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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:52

The Glenn Miller Story -  Anthony Mann - 1954 – 115'

Glenn Miller a bien du mal à gagner sa vie. Il joue un jour dans un orchestre, quelques jours plus tard dans un autre, entre les deux il met en gage son trombone pour subsister. Pourtant ce n'est pas la carrière d'instrumentiste qu'il vise mais celle de compositeur, de chef d'orchestre ou d'arrangeur. La composition est une activité pratique quand il ne dispose plus de son instrument. Il cherche un nouveau son, une nouvelle forme de musique.

Heureusement il n'est pas seul, la preuve, il épouse Helen, une femme qui sera autant sa muse qu'un soutien dans les périodes difficiles. Il va voir la chance passer, et la saisir, quand on lui propose un travail original, orchestrer une œuvre dont la clarinette aura le premier rôle. Naît ''Moonlight Serenade'', un ''tube'', comme on ne disait pas encore, qui va lui ouvrir les portes du succès et lui permettre de monter un big band dont la célébrité et le succès iront croisant.

Ainsi se suivent ''In the Mood'', ''Tuxedo Junction'', ''Chattanooga Choo Choo''.

La guerre éclate, les états-unis s'engagent dans le conflit après Pearl Harbor, Glenn Miller aussi. Musicien il joue pour les soldats. Alors que la France est libérée à son tour il ambitionne de venir jouer à Paris. Sa série d'enregistrement terminée il veut venir dans la capitale Française pour Noël 1944. Une demie heure, c'est le temps nécessaire pour traverser la Manche. Le 14 décembre il décolle, un peu avant 14 heure. On ne le reverra plus.

 

Si le film connut un grand succès ce n'est sûrement pas à cause de son respect de la réalité, mais quelle importance, mais bien grâce à la mise en scène d'Anthony Mann, à l'interprétation de James Stewart, comme toujours excellent, mais aussi, oserais-je dire, surtout, à celle de June Allyson. Certes c'est le musicien reste le héros mais l'importance de son épouse n'est pas minimisée, son soutien continuel, son sourire, sa bonne humeur constante, sont soulignés par le scénario. Le réalisateur évite le pathos et l'excès de sentimentalisme, en ne la montrant pas apprendre la disparition de son époux.

 

Autre raison du succès, la musique de Miller bien sûr. C'est bien le moins pour le biopic d'un musicien. En France ce film est sous estimé, cet article ne suffira pas à lui rendre l'hommage qu'il mérite mais il a tant de qualités, malgré le passage du temps, que vous auriez tort de vous en priver.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 07:32

Tant de mots alignés, phrases superposées

En paragraphes abscons comme des portes ouvertes

Sur des ailleurs obscurs, attirants, nécrosés,

Des sourires et des cris, et le goût de la perte.

 

Des couleurs délavées sur un papier moisi,

Ayant cette odeur qui semble celle du temps,

Celle des souvenirs venant de cette vie

Que l'on a pas vécu, apportée par le vent,

 

Rêvée tout en sachant qu'elle est insupportable,

Que la réalité et l'imagination

Ne se rencontreront que dans l'inconcevable,

Notre médiocrité veut et craint la Passion.

 

J'ai dessiné des portes sans oser les ouvrir,

Quand pour avancer Dante avait sa Béatrice ;

Un regard aurait pu me détourner du pire,

Il m'y abandonna. Face à ce précipice

 

Je ne pus reculer, pas plus que m'y jeter.

Le vertige m'envahit, une froide morsure,

Et le venin pour encre exsudé par mes plaies,

Dans les mots m'enliser, perdu dans l'écriture.  

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:10

Jacques Audiard – 2015 – 109'

Dheepan était soldant dans l'armée des Tigres Tamouls. La guerre ne tourne pas en faveur de son camp aussi doit-il disparaître, vite. C'est-à-dire quitter le pays sans espoir d'y revenir. Reste à trouver le meilleur moyen ! Heureusement la guerre fit de nombreuses victimes et prendre l'identité de telle ou telle est le meilleur moyen de partir. Tout cela demandant argent et complicité.

Le mieux pour passer inaperçu est encore de se fondre dans une famille, c'est ce que va faire l'ancien soldat en trouvant une femme et une femme dans un camp de réfugiés, elles-même ne se connaissant pas davantage. C'est ce curieux ensemble qui se présente en France avec l'espoir d'y obtenir l'asile politique.

Il faut mentir, mais ce n'est pas un problème quand le risque est si grand, Dheepan aura de la chance que son traducteur le connaisse et sache argumenter pour que son dossier soit retenu.

