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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 09:18

La rue était déserte et le vent m'observait,

Des magasins fermés et des fenêtres closes,

Mon ombre est épuisée, ne sachant où je vais,

Mon esprit obscurci espère une overdose.

 

C'est comme un courant froid venant de la banquise,

Par lequel j'espèrai être emporté au loin,

Illusion comme écueils sur lesquels je me brise

Mes envies, ambitions, je n'aurai rien de moins.

 

Et puis le vent mourut, le soleil s'estompa,

La seconde d'avant j'étais encore vivant,

La seconde d'après s'entrouvrit l'au-delà,

J'emporterai le temps jusqu'au cœur du néant.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:15
Vues d'Orléans (08/2014)
Ma future adresse

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Vues d'Orléans (08/2014)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:49

J'aurais voulu un cœur prisonnier d'une armure

Que son regard jamais n'aurait pu transpercer ;

Il n'eut jamais été d'abri qui me rassure,

Plus que si j'avais été frappé de cécité.

 

Si j'avais ignoré toujours son existence,

La mienne en eut été rendue bien plus facile,

Le chemin du banal pris depuis mon enfance

Aurait duré toujours, du médiocre au débile.

 

Rêver ne sert à rien, il n'y a qu'un réel,

Le temps ne se vainc pas par le fait du vouloir,

Je ne suis qu'un pantin affrontant l'éternel,

Cherchant à dominer mais manquant du pouvoir.

 

Je suis déjà coincé dans des fers invincibles,

Pulsions venant de loin que je sais déplorer,

Sans pouvoir les contrer, trop pris dans le sensible,

L'ennemi est en moi, je ne peux le chasser.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 09:00
Version fran... chouillarde
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 08:23

Jorge R. Gutierrez - 2014 

C'est l'heure d'aller faire un tour au musée, pour ces enfants voilà la promesse d'une après-midi ennuyeuse propice aux bêtises. Mais les choses ne vont pas se passer ainsi, à la place du vieux guide ronchon qui les accueillait se présente une jeune femme, énergique et sympathique, qui va les mener dans une partie du musée rarement accessible. C'est le Mexique qui s'ouvre à eux et en particulier le culte des morts que pratique ce pays, le centre du monde, et le centre du centre est le village de San Angel.

Une histoire en particulier va être contée aux jeunes visiteurs, celle de Maria et des deux hommes qui se disputaient son cœur, Joaquin et Manolo, depuis que tous trois étaient enfants. Le hasard va faire que cette relation va être l'objet d'un pari entre la Mort, qui règne sur le monde des âmes choisies, et le dieu des Enfers qui lui doit se contenter des âmes oubliées. Si après votre décès quelqu'un se souvient de vous alors le premier monde, musical et coloré, vous est promis, dans le cas contraire vous finirez dans le second, terne, gris et antichambre du néant ultime.

Ces deux êtres parient chacun sur lequel des enfants qui gagnera le cœur de Maria, la Mort opte pour Manolo, son opposant choisi Joaquin. Le dieu des Enfers est un tricheur et va tout faire pour favoriser son champion une fois que les enfants auront grandis, que l'heure du choix s'approchera pour la jeune femme. Difficile, entre Joaquin qui s'est couvert de gloire dans cent combats, aidé par une médaille qui lui permet d'être invincible et invulnérable, ça aide, et Manolo, hériter d'une tradition de matador mais qui refuse de mettre à mort un taureau tout en préférant la musique et les chansons qu'il écrit et interprète pour sa belle. Laquelle a les mêmes goûts.

À la suite d'une manipulation du mauvais parieur alors que Maria semble morte à la suite d'une morsure de serpent, Manolo va se faire mordre volontairement pour la rejoindre. Ce qu'il ignore c'est qu'une morsure seulement provoque un état comateux bref, alors que deux entraînent la mort.

Quand Maria se réveille il ne reste que Joaquin, Manolo est au pays des âmes choisies où il retrouve sa famille. Il n'a pas oublié Maria et va tout faire pour retrouver le monde des vivants et son aimée.

Ce qui ne va pas être de la tarte.

Faible suspens, personne ne doute que l'amour doive finalement triompher, ce sera au prix d'affrontements violents, de risques et de périls qui prouveront le courage des uns, l'abnégation des autres jusqu'au dénouement que vous devinez.

