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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 09:00

Depuis la mise au point par une société japonaise du Tru Blood, un sang synthétique, les vampires sont sortis de la clandestinité, faute de l'être de leurs tombes, et prennent lentement une place dans une société qui les regarde d'un drôle d’œil en raison des exactions dont ils furent coupables durant des siècles. Mais après tout les humains n'en commirent-ils pas de pires ?

Le Tru Blood, outre qu'il assouvit la soif de sang des disciples de Dracula a également beaucoup d'effets sur les vivants, en fait c'est une drogue très puissante qui aiguise, non des crocs cette fois, mais des appétits financiers.

Bon Temps est une petite ville de Louisiane, Sookie Stackhouse y est serveuse au Merlotte's, elle possède un don qui lui paraît plus une gêne : elle est télépathe. Ce qui nuit à ses rapports avec les autres puisqu'elle sait ce qu'ils pensent vraiment. Qui voudrait vivre avec ce ''talent'' ?

Bill Compton un soir entre au Merlotte's, c'est le premier vampire que Sookie rencontre alors que la Grande Révélation eut lieu deux ans plus tôt. C'est un coup de foudre aidé par le fait qu'elle ne peut surprendre les pensées de Bill tout en étant insensible au don d'hypnose de celui-ci.

Leur relation va être mal vu par les habitants de la région persuadé que le Tru Blood ne sera jamais suffisant pour les vampires, d'autant que des meurtres horribles commencent à se produire. Toutes les victimes sont des femmes qui eurent des relations avec Jason Stackhouse, le frère de Sookie, mais également avec des vampires. Ceux-ci étant réputés pour leur virilité.

Bien des aventures vont se dérouler au long des sept années que va durer cette série, beaucoup de sang bien sûr, de l'érotisme, des créatures étranges, certaines maléfiques, d'autres encore pires. Les vampires ne justifieront pas leur deuxième syllabe !

Des aventures amoureuses vont se nouer, des ruptures survenir, des complots, des crimes divers, des sectes, des loups garous, des métamorphes et même des... comme Sookie, mais comme elle l'ignore au début de la série je ne veux pas qu'elle le lise dans mon esprit.

Être un mort-vivant semble difficile tant cela aiguise des désirs divers et (a)variés, néanmoins c'est une situation qui présente quelques avantages.

C'est avec tristesse que j'ai dit au-revoir à Sookie, à son frère, à Bill, à Jessica et à tou(te)s les autres. Un septennat cela peut sembler long mais une fois terminé il paraît avoir été bien court. L'avantage ici est de pouvoir retrouver ces créatures, leurs pulsions, leurs élans et envies insatiables de vivre.

Ou de mourir... mais je vous laisse le découvrir si votre soif d'aventures est difficile à étancher.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:00

Des mots, toujours des mots, un enfant et ses cubes,

Empilant des syllabes avec un trouble espoir,

Celui qu'un jour en sorte une belle succube

Dont le charme pourrait m'inviter dans le noir.

 

Le verbe a ce pouvoir de créer ce qu'on veut,

Des univers lointains, des quotidiens paisibles,

Mondes infinis où les vivants sont sans dieu,

Loin des statues de sel si souvent irascibles.

 

J'avais bâti ma voie à l'instar des romains,

Des pavés tout en vers, des dalles en poèmes,

Un chemin vers l'ailleurs, une œuvre de mes mains,

Par la littérature obtenir ce que j'aime.

 

J'étais omnipotent, agissant sans limite,

Mon imagination bornait mon univers,

Traversant le destin et bousculant les mythes,

Tenant l'éternité bien coincée entre mes serres.

 

Elle s'approcha de moi, Méduse séduisante,

Dont le regard bleuté fractura l'illusion,

Des mots éparpillés, émotion apparente,

Et la vie s'insinue avide de fusion.

 

La gorgone a pourtant cet étrange pouvoir,

Que qui plonge en ses yeux est transformé en pierre,

C'est un piège attirant de croiser ce miroir,

Découvrir le réel d'en-deça la frontière.

