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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:39

The Sea of Trees – Gus van Sant – 2015 – 110'

Arthur Brennan n'a pas l'air en forme lorsqu'il se rend au bureau d'embarquement d'une compagnie aérienne japonaise. Sa réservation de la veille, par internet, n'apparaît pas tout de suite, mais ouf, finalement c'est le cas et il peut embarquer. Ce sera vite fait, il n'a pas de bagage et ne demande pas de billet retour. Il faut dire que son but est de ne jamais revenir ! Sa vraie destination est la célèbre foret Aokigahara, celle où se rendent ceux qui veulent se suicider dans une ambiance propice. Une immense mer d'arbres où chaque arbre semble nourri de cadavres.

Il trouve un endroit à sa convenance, un peu en hauteur histoire d'avoir une belle vue sur la forêt. Il pose à côté de lui une lettre adressée à son épouse. Espérant que quelqu'un la trouve et l'envoie pour lui. Quelques pilules, celles que sa femme n'a pas eu le temps de prendre, de l'eau pour les faire descendre. Il suffit d'atteindre la dose suffisante et il s'endormira pour ne plus se réveiller.

Il remarque alors un homme, un japonais, qui passe à quelques pas de lui, sale, perdu, blessé. Sortant de son projet suicidaire il va voir l'arrivant, lui demande si tout va bien, s'il a besoin d'aide. Ce à quoi l'interpellé répond qu'il cherche la sortie, cela fait plusieurs jours qu'il avance, cherche, mais ne trouve rien.

Arthur est trop bon, il lui indique la route, lui passe même sur les épaules son imper, celui qui est si confortable, un cadeau de son épouse. Et puis il se ravise, dans la poche intérieure il y a les médicaments. Il court après l'homme, le rejoint alors que celui-ci se trouve dans un nouveau cul de sac. Finalement il va l'accompagner avec l'intention de revenir en arrière finir ce qu'il avait commencé.

La route est difficile, aucune indication, les arbres se ressemblent, les racines se tendent sous leurs pieds, les rochers n'attendent que leur chute pour leur briser les os.

Brennan oublie qu'il voulait mourir pour aider... mais pour aider qui ? Un homme qu'il n'a jamais vu, un homme ? Ils vont errer, avoir froid, lutter pour survivre, Arthur va trouver en lui une énergie qu'il croyait disparue.

Au moins le spectateur n'a-t-il pas à se forcer pour comprendre dès les premières images que Brennan est un jeune veuf, qu'il ne peut vivre sans sa femme, morte quelques jours plus tôt dans des circonstances à la fois peu crédibles et totalement attendues, le réalisateur se croyant obligé à force de retours en arrière d'expliquer ce qui amena Arthur à vouloir mettre un terme à une existence minée par la culpabilité.

Le couple pourtant allait mal, lui s'obstinait à des recherches en mathématiques qui n'intéressaient personne, elle, se réfugiait dans la boisson, l'affrontement était leur mode de fonctionnement, ce qui ne les empêchait pas de faire des petits gestes l'un pour l'autre, discrètement.

Dommage que le film ait l'air de sortir d'un congélateur. Restent les acteurs qui font ce qu'ils peuvent, et le font bien, la réalisation et la lumière, sans oublier la forêt elle-même, le personnage le plus fascinant dans le miroir qu'il tend à ceux qui s'y rendent. Obscurité et silence pour la majorité, et parfois, un espoir de vie qui ne demandait qu'à surgir.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:17

J'ai souvent parcouru ces allées silencieuses

Quand approchait la nuit et ses sbires innombrables ;

Marchant sans faire de bruit devant les formes hideuses

Que prend l'obscurité quand elle se veut aimable.

 

Petit déjà j'aimais ce décor de statues,

Le gravier qui crissait,le vent qui m'escortait

Comme un fidèle ami qui jamais ne déçut

L'enfant qui s’asseyait et aimait l'écouter.

 

Des vivants je savais, pour l'avoir tôt compris,

Qu'ils ne seraient jamais qu'ennemis et dangers,

Que je suis différent de ce qu'ils ont appris,

Pour eux je resterais toujours un étranger.