Beaucoup de musiques, de rythmes, de couleurs et de gags, peut-être un peu trop pour avoir le temps d'en profiter mais les personnages, surtout féminins, sont intéressants.

Le 2 novembre la porte sur l'autre monde s'entrouvre, j'ai peur pourtant que ce film n'en donne une fausse idée.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:06

Il est courant au Japon de proposer une œuvre sur plusieurs supports. Ainsi de All You Need Is Kill qui fut d'abord un roman de Hiroshi Sakurazaka, illustré par Yoshiitoshi Abe, en 2004, publié par Shūeisha, puis un manga dessiné par Takeshi Obata sur un scénario de Ryōsuke Takeuchi d'après le livre ci-dessus. Il fut porté à l'écran par Doug Liman avec Emily Blunt et Tom Cruise, sorti en juin 2014. Une réalisation différant notablement de l’œuvre dont elle s'inspire en présentant une armée et des héros largement américanisés.

Sakurazaka a annoncé écrire une suite à son histoire, à voir...

L'argument est simple : la Terre est envahie par des extra-terrestres, les Mimics, et rien ne semble devoir les mettre en échec. L'espèce humaine voit son avenir compromis et pourrait être tout simplement exterminée. Keiji Kiriya est un jeune soldat, tout juste enrôlé dans l'armée il participe à sa première bataille, avec peu de succès puisqu'il trouve la mort au cours de celle-ci. L'étonnant, et c'est l'argument du manga, est qu'il se réveille 30 heures avant son décès et repart pour la même journée qui se conclue de la même façon. Il meurt et repart pour un tour de manège. Il pourrait se contenter de revivre et remourir sans cesse mais sa rencontre avec Rita Vrataski va lui donner la motivation suffisante pour utiliser ce qui lui arrive pour trouver comment vaincre.

Si le principe est la répétition il n'en va pas de même pour ce manga qui sait en user pour faire progresser l'action continuellement. Il est facile de suivre Keiji dans son combat pour que chaque nouvelle journée lui apprenne quelque chose sur ce qui se passe, sur les Mimics, et ce qui leur donne un avantage que rien ne semble pouvoir arrêter.

C'est bien Keiji qui est la clé de la victoire possible en gardant en mémoire les événements passé pour s'améliorer, pour apprendre par l'expérience en observant le champ de bataille et ses ennemis, en comprenant quels mécanismes sont ainsi activés, qu'une action positive sur l'instant peut provoquer sa mort, et son retour à la case départ. Inutile d'essayer de sauver celui-ci ou celui-là, dans ce genre d'affrontement c'est le résultat qui compte et il faut pour notre héros tenir de plus en plus longtemps pour découvrir la faille des Mimics qu'il pourra utiliser. Sans oublier l'importance de Rita, jeune fille fragile dans un exosquelette colossal et maniant une hache d'une taille encore plus imposante. La découverte du passé de l'un et l'autre permet de souffler entre deux combats tout en permettant de mieux les connaître. Tout le monde sait qu'il est bon d'apprendre de ses erreurs, de ses échecs, dans la réalité pourtant il n'est pas possible d'apprendre de sa, et à fortiori de ses, morts. Alors suivez Rita et Keiji dans les deux volumes du manga ou celui du roman.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:00

Combien d'heures à scruter la nuit,

En cherchant la lumière au loin,

À deviner ce qui s'enfuit,

En restant là, simple témoin.

 

Combien de temps à son chevet,

Surveillant un frémissement,

Espérant que fera effet

Ce tout nouveau médicament.

 

Combien de cris qui résonnèrent

Dans ces couloirs, dans mon esprit,

Comme si la mort était la mère,

Comme si elle m'avait tout appris.

 

 

Combien de pas dans la poussière,

Mais sans laisser aucune trace.

Puisque le temps est mort hier,

Il faut que le présent s'efface.

 

Combien de mots que j'ai pensé

Sans pouvoir entrouvrir la bouche,

Elle était là, je me taisais,

Restant silencieux, sur la touche.

 

Combien de pensées regrettables

Venues d'un univers étrange,

Où j'attendais, à une table

Que vienne un démon ou un ange.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 09:00

Combien de pages avant l'ultime,

Blanches encore avant de noircir,

De vers obscurs comme un abîme

Miroir de nuit montrant le pire ?