 

Pourquoi mon sort fut-il à ce point différent ?

Sinon parce que j'étais déjà fossilisé,

Piégé dans le papier, de l'encre dans mon sang,

M'ignorant retenu dans l'ambre du passé.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:00

Je n'ai pas été vacciné contre la rage, c'est la rage qui m'a vacciné.

 

L'égalité c'est le désir de chacun d'avoir plus que son voisin.

 

Je suis jaloux des crimes commis par d'autres.

 

L'abysse fait le moine.

 

Je suis un barrage fissuré qui ne veut pas se rompre.

 

Le peuple qui bêle jamais ne se rebelle.

 

Si ne pas utiliser son intelligence est un crime alors je suis un criminel, mais si je le faisais ce serait pire encore.

 

L'encre des livres ''saints'' est le plus toxique des poisons.

 

Chassez le naturel, il revient au salaud.

 

On m'a dit de tourner la page, je l'ai fait. La nouvelle est pire.

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 09:00

Jean Cocteau – 1946

La vie de marchand est soumise aux aléas de l'économie, ce n'est pas en ce vingt et unième siècle que nous dirons le contraire. Celui dont il est question ici voit s'approcher l'ombre de la faillite. Pour tenir son entreprise à flots il entreprend un voyage qu'il espère fructueux. Avant son départ il promet à chacune de ses trois filles un cadeau. Pour deux ce seront de multiples colifichets, pour Belle ce sera une rose ! Cette fleur le marchand l'a trouvé sur son chemin, en fait après l'avoir perdu, dans une propriété magnifique. Un château dans lequel il passa la nuit et dina avant de repartir le lendemain. C'est à cet instant qu'il aperçoit la rose et la coupe.

Ce qui va s'avérer une mauvaise idée. À cet instant le maître des lieux apparaît, une créature étrange, silhouette humaine mais visage monstrueux et inquiétant, qui plus est ce personnage semble disposer de pouvoirs magiques extraordinaire.

Mécontent il annonce au marchand qu'il le condamne à mort, sauf si une de ses filles veut bien venir d'elle-même dans son domaine.

Une seule acceptera, Belle, prête à tous les sacrifices. Lui reste à prendre la monture, un cheval blanc venu avec son père, et à ma laisser rejoindre sa demeure, et la créature qui y vit en murmurant à l'oreille du destrier ''Va où je vais, le Magnifique, va, va, va... !''

Sa première réaction sera la peur, suivi du rejet, mais avec le temps passé en compagnie de la Bête elle comprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que l'âme est plus belle que l'apparence. À la différence d'Avenant, un ami de son frère qui souhaite l'épouser. Autorisée à retourner près de son père, sans avoir promis de revenir, qu'elle sait gravement malade elle étonne par ses vêtements et parures magnifiques qui aiguisent la convoitise de ses sœurs lesquelles persuadent Avenant et Ludovic, le frère de Belle, de prendre la direction du château de la Bête pour la voler.

Ce qui coûtera la vie à Avenant mais aussi à la Bête. Celle-ci sous le regard d'amour sincère de Belle va se transformer en un prince charmant, ayant l'apparence d'Avenant. Il ne leur plus qu'à s'envoler vers un avenir radieux et magique.

Bien que s'étant inspiré du conte de Madame Leprince de Beaumont, Jean Cocteau en modifie la fin. Pour lui le tournage fut difficile, physiquement, comme s'il souffrait autant que la Bête, il le fut également pour Jean Marais en raison des heures quotidiennes de maquillage nécessaire pour transformer son apparence. Deux mondes s'affrontent dans ce film, le premier, réel, est inspiré des peintures flamandes et hollandaises, le second, le monde de la Bête, vient directement des illustrations de Gustave Doré.

