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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:19

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Un bestiaire de génies

Le surdoué des invertébrés

(Ludovic DICKELAnne-Sophie DARMAILLACQ)

Dans Les travailleurs de la mer (1866), Victor Hugo parle ainsi des pieuvres ''ces animaux sont fantômes autant que monstres. Ils sont prouvés et improbables. Ils semblent appartenir à ce commencement d'êtres terribles que le songeur entrevoit confusément par le soupirail de la nuit''. En 1869 dans 20 000 lieues sous les mers, Jules Vernes met en scène un calmar géant de 8 mètres de long à l'assaut du Nautilus. À la fin du XIXe les céphalopodes n'ont pas bonne presse.

Notre regard sur ces animaux a évolué, nous les savons intelligents et sensibles, depuis le 1er janvier 2013 la directive 2010/63/EU définissant les conditions de l'expérimentation animal dans l'UE, inclut les céphalopodes. Seuls invertébrés sur lesquels l'expérimentation est réglementée.

Les seiches et les pieuvres sont les plus étudiés des céphalopodes, d'abord portant sur l'apprentissage et la mémoire, les recherches s'orientent vers leurs capacités de changement de couleur et leur système visuel. Une première conclusion s'impose : les céphalopodes sont dotés de capacités cognitives comparables à celles des vertébrés. Camouflage, vision, innovation, tromperie, apprentissage, mémoire, sont des facettes de leur intelligence.

Leurs 700 espèces, allant de 5 mm à plus de 7 mètres, ont colonisé les mers du globe. S'adaptant à l'obscurité des abysses, aux eaux polaires ou aux zones coralliennes. Prédateurs de coquillages, crustacés et poissons, proies prisées des cétacés et de certains oiseaux marins, elles présentent un ensemble de comportements parmi les plus riches et complexes du règne animal.

Au cours de leur évolution ces mollusques ont pour la plupart perdu leur coquilles, gagnant bras et ventouses pour manipuler des objets, capacité que peu de mammifères terrestres possèdent, comme les primates ou la loutre. Leur peau peut changer de couleur instantanément. Ils nagent en éjectant de l'eau par un entonnoir situé sous le ventre ou en utilisant leurs nageoires. Leur cerveau est le plus développé des invertébrés, comparable à celui de certains oiseaux. Il est situé entre les yeux et entoure l’œsophage, protégé par une capsule de cartilage faisant office de ''boîte crânienne''. Structuré en régions dédiées à des fonctions spécifiques, motrices, comportementales, d'apprentissage, mémorisation ou prise de décision. Deux lobes ''optiques'', situés dans l'axe des yeux, sont impliqués dans de nombreux comportements déclenchés par la vision, représentant deux tiers du volume du cerveau ils montrent l'importance des informations visuelles dans la vie des céphalopodes.

 

Leur peau est une toile, une couche de cellules blanches, les leucophores, sur laquelle sont disposées des cellules contractiles et pigmentées, les chromatophores. Entre les deux, des cellules particulières, les iridophores, capables de modifier la vibration des ondes lumineuses. Pour intimider ou tromper ses prédateurs, une seiche peut faire apparaître deux ocelles noirs menaçants à l'arrière de son corps. Les motifs de colorations sont aussi utilisés comme moyen de communication. Calmars, seiches ou pieuvres ne distinguent pas les couleurs mais leur vision est sensible à la polarisation de la lumière.

En s'enfonçant les ondes lumineuses sont absorbées. Jaune, orange et rouge disparaissent ; à 50m le violet et le vert s'éteignent à leur tour, seul le bleu reste visible. La lumière se polarise en traversant une surface transparente ou en touchant une surface réfléchissante. Ou un plongeur ne voit que des scintillements, la seiche verra des poissons argentés ou des crevettes transparentes. Le toucher est important, le poulpe présente un système de reconnaissance chimique de soi qui empêche ses ventouses de coller à sa propre peau et de faire des nœuds avec ses bras.

Sans certitude qu'ils aient une ''conscience de soi'' ils manifestent une forme d'intelligence illustrée par leurs comportements. À l'instar des grands singes ou des corvidés ils utilisent des outils, manient la duperie et font preuve de comportements surprenants. Ainsi le poulpe Amphictopus marginatus avance sur deux demi-noix de coco qu'il utilise en cas de danger. L'Enteroctopus dofleini est capable d'attaquer un oiseau, un autre, d'imiter un poisson venimeux pour se protéger. Beaucoup sont capables de jouer, comportement associé au développement cognitif.

Particularité des céphalopodes, l'absence de soins parentaux. Les individus de différentes générations ne se rencontrent jamais, mâles et femelles meurent après leur unique saison de reproduction.

