Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:58

Buong est analphabete, ce qui ne l'empêche pas d'êtreambitieux. Histoire de faire quelque chose de sa vie il se construit un restaurant, encore que ce terme soit ambitieux pour ce qui n'est qu'un vulgaire boui-boui, néanmoins il y reçoit et les sert.

Ce que ceux-ci ignorent est que sa cuisine est à base de chiens et plus spécialement des animaux qu'il capture la nuit dans sa proximité immédiate. Bien sûr les pays du coin s'inquiétaient des nombreuses disparitions canines mais ne pensaient pas qu'on put les leur servir en guise de plat de midi.

Quand ils le découvrent leur réaction fut immédiate et brûtale, Buong vit son établissement disparaître dans les flammes. Dommage qu'il n'y ait pas succombé il aurait pu figurer à son propre menu, ce qui n'eut pas manqué d'humour.

Force lui est faite de se recycler, il décide finalement deprendre la profession de bucheron dans la jungle. Pour n'être pas seul il enrôle sa famille, en général, et Ngoc, son neveu diplomé mais chomeur, pour l'accompagner afin de récolter du bois.

Engagés dans une plantation ils travaillent pour Thuyet et font connaissance de Quy, la fille de celui-ci. Laquelle Quy a un faible pour Ngoc ce qui déplait fortement à Buong.

Tout est en place pour un drame de la jalousie on ne peut plus typique dans un cadre qui lui ne l'est pas.

Dans la moiteur tropicale tout est possible, la nature est irrésistible, la jungle bien sûr mais aussi la nature en l'homme, ou la femme, plus que la nature humaine, si cette expression veut dire quelque chose ce n'est pas dans ce film. Ici la Nature mérite une majuscule. Le film est à son image, multipliant les ramifications entre Thuyet, propriétaire brutal, sa fille, Ngoc et Buong, il est aussi brutale et peu soucieux de convention ou d'une morale dont il n'a que faire, elle existe peut-être, ailleurs, loin. Ici les humains sont eux-mêmes avec leurs désirs, leurs frustrations et des exigences au-dessus de leurs moyens. La fille du patron et l'ouvrier, ça n'existe qu'au cinéma.

Pardon, je voulais dire : ça n'existe même plus au cinéma.

 

Où est la ''morale socialiste'' là dedans ?

Nulle part, comme dans la réalité !

 

Un film de Vuong Duc, avec Quoc Tri, Le Vu Long, Vu Dinh

Than, Ngoc Bich.

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:34

Randall P. McMurphy se fait interner pour échapper à la prison alors qu'il est accusé de viol sur mineure.

En attendant qu'on évalue sa santé mentale, il prend part aux « thérapies » de l'infirmière en chef, l'autoritaire et cynique Mlle Ratched, dont il cherche à révolutionner les règles.

Le tempérament furieux mais jovial de MacMurphy entraîne bien vite les autres internés à prendre conscience de la liberté qu'on leur refuse, avant de comprendre qu'en entrant volontairement dans l'établissement il a peut-être lui-même abandonné cette liberté pour toujours. Vu de loin le choix de l'asile semblait pourtant préférable à celui de la prison. Il se lie d'amitié avec certains des internés, surtout le « chef », un colosse Indien qui lui restera fidèle jusqu'au bout et qui n'apparaît pas comme un fou dangereux. Mac Murphy, lui, se montre impulsif, pouvant devenir violent, rétif à l'ordre établi. Il entraîne les autres pensionnaires à la rébellion et les amène à la désobéissance.

Malgré quelques crises de démence et surtout de nerfs de la part des internés et l'intransigeance de l'infirmière, tout se passe à peu près bien jusqu'au moment où deux drames se jouent…

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:10

L'héroïne est mon amie par la sensation,

Violente et brutale qu'en moi elle sait susciter ;

L'abysse infini où se noient les émotions,

Où ma conscience va enfin se disloquer.

 

Non pas cette impression de s'arracher au monde,

De s'extraire de soi, une âme hors de sa planque.

Ma préférance va là aussi vers l'immonde,

J'aime ce qui me détruit, l'abominable manque.

 

Un malaise diffus, mon corps m'est étranger,

Il hurle son besoin d'un peu plus de poison,

Une plaie suppurant, une brûlure glacée,

Des hurlements muets en guise de prison.

 

Tout tourne autour de moi, à l'intérieur c'est pire,

Je vois ce qui n'est pas, des spectres improbables,

Un ailleurs effrayant, l'Enfer sait donc sourire !

