-il le premier comme Yang le pense où celui-ci est-il obnubilé par une recherche impossible ? Dans ce cas quelle est sa motivation ? Le fils de Il-shik est-il si sûr de l'innocence de son père ? Le docteur Oh pourrait-elle être cette enfant présente sur les lieux du premier meurtre avec une amie et qui aurait joué sa survie à shifumi ? Qui est ce patient de l'asile qui pense avoir reconnu Gap Dong et dont le comportement pourrait le faire passer pour l'imitateur ? Sans oublier cette jeune fille, dessinatrice, que Mu-yeon ne laisse pas indifférente.

La tragédie est en place, les personnages s'agitent sur la scène, ils vont avoir le temps pour cela. Le nouveau Gap Dong met ses pas dans ceux de son prédécesseur, arrivera-t-il au neuvième ? Après Memories of Murder et Signal, c'est, au moins, la troisième fois que ce tueur mystérieux apparaît sur les écrans. Moins sanguinaire que Jack L'Éventreur il fit plus de victimes avant de disparaître.

Un bon drama, bien écrit, jouant sur le suspens, montrant un suspect, puis un autre, usant du flash back pour, à partir des nouveaux crimes montrer les originaux, avec les spécificités des dramas coréens qui en font le charme pour qui, comme nous, les apprécient.

Il ne reste plus qu'à attendre une nouvelle adaptation des crimes de Gyunggi...

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 07:43

01net N°845

Le Graal du transhumanisme est que la technologie tue la mort. Pourquoi pas en copiant l'esprit d'un individu à l'intérieur d'un ordinateur.

Raymond Kurzweil, directeur de l'ingénierie de Google, le ''pape'' du transhumanisme, en est sûr. Dans quelques décennies nous transférerons notre esprit dans un ordinateur et deviendrons immortel !

Il y a 40 ans, Gordon Moore, cofondateur d'Intel, inventa la ''loi de Moore'', suivant celle-ci, en 2065, les ordinateurs seront assez puissants pour simuler numériquement le fonctionnement cérébral humain. D'ici-là il faudra décoder, et traduire, toutes les informations neuronales à l'origine de nos capacités cognitives sous une forme informatique. C'est l'objectif du HBP (Human Brain Project), projet européen visant à simuler l'intégralité d'un cerveau humain dans moins de dix ans. Des chercheurs purent reproduire le fonctionnement d'un morceau de cortex de rat en utilisant le supercalculateur Blue Gene.

Cet ordinateur exécute 100 millions de milliards d'opérations par secondes, pour simuler un cerveau sapiens il faut une puissance mille fois supérieure, sans tenir compte des synapses, ce qui multiplie encore le chiffre. Autre limite, l'énergie nécessaire. Un ordinateur est incomparablement plus gourmand qu'un cerveau. Si celui-ci fonctionnait comme un ordi son fonctionnement annuel coûterait un milliard d'euros d'électricité.

La solution serait se trouver dans les puces neuromorphiques. Les transistors de ces puces sont câblés de façon à reproduire les connexions neuronales du cerveau. En mars 2016 IBM annonça la création d'un processeur neuromorphique de 5,4 milliards de transistors, simulant 16 millions de neurones reliés par 4 milliards de connexions pouvant être utilisé pour la reconnaissance visuelle. Il consomme l'énergie d'une simple tablette et pourrait annoncer les futurs supercalculateurs.

Martine Rothblatt, patronne d'United Therapeuthics, les clones mentaux – ou mindclones – est ''techniquement inévitable''. Elle prévoit un avenir où chacun posséderait une réplique numérique de son esprit créée à partir de l'intégralité de sa vie connectée ou d'entretiens vidéos et autres tests de personnalité.

Kurzweil le prévoit : en 2100 nos corps seront remplacés par des machines contrôlées par la réplique numérique de notre cerveau. ''Nous saurons, explique-t-il, créer des corps virtuels évoluant dans une réalité virtuelle réaliste''. Une vision dont doute la communauté scientifique. Kenneth Miller, neuroscientifique à Columbia estime qu'il faudra plusieurs milliers, ou millions, d'années, pour télécharger un esprit dans une machine [comme si nous avions une chance d'être encore là].

En revanche, un dirigeant de Huawei, Kevin Ho, évoquait un avenir proche où les enfants pourront discuter avec la copie numérique de leurs défunts grâce à des applis comme WeChat.

Même dans la mort le smartphone viendra nous em...

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 07:10
Vues de l'intérieur de Saint Pierre de Rome
Vues de l'intérieur de Saint Pierre de Rome
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:43

Un ''génie'' n'est qu'un point de rencontre, une confluence, un croisement.

La populace hurle pour ne pas s'entendre gémier et supplier.

Pourquoi suis-je immunisé contre la croyance... et pas vous ?

Il est des esprits plus décharnés que des corps.

Je me fous de la morale, pas de ma santé.

La justice est un fantôme protéiforme auquel chacun donne le visage qu'il espère, et, quelquefois, qu'il redoute.

La psychologie est à l'esprit ce que le déplacement des feuilles est au vent.

N'ayant rien choisi de ce que vous êtes comment voulez-vous choisir ce que vous deviendrez.

La démocratie n'est pas écologique.

Ce n'est pas le malheur des autres qui me réjouis, c'est leur bonheur qui me peine.

La folie est une danse entre l'illusion et un spectre.

L'enfant voit venir le fantôme du vieillard qu'il sera ; le vieillard voit disparaître le spectre de l'enfant qu'il fut.

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:00

01net N°845

RESTAURER LA MÉMOIRE (JMP)

À mesure que la science perce les secrets du cerveau elle imagine les technologies pour décupler ses facultés.

Dans Matrix il suffisait à Neo de connecter son cerveau à un ordinateur pour maîtriser les notions du Kung-fu. Le film approche des 20 ans mais des chercheurs de l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) travaillent sur un dispositif semblable. Le projet RAM (restauration active de la mémoire) Replay du docteur Praveen Pilly vise à doper ses performances en stimulant l'apprentissage durant l'éveil et la consolidation de la mémoire pendant le sommeil. Des tests sur des volontaires n'ont pas commencé mais le docteur PP imagine la suite, la mise au point d'un casque à destination du grand public associé avec le fabricant ibérique de stimulateurs cérébraux Neurolectrics et l'étasunien Soterix Medical.

Pourtant là n'est pas la solution contre la maladie d'Alzheimer. Elle pourrait venir de l'université de Californie du Sud et du Wake Forest Baptist Medical Center en Caroline du Nord. Cette fois les électrodes ne seraient posées sur le crâne mais implantées directement dans le cerveau et destiné à dévier les informations sensorielles qu'il reçoit vers une région non endommagée de son hippocampe, le siège de la mémoire à long terme qui se détériore chez les malades d'Alzheimer. En imitant le fonctionnement des cellules du cerveau, le greffon high-tech inventé par les professeurs Theodore Berger et Dong Song font l'interprète entre le lobe frontal et l'hippocampe pour y injecter des souvenirs. Au-delà du traitement des maladies neurodégénératives c'est le moyen de booster la mémoire de tous. L'algorithme au cœur de la puce pilotant les microélectrodes oriente et traduit les signaux électriques circulant dans le cerveau pour que l'hippocampe les comprenne. Celui-ci pourrait nous aider à apprendre plus vite et à ne rien oublier.

Quand il sera finalisé, ce qui n'est pas pour tout de suite.

Sans aller si loin le remède contre Alzheimer pourrait se trouver à Toulouse, au Centre de recherches sur la cognition animale où l'équipe de Claire Rampon et Kevin Richetin a réussi à rendre la mémoire à des souris atteintes de cette pathologie en utilisant un virus modifié qui, injecté dans l'ADN de cellules souches de futurs neurones, les forces à se développer normalement.

Que donnerait ce traitement sur des souris saines ? ''Peut-être une amélioration des capacités cognitives que nous n'avons pas mesurée'' admet Claire Rampon.

 

GREFFER UN ORDINATEUR AU CERVEAU (FB)

 

Dans quelques décennies nos smartphones seront inutiles. Tout sera dans notre tête.

 

Jan Scheuermann est quadriplégique suite à une maladie génétique. Elle a pourtant réussi à faire voler, en simulateur, un F-35 par la pensée, du moins grâce à deux implants de la taille d'un petit pois nichés dans son cerveau.

Une expérience menée par la Darpa. Au lieu de penser à actionner le joystick comme les pilotes, elle a pensé à contrôler l'avion directement, expliquait Arati Prabhakar, la directrice de la Darpa.

Vers 2040-2050, l'hybridation entre cerveau et technologie devrait bouleverser notre mode de vie. Nous aurons des armées de nanorobots qui augmenteront nos capacité. Pour l'instant un message a été envoyé d'un cerveau à un autre par l'intermédiaire du web mais en utilisant un dispositif très lourd. Il n'en est pourtant qu'au début. Si l'on parvient à transcrire en langage informatique les actions des neurones on peut envisager de contrôler n'importe quelle machine par la pensée : ordinateur, véhicule ou une chaîne d'assemblage dans une usine. L'armée n'y voit que des avantages, moins d'hommes sur le terrain et un centre de commandement réduit à des pilotes de drones volants, terrestres ou sous-marins, affublés de système de pilotage par la pensée plus rapides et plus réactifs.

Pour vous et moi il s'agirait de lancer une machine à laver ou un robot-aspirateur en y pensant ou de se connecteur au Net pour obtenir une réponse instantanément.

Il faudra pour cela cohabiter avec l'intelligence artificielle faisant interface. Celle-ci est riche de promesses, et, pour certains de menaces [comme si la connerie naturelle n'était elle pas plus performante dans ce second domaine!]. La solution sera dans l'hybridation entre l'IA et nous. Certains n'y voient qu'un accroissement de notre logique ce à quoi l'intelligence humaine ne saurait se réduire. Nos peurs, imaginaires, dons artistiques et humour continueront de nous différencier des ordinateurs [ça reste à prouver], et des autres humains [ça aussi]. Des milliards de variables difficilement assimilables par des machines. [encore une fois l'auteur fait preuve d'anthropolatrie en considérant le modèle ''humain'' comme le meilleur].

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:01

They Drive By Night – Raoul Walsh – 1940 – 93'

Joe et Paul Fabrini sont frères et routiers, à moins que ce ne soit l'inverse. Ils sont à leur compte et travaillent à San Francisco. Mais les temps sont durs, l'argent rentre difficilement alors que leurs créanciers sont toujours là. Qu'importe, Joe veut continuer alors que son frère aimerait une situation plus confortable lui permettant de passer davantage de temps avec son épouse. Malgré cela il suit son frère quand celui-ci refuse l'offre d'Ed Carlsen de les engager dans sa compagnie.

Leur situation est sur le point de s'arranger, les crédits arrivent à leur fin. C'est sans compter avec le destin malicieux qui pousse Paul à s'endormir alors qu'il conduit avec pour résultat la destruction du véhicule et la perte d'un bras.

Conduire va être problématique !

Ed Carlsen a une épouse, personne n'est parfait, celle-ci est amoureuse de Joe et convainc son mari de l'embaucher dans les bureau, ainsi, proche d'elle, tout deviendra facile.

 

Mais non, même pas, Joe est amoureux d'une autre, Cassie Hartley, de plus il ne voudrait pas trahir Ed.

La situation semble sans issue. Un soir, alors que le couple Carlsen rentre et qu'elle conduit parce que Ed est saoul, elle décide de le laisser sur place, moteur tournant.

Devenue veuve après un triste ''accident'' elle peut offrir à Joe de s'associer à leur affaire pour se rapprocher de lui, mais quand elle apprend que celui-ci va épouser Cassie elle le met en cause dans la mort de son mari, affirmant qu'il avait tout organisé.

La police arrête Joe pour complicité de meurtre, il est emprisonné et attend le procès.

Quand celui-ci arrive Lana ne peut maîtriser sa culpabilité et finit par avouer qu'elle est seule responsable.

Intéressant de retrouver George Raft et Humphrey Bogart, deux grands gangsters du cinéma, ensemble et dans des rôles très différent. Walsh profite de son film pour montrer les difficultés de ''ceux qui conduisent la nuit'', l'obligation d'être loin de sa famille pour la faire vivre, les moments de camaraderie autour d'un café avant de reprendre la route. Une chronique sociale finissant en drame avec une Ida Lupino extraordinaire pour la scène finale.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 07:33

01net N°845 – (Fabrice Brochain, Jean-Philippe Pisanias, Jean-Marie Portal et Daniel Rosemont)

 

Dans un siècle cerveau et technologie seront intégrés et notre vie sera différente. Sera-t-elle meilleure ?

 

Le réveil du lundi est le plus difficile. Vous arrivez au travail avec la sensation d'avoir oublié quelque chose. Et cela vous revient brusquement : la réunion avait lieu à 8h30, il est 9h15. Bernard vous le fait remarquer ! C'est bien de lui ça.

Dommage de ne pas avoir une barrette de mémoire en plus.

Aujourd'hui c'est impossible, demain... Des scientifique de Californie du Sud cherchent à implanter des réseaux d'électrodes dans le cerveau pour apprendre plus vite et mieux mémoriser. Il sera possible de se brancher sur le Web, de piloter sa machine par la pensée. Chouette !

Mais comment utiliser un cerveau si performant dans un corps abimé par l'âge. La solution est simple, le laboratoire United Therapeutics y travaille : implanter un clone numérique du cerveau dans un corps artificiel, ou un ordinateur. Serait-ce encore vivre, ça...

 

Stimuler les cellules souches et régénérer les neurones c'est déjà possible (entretien avec Thierry Hoquet)

 

Aujourd'hui pour doper le cerveau nous utilisons repos, sucre et café, demain, porter un casque connecté pourrait être plus efficace, ou, mieux, implanter une puce dans la matière grise.

François Berger est neurocancérologue au CHU de Grenoble et Thierry Hoquet est philosophe, ils nous demandent d'y réfléchir à deux fois. [chose facile quand ce n'est encore qu'hypothétique]. Le premier est opposé au transhumanisme [comme il y a quelques siècles il était interdit de toucher aux cadavres], le second est spécialiste de Darwin et des cyborgs. Ils s'accordent sur un point [un dogme], un cerveau humain est toujours un trésor immémorial à préserver des utopies technologiques.

Hoquet doute de l'intérêt de s'assurer d'un bétail humain plus efficace et rentable, son partenaire veut poser un interdit, craignant les effets secondaires de manipulations pouvant aboutir à modifier la pensée humaine [pourquoi ne pas interdire alors idéologies politiques et théismes de tous ordres?].

Pas question pourtant de se reconnaître bioconservateurs. Berger évoque son travail sur une interface cerveau-machine pouvant donner une parole synthétique à un muet. Un implant profond vient de permettre à un handicapé d'activer ses bras. Pour Hoquet, la mémoire est un enjeu face aux maladies dégénératives. Un capital qui s'use quand on ne s'en sert pas. La nanoélectronique pourrait être la solution. Il sera possible, bientôt, de régénérer le cerveau en utilisant les cellules souches pour créer plus de neurones, ou, à l'inverse, en empêchant le développement de cellules tumorales.

Pourquoi infliger un implant à son cerveau ? Pour apprendre une langue, par exemple, il suffit d'utiliser une interface externe de traduction [en cours de mise au point]. Le philosophe le souligne en évoquant Gunnm et Ghost in the Shell, êtres qui n'ont de biologique que leur matière grise et de la moelle épinière. Le cerveau est une frontière [aujourd'hui], dans l'imaginaire il représente l'intouchable. FB affirme que les transhumanistes veulent fabriquer des humains hypermnésiques et immortels. Du charlatanisme hérité d'une vision obsolète du cerveau. Aucun signe d'humanité là-dedans. Notre capacité à inventer, aimer, pleurer est unique et résulte d'une complexité symbiotique inouïe [l'homo sapiens prend ses capacités pour des qualités].

Il existe aujourd'hui des appareils de SETD (stimulation électrique transcrânienne directe) proposant des exercices de neuroamélioration. Des promesses faites par des industriels qui veulent gagner de l'argent même si les perspectives de ces machines sont intéressantes par des exercices de neurofeedback. La plasticité cérébrale est magique. TH souligne la beauté de l'apprentissage, servitude rendant capable de choses inédites et admirables.

Les techniques utilisées pour traiter les cas de dépressions extrêmes pourrait ''traiter'' les déviants agressifs ou sexuels. La lobotomie fonctionnait dans des cas rarissimes de syndromes obsessionnels gravissimes. En dehors de ce cadre ses effets étaient dévastateurs [mais peut-être voulus].

TH le soutient, les humains se méfient des prothèses, voient d'un mauvais œil la chirurgie esthétique, dénoncent le dopage, condamnent les personnes ''trafiquées''. Ils préfèrent valoriser les ''bien nés''.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 08:31

En 1969 les éditions de L'Herne publient un cahier LOVECRAFT sous la direction de François Truchaud qui en rédige la préface : The dream-quest of Howard Phillips Lovecraft.

Subtile présentation, la confrontation en même temps que l'intrication d'un homme et de son œuvre, les deux faces d'une seule pièce. Un homme qui rêve son univers sans que sa vie soit beaucoup plus réelle, sinon en de rares occasions qui ne lui donnèrent pas envie de quitter la première pour la seconde. Tant mieux, elle lui permit, et lui permet encore, d'exister. Preuve que ce verbe n'est pas le synonyme de vivre. Regardez autour de vous et voyez combien de personnes vivent sans exister.

À moins que ce ne soit le contraire !

Truchaud fait un parallèle entre Arkham et Providence, évoque l'enfance de l'auteur, sans savoir ce que l'on en connaît maintenant, note la rareté de l'alimentation, normale, dans ses récits, comme de celle des femmes, il doit y en avoir deux qui aient un véritable rôle.

Pierre Versins évoque la rencontre entre Lovecraft et son public à travers Weird Tales. Aurait-elle eu lieu sinon ? Un auteur existe-t-il sans être lu ? Probablement pas, encore que Howard n'en aurait peut-être pas été perturbé davantage tant l'ambition n'était pas le trait dominant de sa personnalité. Il suffit de lire le courrier qu'adressa Lovecraft à Edwin Beard, premier rédacteur en chef de la revue, comment il se présente, pour le comprendre. En outre Versins scanne littéralement le corpus lovecraftien, dressant la liste des dieux, des lieux...

Gérard Klein situe HPL au point de rencontre entre le fantastique et la science-fiction même si la forme littéraire de l'auteur s'inspire du fantastique, les contes débutent dans la normalité, c'est ensuite que les choses s'altèrent ou que reviennent des souvenirs qu'il eut mieux valu oublier. Pour autant il n'y a pas de surnature chez lui, ses thèmes relèvent davantage de la S-F tout en étant un critique de l'humain, de ses faiblesses et illusions. Visions pessimistes diront ceux qui croient en l'Homme, lucide diront ceux, avec Howard, et, modestement, moi, qui le voit comme un maillon perdu le long d'une chaîne dont il ne peut rien comprendre, qui l'effraie au point qu'il veuille lui, et se, trouver une raison d'être.

Hannes Bok

Comment ne pas évoquer la remarquable analyse par Claude Ertal de Démons et Merveilles, rapproché du rêve et de l’écriture, formant ainsi les points cardinaux d'un monde où se perd qui s'y trouve, se trouve qui le cherche.

Tous les articles seraient à évoquer, tous les auteurs à citer, chacun ajoutant un trait au portrait du pseudo reclus de Providence.

Virgil Finlay 

S'y ajoutent des textes inédits, à l'époque, et, pour la réédition en 1984, une postface, toujours de François Truchaud qui constate le chemin parcouru, la meilleure compréhension de l’œuvre et la place prise par l'auteur, et l'opportunité de découvrir d'autres auteurs, ignorés en 1969.

De l'eau a coulé sous les ponts d'Arkham depuis 1984. Le portrait

d'Howard est de plus en plus précis, entre obscurité et zones plus sombres encore. Le mythe de Cthulhu a grandi pour autant qu'il ne soit pas devenu un culte. Qui sait si ce n'est pas ce que l'habitant de R'leyh voulait, ne plus être craint mais espéré, pour se réveiller et revenir.

Si même la mort peut mourir, alors que va-t-il advenir des vivants ?

S'il en reste !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 07:03
Vues du dôme de Saint Pierre de Rome
Vues du dôme de Saint Pierre de Rome
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