En 2008 A.-S Darmaillacq mit en évidence que quelques semaines avant l'éclosion, deux mois après la ponte, les embryons de seiche voient leur environnement à travers la capsule de l’œuf, ayant perçu des proies elles orientent leur préférences vers elles. Seiches et poulpes adultes savent apprendre à s'orienter dans l'espace, à éviter les proies inaccessibles ou désagréables.

Ils ne sont plus des monstres insaisissables mais des êtres intelligents, joueurs et sensibles à la douleur physique et psychologique. L'humain apprend à (re)connaître des formes animales qui ne lui ressemblent pas.

Vous en faites sûrement partie si vous disposez des mêmes aptitudes, finalement assez rares chez les homo-sapiens.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:17

ARNAUD DELALANDEBERNARD GRASSET - 2014

Tout commence par un mail du patient X, de l'asile d'Arkham, à Michel Houellebecq. L'interné reconnaît la passion du célèbre romancier pour HPL et s'adresse à lui comme au seul homme capable de saisir ce qu'il veut dire. Nul ne l'écoute, tous le croient fou, mais MH, lui, contempla les Sphères extérieures et jeta un œil au-delà de l'abîme pour Le contempler, Lui et Ses Semblables... Houellebeck seul peut leur dire qu'il n'est pas dément.

Houellebecq répond : Avez-vous été en contact avec un ouvrage nommé Necronomicon ? La réponse, on s'y attendait, est positive mais le ''malade'' demande au romancier de venir le voir. Il sera déçu par un refus définitif et l'aveu de devoir cesser tout contact. Se pourrait-il que Michel fut lui aussi Leur pantin ?
 

Quelle édition du Necronomicon avez-vous lu ? Le patient se contenta de l'exemplaire détenu par l'université Miskatonic, à Arkham, en regrettant que l'original, en arabe, ait disparu. Il le lut et depuis voit ses nuits envahies de cauchemars. Sa conclusion est une prière : brûlez ce livre, mais surtout, ne l'ouvrez pas. Dans cet ouvrage impie la logique, le cartésianisme rassurant sont mis à mal. Le piège est là, sous l'apparence d'une publication ironique et délirante, mais sans objet, se dissimule une réalité terrifiante, une puissance bien réelle, une fascination à laquelle il est impossible de résister, tout en s'affirmant protégé par l'ineptie apparente des textes et croquis. La partie visible d'un iceberg aspirant l'âme de qui le lit vers des profondeurs d'où il ne reviendra jamais.

Bien sûr l'auteur, comme tant avant lui, se crut prévenu, se pensa plus fort. Lui résisterait, conserverait sa lucidité. Mais qui voit la première page ouverte, qui lit ses premiers mots s'amuse de ce qu'il découvre sans entendre la porte de la raison claquer derrière lui. Qu'il se retourne et c'est un mur qu'il découvre.

Le rédacteur présente son parcours pour nous prévenir. Tout commença à Québec ou, au 801, rue de Bougainville, une plaque a été apposée rappelant le passage en ce lieu de Lovecraft en 1930. Il se présente, David Arnold Millow, anciennement Milaud, descendant d'une famille huguenote installé au Québec depuis le XVIe siècle. Inscrit dans un cercle littéraire Les Bateaux ivres, il y fit connaissance de Spencer Willet. Garçon secret, d'une sensibilité exacerbée dont les textes surpassaient ceux de ses compagnons. David et Spencer se rapprochent, partageant la même épreuve, la disparition anticipée de leurs mères. Mais Spencer abandonner le groupe rimbaldien pour un autre, curieusement nommé Le Cercle de Cthulhu. Association s'adonnant à une reprise de jeux de rôles en vogue dans les années 1980, en particulier L'Appel de Cthulhu, inspiré de H.P. Lovecraft. Internet avait amplifié le succès du jeu et créé une communauté à laquelle il était très difficile de s'intégrer. Quand David lui demanda la raison de ce changement Spencer lui dit simplement qu'il avait trouvé plus intéressant et que la poésie était morte. Finalement il s'éloigna aussi de ce groupe.

Déborah, amoureuse de lui sans espoir semblait en savoir un peu plus, un peu trop.

