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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 07:30

Vérité rime avec autorité, de tout temps donc la première apermis d'affirmer la seconde ainsi les religions pour assoir leur pouvoir se doivent-elles d'affirmer la détenir, contre la science ou même la simple intelligence. Rare il est vrai.

Aller à l'encontre des croyances traditionnelles peut être périlleux, ainsi Périclès mit-il en péril son pouvoir quand il affirma qu'une éclipse était un phénomène naturel et pas un mauvaise présage. L'impiété dont il fit preuve en ne respectant pas la superstition de son temps lui fut reproché. Un argument, avec le blasphème qu'utilisent toutes les religions pour éviter les voix discordantes pouvant les remettre en cause, et avec elles le pouvoir de ceux qui en sont les représentants auto-proclamés.

Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que des mensonges, dira Nietzsche beaucoup plus tard. Les grands esprits se rencontrent, puisqu'ils cheminent sur la même voie, la moins fréquentée.

Ainsi Pythéas fut-il moqué quand il affirma avec vu une mer coagulée et connu des nuits de deux heures, il fallut attendre deux millénaires avant que le cercle arctique et la banquise ne soient connus.

Durant des siècles les lettrés se regroupaient autour de maîtres dont ils reconnaissaient le savoir et acceptaient l'enseignement. À partir du XIIè siècle, en Occident, rois et papes préférèrent ramener le savoir sous la férule du pouvoir afin de pouvoir enseigner ce qui devait être la vérité, une et indivisible, admise et apprise par tous. Ainsi naquirent les universités.

En 1633 elles furent ébranlées par l'affaire Galilée, et sa remise en cause du géocentrisme ; en 1761 par Buffon et son Histoire naturelle, laquelle, par définition, ne pouvait aller dans le sens de l'Église, qui définissait l'homme comme un simple animal parmi d'autres. Choquant pour ceux qui se croient plus, faute d'être mieux ; en 1859 un choc plus violent fut porté par Charles Darwin et son L'Origine des espèces.

Comment accepter que les fondements, au sens de derrières peut-être, soient ainsi menacé ?

La croyance résiste mal aux faits, les croyants préfèrent donc nier l'authenticité de ces derniers quand ils ne sont pas inspirés par dieu.

Il est intéressant, sinon amusant, de constater que quand une vérité chasse l'autre, ses défenseurs finissent souvent par retrouver le caractère borné et stupide de leurs prédécesseurs. Ainsi il est plus facile de regarder le passé et ses errances que d'imaginer que dans le futur on puisse être remis en cause de la même façon.

Il serait agréable de penser que de nos jours la vérité brille de tout ses feux, il n'en est rien et de multiples mensonges ou erreurs perdurent. Chaque époque érige de nouveaux dogmes et la science ne s'en exempte pas, tant se rassurer est un besoin humain, en fixant des limites et posant des certitudes bornant le possible comme des barrières autour d'un berceau.

Existe-t-il réellement des particules plus rapides que la lumière ? Impliquant une remise en cause de la théorie de la relativité générale ; qui furent les premiers habitants des Amériques ? Étaient-elles ce désert quand les Asiatiques s'y installèrent il y a 12 000 ans en traversant le détroit de Bering ?

L'ADN longtemps fut considéré comme invariable avant que l'épigénétique ne prouve sa perméabilité à l'environnement. En notre époque où le savoir semble circuler librement celui-ci reste manipulable et manipulé suivant les intérêts où superstitions des uns ou des autres qui tentent de le récupérer ou de le réfuter. Le créationnisme ou le dessein intelligent en sont la preuve.

Il n'en reste pas moins que le temps est à sens unique et ne cesse pas comme le voudrait certains. Je me garderai bien d'afficher une certitude, de dire que je détiens ''la'' vérité, elle serait remise en cause un jour ou l'autre. Après tout que le plus grand nombre ait besoin de se rassurer est compréhensible. Il paît tranquillement et aime à bêler en groupe pour ne rien entendre d'autre.

Seriez-vous là si vous en faisiez partie ?