 

Combien de marches semblant monter,

Dans ce monde où tout est mirage,

Décors et mots qui sont dictés

Par un auteur du fond des âges.

 

Combien de jours à supporter,

Avant que ne tombe la nuit ?

Que le rideau soit abaissé

Et que le désespoir s'enfuit.

 

Combien de cauchemars encore

Fuyant mon âme intoxiquée

Par les relents d'un passé mort,

Comme un enfant décomposé ?

 

Combien de battements de cœur,

Sonnant le glas interminable

D'une vie abreuvée de peur

Jusqu'à haïr l'inestimable ?

 

Combien de mots à déverser,

Nourrissant l'illusion de voir

Plus loin que nul n'avait osé,

Plus loin que l'ombre de l'espoir.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 09:00

À Saïgon la vie parfois présente devant soi un chemin dont tout laisse à penser qu'il faudrait l'éviter, tous les signes sont là, les exemples dans le voisinages qui vous montrent que l'avenir d'un gangster n'est pas enviable, ou alors pas à votre niveau, votre père même qui vous ressasse que le mieux est ailleurs. Mais il meurt trop tôt et la leçon n'est pas comprise alors, elle ne lel sera que trop tard pour en faire son profit.

Est-ce que suivre un criminel qui rentre couvert de sang d'une expédition risquée en se disnt qu'il représente ce que nous connaitrons est le mieux ? Non, et pourtant !

Lam passa son enfance dans une ruelle où la vie est difficile, où il apprend qu'elle se résume à ''frapper ou être frappé, tuer ou être tué !'' pricipe simpliste mais qui lui donne une idée précise de ce qui l'attend. Il est amoureux de Huong, qui lui rend ses sentiments, malheureusement celle-ci sort avec un membre du gang de Tai Nhot, concurrent de celui de Cho Lon. Lam va donc se battre pour sa belle, l'enlever et s'enfuire pour aller chercher refuge auprès de son frère ainé, comme d'habitude, Hung, dont la femme est enceinte.

Les choses dans ce milieu ne se passent jamais simplement, tout est affaire de rapport de force, d'intimidation, de ''respect'', de formes, de peurs et de coups fourrés. Chacun attent que l'autre fasse une erreur en espérant qu'il ne sera pas le premier à en commettre une.

Même un gangster rêve d'une autre vie, surtout quand sa petite amie lui parle d'une existence loin de la violence, tranquille et heureuse.

Cette porte de sortie malheureusement va rester inaccessible. L'honneur se lave dans la violence, pas question de laisser sa petite amie partir comme ça, il faut réagir, prouver sa force, faire taire les bouches qui pourraient parler de celui qui n'a pas réagi.

Tout cela était prévisible, écrit depuis toujours sur la page racontant la vie de criminels dont la vie est simple. ''Frapper ou être frappé, tuer ou être tué !''

Huong n'est qu'un prétexte, celui qu'attendait le gang de Tai Nhot pour réclamer, pour paiement de l'honneur bafoué, le quartier de Cho Lon où il espère installer son trafic de drogue. Un prix trop élevé bien sûr. Comme si les choses pouvaient se régler autrement que par un combat à mort entre les deux clans jusqu'à la victoire finale d'un seul.

Huong n'a-t-elle pas séduit Lam sur ordre de son gang pour justifier l'attaque ? Le constat n'est pas pessimiste, il n'est que réaliste, c'est pire ! Les rouages du destin s'enclenchent, indifférent aux individus qu'il broie, au sang qui coule, aux cadavres qui, bientôt, seront remplacés. Les choses étaient ainsi, le sont toujours et le resteront jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un debout.

Aucun espoir qu'il en aille autrement. Dans ces quartiers l'histoire s'écrit avec du sang mais les mots et les noms s'effacent vite pour être remplacés par d'autres qui connaîtrons le même sort. Cette encre là ne sèche pas, elle disparaît emportant dans l'oubli les victimes anonymes. Qu'importe, d'autres viendront !

Beaucoup de combats, de sang ; d'armes blanches et de larmes amères

Si tu survis ce soir que vas tu faire demain ? Demande Lam à un membre de son gang.

 

Et vous ?

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:00
Une série à suivre à la loupe !
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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