La magie ne se décrit pas, elle se voit. Il vous sera plus facile de regarder un écran que de monter sur le dos de Magnifique et de murmurer à son oreille...

je suis sûr que vous n'oseriez pas !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:00
Musée de Tessé - Le Mans (05/2014)
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 09:00

 Damon LindelofNick Cuse - 2014 - HBO

Résultat de recherche d'images pour "the leftovers"

Tout semble normal en ce jour. Les enfants partent à l'école, les adultes vaquent à leurs occupations, le travail, les courses, la cuisine et toutes ces choses sans lesquelles notre quotidien serait insupportable.

 

D'un instant à l'autre, littéralement, 2 % de la population mondiale va disparaître. Une voiture s'écrase contre un mur parce que plus personne ne la conduit, un caddie de supermarché roule tout seul parce que plus personne ne le tient alors qu'un enfant pleure à l'arrière d'un véhicule vide. Une femme enceinte peut découvrir ne plus l'être, un homme cherche sa partenaire dans le lit mais elle n'est plus là, une famille entière s'est volatilisée, ne reste que la mère qui s'est détourné une minute et trouve des chaises vides...

C'est un voisin, un père, des enfants, un animal de compagnie, n'importe qui, n'importe où, peu de familles sont épargnées. Pas d'explication, pas de corps, pas de revendication, une ombre sans cause dans tous les esprits.

3 années ont passées. Il a bien fallu s'adapter et continuer à vivre. Comme par exemple dans la bourgade de Mapleton, microcosme représentant ce qui se passe partout ailleurs. Chacun avance comme il peut, fait semblant. Les questions sont sans réponses et faire son deuil est impossible, qui dit que les disparus ne vont pas revenir ? Les esprits sont figés dans le passé alors que le temps continu à courir, indifférent aux gens et aux choses. Dans cette petite ville le sherif Kevin Garvey est attentif à ce qui se passe, l'anniversaire du jour des disparus approche et les tensions montent, les angoisses ressurgissent comme une peur que personne n'ose reconnaître d'autant qu'une secte s'est peu à peu constituée. Ses membres s'habillent de blanc et ne parlent plus. Leurs motivations sont floues, que croient-ils savoir, attendre, espérer ? La fin du monde peut-être, le leur ?

HBO aime proposer à ses téléspectateurs des programmes différant des autres, adapté du roman de Tom Perrotta The Leftlovers est déroutant au premier abord, fascinant au second, intrigant ensuite tout en produisant l'impression que la fin ne pourra pas être à la hauteur des attentes, particulières à chacun, tout en espérant que cela soit le cas. Le nom de Damon Lindelof, co-créateur de Lost, associé au scénario peut susciter quelques inquiétudes.

Difficile de se maîtriser dans ces circonstances, ce qui est arrivé ne pourrait-il pas se reproduire, qu'est-il arrivé aux disparus, vont-ils revenir, seraient-ils différents ? La violence n'attend qu'une occasion de se libérer, les relations humaines sont brutales, désespérées, en quête d'un équilibre rompu et introuvable.

Une série inquiétante, mais qui ne souhaiterait pas voir disparaître quelques personnes de son entourage ! 

Sans oublier que ça peut être réciproque...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 09:00

Étonnant, effrayant peut-être de voire une toute jeune fille entrer dans un lac comme si elle voulait y disparaître. Quand son institutrice l'aperçoit elle prend peur et fait arrêter le car avant de la conduire à l'infirmerie de l'école.

Étonnant encore quand, après un rapide examen, il s'avérera que Tui est enceinte de cinq mois, à 12 ans c'est rare et laisse supposer une agression sexuelle.

Robin Griffin est une jeune inspectrice qui revient de Sidney où elle a laissé son fiancé pour rentrer en Nouvelle-Zélande afin d'aider sa mère à affronter un cancer qui ne veut pas céder face à la chimiothérapie. Spécialiste des enfants c'est elle qui est chargé de s'occuper de Tui. Quand elle l'interroge celle-ci ne parvient pas à dire ce qui s'est produit et quand la policière lui propose de l'écrire, Tui accepte à condition de partir avant que Robin ne lise ses mots.