L'envie d'exorciser, de vomir tous les diables.

 

J'apprécie la douleur, le cortège d'angoisses

Murmurant sans arrêt comment trouver la paix.

Mes ongles sont brisés, l'horreur est la paroisse

Où je vis à genoux entre aiguilles et épées.

 

Je vais me déchirer, mon cœur semble exploser,

Un moment, encore un, effleurer la frontière.

Bientôt j'en suis certain je vais la dépasser.

Mais où trouver la vie sinon dans la poussière ?

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:28

Henri tient avec Rita un petit restaurant près de Charleroi ''La Cantina'', une clientèle d'habitués et de piliers de bars font tourner l'affaire. Il a deux amis, Bibi et René, aussi passionnés de pigeons voyageurs, et d'alcools, que lui. Bref sa vie tient en quelques lignes que rien ne semble devoir troubler.

Jusqu'à la disparition soudaine de son épouse ! Henri se retrouve seul à devoir faire tourner son affaire et affronter l'espace vide autour de lui, même si la bière l'aide à tuer le temps.

Pour un homme seul il y a trop de travail, son truc à lui c'est la cuisine, le service et la salle c'était Rita qui s'en occupait, chaleureuse et souriante avec la clientèle.

Sa fille, Lætitia lui suggère alors d'engager un Rosette, une jeune femme, ''handicapée légère'' hébergée dans un foyer de la région, elle a fait le service après la crémation de Rita et s'en est très bien sortie, pas de raison qu'elle ne convienne pas, et puis son salaire serait moins que celui d'un serveur ''normal''.

La jeune femme va commencer son service et très vite s'intégrer, même si Bibi et René s'amusent à la faire boire où l'emmènent, avec Henri, à un lâcher de pigeons, ce qui la fera rentrer tard à l'institution et blâmer par la directrice.

Elle chante, rit, vit, mais voudrait plus, une vie normale, une vie amoureuse dont elle rêve en se disant que si... Un jour elle va affirmer être enceinte, de son patron, Henri. La nouvelle va faire son petit effet et elle n'aura plus le droit de venir travailler à ''La Cantina''. Faire le mur est à la portée de n'importe qui et Rosette ne va pas s'en priver, pour aller retrouver Henri, lequel, sur un coup de tête va partir avec elle, oh pas très loin, mais être ailleurs lui fera le plus grand bien.

Une relation tout en retenue, en attente et en imagination, l'une voudrait, l'autre n'ose pas, trop conscient de l'abîme qui les sépare. Reste un voyage riche en découvertes, en émotions, lui qui retrouve des sensations noyées depuis longtemps, elle qui attend peut-être plus, sans le vouloir vraiment. Parfois la vie semble s'arrêter et par l'effet d'une rencontre magique elle prend une orientation imprévue.

 

Un très joli film, tout en nuances et en délicatesse, dominé par la stature de Pipo Delbono et la fragilité, apparente, de Cindy Ming. Par les temps qui courent ça fait du bien !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:41

베를린  - Ryoo Seung-wan - 2013 - 120

Le trafic d'arme est une activité lucrative, certes, mais également dangereuse quand il s'agit de contourner les interdictions, lesquelles ne sont là que pour faire monter les prix comme chacun sait.

 

Berlin est une plaque tournante de ce commerce, s'y croisent des représentants des pays vendeurs, des pays acheteurs, et quelques autres qui regardent qui fait quoi.

Pyo Jong-seong est un agent nord-coréen, c'est un fantôme parce que personne ne le connaît, qu'il n'est pas enregistré et a le minimum de contact avec son pays d'origine. Il évolue dans un petit monde où tout le monde trompe les autres, et même, parfois en trompe plusieurs, semblant travailler pour celui-ci mais travaillant en réalité pour celui-là, quand ce n'est pas pour les deux en même temps.

Double paie mais double danger également !

Sans oublier les méthodes d'espionnage moderne par les micros et observations en tous genres. C'est ainsi que fut surprise une transaction entre un vendeur russe et un acheteur d'Europe centrale mais alors que le deal va être entériné et qu'il est espionné par Pyo, histoire d'en apprendre davantage, il est interrompu brutalement par des assaillants inconnus. Le marché n'était pas suivi que par les Nord-coréens mais aussi par leurs compatriotes du Sud, justement l'agent de ces derniers Jung Jin-soo qui traînait dans le coin voit Pyo et se lance à sa poursuite.