Gérald Messadié avait déjà signé quelques livres remarquables, celui-ci ne dépare pas son œuvre. Si vous avez des convictions essayez de les confronter à ses pages, elles en sortiront peut-être intactes.

Ou pas.

Comme vous ou moi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:30

Âmélodie : Musique éveillant des échos en des zones que la pensée n'atteint pas.

Américonnisation : Suivre des préceptes préconisant davantage plutôt que mieux.

Amèrir : Se découvrir une envie de procréation auparavant étouffée par l'ambition personnelle.

Ami-calmant : Compagnon disponible dès que le besoin s'en fait sentir et que l'extérieur est source de stress. Peut devenir possessif, exclusif et dangeheureux.

Apparole : attirer, charmer par des mots, capter l'esprit pour capturer l'individu.

Areubase : Premiers mots de l'enfant devant un écran, découvrant qu'il peut s'en servir comme de ses parents mais avec plus de facilité et d'utilité.

Bedhaine : Boire le dégoût de l'autre jusqu'à ne plus se ressembler.

Bien : Ce qui autorise à faire tout le mal que l'on désire puisque c'est pour une bonne raison.

Boulimique : A pris une voix de gavage.

Bracœur : Cherche à forcer l'amour de l'autre par tous les moyens. Ça marche souvent...

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:30

Voler n'est pas bien, on le sait, dans certains cas pourtant cela peut avoir des conséquences bénéfiques. Ainsi cet adolescent qui vient de voler de l'argent, huit sous, dans la caisse d l'épicerie familiale pour s'acheter des billes.

Pris sur le fait il est puni, privé de dîner.

Et c'est là que son geste fut salvateur puisque les 11 membres de sa famille mourut empoisonnée par un plat de champignons.

Seul dans la vie il est convaincu que l'honnêteté est vaine et que voler est sa destinée. Pour cela il va devenir joueur, tricheur, et voleur.

Ce n'est pas la première fois que Sacha Guitry porte à l'écran une de ses œuvres, cette fois il s'agit d'un roman qu'il va transposer, mais d'une manière inhabituelle puisque entièrement, à une exception près, en voix-off. Les scènes que nous voyons sont toutes commentées par une unique voix, et une voix unique, celle du réalisateur.

Le générique commence par Sacha présentant les acteurs, le plateau, les lieux de tournages... elle s'approche d'un homme attablé à la terrasse d'un café, celui-ci écrit, il rédige ses Mémoires, prétexte à la caméra de remonter le temps pour nous montrer comment il arriva à cette place.

Nous le voyons donc commencer dans la vie par le drame évoqué plus haut, puis devenir chasseur dans un restaurant, groom dans un hôtel puis croupier avant de devenir joueur, et tricheur, professionnel.

Mais la morale sera sauve quand il reconnaîtra à sa table, parmi les autres joueurs, l'homme qui lui sauva la vie pendant la guerre de 14. Guitry y est (im)pertinent, moqueur mais enthousiaste. Bien sûr il faut aimer les mots plus que les images en une époque où celles-ci prennent le pas sur les premiers. Ce n'est pas une raison pour ne pas profiter du meilleur de chaque style.

 

Non mais !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 07:30

- Qui êtes vous ?

- Moi ?

- Oui, qui d'autres !

- C'est une bonne question.

- Et la réponse ?

- Je crains qu'elle ne vous apporte rien, non, l'important c'est ce que vous êtes vous.

- Moi ?

- Inutile de faire le perroquet, et ce n'est pas une question, je sais ce que vous êtes.

- …

- Un assassin, un tueur en série comme on dit.

- Comment le savez-vous ?

- Je vous ai vu, suivi, compris, analysé.

- Moi, un assassin ?

- Nier serait stupide, je vous ai vu fonctionner.

- Et alors ?

- Alors je peux le reproduire.

- Quel intérêt ?

- Je peux me cacher derrière vous.

- Dans quel but ?

- Vous continuez à tuer, après votre mort, vous accumulez les victimes mais c'est moi qui jouit des crimes que vous commettez.

- Je ne comprends pas.

