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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:00

- Votre tentative a échoué professeur, comment pensiez-vous qu'elle puisse réussir ? Votre vengeance n'avait pas de sens, elle était le fruit d'un esprit perturbé par le chagrin.

- Et alors commissaire ? Et alors ? Vous allez me dire que nul n'est responsable de ce qui est arrivé... Mais le coupable est un spécimen quelconque de notre espèce, dès lors, l'exterminer me semblait le meilleur moyen.

- Et créer un super virus ?

- Pourquoi pas, j'ai travaillé vingt ans sur des armes bactériologiques censées rester à l'état de menaces, je suis passé à l'expérimentation à grande échelle, utilisant les moyens qui m'étaient donnés.

- Une belle réussite, vraiment, professeur. Vous êtes un génie dans votre domaine, tous les scientifiques, experts en biologie et je ne sais quoi encore, m'ont confirmé que votre créature, ou création, je ne sais quel est le terme qui convient le mieux, était un prodige d'adaptabilité, je n'ai pas tout compris.

- Simplement qu'il est chez lui n'importe où et peut adapter son environnement.

- Une réussite dont vous semblez fier.

- C'est le cas commissaire. Saviez-vous qu'il est probable que l'ADN qui nous façonne soit une forme mutée d'un virus nous ayant envahi puis adapté afin que nous vivions en bonne entente avec lui, et amélioré pour que nous maîtrisions notre environnement, pour sa survie. Pourquoi ne pas l'aider en améliorant sa sélection d'hôtes ?

- Beau raisonnement professeur, spécieux n'est-il pas ?

- J'avoue, j'espérai qu'il n'en reste pas un.

- Vous avez causé des dizaines de milliers de victimes, ça ne vous suffit pas ?

- Non, je visais plus haut. Des espèces disparaissent régulièrement, que ce sort soit le nôtre est-il si grave ?

- Peut-être pas en effet, mais malgré vos capacités vous ne pensiez pas, vraiment, y parvenir ?

- On m'a toujours dit qu'il n'était pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Je ne pouvais faire autrement que jouer à ma façon, sortir ma tour, risquer ma dame...

- Pour perdre finalement.

- Une partie n'est jamais finie avant que le dernier coup ne soit joué, monsieur le commissaire. Comment progresse le vaccin ?

- Le vaccin ? Très bien, des centaines de millions de personnes ont reçus l'injection, vos notes concernant les points faibles de votre ''enfant'' ont bien aidé les biologistes.

- N'est-ce pas ! Mais ne sont-ils pas allé un peu vite, sous la pression médiatique ?

- Un peu vite ?

- En n'examinant pas de très près les souches que j'avais laissé.

- C'est à dire ?

- Que son but serait d'éliminer les virus faibles, en les sélectionnant. Vous savez, cette idée de Darwin ? Laissant derrière eux les plus virulents, ceux-ci pourraient avoir une période d'incubation assez longue pour passer inaperçu avant de s'éveiller une fois atteint leur plein développement.

- Continuez.

- Une source unique ne pouvait contaminer le monde. L'OMS si ! Amusant d'imaginer un vaccin protégeant le virus plutôt que l'habitat de celui-ci. Non ? Vous ne jouez pas commissaire ?

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:00
Incaféruptible !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 08:00

Après Irma Vep la semaine dernière pourquoi ne pas nous intéresser à l'original ?

Tandis que les ciné-romans américains (la presse diffusant les histoires peu de temps avant qu'elles soient adaptées à l'écran) cartonnaient dans l'Hexagone, la Gaumont, pour contrer Pathé qui vient d'acquérir les droits d'un serial américain, décide de produire son propre « serial » pour le cinéma, et embauche Louis Feuillade, aidé de Georges Meiers, pour signer les dix épisodes des 'Vampires'. Aucun suceur de sang pourtant dans ce classique de 1915, adoré des surréalistes de l'époque, mais les exploits d'une bande de criminels inspirés du 'Fantômas' de Souvestre et Allain, dont Feuillade venait d'adapter plusieurs aventures mais avait dû s'interrompre pour cause de premier conflit mondial. Feuillade pose sa caméra et regarde la scène comme au théâtre. L'héroïne, Irma Vep, sera de nouveau à l'honneur dans le film homonyme d'Olivier Assayas, avec une Maggie Cheung en criminelle vêtue de latex encore plus sexy qu'à l'habitude.

Philippe Guérande (Édouard Mathé) est reporter au "Mondial", il lutte contre Les Vampires comme Fandor dans Fantômas. Il est aidé par Oscar-Cloud Mazamette (Marcel Levesque), un ancien de la bande qui faillit le tuer dans le premier épisode et qu’il remit sur le droit chemin. Les Vampires sont constitués du chef, (Jean Aymé), d’Irma Vep (Musidora), l’égérie de la bande, mais aussi de Satanas (Louis Leubas), spécialiste des explosifs, et Vénénos (Frédérick Moriss), le "maître des poisons"... Les criminels sont capables de tout, d'un coffre empli de têtes à l'assassinat d'une danseuse, utilisant stylos piégé ou phonographes hypnotiques, traversant banques et châteaux sans que rien ne les arrête.

Dix épisodes naîtrons : La Tête coupéeLa Bague qui tue (13 novembre 1915) ; Le Cryptogramme rouge (4 décembre 1915) ; Le Spectre (7 janvier 1916) ; L’Évasion du mort (28 janvier 1916) ; Les Yeux qui fascinent(24 mars 1916) ; Satanas (15 avril 1916) ; Le Maître de la foudre (12 mai 1916); L'Homme des poisons (2 juin 1916) ;  Les Noces sanglantes (30 juin 1916).

