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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 07:33

Rien de plus effrayant pour marquer la césure

Que son regard glacé, plus tranchant qu'un rasoir,

Découpant l'illusion qui me servait d'armure,

Avant d’éviscérer le courage et l'espoir.

 

Je ne suis que des mots que j'emploie à loisir,

Pour me dissimuler et parfois m'oublier,

J'espérai un regard, un accord, un sourire,

Plutôt que le refus, le mépris, le rejet.

 

Mon cœur et mon esprit continuent leur duel,

Je voudrais que ce soit le second qui l'emporte

Mais le premier toujours triomphe sans appel,

L'émotion au final est encore la plus forte.

 

J'aimerai consumer peur, désirs et passions.

Être aride et désert, parcouru par le vent,

Dépourvu d'oasis, sans hallucination,

Le chemin idéal pour trouver le néant.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 07:07

A Moment to Remember 내 머리속의 지우개 (Nae Meorisokui Jiwoogae) 2004 John H. Lee

Kim Su-jin est jeune, belle, et promise à un bel avenir. Finalement elle n'a qu'un problème dans la vie, son petit ami est déjà marié et veut le rester. Ne lui reste qu'à l'oublier !

Le soir tombe, à la sortie d'une épicerie elle heurte un homme, Choi Chul-soo, charpentier qui travaille pour son père et ambitionne de devenir architecte. Le hasard qui est malicieux va les faire se revoir plusieurs fois jusqu'à ce qu'un tendre sentiment les amène à se rapprocher davantage. Le père de Kim voit leur relation d'un mauvais œil, n'est-ce pas là une mésalliance ? Ils finiront malgré tout par se marier et faire des projets d'avenir.

Mais tout allait trop bien pour faire un film intéressant. Le ciel va s'assombrir sur nos amoureux et le drame se profiler dans leurs ombres.

Le cinéma coréen est connu pour ses réalisations violentes, des thrillers brutaux et autres films déjantés, il l'est moins pour ses mélos et c'est dommage.

A moment to remember est un classique du genre, d'abord la différence sociale entre les protagonistes, les bâtons dans les roues mises par la famille, la sensation que ce sera impossible, et puis l'amour l'emporte... temporairement puisque la maladie va s'annoncer. Sournoisement d'abord, un détail, un oubli, une confusion, et puis d'autres vont suivre, lentement mais sûrement. D'abord cela semble n'être qu'un syndrome amnésique et puis le diagnostique sera différent et le pronostique déstabilisant, surtout chez une aussi jeune femme.

Chacun aura compris qu'il est question là d’Alzheimer et des difficultés qu'elle provoque, pour soi, pour l'autre, pour leur relation. Qui es-tu peut-elle demander, et puis, qui suis-je ? La réalité n'a ensuite plus la même signification. L'amour peut-il survivre quand l'autre s'égare, s'éloigne et revient de plus en plus difficilement, ayant abandonné des parcelles de soi de plus en plus grande en attendant de ne plus revenir du tout, d'être là comme un fantôme et de savoir que cela va arriver sans qu'il soit possible de l'empêcher.

Une infinie tristesse plane sur ce film réalisé avec légèreté et finesse. S'appeler Lee est bien une preuve de qualité !

J'évoque rarement ce genre de film, ils sont un peu mon jardin secret où je cueille des bouquets de douceurs inondés de larmes.

 

Parfait pour recycler les cadavres !

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 07:52

Il y avait longtemps que j'avais envie de voir cette pièce de Roland Dubillard adapté des sketchs qu'il écrivit dans les anné es 50 et qui deviendra une pièce en 1975.

Dialogue de sourds ? Peut-être, mais aussi moyen pour ''un'' ou ''deux'' d'être libre de se définir comme il le souhaite. Surréalisme ? Sûrement, mais poésie toujours.