 

Fermer les yeux suffit pour retrouver ces lieux,

La pénombre amicale et ses spectres comiques

Pour qui sait regarder derrière l'aspect odieux

Qu'ils aiment à présenter pour créer la panique

 

Dans les esprits craintifs qu'ils savent indignes d'eux.

C'est délire et folie ! Diagnostic implacable,

Posé les docteurs et ces experts affreux

Qui ne supportent rien qui soit inexplicable.

 

Ce n'est pas un tombeau mais ça peut sembler pire,

Des murs capitonnés, des poisons dans mon sang,

Tout pour me ramener dans leur minable empire,

Qui veut lui échapper ne peut être innocent.

 

Pas de retour possible, les ponts ont disparus.

Ces chemins sont sans fin, ils sont mon univers.

Le réel n'est pas mien, j'y suis un inconnu.

Le vent autour de moi emportera mes vers. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:30
Espèce d'OURS (2)
Espèce d'OURS (2)
Espèce d'OURS (2)
Espèce d'OURS (2)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:30

Peut-être faut-il avoir beaucoup souffert pour apprécier Lovecraft

Jacques Bergier

 

Michel Houellebecq est inconnu quand en 1988 il entreprend la rédaction de cet essai. Celui-ci sera édité en 1991, un an avant La Poursuite du bonheur, premier recueil de poèmes de l'auteur. Son premier roman, L'Extension du domaine de la lutte, paraîtra en 1994. Houellebecq dans sa préface de 1999 avouera qu'il écrivit ce texte comme un premier roman, HPL en étant le seul personnage et les faits relatés devant être exacts.

On peut comprendre qu'il considère Lovecraft comme un miroir, se penchant sur ce reflet pour privilégier les traits qu'il devine les plus proches de lui au détriment des autres pour donner au final un portrait tronqué du Maître de Providence.

Le titre est en lui-même explicite, c'est l'attitude supposée de Lovecraft face au monde dans lequel il est plongé, son œuvre étant une réaction contre celui-ci et l'incompréhension, sinon le rejet, qu'il ressentit, à tort ou à raison. Le (anti-)héros lovecraftien type étant confronté à des puissances qu'il ne comprend pas mais dont il sait qu'elles vont le détruire, un peu comme Howard lui-même lors de son séjour à New York, ville où il débarque, marié à Sonia Green, plein d'ambition, sûr d'un avenir radieux, avant de déchanter, d'affronter l'incompréhension des autres et sa propre incapacité à s'adapter à un contexte étranger. Houellebecq peut, à juste titre, considérer que ces choses inhumaines sont les projections du monde moderne, du capitalisme, du mercantilisme et des sous produits de ceux-ci.

Pour l'auteur, Lovecraft était un enfant jusqu'à 17/18 ans, isolé par une éducation qui rendra impossible son entrée à l'université et son accession à une vie ''normale''. HPL se confronte à une réalité hostile. Il connaîtra alors un ''effondrement nerveux'' causant une léthargie qui se prolongera dix ans.

Howard, dans une lettre à Alfred Galpin en mai 1918, confie ''Je ne suis qu'à moitié vivant ; une grande partie de mes forces se dépense à s'asseoir et à marcher […] je suis complétement abruti sauf quand je tombe sur quelque chose qui m'intéresse particulièrement.'' Aucun doute, Lovecraft est un homme lucide, intelligent et sincère. Une espèce d'épouvante léthargique s'est abattue sur lui au tournant de ses dix-huit ans et il en connaît parfaitement l'origine.

Conséquence, peut-être, de ces échecs, Lovecraft présente un monde, une humanité, dénués d'intérêt et d'avenir. ''L'univers n'est qu'un furtif arrangement de particules élémentaires. Une figure de transition vers le chaos qui finira par l'emporter. La race humaine disparaîtra. […] Les actions humaines sont aussi libres et dénuées de sens que les libres mouvements des particules élémentaires. Le bien, le mal, la morale, les sentiments ? Pures fictions victoriennes''. Dans cette phrase Houellebecq parle plus de lui que du sujet de son texte, elle en est d'autant plus intéressante mais ce n'est pas le lieu de la commenter.

Houellebecq souligne à quel point le créateur de Cthulhu utilise la science, moyen d'augmenter la crédibilité de ses personnages. ''Les sciences, dans leur effort gigantesque de description objective du réel lui fourniront cet outil de démultiplication visionnaire dont il a besoin. HPL, en effet, vise à une épouvante objective, déliée de toute connotation psychologique ou humaine''.

De même la sexualité qui est pour l'étasunien une cause de dégénérescence, d'abâtardissement, est l'origine des maux de l'homme moderne pour le français.

Le titre se comprend donc comme une double confrontation, d'abord avec la société contemporaine, ensuite avec une vie dont il ne perçoit pas l'intérêt, pour lui d'abord, pour l'espèce dont il un représentant, peut-être en le regrettant.

Par ailleurs ses convictions matérialistes et athées ne varieront pas, la vie n'a pas de sens, la mort non plus. Ainsi celle de ses héros n'apporte-t-elle aucun apaisement, l'histoire ne s'arrête pas avec elle. Lovecraft aurait-il soulevé le rideau de la réalité, révélant quelque chose d'ignoble ? Au-delà de notre perception d'autres entités existent, d'autres créatures, races, concepts et intelligences. Satan ou Nyarlathothep, qu'importe ! Le premier est dévalué par ses rapports prolongés avec les détours honteux de nos péchés ordinaires.

Lire Lovecraft amène à modifier son regard sur l'existence.

Houellebecq pourtant n'est pas un continuateur comme le furent

Robert Bloch, Lin Carter, August Derleth... il n'a pas participé au mythe populaire généré par l'américain, aussi vivace que le fut celui de Conan Doyle à la différence, importante, que si le second se fonde sur un personnage, le premier en use tels des ombres sur font de ténèbres hantées de formes insupportables. L'un avait conscience de ce qu'il créait, pas l'autre. Quelle importance que son œuvre disparaisse avec lui ! Il a pourtant des disciples, jeunes auteurs qu'il s'efforce de conseiller, non sans tenter de les décourager parfois, tant sa propre vie fut difficile.

Houellebecq distingue trois cercles dans l’œuvre de son modèle : Le premier, le plus extérieur, est constitué de la correspondance et des poèmes. Le deuxième comprend les textes auxquels Lovecraft a participé, comme collaborateur officiel ou comme réviseur. Le suivant est fait des textes de la main de HPL, ici chaque mot compte. Le dernier enfin, le cœur absolu, les ''grands textes'' :

L'appel de Cthulhu (1926)

La couleur tombée du ciel (1927)

L'abomination de Dunwich (1928)

Celui qui chuchotait dans les ténèbres (1930)

Les montagnes hallucinées (1931)

La maison de la sorcière (1932)

Le Cauchemar d'Innsmouth (1932)

Dans l'abîme du temps (1934)

L’œuvre de Lovecraft est comparable à une gigantesque machine à rêver, d'une ampleur et d'une efficacité inouïes. Son impact sur la conscience du lecteur est d'une brutalité sauvage, effrayante ; et ne se dissipe qu'avec une dangereuse lenteur.

Vous voulez en savoir plus ? Vous savez ce qui vous reste à faire, d'autant que ce livre est petit, il demande pourtant du temps pour être lu, et même relu. L'auteur y évoque HPL, apporte un éclairage personnel, et intéressant, sur celui-ci, et à travers lui se présente et montre une esquisse de sa production littéraire à venir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 07:55

Henry Koster – 1950 – 104' 

 

Elwood P. Dowd est un homme gentil, un vieux garçon dirait-on aujourd'hui, de 42 ans, aimable mais quelque peu excentrique puisque son meilleur ami est un lapin invisible de deux mètres qui se prénome Harvey. Pour sa famille il ne fait pas de doute que c'est là l'effet de l'alcoolisme, et/ou, de troubles mentaux qui attendent d'être diagnostiqués, et soignés comme il se doit.

En effet Elwood passe le plus clair de son temps dans un bar où il invite un peu n'importe qui à boire un verre, où même chez lui pour diner. La vie sans cet ami serait bien terne, morose, et pour tout dire, aussi banale que normale, pour lui qui peut confier ses secrets à un lapin qui ne risque pas de les raconter, qui ne le contredit pas, et est toujours présent sans prétendre lui donner de leçon, comme les membres de son entourage, de sa propre famille, qui voient Elwood comme, au mieux un benet, au pire, comme un crétin perturbant dont la place serait dans un établissement spécialisé.

Perspective qui s'approche, en effet, Veta Louise Simmons, sa sœur, souhaite qu'il disparaisse de l'environnement visible de la famille puisque sa fille, Myrtle Mae, est sur le point d'entrer dans le monde avec l'arrière pensée d'y faire sa place, d'abord, et un mariage intéressant, ensuite. Elles redoutent qu'un prétendant découvrant l'oncle ne pense que toute la famille est débile et ne laisse la jeune fille, et ses espérances. Après qu'il se soit fait remarquer lors d'une réception Veta décide de le faire interner. Mais nous sommes dans une comédie et c'est elle qui, à la suite d'un quiproquo, va se retrouver dans une jolie cellule aux parois matelassées.

 

La question pourtant finit par se poser, Harvey existe-t-il bel et bien. Visible par Elwood seulement au départ ses proches semblent accepter son existence et la mise en scène fait tout pour que le spectateur se pose la question.

C'est bien Veta qui va s'avérer la plus ''troublée'' de la famille, son arrivisme forcéné, qu'elle tente d'innoculer à sa fille, ne lui apporte aucune satisfaction, ses relations sont factices et si elle est intéressée, elle n'est pas intéressante. À la différence de Elwood qui sait se faire des amis dans tous les milieux. Lui connait la valeur d'une vie. Ainsi que le disait sa mère ''Si tu veux réussir dans la vie tu dois être très malin ou très gentil''. Après avoir été le premier il conclût qu'être le second est plus valorisant.

Comme la plupart des films de cette époque celui-ci a vieilli, qu'il soit tiré d'une pièce de théâtre se perçoit, surtout si on le sait. Le charme de James Stewart, bien visible lui, opère toujours, et c'est une bonne raison de le regarder.

22 ans plus tard il reprendra ce même rôle dans un téléfilm. La pièce originelle fut à nouveau portée au cinéma en 1998, sous le même titre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:00

검은 사제들 Jang Jae-Hyun – 2015 – 108'

Rome. Les 12 démons existent-ils réellement ?

Ils se cachent dans chaque recoin de ce monde, sont dans toutes les guerres, famines et catastrophes. Lorsque leurs existences seront révélées même les non-croyants se mettront à prier dieu.

Une lettre signale une manifestation en Corée. Le père Jung, un spécialiste, est injoignable, il est dans le coma !

Séoul

Un prêtre monte rapidement dans la voiture qui s'arrête devant lui, il prie en tenant quelque chose. Le chauffeur fait au mieux, il se faufile, mais ne peut éviter la première voiture qui les heurte, encore moins le camion qui suit. Le prêtre parvient encore à murmurer quelques mots.

 

Un taxi s'arrête devant l'archidiocèse de Séoul, l'arrivant est le père Kim Bum-shin, un voyou, négligeant, mais il assistait le père Jung, l'exorciste. C'est lui qui a contacté le Vatican en évoquant le cas d'une jeune fille possédée : Lee Young-shin.

Ses collègues prêtres lui en veulent de ne pas leur en avoir parlé. il a essayé, ils n'ont pas écouté. Il a trop souvent parlé de possession, pour rien, pour être pris au sérieux. Cette fois, aussi, il est sûr qu'il s'agit de l'une des 12 manifestations.

L'évêque le désavoue, officiellement, mais s'en va, laissant les prêtres agir. Il pourra affirmer n'avoir rien su en toute bonne foi (!). le père Kim a besoin d'un médecin et d'un assistant. Le Dr Park Hyun-jun de l'école catholique conviendrait.