Reste qu'il est évident pour Pyongyang que l'information a fuité, personne d'autre ne pouvait être au courant. Conclusion : il y a dans l'équipe représentant la RPDC une taupe qu'il convient de faire sortir de son trou et d'éliminer. Pour ce faire Dong Myung-soo vient enquêter pour la découvrir. Il connaît bien Pyo, celui-ci est sur la sellette principalement à cause de sa femme, Ryun Jung-hee (Jeon Ji-hyun). Il se trouve donc surveillé par Dong et recherché par Jung, autant dire que sa situation est délicate, encore plus que des représentant de son gouvernement vont intervenir chez lui pour ''faire le ménage'' sans y parvenir bien sûr, sans quoi le film s'arrêterait là et ce serait dommage.

Pyo et Jung-hee vont s'échapper par la fenêtre, trouver refuge dans un petit hôtel. Pour peu de temps, l'étau va se resserrer surtout quand Jung-hee sera kidnappée pour convaincre Pyo de se rendre. Celui-ci va tout tenter pour la sauver et devra trouver de l'aide pour y parvenir.

À le résumer ainsi l'intrigue semble simple, elle l'est moins quand on regarde le film. Le réalisateur présente dans un premier temps une situation complexe pour la reprendre ensuite, élément par élément, pour la rendre compréhensible. N'hésitez pas à le revoir pour vous y retrouver.

 

Le métier d'espion n'est pas de tout repos, surtout au cinéma ! Mais il est prétexte à des réalisations toniques et survoltées. Berlin semble une ville parfaite par le poids de l'histoire, son architecture, la photographie y participe en donnant l'impression d'un tournage plus ancien.

Inutile que je mentionne la présence de Jeon Ji-hyun, déjà présente dans The Thieves, vous pourriez penser que j'ai un faible pour elle.

En français le film de Ryoo Seung-wan s'appelle The Agent, alors que le titre coréen original est Berlin...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu cinéma Corée
commenter cet article
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 07:39

Alex Murphy est un policier honnête dans une brigade où tous ne le sont pas, aussi s'attire-t-il des inimitiés solides pour s'intéresser d'un peu trop près à un caïd du crime organisé de Detroit.

Un soir l'alarme de sa voiture se déclenche, il essaie de l'arrêter à distance mais ça ne marche pas, seul moyen, aller la stopper manuellement.

Effectivement quand il ouvrira la portière de son véhicule l'alarme va cesser, dans l'explosion de celui-ci qui va le laisser dans un très sale état au point qu'il ne reste plus grand chose de lui, sinon le plus important, sa tête et son système cardio-respiratoire.

Heureusement, si on peut dire, OmniCorP est là pour proposer une seconde chance à Alex... Ce conglomérat militaro-industriel est spécialisé dans l'élaboration et la vente de robots de combats dans le but d'éviter que ne coule le sang de bons américains. Ses machines se vendent dans le monde entier mais pas aux états-unis où une loi l'interdit. Un moyen existe cependant, si une machine ne peut avoir la responsabilité du maintien de l'ordre il suffit d'y introduire un être humain pour que, légalement, celui-ci l'emporte sur elle et soit autorisé à circuler.

Alex va avoir du mal à se faire à son nouveau statut mais puisqu'il n'a pas le choix, autant l'accepter ! L'entraînement va commencer mais ses performances sont inférieures à celle d'un robot, son humanité le ralentit, il prend le temps de choisir, hésite, se pose des questions, ce qu'une machine ne fera pas, si elle n'est pas programmée pour cela.

Une solution existe malgré tout, tromper Alex, et la loi, en lui laissant croire qu'il garde le contrôle. Robocop ainsi parvient au niveau d'efficience souhaité, démonstration de la supériorité de la machine sur l'homme quand il s'agit d'agir rapidement. Le temps de la réflexion est de trop quand il s'agit de survivre, un problème qu'une machine n'aura pas puisqu'elle n'est pas, encore, classée parmi les êtres vivants alors même qu'elle est animée (de quelles intentions, ça... ). De rester sous la domination d'un homo sapiens seul lui donne cette qualité.

Woodroof va être performant et brutal, faire croître les statistiques d'arrestations quand celle de la criminalité va descendre. Mais il en prend trop à son aise et, surtout, approche des hautes sphères corrompues de la police qui vont tout faire pour l'arrêter.