Qu'importe si nous ne (re)connaissons pas les personnages, au premier abord, il suffit de les écouter pour découvrir qu'ils ne nous sont pas étrangers.

J'ai donc saisi l'opportunité de les voir, et les entendre, joué par Martin Lamotte et Michel Galabru, pensant que si je voulais voir ce dernier il fallait que je le fasse le plus tôt possible.

Mise en scène simple sur des planches réduites par le décor, acteurs ayant leurs textes devant les yeux, surtout Galabru, mais capables de jouer en lisant tout en s'adressant au public pour faire de cette pièce de véritables triblogues !

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:36

Travis Bickle était marine au Vietnam, à son retour il rencontre nombre de difficulté pour se réinsérer dans la société. Puisque dormir lui est difficile il devient chauffeur de taxi de nuit, côtoyant ainsi la partie la moins agréable et la faune la moins fréquentable de New-York. Lentement, mais sûrement, il va plonger dans la confusion et la violence.

Le monde qu'il découvre le met mal à l'aise, d'abord, lui répugne ensuite. Il a envie de s'engager, de faire quelque chose, n'est-ce pas ce qu'il voulait en s'engageant dans l'armée ? Pendant quelques temps il sort avec Betsy qui travaille pour l'élection de Charles Palantine à la présidence, mais cette histoire d'amour va tourner court quand il voudra l'emmener dans un cinéma qu'il fréquente habituellement, et qui affiche des films pornographiques. Nous sommes en 1975, Internet n'est pas encore passé par là. Travis est un solitaire, renfermé et méfiant, pas le genre que Betsy attend pour construire un avenir digne de ce nom. Et, justement, l'avenir est quelque chose que Bickle envisage difficilement.

Dans ses déambulations urbaines Travis fit la connaissance de Iris, 

toute, trop, jeune prostituée qu'il pense pouvoir, et devoir, sortir de sa situation. Après avoir renoncé à abattre Palantine, histoire de se faire entendre, il se tourne vers Travis, et alors que celle-ci est en compagnie de son souteneur et d'amis de celui-ci. Il exécute tout le monde, dans une scène d'une grande brutalité, puis échoue à se suicider. Après la période médiatique succédant à son acte il retrouve son taxi et ce qui lui sert de vie. Peut-être eut-il de l'espoir, jadis, avant, mais il n'en reste rien.

Robert de Niro est un Travis Bickle impressionnant de crédibilité, son regard parle pour lui quand il regarde son environnement, quand il s'entraîne avec son flingue, quand il s'en sert finalement en une explosion sanglante et paroxystique. Jodie Foster était déjà actrice depuis dix ans, bien qu'elle n'en avait que 12 au moment du tournage, elle est, déjà, fantastique, alors qu'elle due être doublée dans certaines scènes que son jeune âge lui interdisait de tourner. Mais l'autre personnage de ce film, comme de toutes les premières réalisations de Scorcese, c'est bien New-York, celui de l'ombre, des trafics, de la prostitution, de la paranoïa inévitable, du sentiment de s'enfoncer dans un destin inexorable.

Comment ''nettoyer'' une ville quand pour cela il faut devenir déchet soi-même ?

Un taxi est un excellent point de vue pour juger de la réalité sociale, de la vérité des rues, par ce qui se passe autour et ce qui se produit à l'intérieur tant le chauffeur semble faire partie du décor et être à peine plus qu'une machine intégrée à sa voiture. Bickle n'est pas un héros mais c'est à lui que nous nous assimilons jusqu'à, presque, partager ses fantasmes et obsessions et s'il tue des ''méchants'' doit-il être absous pour autant ?

Quand il repart il semble s'être vidé de son ressentiment et nous l'espérons pour lui.

Personnellement je doute qu'elle dure longtemps. J'imagine visiter New-York, héler un taxi... ce serait une rencontre intéressante.

You talking to me ?