Elle n'aura écrit que deux mots : NO ONE.

Au même moment un groupe de femme vient s'installer à Paradise, lieu en apparence bien nommé mais appartenant au potentat local qui dirige la région avec ses fils. Il se trouve qu'il est aussi le père de Tui, laquelle viendra rendre visite à ce groupe avant de disparaître sans laisser de trace.

Robin va mener l'enquête, affronter Matt Mitcham, alors même qu'elle sort avec un de ses fils, demi-frère de Tui. Elle va découvrir bien des choses désagréables sur une petite ville si tranquille. Des viols, un trafic de drogue, des meurtres qui ressemblent tant à des accident que la police n'enquête pas. À quoi bon perdre du temps ?

Un pédophile local va être soupçonné du viol de Tui et de sa disparition avant, opportunément, être découvert pendu, une petite culotte sur la tête, non sans avoir laissé une lettre semblant accréditer la thèse d'un suicide dû à sa culpabilité.

Le detective-sergeant Al Parker voudrait aller dans ce sens, comme s'il voulait protéger Robin, qu'il connaît depuis longtemps, mais pas seulement...

Il y a quelque chose de Forbrydelsen dans cette mini série, si ce n'est que cette fois la ''victime'' fait preuve d'une grande volonté dans sa lutte pour survivre, échapper à ceux qui veulent la retrouver, se cachant dans la forêt en attendant son accouchement.

La faune humaine est bien plus inquiétante que l'autre, chacun semble avoir des secrets à cacher, ou à oublier, comme Robin, mais où que l'on aille c'est soi que l'on retrouve.

Reste que tous les mystères ne sont pas solutionnés. Finalement c'est mieux ainsi, les images d'une Nouvelle-Zélande magnifique que la lente avancée de l'intrigue nous permet de découvrir.

Sans forcément avoir envie de connaître ses habitants !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 06:44

''Les meurtriers, en un mot, sont dans la nature comme la guerre, la peste et la famine; ils sont un des moyens de la nature, comme tous les fléaux dont elle nous accable. Ainsi, lorsque l'on ose dire qu'un assassin offense la nature, on dit une absurdité aussi grande que si l'on dosait que la peste, la guerre ou la famine irritent la nature ou commettent des crimes; c'est absolument la même chose"

"Représenter l'irreprésentable et montrer l'inmontrable"  tel est le projet audacieux que le Musée d'Orsay propose grâce à Annie Le Brun, commissaire de l'exposition  : "Sade, Attaquer le Soleil". Du 14 octobre 2014 au 25 janvier 2015, à l'occasion du bicentenaire de la mort de l'écrivain.

 

Âmes sensibles s'abstenir, c'est écrit à l'entrée de l'exposition : les œuvres présentées peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes.

Parce que comme l'annonce bravache ce titre emprunté à Sade et à ses Cent vingts journées de Sodomeil s'agit bien d'"Attaquer le soleil", de montrer l'inmontrable tout comme ces artistes se sont attaqués à l'irreprésentable.

Cette correspondance est le point fort de l'exposition. Dans la perspective de cette année bicentenaire de la mort du plus radical des anti-Lumières, elle avait été prévue par le Louvre. Mais la direction recula.

Autocensure ?

Heureusement, le président d'Orsay, Guy Cogeval, la récupéra.

À l'origine de ce Sade et les arts, donc, une carte blanche (ou noire) à Annie Le Brun, philosophe, préfacière de la première édition des œuvres complètes chez Jean-Jacques Pauvert. Elle a été assistée dans le choix des œuvres et la conception du parcours par la directrice de l'Orangerie, Laurence des Cars. D'emblée, ce duo déstabilise en installant une forêt d'écrans diffusant des extraits de films qui auraient pu servir de conclusion. Noir est fait en tout cas pour ce voyage dans un enfer XIXe, mais aussi XXe et contemporain (une «tranche» de chair de Bacon et un bulldog bondage de Jean Benoît, collection Pinault, en fin de parcours) via L'Âge d'or, de Bunuel, Salò ou les 120 journées de Sodome, de Pasolini, ou encore L'Empire des sens d'Oshima.