Finalement ils aboutissent dans une cité de banlieue pour un poste de gardien, mais c'est mieux que rien et la promesse de pouvoir s'installer. Quelques règles à respecter, surtout de ne pas déranger les dealers quand ils ''travaillent'', il suffit de passer après pour tout nettoyer. Rien de plus facile n'est-ce pas.

 

Le couple s'installe et commence à prendre ses marques. Cela vaut aussi pour Illayaal, leur ''fille'' qui doit aller à l'école. Apprendre le français est primordial pour rester dans le pays. Pour cela elle intègre une classe spéciale composées d'immigrants ayant le même besoin qu'elle. C'est difficile pour elle, les différences culturelles sont grandes et elle doit mentir.

Tout semble aller pour le mieux, d'autant que Yalini ''l'épouse'' trouve un travail, elle s'occupe d'une personne handicapée, à domicile, c'est mieux payé qu'elle l'attendait. Une chance pour la famille. Là encore il y a des règles à respecter, quand des hommes se réunissent dans le salon il faudra frapper avant d'entrer.

La routine se met en place, jusqu'à l'arrivée du cousin de l'homme chez lequel elle travaille, visiblement il sort de prison et dirige la bande qui fait ses affaires dans la cité. Peu importe après tout, ce n'est pas son problème.

 

Au début... Les choses ne peuvent pas bien se passer. Après une espèce de reportage sur l'intégration, vue par les yeux des arrivants, le film veut montrer que l'on n'échappe pas à son destin. Dheepan était un soldat, ce qu'il apprit sur le terrain pourrait lui être utile.

Le film joue sur la tension ressentit par les arrivants, leur nécessité de jouer leurs rôles jusqu'à finir par y croire. Ce qui est le meilleur moyen de penser à l'avenir. Était-il nécessaire de construire une fin aussi violente et spectaculaire, comme si une cité de banlieue ne pouvait qu'être un repaire de dealers qu'il convenait de nettoyer.

Qui parlait de Karcher ?

 

La réalisation est parfaite, la construction impeccable et les acteurs aussi vrais qu'il le faut. Une vraie découverte. La majeure partie du film en tamoul donne une plus grande force aux acteurs. Comment ne pas se mettre à leurs places, regardez par leurs yeux, et chercher, comme eux, comment s'échapper.

 

Mais cela est-ce seulement possible. Être ailleurs n'est pas être quelqu'un d'autre, impossible de laisser derrière soi ce que l'on est.

Qu'est-ce qui fait la valeur d'une palme d'or ? Sauf à être présent avec le jury, impossible de le savoir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:30

 

Le Musée de Grenoble présente du 18 mars au 18 juin 2017 une rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour après que celle-ci eut été présentée au musée du Luxembourg du 14 septembre 2016 au 12 février 2017, où, malheureusement, je n'avais pu me rendre. Cette fois, et en compagnie de PatiVore je pus profiter de cette visite pour faire mieux connaissance avec le plus célèbre peintre grenoblois du XIXe siècle.

Si vous ne connaissez pas le nom de cet artiste vous avez probablement vu, au moins, une de ses œuvres, il en effet l'auteur de l'unique représentation commune de Verlaine et Rimbaud et le portrait de celui-ci a été maintes fois repris sous de nombreuses formes.

                                   (Coin de Table - 1872)

Vous y suivrez l'évolution de son travail, des auto-portraits à divers âges de sa vie, chacun plus révélateur qu'une photographie, des représentations de sa famille, de sa belle-famille, des natures mortes, des portraits, domaines dans lesquels il excellait, des images de groupes, des esquisses, des photos même dont il se servait pour composer ses toiles, s'inspirant des formes, agréables, des modèles représentés, son goût pour la musique, principalement pour Wagner. Nombre d'informations qui m'apprirent beaucoup sur cet artiste qui mérite d'être mieux connu.

(Chrysanthèmes annuels - 1889)

Après une nombreuse production il se tourne vers les œuvres ''d'imagination'', mythologies, allégories, loin de l'austérité des portraits qu'il avait produits jusque là.

(Charlotte Dubourg, sa belle soeur - 1882)

Passionnante visite à laquelle je vous convie, j'eus la chance de la faire en agréable compagnie, j'espère qu'il en ira de même pour vous. Dans l'avenir je présenterai quelques photo faites à cette occasion.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Photographie
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 07:19

Dans ''Nature humaine'' vous retenez humaine, moi je retiens nature.

Il n'est plus question de corruption aujourd'hui, mais de putréfaction.