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:02

Les origines de l'homme (Marine Haquin / Tim White)

Conformément à ce qu'écrivit Charles Darwin ''La lumière sera faite sur l'origine de l'homme et son histoire'' la science remonte l'histoire de l'homo sapiens, les méthodes de datation sont basées sur la décroissance radioactive mesurant la variation régulière de la radioactivité dans les noyaux de certains éléments chimiques permettant de localiser dans le temps les couches géologiques contenant des fossiles tel que ''Ardi'' (Ardipithecus ramidus). La tomographie permet de reconstituer les fossiles sans les abimer, le fossile est scanné par tranches assemblées ensuite numériquement.

Les outils de la paléontologie ont eux aussi évolués, c'était bien le moins, depuis les brosses et les petits marteaux !

Depuis Darwin les primates non sapiens mais plus proche de celui-ci que du chimpanzé étaient appelé Hominidae, les études moléculaires confirment que les grands singes d'Afrique nous sont génétiquement très similaires (et j'en suis désolé pour eux!). Les Hominidae sont donc composé désormais des chimpanzés, des gorilles, des bonobos, des orangs-outans et des sapiens, celui-ci formant depuis sa séparation d'un ancêtre commun une branche appelé Hominina née il y a 7 millions d'années quand une espèce d'Hominini donna naissance à la lignée des Hominina et celle des Panina, celle des chimpanzés.

Il y a 12 millions d'années la Terre était la planète des singes (elle pourrait le redevenir avant moins de temps que ça, beaucoup moins!). 5 millions d'années plus proche de nous vivait l'espèce dont nous sommes la continuité, avec notre cousin chimpanzé, 2 millions d'années s'écoulent encore avant l'apparition d'un genre capable de bipédie embryonnaire. Puis ce fut Australopithecus avant l'émergence d'Homo erectus qui repoussa les frontières de son territoire, envahissant l'Europe et l'Asie avant que l'Homo (pseudo) sapiens conquière toute la planète avant de lever la tête et de se dire qu'il y en a d'autres non sans, durant de longue périodes, partager la Terre avec des ''cousins'' tel l'Australopithecus robustus, avant que celui-ci ne s'éteigne, de lui-même semble-t-il.

Stephen Jay Gould déclara en 1977 que l'arbre des Homididae était ''broussailleux'', on en dénombre plus de vingt-cinq espèces, donnant ainsi raison au paléontologue. De fait ces espèces ne sont pas toutes vraiment différentes mais des variantes d'un type principal.

Pour Jean-Baptiste de Lamarck le recul des forêts au profits des plaines, prairies et savanes fut fondamental pour nos ancêtres, les incitant à développer la bipédie afin de voir au loin et l'emploi de ses mains pour le transports d'objets. Idée aujourd'hui remise en question, des fossiles d'Ardipithecus ayant été retrouvés dans des milieux boisés mais aussi dans les plaines, ce ne serait donc pas l'extension de celles-ci qui aurait provoqué son adaptation à un nouveau milieu mais son besoin d'expansion.

Autre ancêtre source d'interrogation, Néandertal et sa relation à l'homo sapiens. Si les deux espèces différaient, elles coexistèrent longtemps et il semble qu'il y ait eu des croisements et des gènes néandertaliens s'intégrèrent au génome sapiens avant que le premier ne disparaisse pour des raisons inconnues.

Et la civilisation dans tout ça ? Est-elle vraiment née comme on le dit depuis longtemps avec l'agriculture et la domestication des plantes et animaux, celle-ci conduisant les hommes à se sédentariser et construire des villes ? L'idée est remise en cause avec la découverte su le site de Göbekli Tepe (Turquie), monumental ensemble de piliers gravés édifié il y a 11 000 ans, soit à une époque où ses constructeurs étaient encore des chasseurs cueilleurs. Il se pourrait que la religion et les rituels soient les causes et non des conséquences de la domestication et de l'agriculture.