- Vous pensez qu'il est nécessaire d'avoir une réponse, d'obtenir un regard, de gagner un semblant de reconnaissance, pour exister, pour moi cela n'est pas nécessaire. Je vais tuer à travers vous alors que vous ne serez plus qu'une ombre perdue dans la nuit.

- Vous êtes fou.

- Probablement, mais la question n'est pas là, vous serez un de mes masques.

- Un ?

- Oui, je trouve plaisant d'interrompre le parcours de tueurs en série pour laisser libre cours à mes pulsions en les attribuant à d'autres.

- Une sorte de coucou du crime ?

- Le mot est joli. Vous m'étonnez mais c'est un peu ça.

- Vous ne voulez pas être pris.

- Vous le souhaitez, vous ?

- Non, bien sûr que non, pas tout de suite.

- Alors vous ne serez pas déçu puisque jamais nul n'entendra plus parler de vous.

- Qui êtes vous ?

- Je suis... autre chose, après tout un tueur ne peut-il évoluer lui aussi ?

- Vous êtes cette évolution ? Et... moi ?

- Vous allez vous endormir et disparaître, définitivement. Moi je vais utiliser votre mode opératoire et vous assurez un avenir que vous n'auriez pas obtenu sans moi. Vous ne serez jamais attrapé puisque vous serez mort.

- Vous voulez brouiller les pistes ? Vous voulez passer inaperçu ?

- Oui, longtemps, quel esprit faudrait-il pour discerner une signature unique derrière des comportements différents ?

- Qui vous dit que cela n'arrivera pas ?

- Je ferai en fonction, je suis adaptable. Mais le temps manque, vous, vous profiterez d'une signature personnelle, ensuite vous finirez en cendres. 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:30

Citadelle de la dynastie Hô

Suivant les principes du feng shui cette citadelle fut édifiée au XIVè, elle couvre une superficie de 155,5 hectares entre les fleuves Ma et Buoi dans la province de Thanh Hoa. Elle est faite de blocs de calcaire et témoigne du développement de la technologie architecturale et de l'urbanisme géomantique en Asie. Elle illustre une conception du pouvoir royal fondée sur l'adoption du confucianisme chinois au sein de la culture bouddhiste dominante alors.

Elle est restée quasiment intacte, conservant sa citadelle intérieure, l'autel Nam Giao et une partie du rempart extérieur de La Thanh.

Un témoignage unique sur la dynastie Hô.

Ensemble de monuments de Huê

La ville de Huê a été le centre politique, culturel et religieux du Viet Nam unifié sous la dynastie Nguyên, de 1802 à 1945, aidé en cela par sa position géographique au centre du pays et sa proximité avec la mer. Elle a été dessinée en respectant les conditions physique du site, la rivière des Parfums et la montagne Ngu Binh par Nguyen Van Yen, commandant d'une unité militaire spécialisée dans la construction de citadelles. Quatre compose cet ensemble, Kinh Thanh destinée à abriter les bâtiments administratifs, Hoang Thanh, hébergeant les palais royaux et lieux de pèlerinage, Tu Cam Thanh, abritant les résidences royales et DaiNoi, la ville intérieure, sans oublier Tran Binh Dai, ouvrage défensif situé dans l'angle nord-ouest destinée à surveiller les mouvements de la rivière.

Les plans furent dessinés de 1803 à 1805, la construction elle-même fut achevée en 1932. 30 000 ouvriers et soldats y travaillèrent. Pour la première fois en Asie elle suivit les modèles européens basé sur le style de Vauban.

Sanctuaire de Mi-sön

les Chams occupèrent le site du IVè au XIIIè siècles, ils y édifièrent cet ensemble de temples comprenant environ 70 constructions. Il se situe dans la province de Quang Nam, district de Duy Xuyen, dans un cirque entouré d'une chaîne de montagne formant le bassin du fleuve sacré de Thu Bon, à 69 kilomètres au sud-ouest de Đà Nẵng. Un emplacement stratégique par sa facilité à être défendu.

Le premier temple, en bois, fut érigé par le roi Bhradravarman, ravagé par un incendie il fut reconstruit en brique et en pierre. Les rois successifs embellirent et vinrent s'y recueillir. Son influence diminua à partir du XIIè au profit de Panduranga.

Ses ruines furent découvertes en 1889 par Camille Paris et inventoriées par Henri Parmentier.

Les éléments primordiaux sont sans doute les tours-sanctuaires, elle présentent une variété de dessins symbolisant la grandeur et la pureté du Mont Méru, la montagne sacrée mythique, berceau des dieux hindous au centre de l'univers, reproduite sur Terre dans la patrie montagneuse du peuple Cham.

Le risque que de nombreuses munitions attendent encore autour du site a ralentie les fouilles et les restaurations indispensable ainsi que la possibilité d'accès par les touristes.

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 07:30

Nous le savons l'air est plein de saloperies diverses qui, puisque nous respirons, passent dans nos poumons et se diffusent dans nos organismes. Vous me direz qu'il suffit de cesser de respirer pour y échapper. La solution serait idéal si elle n'avait des effets définitifs.

Puisque cette idée ne semble pas idéale essayons de réduire les pires polluants parmi les centaines de substances auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. Les pouvoirs publics ont sollicité l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) en lui demandant de hiérarchiser les toxiques dont l'air regorge.

Premier point à régler : définir une substance ''préoccupante''. Plusieurs critères entrent en ligne de compte et selon celui qui est privilégié le classement sera différent. Le premier concerne le nombre de cas attribués à un produit, ensuite le nombre d'individus exposés. Certains sont dangereux mais touchent peu de monde, l'inverse existe aussi.

 

 

 

L'INERIS a listé 319 toxiques où l'on retrouve, sans surprise : les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les pesticides, métaux lourds, solvants chlorés, dioxines... encore faut-il disposer des renseignements suffisants, ce n'est pas toujours le cas.

Aujourd’hui 90 % des citoyens de l'UE sont exposés à des polluants de l'air dangereux chaque jour, autant dire que vous et moi y sommes soumis.

Au moins saurons-nous par quoi nous sommes empoisonnés !

Reste à attendre que nous gouvernants décident, et le fasse honnêtement et intelligemment.

Je me demande s'il ne conviendrait pas de les classer parmi les substances létales !

Après s'être réunie pour déchiffrer le génome humain au début des années 2000 la communauté internationale se retrouve maintenant pour explorer le cerveau, et en percer les fonctions et leurs relations avec les comportements. La Brain initiative, étasunienne, et l'Human Brain project, européen, qui veut simuler par ordinateur un cerveau complet, pourraient coopérer pour obtenir des résultats plus rapides.

Cela tombe bien puisque Jean-Pierre Bourguignon nous parle du Conseil européen de la recherche. Il y a sans doute plus à espérer des scientifiques que des politiciens évoqués plus haut.

Vous savez peut-être que 10 000 milliards de cellules nous constituent, notre tube digestif, lui, abrite dix fois plus de bactéries, une flore, appelé microbiote, indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et que l'on peut considérer comme un organe à part entière. Ce microbiote assure la dégradation des fibres, la production de vitamines et d'acides gras, source d'énergie indispensable, il assure l'intégrité de la barrière intestinale ainsi que le renouvellement des cellules qui la constituent et régule la maturation et la stimulation du système immunitaire. Il a en outre une forte influence sur le surpoids, l'obésité et les complications métaboliques associées. Reste à mettre au point un test permettant de déterminer la nature intime d'un individu, ses facteurs de risque et les moyens d'y remédier.

Le boson de Higgs vous dit quelque chose ? Vous le retrouverez dans cette publication, Fabiola Gianotti nous parle de son expérience en tant que porte-parole de l'expérience Atlas portant sur la découverte de cette particule.

Nous retrouvons Einstein alors qu'il imaginait un univers stationnaire, les Googles Glass et des usages utiles pour la santé, comprendrons qu'il est possible d'être insensible à la musique et de nombreux articles démontrant que la science avance.

Ce qui ne veut pas dire qu'elle va quelque part. Mais ça, c'est une autre histoire.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:30

Sandra est employée dans une entreprise fabriquant des panneaux solaires, depuis quelques mois elle est en arrêt pour cause de dépression, personnelle. Elle va sortir une tarte du four quand le téléphone sonne, la conversation est brève mais la touche profondément. Une collègue lui annonce qu'un vote vient d'avoir lieu et que les autres employés viennent de voter. L'alternative était entre le retour de Sandra et une prime de mille euros.

Aucun suspens quand au résultat.

L'amie qui l'appelle lui annonce que tout n'est pas perdu, le patron accepte en effet de la recevoir, ce vendredi, avant la fermeture de la boîte. En fait le rendez-vous n'était pas prévu mais organisé par l'amie en question qui veut l'inciter à se battre pour conserver son travail. Le patron veut bien l'écouter mais tout ce qu'il peut faire c'est proposer un nouveau vote, à bulletin secret, le lundi matin. Il reste donc à Sandra deux jours et une nuit pour aller voir chacun, et chacune, en leur demandant de bien vouloir changer leur vote, pour ceux qui optèrent pour la prime, et donc de renoncer à cette dernière.

Le compte à rebours est lancé pour Sandra qui oscille entre l'envie de renoncer, avec la certitude de l'échec, pour retourner se coucher et tout oublier, et celui de vivre. Ce travail est indispensable pour son couple, et leur enfant, qui doivent payer la maison qu'ils viennent d'acheter.

Première chose à faire, obtenir l'adresse de tous et aller les rencontrer avec à chaque fois l'obligation de s'expliquer, la sensation de quémander, de s'abaisser. La plupart l'écoute, l'entende, comprenne, mais renoncer à autant d'argent peut être difficile, impossible pour certain, souvent à juste raison, renoncer à mille euros est effort qu'ils peuvent difficilement faire. Celle-ci l'évite, l'autre l'envoie balader, l'un pleure, trop coupable d'avoir préféré l'argent à l'humain. Chaque cas compose une partie de ce monde ouvrir qui lutte pour garder sa qualité de vie, faisant de la récupération pour gagner un peu plus, travaillant au noir le weekend pour la même raison. C'est presque un chemin de croix pour Sandra qui devra toucher le fond, avaler une boîte entière de médicaments, avant de remonter pour continuer le combat sans certitude que celui-ci tourne en sa faveur.

Arrive le moment fatidique du vote... Pas question ici de vous livrer le fin mot de l'histoire mais la quête de Sandra vaut la peine d'être suivie. L'important, dit-on, n'est pas le but mais le chemin pour l'atteindre. Le suivre c'est avoir l'opportunité de se retrouver, de découvrir en soi des qualités oubliées mais n'attendant que d'être rappelées.

 

Les frères Dardenne n'ont rien eu cette année à Cannes, un prix d'interprétation n'aurait rien apporté à Marion Cotillard, il n'empêche qu'elle tient le film sur ses frêles mais charmantes, épaules, passant du rire aux larmes, de l'espoir à la détresse, sans rien perdre de son charme.

 

La magie du cinéma probablement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 07:30

J'ai vu des corps meurtris, couverts de cicatrices,

De plaies mal refermées, de traces de brulures,

Paysage effrayant mais carte indicatrice

Que parfois la douleur est la voie la plus sûre

 

Si l'angoisse et la peur deviennent oppressantes,

Au point que les chasser devienne nécessaire,

Il reste une sortie terriblement violente

La chair peut seule pousser un esprit à se taire.

 

Ce sont des nuits de sang, de terreur et de larmes.

Quand revient le matin après un dur combat.

Avec le jour, l'espoir refourbira ses armes,

Jusqu'au prochain duel qui à coup sûr viendra.

 

C'est le passé ainsi qui demeure en surface,

S'il fallait l'oublier son pouvoir grandirait,

Une carte d'avant, de ce que rien n'efface,

Des vers rongeant l'esprit qui ne peut les chasser.

 

J'ai vu des cœurs meurtris refusant d'être inerte,

Craignant que s'arrêter l'emmène encore plus loin ;

Dormir est effrayant comme une porte ouverte,

Mon ami le rasoir m'observe de son coin... 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:30

Pendant l'été 1999 Laurent Ruquier, à la demande de Jérôme Bellay alors directeur, entame sa première saison sur Europe 1, arrivant de France Inter avec une partie de sa ''bande''.

La première eut lieu avec Valérie Mairesse, Gérard Miller, Philippe Geluck, Jean-Claude Carrière et Jean-Marie Bigard le 30 août.

Ce livre contient une partie des meilleurs moments, toujours improvisés, de Laurent Ruquier et de ses acolytes mais aussi une galerie de portraits de certain(e)s d'entre eux. Commençant par Claude Sarraute, dont je me souviens alors qu'elle participait aux Grosses Têtes, émission que doit reprendre le même Ruquier à la rentrée 2014, quelque part la logique est respectée. Pierre Bénichou est dans le même cas, comme Isabelle Mergault, Olivier de Kersauzon, Isabelle Alonso et quelques autres en quête d'équipe où déconner à l'aise.

 

J'écoutais l'émission Bouvard, celle-ci ayant pris une direction moins culturelle je suis passé du côté de Laurent Ruquier, bien que, malgré ma visite au Mans, je ne sois pas de la Sarthe.

 

Quelques exemples des échanges à fleurets, pas toujours mouchetés, ayant lieu lors des émissions :

P. BÉNICHOU : Quand je vois des jambes comme les miennes, je me dis que l’humanité n’est pas perdue !

STEEVY : Ces jambes qui ont fait trembler Hollywood et qui tremblent toutes seules aujourd’hui !

                                       *

STEEVY : Tu peux faire du jardinage et être raffiné. Ceux qui jardinent ne sont pas forcément des rustres comme toi. Regarde, moi, je suis raffiné quand je jardine.

O. DE KERSAUSON : Oh toi, t’as plus une tête à rêver devant les rangs de carottes qu’à faire du jardinage !

                                      *

C. DIAMENT : Moi, je trouve que la piña colada, c’est plus fait pour être bu autour d’une plage.

L. RUQUIER : Mais comment faites-vous pour être autour d’une plage ?

C. DIAMENT : Avec mon cul, c’est pas difficile !

                                      *

C. DIAMENT : On est blondes, moches avec un gros cul, et alors ?

C. BRAVO : Oh, dis donc, parle pour toi !

J.-B. HEBEY(à C. Bravo) : Pourquoi, t’es pas blonde ?

                                       *

À lire et surtout à écouter.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 07:30

1854, West point est l'académie militaire la plus célèbre des États-unis sept jeunes officiers sont liés par une forte camaraderie. Une rixe oppose deux d'entre eux : Jeb Stuart et Carl Rader, celui-ci étant partisan de John Brown, abolitionniste convaincu. La guerre de sécession aura lieu entre 1861 et 1865.

Ils vont se retrouver dans la Deuxième Unité de Cavalerie basée au Kansas et le film va porter sur l'affrontement entre l'armée et Brown, présenté ici comme un fanatique prêt à tout pour assurer la victoire de ses idées. C'est bien l’ambiguïté de ce film qui nous présente les hommes du Sud comme des gentlemen, bien élevés et partisan d'une abolition contrôlée face à des intégristes convaincus menés par un Brown persuadé d'agir au nom de dieu. Une tradition que les États-unis n'ont pas oubliés.

Il faudra choisir son camp et les sept hommes risquent, comme une indienne le leur prédit, de devoir s'affronter. Malédiction de la guerre dont les conséquences ne sont peut être pas complètement effacées.

Si le scénario peut prêter le flanc à la critique dans sa présentation de faits non avérés ou l'emploi de personnages réels mais qui ne prirent pas part à ce conflit, force est de constater la force de la réalisation de Michael Curtiz, sa maîtrise du positionnement, de la gestion des figurants, de la construction des scènes ou du montage, le tout donnant un film qui garde son efficacité alors que son message est contestable.

Errol Flynn est aussi bon qu'à l'ordinaire, l'amusant est de voir Ronald Reagan dans un rôle différent de celui qu'on lui connut quarante ans plus tard.

Peut-être aurait-il dû rester à Hollywood encore qu'il semble pas avoir cessé d'être acteur !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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