La masse ne s'éduque pas, elle s'utilise et se dirige.

Des illusions ne restent que de la poussière mentale.

La science explique moins simplement la nature que les mythologies.

I'm a Jocœur !

J'aime regarder les accidents parce que je ne peux pas tuer !

De sens il n'y en a qu'un. Inutile d'en chercher d'autres.

Prévoir c'est balayer le probable pour qu'arrive l'impossible.

Cet amour, cimetière d'espoir déçus...

À l'inverse d'un cétacé, moi, c'est dans les abysses que je peux respirer.

 

La folie c'est l'absence des drogues et addictions qui voilent le réel. C'est pourquoi elle est insupportable.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:30
Espèce d'OURS (3)
Espèce d'OURS (3)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 08:00

Les livres maudits existent, contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire ! Vous en avez probablement entendu parler, que ce soit du Livre de Sable ou du Le Roi en Jaune. Ne croyez pas ceux qui les affirment inventés mais méfiez vous des éditions circulant sur le Net, ce ne sont souvent que des réalisations ayant pour but de noyer la réalité dans une surproduction de faux grotesques diffusés par des margoulins.

Parmi les éditions des vrais textes quelques unes se distinguent par l'aura de maléfices qui les entoure et leur aspect légendaire si rassurant pour qui pense que le monde se limite à ce qu'il en voit.

L’œuvre de Lovecraft semble être imaginaire, il n'en est rien, nous le savons bien, et celle-ci est parsemée d'allusions à des textes interdits, que ce soit le Livre d'Eibon aux origines hyperboréennes trop floues, Le Culte des goules, du conte d'Erlette, De Vermis Mysteriis de Ludvig Prinn pour ne citer que les plus importants. Ceux-ci pourtant sont plus des compilations de légendes et de formules qui se voudraient magiques mais sont plus proche de délires nés de l'usage de produits dont il m'est interdit de parler ici. Et c'est dommage... Les recueils de magie noire existent depuis longtemps, ils ont survécus à la traque de l'Inquisition et autres polices cultuelles, alors que leurs contenus sont rarement intéressant.

 

Un texte se distingue de ceux-là, un ouvrage qui est une véritable porte sur des mondes que nous ne devrions pas entrevoir, auxquels nous ne devrions même pas penser, vous en connaissez le titre : Le NECRONOMICON.

Son auteur est identifié, le poète dément Abdul Al-Hazred, dont la vie fut mouvementée, qui eut l’opportunité d'approcher les savoirs dont il parle dans son texte. Il aurait été rédigé vers 730, du calendrier chrétien, à Damas. Son titre original Al Azif, ferait référence au bruit produit la nuit par les insectes, à moins que ce ne soient les murmures des djinns. Al-Hazred disparut en 738 dans des conditions atroces. Son manuscrit aurait alors disparu, détruit peut-être, mais après avoir été copié vers 950 par Philetas  de Constantinople produit une traduction en grec. Il lui donne alors le titre sous lequel il est connu de nos jours. En 1228 Olaus Wormius le traduit en latin. Ces deux textes furent interdits par Grégoire IX en 1232. il va sans dire que le Vatican conserve précieusement quelques exemplaires dans ses caves. Ceux qui sont accessibles sont rares, partiels, et dans des traductions diverses plus ou moins fiables. La langue d'origine est l'Arabe, celui de l'époque, et de la région, de son rédacteur, bien loin de la langue parlée de nos jours, différente même de l'Arabe littéraire. Il est dit pourtant que sa lecture peut rendre fou ne serait-ce qu'en en déchiffrant quelques mots alors même que leur signification est inaccessible, tant leur pouvoir d'invocation est grand. HPL lui-même dans sa première allusion à ce livre n'en donne pas le nom, il évoque seulement sa découverte dans les ruines d'une cité oubliée par un explorateur découvrant des fresques atroces puis les momies de créatures reptiliennes.

À quel savoir son auteur eut-il accès ? Vit-il ce dont il parle, eut-il accès à des textes archaïques, sumériens, mésopotamiens ? Probablement faut-il répondre oui à ces deux questions. Quel est son contenu réel ? Relation de l'existence de créatures sur et in humaine, les ''Grands Anciens'', des rites que d'anciens humains auraient suivi à l'aube de l'humanité ? Certains affirment qu'il contient le moyen de ressusciter les morts, de voyager dans le temps, d'invoquer Yog-Sothoth...

Lovecraft put-il parcourir un exemplaire ? Possible, l'Université de Miskatonic est connue pour posséder un cabinet secret à l'intérieur même du département interdit de sa bibliothèque.