Sans pouvoir y parvenir, comme si l'inverse était crédible ! Il va enquêter sur son cas, croiser les informations à tel point qu'on se demande si dans la réalité ça ne serait pas possible, et pourquoi, et comprendre que son ''fabriquant'' n'est pas son ami.

L'homme et la machine vont s'affronter, la volonté du premier contre le programme de la seconde avec la victoire de qui vous savez.

Quand la première version de Robocop est sortie, en 1987, la cybernétique n'était pas ce qu'elle est devenue, aujourd'hui la réalité talonne la fiction et apportera de nouvelles interrogations sur le pourcentage de biologique minimum pour que le terme de ''vivant'' perdure, en attendant qu'il diminue jusqu'à zéro.

Ce remake n'était pas indispensable mais il permet d'actualiser ces questions devant un spectacle qui a profité de l'évolution des effets-spéciaux. Joel Kinnaman est plutôt bon dans le rôle titre, comme il l'avait été dans The Killing. Deux heures de détente, avec le doigt dessus.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 07:49

 

- Cas étrange que celui de ce patient.

- Oui, j'en ai entendu parler, rappelez-moi les détails.

- Avec plaisir professeur. Il était dans un immeuble sur le point d'être détruit. Des ouvriers l'ont trouvé, nu, sale, hagard, incapable de s'exprimer. Ils ont appelé les pompiers et la police qui ont fini par le conduire dans notre établissement où nous l'avons pris en main.

- Il a l'air d'avoir fait des progrès.

- Si l'on peut dire, il se tient debout et marche alors qu'auparavant il avançait à quatre pattes, quand il ne rampait pas.

- Côté langage, des avancées ?

- Importante, je crois qu'il était motivé, qu'il voulait s’expliquer, peut-être même comprendre ce qui lui était arrivé.

- Ça a donné quelque chose ?

- Si l'on veut. D'ordinaire parler ne s'oublie pas pour les gens qui souffrent d'amnésie, lui c'était comme s'il n'avait jamais su, jamais appris à parler. Tout était découverte même si son apprentissage fut normal et son envie de bien faire évidente. Cela il ne pouvait pas le simuler, pas aussi longtemps, pas aussi bien.

- A-t-il pu, une fois le langage acquit, parler de sa vie, de son passé ? Il a bien dû exister quelque part. La police a fait une enquête ?

- Oui, sans rien trouver, sa photo n'a pas éveillé d'écho crédible, ses empreintes sont inconnues.

- Mais qu'a-t-il exprimé de son vécu ?

- Des impressions, des images, des sensations.

- De quel ordre ?

- Basiques ! Comme s'il n'avait vécu qu'avec le minimum nécessaire, socialement mais aussi cérébralement, inutile d'aller jusqu'à l'intellect ou la conscience...

- Et ?

- Oui ?

- Vous alliez dire quelque chose.

- C'est le plus étonnant. Comme s'il n'avait jamais été un être au sens ou on l'entend. C'est ce qu'il ressent, j'en suis sûr.

- Comme s'il était resté dans le coma depuis sa naissance ,

- Mais lui l'explique autrement.

- Donc ?

- Il pense qu'il était différent, qu'il était un insecte, qu'il a subi une transformation, pour une raison inconnue, et que dans cet immeuble ce qu'il était est devenu ce qu'il est.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
commenter cet article
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:37

Bonne nouvelle : le 4 novembre 2013 les astronomes Erik Petigura, Geoffrey Marcy de Berkeley et Andrew Howard de l'université de Hawaii, après analyste des données transmises par le téescope Kepler, annoncent qu'il existe ''environ'' neuf milliards de planètes habitables dans notre galaxie, soit plus de une par personne. Pour qui, comme moi, n'aime pas ses voisins, c'est l'idéal à portée de main.

Ou presque !

De cette information, associée à celle indiquant, grace aux observations de Curiosity, que Mars possède les éléments nécessaire à l'apparition de la vie, il appert que les chances, les risques diront certains, que la vie extraterrestre existe croissent à mesure que l'importance de la Terre et son espèce soi disant dominante suit un chemin inverse.

Inquiétant, non ?