David se rend à la nouvelle adresse de son ami, 45 Chemin des Plants. Une grange de bois près de ruines d'un bâtiment de pierre. Il entre, découvre une grande pièce presque vide et sur un établi des livres, De Vermis Mysteriis, les Manuscrits Pnakotiques... un ordinateur éteint et de grandes feuilles de papier couvertes d'une écriture minuscule et irrégulière sur lesquelles était posé un petit carnet noir. Un mot revenait, Necronomicon, des dessins hideux accompagnaient des paragraphes ressemblant à des invocations. Plus étrange encore, ou inquiétant, des traces sur le sol, les empreintes de Spencer sans doute, celle de David probablement, et aussi d'autres. Trop grandes pour avoir été faites par des pieds humains sans ressembler aux traces d'animaux connus. Pire, elles menaient à un renfoncement, une espèce d'alcôve avec une trappe en son centre dont le verrou était ouvert.

''N'y va pas !'' avait dit Déborah, parlait-elle de cet endroit ?

Un seul moyen de le savoir ! 
Tout est là, dans un roman qui semble destiné à procurer une peur factice en accumulant adjectifs, lieux et ambiances comme autant d'artifices convenus que l'on affecte de craindre pour se procurer un petit frisson. Là est le vice, ne pas y croire mais s'intéresser, se passionner, ne plus pouvoir reculer.

Difficile de résister à l'appel de l'obscurité n'est-ce pas ? Si vous m'avez lu jusque là, moi-même suivant Arnaud Delalande, c'est qu'il est déjà trop tard pour vous.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Lovecraft
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 07:33

To Have and Have Not –  Howard Hawks - 1944 – 100' 

Nous sommes en 1942, Harry Morgan est propriétaire d'un Yacht à la Martinique où il emmène des touristes fortunés faire un tour en mer pour pécher l'espadon. Le patron de l'hôtel lui servant de résidence est patriote et gaulliste, à l'époque les deux se confondent, et demande à Harry de convoyer un chef de la résistance venue de métropole pour le faire entrer discrétement. Il a plus confiance en lui qu'en ses amis.

Morgan n'est pas motivé, la guerre ne l'intéresse pas, il s'occupe de sa vie, de son bateau, de l'argent... qu'il n'a pas, d'autant qu'il vient de rencontrer une jeune femme, Marie. Ensemble ils forment le projet de quitter l'île et pour cela ils faut des moyens. Une motivation qui en vaut une autre.

Notre ami Harry, et sa nouvelle compagne, vont donc se retrouver à participer à la résistance française en lutte contre les envoyés de vichy qui veulent éliminer une importante personnalité.

Rien de crédible là dedans, c'est vrai, d'autant que dans le roman original, de Ernest Hemingway, son plus mauvais, d'après lui-même, l'action se passait à Cuba et il s'agissait de trafic de rhum entre l'île et la Floride. Mieux valait déplacer l'histoire et donner à Bogart un rôle qui lui allait comme un gant, celui d'un type normal qui ne veut surtout pas se mêler des affaires des autres et qui y est contraint par les circonstances, et la volonté du réalisateur.

Hawks est un monument du 7e art, excellant dans tous les domaines, livrant ici un classique de plus, sachant coller ses acteurs sur ses personnages, à moins que ce ne soit le contraire. Il n'est que de les regarder pour avoir l'impression qu'ils sont plus qu'ils ne jouent. Inutile d'évoquer sa mise en scène, la qualité de l'image, du cadrage, du noir et blanc... et la musique.

Pourtant si ce film est passé à la postérité c'est aussi, peut-être, surtout, parce qu'il montre la rencontre entre Humphrey Bogart et Betty Perske, devenue, à l'écran, Lauren Bacall. En une scène, une allumette et un regard, aura suffit à ravir le cœur de Bogey pour, avec lui, créer un des couples mythiques du cinéma. L'histoire d'amour entre les acteurs servira celle entre les personnages. Rien que pour cela ce film vaut d'être vu, et même revu, qu'importe si le scénario est tortueux. La vérité n'est pas ailleurs, elle est là, sur l'écran.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 08:17

DOSSIER pour la SCIENCE 92 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Le roman des intelligences

(Pascal PICQ)

George John Romanes effectuait des recherches sur le système nerveux et locomoteur des méduses et des échinodermes quand il écrit à Charles Darwin en 1874. celui-ci entrevoit le potentiel du jeune homme et l'encourage afin que sa théorie de la sélection naturelle se porte sur l'évolution mentale, autrement dit, de l'intelligence.

Romanes publie en 1882 Animal intelligence, traduit en français en 1887. il suit la méthode et l'épistémologie de Darwin : recueillir des informations connues parmi les espèces, faire ses propres recherches et les intégrer dans une approche scientifique évolutionniste. Son travail est récapitulé dans deux ouvrages : Mental Evolution in Animals en 1883 et Mental Evolution in Man. Origins of Human Faculty en 1888. Dans ce dernier il affirmera : ''On comprend comment, partie de si haut, la psychologie du singe peut engendrer celle de l'homme''.

Il dispose pour son travail des notes et réflexions que Darwin lui avait données. Celui-ci avait beaucoup étudié ces sujets, notamment le développement de l'intelligence chez l'enfant. Ils seront publiés, tardivement, dans la revue Mind en 1877. Darwin estimait ses connaissances insuffisantes pour intégrer cette question dans L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle (1859). Il confie ses brouillons à Romanes alors qu'il prépare son dernier livre La Formation de la terre végétale par l'action des vers, (1881) portant sur ''l'intelligence écologique'' de la nature, le rôle des vers dans la constitution des sols sur lesquels se fondent nos agricultures et nos civilisations. Livre prémonitoire et comme tel oublié par nos civilisations obsédées par le progrès, et l'idée que celui-ci passait par l'éloignement avec la nature. Les tenants de cette idéologie étayèrent celle-ci de doctrines telles le sexisme, le racisme, l'espécisme... forgeant les outils justifiant cette mise à l'écart, inventant un QI sur mesure pour valoriser ses compétences et dénigrer les autres.

Combien croient encore que Néandertalien et Cro Magnon, qui avaient un cerveau plus gros que le nôtre, étaient moins intelligents que nous.

Le roman des intelligences

Romanes se vit opposé par le psychologue Lloyd Morgan que ''nous ne devons en aucun cas interpréter une action comme relevant de l'exercice de facultés de haut niveau, si celle-ci peut être interprétée comme relevant de l'exercice de facultés de niveau inférieur''. Dogme repris comme un mantra par un siècle de psychologues jusqu'à l'affirmation des sciences cognitives modernes, réhabilitant le dualisme cartésien en parant l'homo sapiens de qualités ''supérieures'', l'empathie, la conscience, la morale... les grands courants de psychologie nés à cette époque, Pavlov, Watson, Skinner... portent les œillères posées par Morgan.

Ce sont les travaux des pionniers de l'éthologie : Karl von FrishKonrad Lorenz et Niko Timbergen pour que les observations sur le comportement s'inscrivent dans une perspective évolutionniste. Timbergen établira les quatre questions fondamentales de l'éthologie : Comment l'individu acquiert ses caractères (ontogenèse) ; comment il interagit avec l'environnement (fonction) ; leur évolution (phylogenèse) ; l'adaptation de la population.

 

Le roman de Pierre Boulle illustre les dogmes de Morgan. Il met en scène des humains remplacés par des machines et servis par des grands singes domestiqués. De moins en moins actifs physiquement et intellectuellement les humains sont remplacés. Ces dogmes furent défendus par Thomas Huxley, son petit-fils Julian également. Des auteurs modernes, comme Patrick Tort, avec son principe d'effet réversif de l'évolution, explique que les humains peuvent agir contre les effets néfastes de la sélection naturelle. Ce duali[ntégri]sme a la peau dure en Occident, logique donc que le Japon ait la meilleure école d'éthologie mondiale. Les Japonais sont animistes. En France il faut démontrer l'empathie des chimpanzés, au Japon il faut démontrer qu'ils n'en ont pas.

Intéressant également de faire le parallèle entre ''notre'' vision de l'animal et celle des robots.

Ce dossier veut montrer la diversité des intelligences dans le règne animal, leur dynamique dans les espèces humaines, la dynamique, la complexité et le potention de celle que l'on veut bien nous prêter aujourd'hui.

Qu'est l'intelligence humaine, parmi les intelligences naturelles, par rapport aux intelligences artificielles ? En notant que nos programmes scolaires, et notre éducation, privilégient ces capacités cognitives en négligeant notre cerveau doit qui, pour l'instant, échappent aux machines (synthèse holistique, émotions, artistique, intuitif...). C'est une troisième coévolution qui commence.

La première concernait tous les organismes vivants et leurs interactions. La deuxième implique les premiers hommes (Homo erectus) et ses innovations techniques et culturelles, qui modifient et sélectionnent nos organismes, des gènes aux capacités cognitives. La troisième débuta avec le XXIème siècle avec les NBIC (Nanotechnologie, Biologie naturelle et de synthèse, sciences Informatiques et Cognitives). Le transhumanisme postule la fin de l'évolution et que sa place doit être prise par nos technologies.

Il faut penser notre avenir en fonction des interactions de ces trois coévolutions. L'intelligence est essentiellement faite d'interactions. Des vers de terre aux neurones en passant par les individus et les puces électroniques ; toute intelligence est une propriété émergente des interactions.

Notre humanité doit retrouver l'usage de ses pieds, marcher dans la nature augmente de 60 % notre créativité, surtout avec d'autres. Dépéchons-nous avant que les robots en sont incapables et qu'ils sont sans cerveau gauche. L'alternative est simple : l'intelligence artificielle nous dépasse ou nous devenons des humains doués d'intelligences augmentées.

[À l'instar de Pascal Picq, et comme Darwin, j'ai envie d'aller me promener dans la nature, bien que j'ai l'intuition que nos visions de l'avenir de l'humanité divergent!]

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 07:50

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Un bestiaire de génies 

(Aurore AVARGUÈS-WEBER)

Avec 100 000 fois moins de neurones qu'un humain, les abeilles étonnent par leur facultés cognitives. Ces hyménoptères comptent, maîtrisent des concepts, raisonnent par catégories... et sont, dans certaines tâches, plus rapides que les grands singes.

Comme les fourmis et les termites elles sont un modèle pour qui étudie l'intelligence collective et les comportements complexes nés d'interactions d'agents ''inconscients'' de ce qu'ils font. L'abeille individuelle peut-elle manifester des comportements divers et complexes ?

Si dans la ruche son comportement est automatique, quand elle butine il en va autrement et des récentes recherches révèlent des capacités cognitives remarquable, surtout en regard du cerveau minuscule dont elle dispose. Elle se repère dans un rayon de 10 km et mémorise les renseignements pour retrouver les sources de nourritures découvertes.

Elles mémorisent les spécificités des fleurs contenant du nectar pour les reconnaître et les retrouver.

Une expérience fut conduite en lui apprenant qu'un carré bleu signifiait une récompense afin de déterminer si elle reconnaissait la forme ou la couleur. En 1914, von Frisch démontra qu'elle perçoit le monde en couleurs mais que son spectre visuel est décalé vers l'ultraviolet. Résultats s'expliquant par une coévolution des fleurs et de leurs pollinisateurs. Les premières présentent des motifs visibles uniquement dans cette longueur d'onde que les seconds perçoivent. Elles distinguent des images, savent reconnaître un paysage ou des photographies de visages.

L'humain catégorise ce qu'il voit pour réduire les informations à mémoriser. Traitement complexe qui semblait l'apanage des vertébrés tels les primates, les dauphins et les pigeons. Dans les années 1990 il apparut que les abeilles en étaient capables. Les catégories du type paysage ou plante, dites perceptives, sont basées sur des similarités visuelles et ne demandent pas un traitement cognitif élaboré. Ce qui n'est pas le cas des catégories fonctionnelles et conceptuelles. Les premières dépendent de la fonction de l'objet (nourriture...) sans tenir compte de leur apparences. Que les abeilles en disposent est à démontrer. Les secondes regroupent objets et événements liés par une relation autre, telle que ''avant'', ''au-dessus'', ''plus grand que'', ''identique''...

Abstraction et acquisition de concepts relationnels sont facilitées chez l'humain par le langage. Primates et dauphins ont besoin,eux, d'un long entraînement.

Diverses expériences ont été menées pour déterminer si les abeilles pouvaient maîtriser plusieurs concepts relationnels. En 2009 Hans Gross et ses collègues de l'université de Würzburg (Allemagne) ont montré qu'elles savaient compter jusqu'à 4 ! D'autres tests les virent fonder un choix sur une position relative, par ex : au-dessus de. Mieux, elles apprennent ces concepts plus vite que les primates et semblent les extraire ''naturellement'' des images perçues afin de les utiliser comme critère de classification.

Quelle utilité ont pour les abeilles ces concepts ? Une théorie, controversée, veut qu'elles créent une ''carte mentale'' de leur environnement. Localisant deux sources de nourritures par rapport à la ruche elles sont capables d'aller de l'une à l'autre directement. Reste la possibilité que l'utilisation de ces concepts soit dû aux entraînements, un effet des expériences.

 

Où se trouve dans le cerveau la zone traitant ces concepts ? Chez l'abeille ce serait une structure cérébrale recevant des informations de tous les systèmes sentoriels après traitement dans les aires spécialisées. Le corps pédonculé serait l'équivalent du cortex préfrontal, il est trés développée chez l'abeille et chez les autres hyménoptères (guêpes ou fourmis), les scarabées et les cafards, probablement à cause de l'importance de la vie sociale impliquant des interactions complexes permettant par la suite un traîtement cognitif élaboré des données visuelles.

Malheureusement ces expériences demandent d'intervenir sur l'animal, en ouvrant la cutilcule du crâne puis en injectant un colorant dans le cerveau. L'électrophysiologie est également utilisée pour mesurer l'activité de groupes de neurones en implantant des électrodes dans le cerveau des insectes. Reste à étudier des abeilles immobilisées en laboratoire. Des simulateurs de vol ou de marches donneraient l'impression d'un mouvement libre à l'abeille immobilisée.

Les abeilles montrent que la manipulation de concepts relationnels n'est pas l'apanage des vertébrés. Leur étude pourrait nous renseigner sur la complexité cérébrale minimale pour atteindre ces niveaux cognitifs. Résultats intéressant sûrement les concepteurs de robots miniatures !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 08:00

터널 - Kim Seong-hoon – 2016 – 126' 

 

Jeong-soo est heureux de rentrer chez lui, c'est l'anniversaire de sa fille et il lui apporte un gâteau. La route est dégagée, le ciel est clair, tout se présente bien. Jusqu'à ce qu'il pénètre dans un tunnel. D'abord une vibration sourde, les lumières clignotent, le plafond se lézarde. Ce sont quelques pierres qui tombent, puis des morceaux plus importants, et enfin toute la voûte qui s'effondre. Jeong-soo accélère pour sortir au plus tôt.

Sans y parvenir.

Le choc est violent, il perd connaissance, et quand il la retrouve c'est pour constater que sa situation ne porte pas à l'optimisme, il est complètement enfermé dans les gravats, heureusement il ne manque pas d'air, a de la place pour bouger et, surtout, n'est pas blessé. Autre chance, son téléphone fonctionne encore, il appelle les pompiers, qu'il joint avec difficultés. D'autres se présentent quand il doit expliquer sa situation, qu'il est prisonnier et qu'il faut le sortir de là le plus vite possible.

Les secours se déplacent et découvrent la situation, la montagne s'est effondrée, il faudra déblayer des tonnes de roches. Les médias s'emparent de l'affaire, apprennent le nom du ''prisonnier'' qui fait la une des médias avec des flashs spéciaux. La télévision étant omniprésente c'est ainsi que son épouse, Se-hyeon, apprend sa situation.

Il va s'organiser, Oh Dal-soo, le chef des secours présente honnêtement la situation à l'enterré vivant, il lui affirme qu'il faudra plusieurs jours pour l'atteindre, la montagne est instable, le tunnel fut construit sans respect de normes de sécurité trop coûteuses. Une enquête démontera rapidement que la majorité des tunnels du pays est dans le même cas.

Jeong-soo est calme, il fait le bilan de ses réserves, 2 bouteilles d'eau et le gâteau de sa fille. C'est peu ! Et son téléphone qu'il doit économiser en limitant ses contacts avec l'extérieur. Il a pu communiquer son emplacement en remarquant un ventilateur tombé devant lui, le 6. les plans aideront à la repérer, il suffit de creuser en mais ça va prendre plus de temps que prévu, alors que l'autre sortie du tunnel s'est aussi effondrée.

M. Oh s'efforce de ne pas paniquer se sachant soutenu par le pays entier. Il compte les jours pour le tirer de sa périlleuse situation. Surprise, Jeon-soo entend un bruit étrange, observe une forme qui s'approche, s'inquiète, mais ce n'est qu'un petit chien qui a pu se faufiler à travers le ventilateur. Savoir qu'il n'est pas seul le rassure un peu, il va sortir de son véhicule et partir en quête de son partenaire de malchance. Une partenaire en fait, Mi-na, coincée sur son siège et qui est heureuse elle aussi de rencontrer quelqu'un.

Pour elle la situation est plus délicate...

Nam Ji-hyun

Les jours se suivent et se ressemblent, le puits avance, lentement, régulièrement. Enfin il atteint le fond du tunnel. Exactement à l'emplacement prévu. Mais Jeong-soo n'est pas là, le plan était faux, tous les ventilateurs n'étaient pas signalés. Il faut repartir de zéro, recreuser, et cela peut prendre dix jours, dix jours de plus, de trop peut-être.

De leur côté les promoteurs du tunnel ne sont pas content, ils devaient en percer un second, tout proche, mais l'usage des explosifs écroulerait davantage le premier. Les jours passent, la communication s'arrête, faute de batterie. Avec le temps la curiosité et l'intérêt mé(r)diatique se sont émoussés, Jeong-soo n'a pas pu survivre aussi longtemps. D'autant qu'un accident se produit sur le site, un drame qui amène les autorités à prendre la décision attendue par les bétonneurs.

Jeong-soo a-t-il survécu, avec sa partenaire et le petit chien ?

Vous n'êtes pas enterré, vous pouvez cliquer au bon endroit, la VOD vous est sûrement accessible. Mais quand vous entrerez dans un tunnel vous penserez à Jeong-soo en espérant ne jamais vous retrouver dans sa situation. Heureusement nos tunnels respectent tous les règles de l'art.

LOL !

Un film angoissant, surtout si vous êtes claustrophobe, et aussi, surtout, une dénonciation des pratiques des constructeurs, plus soucieux de rentabilité que de sécurité ; des médias jouant de la corde sensible, prêts à tout pour avoir une information, une image efficace, quelques mots de la victime, et des politiciens, ici une ministre plus intéressée par les photographes que par son (in)utilité. Sans parler des secouristes eux-mêmes qui sont, à de rares exceptions près, d'une incompétence totale. Services publics et médias, eux, ne sont pas sortis du tunnel. Qu'ils y restent.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 07:29

Les embruns et le froid, la nuit qui s'engloutit,

Et moi sur ce quai qui avance lentement

Vers une embarcadère ou un long bateau gris

Est là pour m'emporter vers le monde d'avant.

 

Pourquoi l'ai-je quitté, sinon pour une quête,

Un impossible Graal, un ailleurs introuvable.

Ce regard entrevu tel celui d'une bête,

Un abîme brulant hanté par mille diable.

 

L'oublier ? Le voulus-je que je ne pus le faire,

Comment gommer en soi le regard de Méduse

Montrant un paradis mais jetant en Enfer

L'espoir qui m'animait, moqueur et plein de ruse.

 

J'aperçois mon vaisseau, il est là il me guette,

Désert comme il se doit, qui voudrait m'escorter ?

J'y monte sans regret, n'ayant d'autre requête

Que d'aller vers l'abysse où meurt l'éternité.

 

Remonter la coupée, préparer la manœuvre,

L'horizon est un cri, mais après sa courbure

Seul m'attend le néant patient comme une pieuvre.

Reste à enrouler l'encre et carguer la voilure

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:00

Classiste : Dogme en cours dans les masses faussement appelées ''laborieuses'' enseignant le mépris, sinon la haine, pour les individus dont la situation sociale est au-dessus de la leur en prétendant que ce sont eux qui les rejette et les dénigre pour préférer les individus pour qui le mérite véritable est plus important qu'un droit mythologique.

Clicoridien(ne) : Individu dont le contact avec une souris d'ordinateur stimule plus que tout autre geste le centre du plaisir.

Colléghyène : Jeune fille ayant trop regarder les magazines de mode (voir ce mot) et la télévision. Principalement les émissions de t'es laid, réalité ! À fréquenter avec précaution !

Délimythé : Frontière imposée par les capacités cérébrales. Symbolisée par des créatures improbables et des décors effrayants. Interdiction absolue de s'en approcher, et même d'y penser.

Démocrathéisme : Système politique établissant que se rapporter à une créature supérieure, censée être omnisciente et omnipotente est d'abord inutile, puis interdit, avant d'être remplacé par la démocratie qui présenterait, réellement cette fois, les mêmes qualités.

Écologie : Les verts sont dans le fruit, mais lui est bio.

Écolosion : Prise de conscience que l'avenir s'il implique une prise de conscience de l'importance de l'écologie, se fera sans écologiste.

Écotégriste : Hors le respect d'une nature mal comprise point de salut.

Enterrement : Enfin dormir quand les autres feignent d'être tristes.

Humanil : Établissement accueillant les humains, vieux ou malades, dont personne ne veut plus parce qu'ils demandent trop de soin, de nourriture, de temps...

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 08:30

L'époque étant crépusculaire il me plait parfois d'ouvrir un recueil de poésie, d'échapper à l'ombre qui nous entoure et, plus encore, à celle qui m'anime. Paul-Jean Toulet n'est pas l'auteur le plus connu, raison de plus pour vous faire partager ma découverte en ce jour du 150ème anniversaire de sa naissance en vous proposant quelques extraits de ses Contrerimes,

 

                                     Nocturne.

Ô mer, toi que je sens frémir
    À travers la nuit creuse,
Comme le sein d’une amoureuse
    Qui ne peut pas dormir ;

Le vent lourd frappe la falaise...
    Quoi ! si le chant moqueur
D’une sirène est dans mon cœur —
    Ô cœur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d’avoir
    Personne qui vous plaigne...
Tout bas, comme d’un flanc qui saigne,
    Il s’est mis à pleuvoir.

                                      Le Garno.

L’hiver bat la vitre et le toit.
    Il fait bon dans la chambre,
À part cette sale odeur d’ambre
    Et de plaisir. Mais toi,

Les roses naissent sur ta face
    Quand tu ris près du feu...
Ce soir tu me diras adieu,
    Ombre, que l’ombre efface.

                                         La première fois.

— « Maman !... Je voudrais qu’on en meure. »
    Fit-elle à pleine voix.
— « C’est que c’est la première fois,
    Madame, et la meilleure. »

Mais elle, d’un coude ingénu
    Remontant sa bretelle,
— « Non, ce fut en rêve », dit-elle.
    « Ah ! que vous étiez nu... »

 

— « Enfin, puisque c’est Sa demeure,
    Le bon Dieu, où est-Y ?
— « Chut, me dit-elle : Il est sorti,
    On ne sait à quelle heure. »

« Et de nous tous le plus calé,
    Je dis : Satan lui-même,
Ne sait en ce désordre extrême
    Où diable Il est allé. »

                                       Épitaphe.

		               	I. M. N.

Plus souple à dénouer mes plis
    Que le serpent n’ondule,
Ayant tous, ô Vénus Pendule,
    Tes rites accomplis ;

Quand vint l’heure où le cœur se navre,
    Et des fatals ciseaux,
Je mourus, comme les oiseaux,
    Sans laisser de cadavre.
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 07:56

The African Queen – John Huston – 1951 – 105' 

 

L'opposition des caractères donne souvent de bons résultats sur grand écran, surtout si les comédiens qui les incarne sont bons et le réalisateur capable de les diriger. Ces conditions sont ici remplies avec le trio : Katharine Hepburn, Humphrey Bogart et John Huston.

Samuel et Rose Sayer sont britanniques, frère et sœur, et se trouvent à Kungdu, en Afrique orientale allemande (devenue depuis la Tanzanie), lui comme pasteur de la congrégation anglicane, elle, pour le seconder dans sa tache. Nous sommes à la fin de l'été 1914 mais ils sont loin de leur pays d'origine dont ils n'ont de nouvelle que par Charlie Allnutt, aventurier canadien qui fait office de coursier avec son embarcation, l'African Queen. Ses manières sont différentes des Sayer mais impossible de se passer de lui.

Justement Charlie vient leur annoncer le début de la guerre entre l'Allemagne et la grande-bretagne. Les anglais préfèrent rester mais voient arriver les troupes allemandes qui brûlent le village et embarquent les indigènes. Samuel s'interpose mais les soldats le frappent violemment. Les fièvres s'en mêlant il meurt peu après.

Charlie et Rose l'enterrent, le premier finit par convaincre la seconde de se cacher pour échapper à la répression germanique en embarquant à bord de l'African Queen. Rose ne veut pas rester à l'écart du conflit, puisque les Allemands disposent d'une canonnière, la Louisa, pour surveiller la région elle trouve judicieux de la détruire en transformant l'African Queen en bateau de guerre. Charlie est dubitatif, il voit les risques, mais finit par céder.

 

Il faut d'abord passer une série de rapides, ce qu'ils font, non sans difficultés, ensuite c'est devant un fort allemand que le navire se glisse, n'échappant pas à des tirs qui atteignent la chaudière et menace la poursuite du voyage. Charlie répare en vitesse, une nouvelle série de rapides se présentant.

À nouveau ils réussissent et, dans la joie du moment, tombent dans les bras l'un de l'autre. Il fallait s'y attendre !

Mais le périple continu, il faut du bois pour alimenter l'embarcation avant les derniers rapides.

Cette fois les choses se présentent mal, le bateau s'enlise, Rose prie, pendant la nuit de fortes pluies permettent à l'African Queen d'échapper à la vase pour atteindre le lac où la canonnière semble les attendre. Le but est proche, les torpilles sont prêtes, il suffit de précipiter le navire sur sa cible...

 

Mais rien ne se passe comme prévu, le bateau sombre, Rose et Charlie sont arrêtés, condamnés à mort pour espionnage mais mariés avant d'être exécutés.

Le hasard, la chance, et, surtout, le scénario, font que la canonnière heurte l'African Queen qui la guettait du fond de l'eau. Les torpilles explose, le Louisa coule.

Nos jeunes mariés rejoignent la rive à la nage et n'ont plus qu'à prendre la direction du Kenya.

 

Pour ce film Bogart reçut l'Oscar du meilleur acteur alors que sa partenaire et son réalisateur ne furent que nominés. Le livre dont il est tiré s'inspire d'une histoire vraie, la ''bataille du Lac Tanganyka'' menée par Geoffrey Spicer-Simson.

 

Au final l'African Queen navigue parmi les classiques du 7e art, place qu'elle mérite pour les qualités énoncées au début de cet article. La fin est heureuse pour nos héros, pour une fois j'ai envie de dire : tant mieux !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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