Alors qu'il va voir Young-shin il arrive trop tard pour l'empêcher de se jeter par la fenêtre, et de tomber sur le toit d'une voiture, sans toutefois trouver la mort. Elle est dans le coma, elle aussi.

 

Il manque l'assistant, ses connaissances et qualités doivent être nombreuses. Un seul nom réunit les critères Choi Joon-ho. Pas de chance !

Mis au courant de la mission qui l'attend Choi est dubitatif. Il ne connaît pas le père Kim, ni le père Jung, ni les Rose-croix. Il doit d'abord rencontrer le diacre Park qui va lui remettre les notes et enregistrements laissés par les aides précédents concernant le cas de la jeune Lee. Il y en eut 10.

Joon-ho est inquiet. Se passe-t-il réellement quelque chose ?

Choi écoute, difficilement, les séances enregistrées, et son angoisse monte, plus encore quand il fait un cauchemar terrifiant où se superpose l'image d'un chien et d'une petite fille, croyant frapper le premier il poignardait la seconde.

 

Il rencontre le père Kim, avec une autre mission, secrète. La rumeur veut que celui-ci ait abusé de Young-shin, il faudra filmer ce qui se passe, l'évêque veut en savoir plus.

Le père Jung sort du Coma. Et il a bon appétit, sous les yeux des corbeaux sur le toit en face de l'hôpital.

Pour autant que le père Jung soit lui-même...

Quand Choi rencontre Kim il est surpris, ce dernier présente une personnalité atypique, il ne porte pas de signe distinctif, bois, sait se montrer provocateur et grossier. Deux personnalité on ne peut plus différentes, ou complémentaires.

Le plus jeune devra apprendre qu'il y a une différence entre la théorie et la pratique. La seconde est bien plus dangereuse.

 

L'heure de la confrontation arrive, après l'échec d'une shaman le pire est à craindre.

Si vous avez l'impression que ce film a quelque chose de l’Exorciste vous avez raison. Une jeune fille possédée par un démon millénaire affrontant deux prêtre, le ''pitch'' est identique mais le traitement est plus violent encore. Ce démon ne manque pas de répondant, il sait tout de ses adversaires, surtout leurs faiblesses. Qui n'en a pas ?

Park So-dam semble partie pour une plus belle carrière que Linda Blair. Depuis Priest elle est apparue dans 2 dramas, différents.

Heureusement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:27

Hyperstitution : Besoin impératif que chaque seconde, chaque pensée, chaque acte de la vie soit marqué d'un rituel rassurant, jusqu'à ce que celui-ci remplace autant les actes que les pensées.

Ignocence : Qualité de celui qui ne sachant rien peut se prétendre dénué de culpabilité.

Impierialisme : Doctrice se prétendant antithéismes mais aussi sectaire et dogmatique que les autres.

Impostueur : Puisque je ne sais pas qui je suis, puisque je paraîs quelqu'un que je ne connais pas, je ne laisserais pas vivre qui me reconnaîtrais.

Impurgatoire : Lieu où errent les âmes en attente d'accéder aux Enfers, a parfois l'apparence d'un blog...

Inferdisiaque : Sensation complexe et contradictoire que le maximum de douleur apporte un maximum de plaisir.

Jalousie : Envier ce qu'à l'autre et qu'il ne mérite pas plus que moi.

Jambes : Moyen d'aller loin, physiquement, en les écartant dans un sens, d'aller loin socialement en les écartant dans un autre.

Leeconographie : Ensemble des représentations générées par un cerveau délirant, sans suite ni logique compréhensible par qui ne dispose pas des mêmes tares qualités.

Malsainphonique : Musique mettant si mal à l'aise celui qui l'entend qu'il voit revenir les pires souvenirs de son existence, remonter les plus sombres pulsions de son subconscient.

Monosomique : Altération du génome induisant l'absorption d'un chromosome par son pendant dans une paire. Les modifications ainsi produites ont des conséquences sur le développement cérébral dont les effets sont encore mal connu mais semblent toxiques.

 

Morale : C'est MA façon de vivre, MES lois et comportements qui sont les bons, qui les refuse ne peut qu'être un envoyé du mal qu'il convient d'éliminer. Sœur du bien, couple ressemblant à un étau interdisant idées et pensées déviantes sous peine de le voir se refermer sur l'imp(r)udent(e).

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:37

Henri Vernes - Gérald Forton – 1963 (NB) - 1991 (couleurs) 

Nous retrouvons nos amis dans le nord du Tanganyka en plein safari photos.

Dans un magasin ils demandent de la pellicule ce qui attire les railleries de Tholonius Zourk, le chasseur d'éléphants accompagné de sa bande. Bob et Bill justement détestent ce genre d'individus qu'ils ne sont pas loin de considérer comme des assassins. Zourk prend mal la chose et entend donner une leçon à ces touristes.

Résultat : il se retrouve à terre, ridiculisé ! Bien fait !

À l’hôtel nos héros se préparent à repartir pour le territoire des Kazongos qui regorge d'animaux ne demandant qu'à être photographiés, comme ces rhinocéros qui batifolent en pleine nature. Mais un coup de feu retentit, tiré pour faire fuir les animaux. De retour à leur véhicule ils sont menacés par une ombre qui les menaçant de son arme les fait jeter les leurs. Ils font ainsi connaissance avec Ann Kircher, fille du garde-chasse de la région qui, heureusement, a entendu parler du fameux commandant Morane.

Mais des coups de feu résonnent, Ann se précipite, sûre que son père est en danger, suivie par nos compères qui interviennent pour faire fuir les Kazongos qui assiégeaient le bâtiment du garde-chasse. Tout semble bien se terminer quand un indigène fait irruption pour signaler le retour des chasseurs d'éléphants. Tous se mettent en route pour protéger les pachydermes. Effrayés ceux-ci manquent les écraser, il s'en est fallut de peu.

Mais Zourk et ses complices ont profité des circonstances pour s'échapper. Pour ne pas leur laisser une seconde chance ils sont pris en chasse, chacun son tour, et rejoints. Zourk est arrêté, ses complices, envoyés se faire pendre ailleurs.

Cela fait Bob rappelle à Bill la promesse faite si le chasseur d'ivoire était arrêté : manger son chapeau. Ce qui est dit est dit, pas question de revenir dessus, et l'écossais joint l'acte à la parole.

Mais Zourk est rusé, il profite de la nuit et de la crédulité de son gardien pour prendre la fuite. Une nouvelle poursuite est donc lancée. La jeep volée par le chasseur est retrouvée, réservoir vide, plus tard ce sera au tour des poursuivant d'avoir des soucis mécaniques. Manque de chance, ils se retrouvent en pays Kazongo, le risque est grand d'une embuscade. Impression prophétique puisqu'ils sont capturés par ceux-ci, amis de Zourk qui voit là l'opportunité de prendre sa revanche.

Les Kazongos préparent la fête du soir, dont le clou doit être l'exécution des trois hommes, mais ceux-ci ne manquent pas de ressources et Bob a une idée pour s'évader, ce qu'ils réussiront, avant de retrouver Ann, partie à leur recherche. Pendant leur fuite ils s'éloignent jusqu'à entrer sur le territoire des Nains de la Montagne, des pygmées mal connus, mais peu ouverts aux visites.

Tout d'un coup ils sont là, partout, menaçant, Morane et ses amis hésitent à tirer pour tuer, fort heureusement les circonstances tournent en leur faveur quand...

 

Mais je ne vais pas tout vous révéler. Une aventure africaine de Morane avec la vision de l'époque, un monde bien loin de celui qu'il est devenu.

Et nous pouvons le regretter.

 

Quand à la découverte du cimetière des éléphants, heureusement son emplacement reste ignoré.

 

Un voyage dans le passé, nostalgique pour qui le refait, curieux pour les autres.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 07:26

Une œuvre éclipse parfois un nom, surtout si à celle-ci un autre patronyme est associé. Il en va ainsi de Robert Bloch, quand à l’œuvre c'est Psychose. Ce mot évoque sûrement quelque chose pour vous, le film d'Alfred Hitchcock, ce dernier le porta à l'écran, avec un tel résultat qu'il semble en être l'auteur.

Vous voyez Marion Crane s'arrêter devant un motel, être reçu par un jeune homme qui semble bien sous tout rapport, vous vous souvenez de la scène de la douche, de la musique de Bernard Herrmann...

Dommage pour Bloch ! La genèse de ce roman vaudrait un article, idéal en conclusion de la série Bates Motel. Mais ce n'est pas le sujet !

Robert Bloch nait le 5 avril 1917, le Printemps Lovecraft tombe on ne peut mieux, il vit à Chicago dans un milieu où se côtoient violence et prohibition dans un cadre bétonné si laid qu'il en gardera l'horreur des cités modernes. Très tôt l'écriture l'intéresse, il participe aux réunions des Milwaukee Fictionners et en 1932 écrit à Lovecraft pour exprimer tout le bien qu'il pense de ses textes et demander des conseils. Probablement n'espère-t-il pas de réponse, sa surprise est donc grande quand il en reçoit une. Il ignore encore que Howard est un épistolier (presque) compulsif et aime conseiller et aider les jeunes écrivains. En 1934 il est publié par Weird Tales où paraissent plusieurs de ses amis et relations. Lovecraft lui montre comment rédiger une nouvelle.

Bloch l'explique lui-même : Alors que j'étais jeune, je commençais à lire les histoires de Lovecraft dans Weird Tales. À 15 ans je lui écrivis et lui demandais où trouver ses textes que je n'avais pu me procurer. Non seulement il m'envoya ses propres exemplaires mais en plus m'adressa une liste de livres de littérature fantastique qu'il possédait dans sa bibliothèque et qu'il mettait à ma disposition ! Ainsi je devins le correspondant et l'ami de l'homme que je considère comme le plus grand écrivain contemporain de fantastique en Amérique, si ce n'est dans le monde entier. Je lui envoyais régulièrement mon travail, il lisait mes histoires puis les commentait ; il me donna la permission de m'inspirer de lui pour le caractère d'un de mes personnages dans ''The Shambler From the Stars''.

Lovecraft répondit à son jeune correspondant en l'incluant, sous le nom de Robert Blake, dans sa nouvelle Celui qui hantait les ténèbres. Après la mort de son maître Bloch ajouta un troisième texte, L'ombre du clocher.

Bloch rédige de nombreuses et excellentes nouvelles, il participa au Mythe de Cthulhu en inventant le livre maudit De Vermis Mysteriis, attribué à Ludwig Prinn, Lovecraft le glissera dans plusieurs de ses contes. Le natif de Chicago est aussi, et comme HPL, un admirateur d'Edgar Allan Poe.

Il finira par s'éloigner du fantastique pour s'attaquer à la science-fiction avant de se consacrer au roman policier. En 1959 Hitchcock lui achète les droits de son roman Psychose pour en faire un de ses films les plus célèbres. Bloch travaillera pour le cinéma mais aussi pour la télévision. Entre autre il utilisera plusieurs fois notre ami Jack l'Éventreur.

En 1979 Bloch retrouvera le chemin menant à Arkham, publiant Strange Eons, qui en français deviendra Retour à Arkham. Dans ce roman le héros découvre un tableau qui s'avère être celui du Modèle de Pickman. Lovecraft lui même apparaît au détour d'un chapitre, et le texte de se conclure par une fin digne de l'homme de Providence. Je ne vous en dis pas plus.

Les deux auteurs partagent une vision similaire du genre humain face à des forces qu'il ne comprend pas alors qu'elles ne se soucient pas de lui. il y rajoute de l'humour, noir et de l'ironie (forcément) que son ''parrain'' n'exprimait pas, du moins par écrit.

 

Il est bon de parler d'un écrivain injustement méconnu, si j'ai ainsi contribué à lui apporter quelques lecteurs supplémentaires j'en serais ravi. Si vous n'en faisiez pas partie faites attention à ce qui pourrait vous arriver.

 

 

Robert Bloch est décédé le 23 septembre 1994. 

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:30
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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