Vous objecterez qu'il est difficile de déterminer les conditions nécessaires à l'apparition de la vie en ne disposant que d'un seul exemple, considérant qu'elle peut avoir bien des formes, aspects et biologies. Certes, néanmoins il se dégage trois conditions qui semblent indispensables : Un terrain de jeu adéquat, solide et disposant d'une atmosphère permettant une stabilité thermique ; une distance correcte avec l'étoile la plus proche, trop, ou trop peu, de chaleur et les molécules ne pourront procéder aux échanges nécessaires ; il faut enfin que cette étoile soit elle-même assez stable pour avoir une durée de vie suffisante.

Mais ce n'était là qu'une marche de plus de l'escalier du savoir dont si nous supposons d'où il vient nous ignorons où il mène. La prochaine sera de découvrir quelles planètes furent, ou sont, habitées par une forme de vie quelconque.

Et le choc sera bien plus grand, surtout si dans la visée du télescope nous voyons un œil nous observant...

Bien des projets existent, encore embryonnaires : ramener des échantillons, analyser l'atmosphère... Une prochaine mission sur Mars devrait ramener des minerais extrait du sol jusqu'à deux mètres de profondeur, mais ce n'est pas pour tout de suite ! Une sonde pourrait plonger dans les geysers d'Encelade, hauts de plusieurs dizaines de kilomètres ils pourraient être une ''soupe primitive'' idéale.

Vous m'en mettrez une assietée !

Un seul problème pourtant, et de taille : le prix de ces expéditions, sans parler des autres. Unique moyen d'en mettre sur pieds quelques-unes, l'association de la plupart des grandes nations de notre (de plus en plus) petite planète. Y a-t-il un autre objectif permettant d'associer les bonnes volontés, et les gros intérêts ?

L'arbre généalogique de l'homo (pseudo) sapiens est remis en cause depuis la découverte en Georgie de cinq crânes associant les traits de différents Homos qui jusque-là n'avaient rien en commun. Ceux-ci ont été découverts au fond d'une caverne, signe qu'ils furent le repas de quelques prédateurs qui ignoraient collaborer ainsi à préciser l'évolution de notre lignée de primates. Ce qui est ici remis en cause est la différenciation entre diverses espèces d'individus en fait relevant d'une seule mais présentant des différences comme il en existe dans n'importe quelle espèce. Sortez dans la rue, regardez passer les gens, observez-vous dans un miroir et, sachant que nous sommes membres d'une espèce unique, vous comprendrez ce que je veux dire. Attendons d'autres découvertes, il y en a beaucoup qui attendent ici où là de sortir de terre pour venir remettre en cause nos certitudes. Au cœur de ces reste se trouve la trace d'un ADN inconnu, peut-être celui d'homo erectus, jusqu'alors introuvable, ce serait donc lui le premier à avoir essaimé sur notre planète avant Homo abilis.

Ce numéro de Science et Vie nous offre donc une large palette de découvertes, de notre lointain passé qui perd de son flou, à notre lointain avenir, qui suit le même chemin.

J'aurais voulu évoquer d'autres sujets disponibles dans ce magazine mais il ne tient qu'à vous de faire preuve de curiosité.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:27

Los Angeles, novembre 2019 ; il pleut souvent et la nature est un souvenir flou et lointain. La population de la Terre quitte en masse sa planète natale, les robots ont pris une place importante, aussi bien pour les travaux difficiles, le maintien de l'ordre ou la prostitution que comme animaux de compagnie.

Les réplicants ne sont pas des robots puisque créés à partir d'ADN. Depuis qu'ils se sont révoltés dans une colonie martienne leur présence est interdite sur Terre où ils sont pourchassés par les Blade Runners, policiers spécialisés dans leur repérage et leur élimination, bien qu'il soit ici question de ''retrait''.

Six exemplaires du dernier modèle, performants mais à la durée de vie volontairement limité à quatre ans, se sont échappés et semblent se dissimuler sur leur planète d'origine.

Deux sont éliminés alors qu'ils tentent de s'infiltrer dans la tour de la Tyrell Corporation, l'entreprise qui les conçoit et fabrique, les autres ont pu s'échapper, preuve qu'ils sont là.

Pour les retrouver les Blade Runners vont faire appel à Rick Deckard, un ancien qui a quitté le service depuis quelques temps. Celui-ci va rencontrer Eldon Tyrell, créateur de la société qui porte son nom et des réplicants pour en savoir plus sur ses cibles. Par la même occasion il fait connaissance de Rachel, assistante de Tyrell et qui va se révéler être un réplicant mais sans conscience de l'être, une pseudo mémoire lui ayant été implantée.