C'est le seul portrait présumé du Divin marquis, angélique, loin de celui imaginé en forteresse par Man Ray qui nous accueille. Suivent huit sections également oppressantes, à l'image des cercles de Dante nous cheminons dans l’œuvre de Sade, citations inscrites comme en lettres de feu sur des plaquettes de bois.

Le mal est là, les corps se superposent, ceux des bourreaux et des victimes, égales poupées manipulées par Donatien.

Laïcisation du mal, investigation du corps, volupté de la douleur, jeux combinatoires du vivant, érotisation du monde, découverte de l'athéisme, furie de l'anticléricalisme, poursuite de l'excès à l'excès, conscience physique de l'infini…

L'accrochage mêle époques, styles, œuvres connues ou pas, artistiques ou documentaires, érotiques ou pornographiques. ''Sade rencontre, révèle sinon aggrave ce qui agite l'expression plastique, résume Annie Le Brun. C'est-à-dire le désir et son pouvoir de métamorphose. Il incite à montrer ce qu'on ne peut pas dire.'' Voilà mille scènes de tueries, rapts et viols.

Les crimes abondaient déjà dans la mythologie de l'âge classique mais désormais l'homme seul en est responsable.

Orsay fait voisiner la Femme étranglée de Cézanne avec des photographies d'un tronc humain découvert dans une valise. Il montre une photo de torture dans un bordel 1900 et le tableau du même supplice enduré par sainte Agathe. Théâtre de la cruauté qui révèle l'infinie bestialité de l'homme.

Si les vices au quotidien dépeints par Teniers et la célébration des chairs par Rubens, seuls peintres dont Sade a fait mention, manquent à l'appel, Delacroix, Moreau, Böcklin, Von Stuck, Rops, Redon, Kubin, Picasso et Degas participent à une danse macabre et, donc, jouissive.

Guy Cogeval voulait ici un violent Botticelli, là une effroyable cire anatomique conservée à Florence. Il a dû s'arrêter. Sade n'enseigne-t-il pas que la frustration est le moteur des plus intenses créations ?

Qui sait quelle faim peut ressentir le visiteur qui sort, dans quel état, de l'exposition.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 09:00
Musée Jeanne d'Arc - Orléans (08/2014)
Henry Scheffer

Henry Scheffer

Charles dominique (dit Oscar) Lahalle

Charles dominique (dit Oscar) Lahalle

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:00

Je suis fait de douleurs, d'indicibles souffrances,

D'une sensation de vide impossible à combler,

De cris pour remplacer l'insupportable absence

Un champ où jamais plus ne poussera de blé.

 

J'avançais serein sur un chemin tortueux,

Tu étais là, présent, et moi j'étais ton ombre,

Allant où tu allais, si bête et si heureux,

Qu'importait les saisons, le soleil, la pénombre...

 

Ce qui vit doit mourir, le présent est factice,

À peine croit-on en lui que déjà il s'enfuit ;

Les projets esquissés dans les ténèbres glissent,

Reste le souvenir pour habiter mes nuits.

 

Il faut cicatriser, oublier me dit-on,

Comprimer la douleur en une boule acide,

Les contrecoups du chocs me font tourner en rond,

Hamster robotisé dans une roue avide.

 

Un jour je fermerais à mon tour les paupières,

Ferais rimer fou rire avec dernier soupir,

Je pourrai me glisser sous une couette en pierre

Et au cœur de l'obscur te reverrai sourire.

 

Je ne sais pas gommer les moments les meilleurs,

D'une vie qui connut tant de joie et d'écueils,

Qu'ai-je à faire d'espérer, de regarder ailleurs,

Je perdrais la raison plutôt que faire mon deuil.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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