Si vous le voyez ne le touchez pas, si vous le touchez ne l'ouvrez pas, si vous l'ouvrez ne le lisez pas, si vous le lisez... nulle force au monde ne vous sauverait. Mais, c'est ce que vous venez de faire, sans vous en apercevoir... 

 

Il est déjà trop tard.

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Publié par Lee Rony - dans Lovecraft
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:10

The Man Who Shot Liberty Valance – John Ford – 1962 – 123'

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Alice, un couple âgé, arrivent à Shinbone à l'occasion de l'inhumation de Tom Doniphon. Le journaliste local, curieux de cette présence inattendue à l'enterrement d'un inconnu interroge Stoddard. Celui-ci refuse d'abord puis finit par accepter et évoque ses débuts, quand, tout juste diplômé en droit, il rêvait d'être le porte-parole de la loi dans cet Ouest où celui qui tirait le plus vite avait raison.

Pour marquer son arrivée à Shinbone, la diligence dans laquelle il a pris place est attaquée, il est frappé, tant qu'il semble mort. Sauvé par Tom Doniphon ce dernier lui donne le nom de son agresseur : Liberty Valance. Criminel en chef de la région. Stoddard veut faire arrêter Valance mais à Shinbone la loi appartient aux armes et le shérif est bien trop lâche pour tenter quoi que ce fut.

Stoddart ne renonce pas à sa conviction que l'avenir appartient à la loi et à l'éducation, seules garantes de la civilisation. En attendant il s'installe dans le restaurant d'Alice, aussi jeune que lui alors, qu'il aime secrètement et entreprend d'apprendre la lecture et l'écriture aux enfants tout en s'entraînant au maniement du révolver, on ne sait jamais.

Il devient l'ami de Peabody, le journaliste local qui dans ses articles dénonce les manœuvres des propriétaires de bétail qui font tout pour garder leurs avantages et ont engagé Valance pour qu'il ''persuade'' les fermiers d'être accommodant. Un moyen existe pour faire changer les choses, que le Colorado entre dans l'Union, l'élection des représentants pour la Convention approche. Doniphon refuse d'être candidat, Peabody et Stoddard sont élus, Valance est battu. Il commence par frapper violemment Peabody puis demande à Stoddard de quitter la ville, sans quoi il le provoquera en duel, avec un résultat dont personne ne doute.

Le soir arrive, les deux hommes se retrouvent face à face. Valance tire, blesse Stoddard au bras, droit. Heureusement, il en a un autre.

Le face à face est bref, ils tirent en même temps mais c'est Valance qui s'effondre.

Alice soigne Stoddard, tout s'annonce bien pour eux. Doniphon voit la jeune femme lui échapper. Plus tard il avouera pourtant à Stoddard que c'est lui qui a tué Liberty Valance mais qu'il vaut mieux que Stoddard passe pour un héros et soit élu.

Son récit est terminé, les journalistes pourtant décident qu'il est préférable, là encore, que la réalité, et le véritable rôle de Doniphon, soient oubliés.

Quand la réalité est plus belle que la légende c'est celle-ci qui doit être publiée !

 

La civilisation doit l'emporter, la légalité est doit être plus forte que la brutalité. C'est tout une partie de l'Histoire des états-unis que Ford nous montre avec des personnages symboliques et la volonté de montrer que la barbarie ne peut pas l'emporter.

Visiblement, la vérité non plus !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:58

Non, non ! Ne bougez pas, surtout pas. Prenez le temps de vous réveiller. C'est difficile, vous avez la tête lourde, c'est normal, douloureuse ? normal aussi. C'est l'effet du produit que je vous ai injecté pour vous endormir. Vous ne vous souvenez pas non plus. C'est encore logique, je suis arrivé derrière vous, une injection rapide dans le cou. La piqure vous sembla celle d'un insecte.

 

Je vous explique la situation. Vous sentez cette tension dans vos bras, ce sont des liens. J'ai positionné vos bras comme si vous étiez crucifié, mais sur un canapé c'est plus confortable, non ?

la résistance dans vos liens paraît faible, c'est volontaire, en tirant avec assez de force vous retrouverez l'autonomie d'une main avec laquelle vous pourrez dénouer les liens de vos jambes, de votre autre main, facile.

 

Dans quel but ? Vous ne voyez pas ? C'est un jeu, tordu, c'est vrai, c'est ce qui m'amuse. Malheureusement ce ne sera pas votre cas. Quand j'aurais ôté le bandeau sur vos yeux vous verrez qu'à quelques mètres vos enfants sont dans une situation semblable à la vôtre. Attachés, solidement, une grenade autour du cou. Vos liens sont reliés aux goupilles de ces grenades, vous tirez, la goupille saute, avec le résultat que vous imaginez. Votre fils d'un côté, votre fille de l'autre. D'avoir les deux fit que je vous choisis.

 

Rassurez-vous, chaque grenade ne tuera que sa victime désignée, l'autre ne sera pas blessé, vous, qui êtes au milieu, peut-être serez-vous touchée par le souffle, sans grand mal je pense.

 

Eux vous voient, seules leurs bouches sont bâillonnées, mais je vais libérer la vôtre, vous pourrez parlez, un moment, attention, vos bras vont se fatiguer... Le principe est simple, une main libre c'est un enfant qui vit.

Mais un seul.

 

Lequel, le choix vous appartient.

Ou aucun, si c'est plus facile.

 

Je vous laisse, je connaitrais votre choix mais celui-ci vous appartient.

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 07:53

Henrik Björn – 2015 – 10 épisodes

La discussion est difficile, Eva Thörnblad, la négociatrice semble convaincre le preneur d'otage de rendre son fusil, mais l'intervention de la fille fait tout basculer, il retrouve sa conviction de tuer tout le monde. Morts ils formeront la famille dont il rêve.

Pour forcer la décision elle lui enjoint de tirer, convaincue qu'il en est incapable.

Erreur.

La balle l'atteint en pleine poitrine, elle s'écroule alors que les forces de police interviennent et mettent fin à la prise d'otage. Elle n'a la force que de murmurer ''Joséphine''.

 

Le temps a passé, Eva se prépare pour l'enterrement de son père, mort en se tirant une balle dans la tête après avoir mis le feu à la grange. Elle n'a pas retrouver son poste, alors s'occuper de la succession la distraira. Et puis une affaire reste en suspens.

De l'extérieur de l'église elle regarde le cercueil être mis dans le corbillard puis se rend au commissariat récupérer des affaires, dont le pistolet dans lequel une balle manque.

La maison familiale est vide, hors les souvenirs qui rodent et ces trophées de chasse qui l'observent. Sa chambre est un débarras mais les armes paternelles sont toujours là, comme le billard sur lequel elle dépose les éléments du dossier qui sont la vraie raison de son retour : la disparition de sa fille, Joséphine, quelques années plus tôt. À la télévision la nouvelle principale est la disparition d'un petit garçon, Anton, sans qu'il soit sûr encore qu'il s'agisse d'un enlèvement. Les journalistes mettent en cause la compétence de la police locale.

Elle rêve de sa fille, au bord de la rivière, elle étend une nappe avant le picnic, quand elle se retourne, sa fille n'est plus là. Officiellement elle s'est noyée, ses vêtements ont été retrouvés, pas le corps.

C'était il y a 7 ans.

Il est l'heure d'ouvrir le testament. Encore faudrait-il le trouver le coffre de son entreprise est vide mais pour tous elle est la seule héritière. Elle va seulement devoir rester plus longtemps.

Un autre enfant disparaît, le petit frère d'Anton. Pas question qu'elle reste à l'écart. D'autant qu'elle a une idée, et retrouve Oscar qui ne voulait que retrouver Anton. Petit à petit elle rencontre ces gens qu'elle avait cru oublier, fait la connaissance d'autres. Les jours sont courts, les nuits froides et brumeuses, mais la jeune fille qu'elle manque d'écraser n'est pas un fantôme. Et si personne ne sait qui elle est, elle pense qu'il s'agit de Joséphine. Cette jeune fille n'a-t-elle pas une boucle d'oreille dont le pendant est autour du cou d'Éva ? L'Adn saura trouver la vérité.

Le retour d'Éva, peut-être celui de Joséphine, la disparition D'Anton, la mort de Johan Thörnblad. C'est comme si le temps s'était remis en marche, que des secrets cherchaient à remonter à la surface, effrayant ceux qui savent qu'ils ne seront pas épargnés par la vérité.

Le premier épisode pose les questions auxquelles les suivants devront répondre. Un nouveau thriller scandinave, venue de Suède cette fois, aussi prometteur que Bron ou Forbrydelsen, celui-ci ajoute à l'intrigue légendes et mythologies nordiques. Une raison supplémentaire d'aller se promener dans les bois en compagnie de Moa Gammel.

Mais attention à la colère de la foret quand plus rien n'est fait pour l'apaiser.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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