De leur côté les autres fuyards cherchent qui serait capable

de briser la barrière des quatre ans de vie. Ils vont trouver

un nom : J.F. Sebastian. Entrer en contact avec lui ne va

pas être difficile.

Deckard va poursuivre sa chasse non sans faire face à un cas de conscience : parmi les réplicants qu'il doit ''retirer'' se trouve Rachel qui ne le laisse pas indifférent, encore plus quand celle-ci l'aura tiré d'un mauvais pas. Le compteur tourne et la durée de vie des réplicants approche de son terme, leur chef, Roy Batty, va, avec Sebastian, s'introduire chez Tyrell pour rencontrer ce dernier et lui demander de pouvoir dépasser cette barrière, ce qui va s'avérer impossible. Inutile de dire que les choses vont mal se passer...

L'affrontement final opposera donc Batty et Deckard, duel au sommet qui ne verra pas le meilleur l'emporter.

Blade Runner marque une date dans l'histoire du film de science-fiction, ou d'anticipation, tant la date à laquelle l'action se déroule est proche, et de plus en plus. Dans sa réalisation qui rajoute aux genres pré-cités, le film noir, l'enquête sous une pluie qui ne cesse que pour de rares scènes. Deckard ne semble pas l'apprécier, par habitude de vivre dans l'ombre sans doute, autant pour observer que pour se fuir lui-même et éviter de connaître sa véritable nature.

N'ayant pas lu la nouvelle de Philip K. Dick je ne peux pas voir les différences entre cette dernière et la réalisation de Ridley Scott, néanmoins l'avenir qui nous est promis ne semble pas réjouissant, et je pense qu'il ne le sera pas. Les machines s'humanisent, les humains se cybernétisent, ces deux voies sont-elles destinées à demeurer parallèles où à se rejoindre en une symbiose encore inconcevable ? Si la caractéristique des réplicants est leur manque d'empathie alors ceux-ci existent déjà et ne sont pas des machines. 

Sont-ils pour autant des humains ? Au sens courant, mythifié, beaucoup diraient que non.

Est-ce le terme de machine qu'il faut redéfinir ou celui d'humain ? Les deux probablement, la différence se réduit. Inutile d'espérer que cela cesse, le temps ne s'écoule que dans un sens.

 

Pour la petite histoire le titre n'a rien à voir avec le livre de

Dick mais est emprunté à un roman de Alan E. Nourse qui

n'a rien à voir. Le titre original du roman aurait sans doute

été un frein au succès du film.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:44

Ngyet est une ex-prostituée, après un accident elle reçoit à

l'hôpital la visite de Lien, une journaliste à qui elle raconte son combat pour survivre pendant la guerre et l'obligation de vendre son corps pour nourrir sa famille. À l'époque elle travaillait sur une petite embarcation et y recevait ses clients. Un jour elle abrite un soldat de l'armée de libération alors qu'il est poursuivi par la police militaire, elle va le soigner, le cacher, s'occuper de lui. Durant leur cohabitation un tendre sentiment va naître en eux et les rapprocher alors qu'autour d'eux le combat continu.

La victoire acquise les deux jeunes gens vont être séparés, Ngyet va se retrouver dans un camp de rééducation puis contrainte de travailler à la construction du réseau routier. 

Bref, elle connaît les joies du système socialiste...

 

Un jour elle voit passer une voiture de luxe dans laquelle il lui semble reconnaître ce jeune militaire avec lequel elle vécut les jours les plus intenses de son existence. Le voyant entrer dans un hotel elle demande au portier de faire passer un message, elle tient à se signaler, nul doute qu'il se souvient d'elle, qu'il la cherchait de son côté.

Mais non, la réponse sera négative, l'homme en question ne se souvient pas d'une femme nommée Ngyet. Elle est sûre pourtant de ne pas s'être trompée, sûre Mais tellement prise dans ses pensées qu'elle ne va pas voir arriver le camion (du réalisme?) qui la heurtant fait qu'elle se retrouve dans cet institution où la journaliste est venue l'interroger. Celle-ci est sûre de tenir un sujet digne d'être publié mais son mari qui est un fonctionnaire de haut rang va l'en empêcher.

Un constat amer donc lucide, à moins que ce ne soit l'inverse, sur les effets d'une révolution qui, comme le disait Bernard Shaw, n'ôte pas le fardeau mais le change d'épaule. La minorité dominante change, pas la majoritée dominée !

 

Un film de Dang Nhat Minh

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages