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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 06:45

En Italie, la Social Welfare Agency, combat le terrorisme. Jusque là rien d'extraordinaire, ce qui est moins courant c'est qu'elle utilise des enfants pour cela, des petites filles d'une dizaine d'années. Récupérer alors qu'elles étaient sur le point de mourir ces enfants sont modifiées, améliorées au moyens de corps artificiels pour exécuter leurs missions, elles sont aussi conditionnées pour être capable de tuer sans état d'âme.

En revenant à elles ces jeunes filles sont prises en main par un tuteur qui leur apprend ce qu'elles doivent savoir et auquel elles sont très attachées au point d'être capable de tout pour lui, il est le cadre dont elles ont besoin pour supporter leur état et le fait que leur avenir est limité du fait même des modifications dont elles ont profité.

Certains agents formateurs pourtant se posent des questions, s'interrogent sur la portée et la validité morale de leurs actes.

Un des couples principaux est composé de Henrietta et José. Survivante du massacre de sa famille, et du viol qu'elle a subi, elle est si attaché à son partenaire qu'il lui arrive de prendre l'initiative de sortir son arme avant que celui-ci ne lui en donne l'ordre, ce qui lui vaudra quelques remontrances de ce dernier. Outre les scènes d'actions ce sont aussi les relations entre ces binômes qui font l'intérêt de ce manga et le destin de ces enfants dont l'avenir est déjà écrit. Le contraste entre elles et leurs actes, la lâcheté des adultes qui les utilise comme des machines en tenue d'écolières tenant des flingues plutôt que des cartables.

Mais elles ne sont pas toutes dupes de ce qu'elles font, ressentent, le ''remède'' qu'elles prennent altère leurs perceptions, mais que seraient-elles en dehors de l'institution ? Un cocktail d'action, de psychologie, plus de la seconde que de la première, tout à l'image des enfants censées être aussi froides que les machines qui les maintiennent en vie. En elles le cyborg ne tue pas l'enfant qu'elles demeurent, avec ses rêves, ses émotions, son goût pour la musique et les étoiles filantes. Reste à faire un vœu, sans être sûr de vouloir vraiment qu'il se réalise.

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Gunslinger Girl

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

Merci à Missbouquinaix de Le Blog des Livres qui Rêvent... pour ce challenge qui va m'inciter à retrouver le monde du manga que j'avais mis de côté depuis trop longtemps.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

 

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

 
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD Japon
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:25
Comme si on ne le savait pas !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 08:46
Ou l'inverse ?
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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 20:00

Pour une fois que je vais voir un one woman show, à Pigalle... autant vous en faire profiter. Tonique, sympathique et, parfois, drôle, et pour me faire sourire il faut se lever tôt.

Ou, mieux, ne pas se coucher !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 08:01

Des enfants s'amusent sur une chorégraphie on ne peut plus datée. Ainsi allons faire connaissance de Suzanne et Maria, deux petites filles dont la mère a disparue et dont le père s'occupe du mieux qu'il peut. Il est derrière la caméra, fière des images qu'il enregistre.

Quels parents ne sont-ils pas heureux de voir leurs enfants se donner en spectacle, quand ceux-ci le font surtout pour eux ?

Ainsi commence le film, par la présentation du triptyque de personnages principaux, Suzanne, enfant grandissant trop vite, Maria, plus raisonnable, et Nicolas, le papa, chauffeur routier qui parle pas, qui n'ose pas, qui voudrait bien sans doute. Tous les trois ils vont régulièrement au cimetière où repose la maman. Le rite est établi, immuable.

Suzanne veut vivre, pas dans l'avenir, pas demain, mais là, tout de suite, et si elle se retrouve enceinte à 17 ans c'est qu'elle en avait envie.

Une raison qui en vaut bien d'autres.

La facilité et le conformisme n'étant pas son fort elle tombe amoureuse d'un petit voyou pour lequel elle va laisser tomber son travail et sa famille, fils y compris, pour vivre avec lui hors de la normalité d'abord, de la légalité ensuite. Ce qui va la conduire en prison, son partenaire et complice n'ayant pas été pris, lui.

La vie est un puzzle de pièces disparates mais qui pourtant, réunies, forment un tout cohérent.

Un film sur l'envie d'exister, la faim d'émotions impossible à réfréner et tant pis si les autres en souffrent, eux aussi. Pas un conte de fée où tout se passerait pour le mieux dans le meilleur des mondes, dans la réalité les erreurs se paient, et c'est encore mieux de l'accepter et les regrets ne changent rien aux événements passés, aux occasions ratées, aux actes commis comme à ceux évités.

Sara Forestier est une Suzanne vibrante, François Damiens un père tout en retenue et densité et Adèle Haenel, Maria toujours prête à soutenir Suzanne, à la comprendre sans jamais lui faire le moindre reproche.

 

Facile de se projeter sur un personnage aussi fort, aussi résistant et capable d'affronter les difficultés du moment, dans le réel le conformisme est tellement plus rassurant, aussi médiocre soit-il.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 08:05

 

Le passé est perdu ! Il est comme un puits sombre

Dans lequel la mémoire aime à se replonger ;

Y trouvant impressions et illusions sans nombre,

Comme en un meilleur temps dans lequel s'immerger.

 

Il est comme un miroir où l'on peut retrouver

Mensonges enjolivés et poupées poussiéreuses,

Cent chemins recouverts d'empreintes fatigués,

De rire et de plaisir, de pulsions nauséeuses.

 

C'est un gouffre sans fond qui absorbe le temps,

Ronge notre apparence, désert océanique

Où le vent sans arrêt nous pousse vers l'avant,

Entre calme innocent et ouragans tragiques.

 

Il retient les regrets, les ''Si j'avais osé...'',

Alors que ce faisant qu'aurions nous obtenu ?

La joie de rencontrer le succès escompté

Ou la démonstration de n'être qu'un cocu ?

 

Il vaut mieux ruminer son content de peut-être,

S'en vouloir d'avoir été trop pusillanime

Que devoir constater qu'à vouloir se connaître

On finit par chuter, aspiré par l'abîme.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 07:52

N'est-il pas écrit depuis la Genèse qu'un homme doit avoir une compagne ? Et si cet homme est un peu différent ceci infirme-t-il cela ?

Été 1816, Byron, Polidori et Shelley, mari et femme, discutent de leurs œuvres respectives, Mary Shelley revient sur sa création : Frankenstein et affirme que la créature de ce dernier n'est pas morte dans l'incendie du moulin, la servante du Dr Frankenstein ne l'a-t-elle pas vu même si personne ne veut la croire ?

À la porte du château frappe un homme étrange qui se présente sous le nom de Dr Pretorius et il vient demander l'aide de Frankenstein. Savant lui aussi, mélange de biochimiste et de généticien dirait-on aujourd'hui, il souhaite donner une épouse à la Créature et ainsi créer une nouvelle espèce.

Mais le docteur va refuser et pour être plus convaincant Pretorius va enlever son épouse. Ne reste au savant qu'à s'exécuter.

De tout temps les producteurs Hollywood voulurent que l'argent rentre, Universal après les succès de Dracula et Frankenstein voulut prolonger les bénéfices en réunissant Karloff et Lugosi, celui-ci devant interpréter Pretorius. Les suites sont rarement à la hauteur du premier opus, dans ce cas pourtant La fiancée de Frankenstein ne le cède en rien au premier film. Whale ne voulait pas se contenter de continuer l'histoire, il voulait que ses personnages évoluent, en particulier la Créature. Malgré le titre la fiancée dont il est question ici est la sienne alors qu'il n'a pas de nom, qu'il est une espèce de puzzle composé par la science. Si dans le film précédent elle ne parlait que par des espèces de cris, cette fois elle parvient à articuler des mots avant de s'attaquer à des phrases. La création échappe toujours à son auteur, nous le savons depuis longtemps et cela aurait sûrement fait plaisir à Mary Shelley.

La fiancée, réveillée par le feu du ciel plutôt que par le baiser du prince charmant, va découvrir son promis et sa réaction ne sera pas à la hauteur des espérances de Pretorius. Elle ne voit pas le cœur vibrant derrière l'apparence monstrueuse. La beauté intérieure se dissimule souvent dans un emballage peu séduisant, j'en sais quelque chose...

Non, je rigole, chez moi les deux se valent !

 

James Whale aimait les gens ''différents'', c'est sans doute pour cela qu'il a su donner tant de force à la créateur, magistralement interprétée par Boris Karloff il est vrai, et donner le meilleur de lui-même pour ce film où la poésie et l'humour encadrent l'épouvante en un triptyque extraordinaire.

Ah s'il avait pu réaliser : La fiancée de Lee Rony !

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 08:43

Je me vois dans ses yeux comme une infâme ordure,

Déposée dans un coin pour attendre la benne ;

Quel autre véhicule serait-il aussi sûr

Pour me mener là où ma destiné m'entraîne.

 

Est-ce ma puanteur qui froisse ses narines,

Atteignant son esprit, lui montrant qui je suis ?

Voit-elle avec son cœur le réel que dessine

Les relents émanant d'une âme au fond d'un puits ?

 

Elle est là-haut, si loin, si floue dans la lumière,

Moi qui suis tout au fond plus dense que la nuit,

Repu de puanteur par delà la frontière

Qui sépare ce qu'elle est de ce que je suis.

 

Mes narines sont emplies d'une fragrance atroce,

Dont je ne sais si elle est vraie ou dans ma tête ;

Suis-je décomposé, réduis à un tas d'os,

Soldat n'ayant connu que débâcle et défaite.

 

Aucune fleur, en moi, ne trouverait substance,

Mais si le négatif est ce qui la nourrit.

Je pourrai lui fournir le glacial et l'absence,

Ce qui n'aura pas vécu jamais ne pourrit.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 08:12

Kafka Tamura prépare son départ avec soin, voudrait emporter tant et tant de choses mais décide de se contenter du strict minimum : un briquet en for, un couteau pliant bien pointu, une solide lampe de poche qui éclaire bien, des lunettes de soleil Revo aux verres bleus pour dissimuler son âge. Il emporte aussi une photo de lui et de sa sœur ainée prises quand ils étaient petit, récemment donc ; sur une plage. Quand, par qui, pourquoi semble-t-il si heureux ? Il ne se souvient pas. La seule photo de famille que son père ait gardée.

Quel meilleur moment pour s'enfuir que le jour de ses quinze ans, avant c'était trop tôt, après il serait peut-être trop tard. Cela fait deux ans qu'il prépare sa fugue en tenant compte des recommandations du garçon nommé Corbeau, un ami qu'il est seul à voir et à entendre.

KT ne fait pas que partir, il fuit, il s'éloigne de la prédiction de son père qui lui dit qu'il serait comme Œdipe : meurtrier de son père et violeur de sa mère. Il n'a de but que de se trouver, le destin de chacun mais que tant font tout pour oublier !

C'est dans une bibliothèque qu'il trouvera refuge et une planche d'appel pour un saut dans l'inconnu.

 

Tanaka lui est un vieil homme qui vit de la charité et de recherches de chats perdus, autant dire que sa rencontre avec Johnny Walken, éventreur de félins et dévoreur de leurs cœurs, n'est pas pour lui plaire et si celui-ci obéit à une voix qui lui ordonne de le faire qu'importe, ce n'est pas une raison.

Si j'ose dire !

Tanaka va tuer Johnny et entendre à son tour une voix lui disant de partir pour une mission extraordinaire.

 

Les chemins convergent vers un seul endroit, vous devinez lequel, ce n'est pas une raison pour que je vous le dise. Le monde doit retrouver son équilibre, du moins certains doivent tout faire pour cela même si nous savons que ce ne sera que le temps d'un souffle.

Murakami nous entraîne derrière ses personnages, nous fait vivre à leurs places des émotions intenses, de la joie au désespoir dont le lecteur tirera profit une fois la dernière page lue. Les époques se superposent, les individus se rencontrent, se découvrent et se comprennent. Reste ensuite à vivre avec soi, mais cela relève de l'expérience individuelle.

Je vous invite à faire celle-ci, et à vous réveiller dans un monde nouveau.

http://laculturesepartage.over-blog.com/challenge-kafka

http://laculturesepartage.over-blog.com/challenge-kafka

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 08:31
Croutontons !

Croutontons !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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