Quid de l'exode de l'Homo hors d'Afrique ? Plusieurs vagues se succédèrent, les premières sont sans descendance aujourd'hui, il faut attendre – 170 000 ans avant que notre lignée ne quitte son continent originel pour envahir le monde. Les similitudes de notre ADN démontrent que nous appartenons à une espèce relativement jeune et, peut-être, amenée à se segmenter dans l'avenir, si avenir il y a, ce qui n'est pas démontré !

Restent les 10 énigmes concernant notre espèce :

Pourquoi ne ressemblons-nous pas plus aux chimpanzés alors que nous avons avec lui plus d'ADN en commun qu'une souris avec un rat ?

Pourquoi sommes-nous devenus bipèdes au prix de grands bouleversements anatomiques ?

Pourquoi le développement technologique fut-il si lent dans le passé alors qu'il accélère maintenant ?

Quand le langage est-il apparu (et est-ce une bonne chose considérant le nombre de c... que nous devons entendre chaque jour) ?

Pourquoi nos cerveaux sont-ils si grands (et l'intelligence si rare) ?

Pourquoi avons-nous perdu notre fourrure (regret que nombre de c...asses semblent éprouver) ?

Pourquoi avons-nous colonisé la planète ? Une longue stabilité climatique aurait pu provoquer une explosion démographique nous incitant à chercher un nouvel habitat. Il existe un gène de ''recherche de la nouveauté'', le DRD4-7R, plus fréquent dans les populations ayant migré plus vite et plus loin de l'Afrique.

Certains d'entre nous sont-ils des hybrides ? Nous avons entre 1 et 4% de gènes néandertalien, les Mélanésiens ont 7 % de gènes des Denisovans (habitants anciens de la Sibérie).

Avons-nous tué Néandertal ? Notre plus grande maîtrise de la coopération et de l'emploi d'outils nous permit-il de l'emporter alors qu'il y a peu de preuves de rencontres ou le changement climatique fut-il déterminant ?

Existe-t-il d'autres hominidés vivants ? Homo sapiens est-il seul ? Rien ne le démontre mais rien ne prouve le contraire non plus. À chacun de choisir ce qu'il préfère !

Le monde des sciences - les cahiers 2 (4/4)
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:47

vit le jour le 10 juillet (belle date!) 1910 dans la province de Bình Định alors en Indochine Française dans une fratrie de 13 enfants et reçut une éducation secondaire à Saigon, ou Hanoï, les sources divergent sur ce point, pourquoi pas dans les deux ? Très tôt il se mit à écrire de la poésie et reçoit pour cela le Premier prix de Poésie aux Jeux Floraux d'Indochine en 1936 pour une série de textes, écrit en Français ''Une voie sur la voie'' montrant qu'il a subi à la fois l'influence du symbolisme de Mallarmé que celle des surréalistes, artistes souvent ignoré des poètes Vietnamiens de l'époque.

Il écrivit aussi une introduction à l’œuvre de Hàn Mc Tứ : Gái quê (1936) puis devint journaliste dans plusieurs quotidiens français à Bình Định, Huế et Saigon comme l'Impartial et la Gazette de Hue avant de partir pour la métropole en 1938 où il s'inscrivit à la Sorbonne sans pouvoir terminer son doctorat pour cause de Seconde 

Guerre Mondiale, ce qui est bonne excuse, et la mort de son directeur de thèse.

Par la suite il épousa une actrice allemande, dont il divorça, écrivit poèmes, romans et pièces jusqu'aux années 1970 où, alors que la guerre faisait rage dans son pays natal, il y retourna pour la première fois depuis son départ. Sur le conseil de son ami, le premier ministre Nord-Vietnamien Phạm Văn Đồng il finit par rentrer en France où il mourut le 27 avril 1992 à Créteil.

En 1961 il obtint le Grand prix du roman de l'Académie Française pour Perdre la demeure, roman sur la société japonaise, du Moyen-Âge à l'époque contemporaine, mais son œuvre majeure reste Des Femmes assises çà et làparu chez Gallimard, Collection Blanche le 21 08 1964 dans laquelle le narrateur, sans nom, est déchiré entre deux cultures ; deux mondes coexistent dans son esprit, le premier illustré par trois femmes françaises, l'autre par sa mère et ses devoirs envers celle-ci qui vient de lui envoyer du Vietnam un télégramme où elle écrivit ces simples mots : J'attends pour mourir.''

Un roman sur une déchirure impossible à gommer, sur un amour insaisissable et des réponses introuvables. Les certitudes rassurent ceux qui ignorent la vie.

Vous pouvez lire aussi : Frères de sang. Éditions du seuil, 1947 ; Les Yeux courroucés. Gallimard, 1958 ; Les contemporains. Gallimard, 1959.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:36

Les vampires sont à la mode depuis longtemps jusqu'à avoir été exploités à tort et à travers, ce qui dû leur déplaire, mais c'est une autre histoire. Pourquoi ne pas donner leur chance aux zombies, pour autant que ce terme ait une signification pour eux, ou une utilité.

Bref, la concurrence entre les morts-vivants fait rage et les successeurs de Dracula voit monter celle de leurs presque semblables.

Que s'est-il passé peut se demander Rick Grimes, policier se réveillant dans un monde tellement différent de celui qu'il a quitté quelques jours plus tôt, blessé dans une arrestation qui s'est mal passé et l'a laissé dans le coma. Quand il sort il découvre des être étranges qu'il mettra du temps à identifier comme des morts-vivants. On le comprend !

Je me dois de reconnaître n'avoir jamais lu la bande dessinée de Kirkman mais seulement vu son adaptation par Frank Darabont produite par la chaîne AMC. Nous allons suivre Rick à la recherche de sa famille, rencontrer avec lui quelques survivants épars et le voir échapper à des hordes de zombies affamés. À aucun moment nous ne saurons ce qui s'est passé, ni quel intérêt peuvent avoir ces êtres à vouloir dévorer les vivants, s'ils sont morts quel utilité pour eux de manger ?

Nous pouvons cependant imaginer une infection au niveau planétaire, d'une rapidité inédite, puisqu'il suffit d'une morsure pour se voir transformé mais aussi de mourir, plus ou moins naturellement, pour connaître le même sort. Plus tard nous verrons ce qui se passe dans le cerveau d'une ''victime''. Avant sa mort nous voyons son cerveau fonctionner normalement, après, contrairement à l'habitude, il fonctionne encore, mais dans sa région la plus ancienne, celle des instincts, la conscience et l'intelligence ont disparues, définitivement. Nous apprendrons ensuite que tout le monde est infecté, sans exception, mais qu'il faut une autre condition pour que la ''maladie'' s'impose bien que cela ne semble pas avoir été nécessaire au début.

Pas de suspens, Grimes va retrouver sa femme et son fils, son partenaire quand il patrouillait, d'autres personnes encore. Ensemble ils vont tenter de survivre, d'abord en échappant aux zombies qui errent partout, et ne se fatiguent jamais, mais aussi en cherchant de quoi s'alimenter, du carburant pour leurs véhicules, des lampes, des piles et toutes sortes de choses dans un monde où la société n'existe plus, où l'individu est confronté à ses peurs, pulsions, envies ou besoins. C'est finalement l'intérêt de cette série, s'il s'agissait d'abattre des morts-vivants à tour de bras ce serait vite fastidieux. Les circonstances révèlent les caractères, ceux qui sont prêt à tout pour survivre, ceux qui espèrent, ceux qui refusent. Ils vont devoir fuir, se cacher, se battre, tisser des liens avec d'autres groupes, s'associer avec eux ou les combattre, voir mourir leurs proches, devoir tuer leurs ennemis, vivants, et reprendre la route pour recommencer en quête d'une espérance qui n'a pas besoin de support pour être motivante. L'envie de vivre, l'instinct là encore, agite devant la conscience une illusion en laquelle il s'efforce de croire.

Plus que face aux zombies l'individu est face à lui-même sans les facilités de la civilisation, l'occasion de découvrir que celle-ci n'est pas indispensable.

Bien sûr il s'agit là d'une série qui nous donne l'opportunité d'imaginer ce que nous ferions si... en espérant que cela n'arrive jamais.

Pensez-y demain matin quand vous vous réveillerez !

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:26

L'univers invisible (Hélène Perrin et Michal Rowan-Robinson)

Nos yeux ne voient pas tout, loin de là, aussi lorsque nous observons le ciel la nuit ne voyons nous qu'une infime partie de ce que contient l'Univers, principalement les étoiles de notre galaxies émettant la lumière visible entre 390 et 750 nanomètres. Les télescopes optiques nous permettent de voir plus loin mais ce sont les instruments explorant la partie invisible du spectre : les rayonnements infrarouges découverts en 1800 par l'astronome William Herschel mais accessibles seulement depuis les années 1960. Depuis la mise en orbite du télescope IRAS nous découvrons les petits corps en orbite autour de certaines étoiles, première étape pour la découverte d'exoplanètes. L'exploration infrarouge permet de débusquer les planètes massives à proximité de leurs étoiles, elle permet aussi d'observer la naissance et la mort des étoiles, elle nous permet de retracer la genèse de la formation des étoiles et des galaxies. L'expansion de l'Univers fait que la lumière émise par les galaxies s'éloignant subit un phénomène de rougissement, le redshift. La lumière émise il y a des milliards d'années nous apparaît décalée vers le rouge ou l'infrarouge.

Autre moyen d'explorer le cosmos, les télescopes radio et micro-ondes observant des rayonnements provenant des objets les plus froids comme le fond diffus cosmologique à 2,7 K (rayonnement fossile découvert par hasard en 1965 par Penzias et Wilson - Nobel de physique en 1978 – en cherchant à étalonner le bruit de fond généré par l'antenne et par l'atmosphère terrestre, empreinte de l'époque chaude et dense de l'Univers 380 000 ans après le Big Bang).

Mais la majorité des ondes est émise par rayonnement synchrotron, par de la matière accélérée, dans les quasars (trous noir supermassifs situés au centre des galaxies, les ondes étant produites par les électrons du gaz) et les pulsars (étoiles à neutrons dont la rotation module le rayonnement). Au Nouveau Mexique a été construit le Very Large Array comptant 27 antennes paraboliques orientables de 25 m de diamètre chacun disposées selon un Y avec deux branches de 21 km et un pied de 19 km. Les signaux sont combinés pour obtenir une image haute résolution.

D'autres ''yeux'' sont tournés vers l'Univers, le télescope Fermi par exemple. Lancé en juin 2008 traquant les rayons gamma émis par les objets célestes. Il étudie les trous noirs supermassifs mais aussi les pulsars, les éruptions solaires, les restes de supernovæ.

L'avenir promet d'être intéressant et riche de découvertes astronomiques. Hubble sera opérationnel jusqu'à 2018 puis être remplacé par le James Webb Space Telescope (JWST) produit de la collaboration entre la NASA et l'ESA. Ce dernier explorera le ciel dans l'infrarouge, étudiant la lumière des premières étoiles et galaxies ainsi que les systèmes exoplanétaire. Autre projet, toujours dans l'infrarouge, le SPICA, fils de l'union de l'Agence spatiale japonaise JAXA et de l'ESA sans oublier le radiotélescope terrestre ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimiter Array) installé dans le désert d'Atacama au Chili et composé de 60 antennes permettant de réaliser des observations dans les domaines millimétrique et sub-millimétrique, longueurs d'onde fournissant des informations sur les conditions chimiques et physiques régnant dans les nuages moléculaires, ces régions denses de gaz et de poussières où naissent les étoiles.

Et je n'oublie pas l'ATHENA, l'Advanced Telescope for High Energy Astrophysic possiblement mis en orbite en 2028... Autant dire que ce n'est pas encore fait. Tous ces projets se réaliseront-ils ? J'en doute un peu mais autant voir grand quand on veut explorer l'espace.

Le monde des sciences - les cahiers 2 (3/4)
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:17

(도가니Dogani) un film écrit et réalisé par Hwang Dong-yeok en 2011, basé sur un roman de gong Ji-yeong lui-même inspiré d'une histoire vraie, celle d'abus sexuels subis par des étudiants sourds de l'école de Gwangju Inhwa en 2005.

Gang In-ho est professeur, nouvellement nommé à l'université de Benevolence, dans la ville, imaginaire, de Mujin. Il vient enseigner l'art aux étudiants sourds mais devine rapidement qu'un secret se dissimule quelque part. Les enfants sont trop renfermés sur eux-mêmes, refusent de communiquer comme si leur handicap était l'autisme plutôt que la surdité. Il va donc mener son enquête et découvrir une vérité qu'il mettra du temps à accepter tant elle est loin de la mission des éducateurs. Mais nous savons bien que des prédateurs sexuels portent ce masque pour mieux approcher leurs cibles. Dans cet établissement il semble le seul à prendre le parti des enfants, ceux qui ne sont pas coupables directement le sont par leur silence, leur indifférence et leur lâcheté. Mais Gang a choisi son camp et va tout faire pour mener les coupables devant la justice, avant de comprendre que celle-ci, du moins ses représentants, est de leur côté.

Hwang Dong-yeok ne réalise pas seulement un film mais en fait un pamphlet dénonciateur d'un événement terrible mais rapidement mit de côté par les médias de l'époque et des représentants de l'ordre (sic) préférant regarder dans une autre direction. C'est amusant comme les poches pleines pèsent sur les paupières comme sur la langue. Le réalisateur aurait pu construire son œuvre autrement, faire monter la tension lentement, mais il voulait en arriver au fait, montrer du doigt la réalité du drame subi par des enfants ayant encore plus de difficultés que les autres pour se défendre. Mais qui connaît la perversité de la nature humaine ne peut s'en étonner, il est ''normal'' de s'en prendre à plus faible que soi, qui ferait le contraire, à fortiori quand on est soi-même pas très fort !

Un œuvre forte, dérangeante et crue, ne reculant pas devant la mise en images réalistes des viols, suggérer aurait été insuffisant, qui doit beaucoup à ses jeunes interprètes qui ne crient que par leurs yeux donnant encore plus de force aux tortures qu'ils subissent. Au moins pouvons-nous en sortir une fois l'écran éteint ce qui ne fut sûrement pas le cas des véritables victimes.

Les bourreaux eux ne font rien pour oublier, au contraire !

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:08

L'intelligence (Clémence Gueidan et Linda Gottfredson)

Vous avez entendu parler de l'intelligence je suppose, que vous lisiez ce billet semble indiquer que vous n'en manquez pas... mais peut-être pas de la ''théorie des trois strates'' qui reconnaît une capacité générale unique G agrégeant un éventail d'aptitudes et de capacités spécifiques. Les grandes compétences sont l'intelligence fluide, l'intelligence cristallisée, la vitesse de traitement, les capacités de récupération en mémoire, la rapidité cognitive, la perception visuelle ou auditive générale, la mémoire et l'apprentissage ; les secondes sont au nombre de 64 et découlent en les spécialisant des précédentes.

Deux définitions de l'intelligence s'opposèrent au début du vingtième siècle : celle de Charles Spearman défendant l'idée d'un facteur général, G ; et celle de Louis Thurstone défendant sept ''aptitudes primaires'' incluant la compréhension verbale et la visualisation spatiale, celui-ci finit par concéder que ces aptitudes fondamentales émanaient de G alors que Spearman admit des aptitudes subsidiaires diverses complémentaires à G. Ainsi une solution mixte apparu qui s'imposa en 1993 lorsque John B. Carroll publia sa ''théorie des trois strates'' dominée par une aptitude unique et universelle, G surmontant huit aptitudes se subdivisant en 64 capacités spécifiques.

G

Facteur général

de l'intelligence

8 Grandes compétences

Intelligence fluide,

Intelligence cristallisée, vitesse

de traitement, capacités de

récupération en mémoire, rapidité

cognitive, perception visuelle générale,

perception auditive générale,

mémoire et apprentissage.

 

Compétences spécifiques

64 aptitudes compétences spécialisées,

chacune reliée à une grande compétence en particulier.

 

Mesurer ou quantifier l'intelligence est une ambition ancienne, en 1904 le psychologue Alfred Binet fut chargé par le ministre de l'éducation d'identifier les enfants susceptibles de rencontrer des difficultés afin de leur apporter le soutien nécessaire. 30 questions permettaient de comparer les performances d'un enfant en regard de celles de sa classe d'âge. Ces tests de QI connurent un grand succès au niveau scolaire, à l'armée ou dans le monde de l'entreprise.

Reste que l'intelligence ne peut être dissociée de son support : le cerveau, ainsi l'aptitude à apprendre et à raisonner augmente rapidement durant la jeunesse, atteint son apogée chez le jeune adulte puis décline lentement avant de chuter peu avant la mort. Certaines aptitudes résistant mieux que d'autres à cette diminution.

Les moyens les plus efficaces pour lutter contre le déclin cognitif restant de ne pas fumer, de boire peu, de faire du sport et d'éviter, autant que possible, les blessures à la tête. N'importe qui d'intelligent suivant ces préceptes naturellement.

Saviez-vous que la taille globale du cerveau par rapport au corps est corrélée avec le QI, que l'intelligence implique l'intégration de sensations et d'informations, que l'expérience et l'apprentissage augmentent la taille d'une aire cérébrale spécifique, un QI élevé est associé à une grande vitesse de traitement mentale de même que le volume du cortex, la matière grise du cerveau et le volume des fibres reliant les deux hémisphères.

Mais allez-vous me demandez : Qu'est-ce que l'intelligence ? Question difficile dans une société qui prônant l'égalité, un des mythes fondateurs de celle-ci, l'idée que certains soient plus intelligents que d'autres est difficile à supporter, par ceux qui le sont moins, les tenants de l'égalité en question, l'immense majorité donc !

Autre question, les différences de G sont-elles présentes dès la naissance ou pouvons nous augmenter l'intelligence d'un individu dans un environnement favorable ? Le moyen de déterminer l'influence du contexte est d'étudier de vrais jumeaux élevés par des familles différentes. Nombre d'études montrent que l'influence de la génétique augmente avec l'âge, elle est inférieure à 30% avant l'âge scolaire mais atteint 80% chez les adultes occidentaux. Le QI d'un adulte sera le même peu importe l'endroit où il aura grandi à moins que ce milieu n'ait été particulièrement hostile. Les capacités cognitives influencent le choix de tâches exigeantes lui permettant de renforcer ses capacités. Rien ne permet, semble-t-il, d'augmenter G mais une éducation attentive pour aider tous les enfants à optimiser leurs compétences.

La caféine et la nicotine augmentent la concentration sur de courtes périodes ainsi que certains médicaments conçus pour compenser certains troubles, il n'existe pas de remède qui augmenteraient nos capacités. De même il n'existe pas d'aliments qui auraient cet effet sinon indirectement dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

Trop tard !

Le monde des sciences - les cahiers 2 (2/4)
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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