 

Fritz Lang lui-même fut influencé par Les Vampires pour composer son célèbre Docteur Mabuse. De tous les serials qui furent tournés à l'époque, et qui nous soient parvenus, peu méritent d'être regardés de nos jours, Les Vampires en fait partie. Leur soit étant d'argent plus que de sang ne les rend pas moins attirants et effrayants.

Et réciproquement !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 07:50

Les acteurs font des acteurs, depuis toujours et de plus en plus. Après tout ce n'est pas plus étonnant ou déplacé dans cette profession que dans celle des plombiers ou des avocats.

Encore que...

Nous retrouvons ici deux continuateurs. Davy Sardou, fils de Michel et petit fils de Fernand, et Alexandre Brasseur, fils de Claude et petit fils de Pierre. Le premier incarne Georges Feydeau, célèbre auteur de vaudevilles, l'autre est le docteur Galopin, magnétothérapeute qui veut le soigner, et même, ambition suprême, le guérir. En effet le célèbre auteur souffre d'inversion, il pleure quand il devrait rire et rit quand il devrait pleurer, ce qui ne cesse pas de générer des quiproquos, chose qui ne devrait pas le surprendre, c'est une partie de son fond de commerce et l'un des principaux arguments de ses pièces à succès.

Sur ces entrefaites arrive, incognito, la reine de Batavia, femme qui n'a jamais pu rire de sa vie et vient voir le plus célèbre auteur comique du monde pour se dérider un peu.

Y'a du boulot !

Mais Feydeau est motivé par le poste de secrétaire perpétuel de l'Académie de Batavia qui lui est promis, et, surtout, par le salaire que ce poste représente. Or s'il gagne beaucoup d'argent il en dépense encore davantage en jouant.

Et en perdant, comme il se doit.

D'un autre côté sa femme le boude, elle aimait l'auteur délicat et inconnu qu'il était à ses débuts. Ses pièces représentent ce qu'elle déteste : la vulgarité, que ne peut-il redevenir le poète qu'il était vingt ans plus tôt.

Et ce n'est là qu'une partie des situations qui vont s'enchaîner, les méprises ne vont pas cesser, de Lulu qui joue à la reine, de la reine qui est prise pour une cuisinière, de Galopin qui avoue être le prince de Galles. Etc. Dans un décor de portes, autre élément primordial des créations de Georges. Jusqu'à ce que le fauteuil magnétique de Galopin ait un effet inattendu en dédoublant Feydeau, d'où le titre ! L'un est celui du présent, inversé et angoissé, l'autre est le jeune homme qui écrivait des poèmes à son aimée.

Les règles du vaudeville sont respectées par Éric-Emmanuel Schmitt, la mécanique est réglée avec précision et la mise en scène de Steve Suissa retrouve les va et vient qui firent le triomphe des meilleurs boulevardiers. Un vrai marathon pour les comédiens, en particulier pour Sardou qui, de mon point de vue, domine la distribution.

 

Il ne me reste qu'à voir une pièce de Georges, au théâtre. Ce sera fait dès que possible et je vous en ferait part ici même.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:00

Être un simple caillou dans une fondrière,

Qui ne sait pas qu'il fut en des mains disparues,

Le moyen de tuer saisi par la colère

D'un des premiers ''humains'' qui aient jamais vécus.

 

Être un raptus soudain comme un interrupteur

Qu'un doigt providentiel aurait manipulé,

Donnant une impulsion, accélérant le cœur,

Submergeant un esprit qui ne peut reculer.

 

Être n'importe quoi qui puisse être létal,

Un objet, une idée, qui souligne le fait

Que l'arme importe peu. Face au destin fatal

L'esprit qui s'est rompu sait le prix à payer.

 

Être un dieu omniscient lassé de son pouvoir,

Soufflant en ses pantins une illusion de vie,

Pour mieux les supplicier, par la joie, par l'espoir,

Ignoré par la mort, solitaire et maudit.

 

Être... mais pourquoi faire si ce n'est qu'en pantin

Conscient d'être activé mais sans savoir par qui,

Redoutant encore plus de savoir à quelle fin,

Dans une cage obscure toute emplie de ses cris.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 08:00

Le pauvre n'a pas beaucoup de goût, c'est pourquoi il faut en dévorer beaucoup en une bouchée.

 

Espoir n'est pas pour rien l'anagramme de proies !

 

La vie est un chemin, pas un but.

 

J'ai plus appris des coups que des caresses.

 

L'alcool est un ami fidèle, et un ennemi encore plus fidèle.

 

J'ai la tête pleine des cendres de mes peurs carbonisées.

 

Les cons craignent la folie.

 

Tuer légalement c'est bien mais illégalement c'est meilleur.

 

Du premier cri au dernier soupir tout n'est qu'illusions.

 

Les souvenirs sont des fantômes toxiques et attachants.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:00

Être une idée primaire émanant de la peur,

Qui ronge dans l'esprit la culpabilité,

Donnant à un gibier cette étrange ferveur,

Qu'il agit pour le bien, pour la divinité.

 

Être un char oublié sur un champ de bataille,

Un parmi des milliers qui se sont affrontés.

Des cadavres patientent au cœur de ses entrailles,

Nul ne viendra jamais pour les en retirer.

 

Être un simple gardien jouissant de sa fonction,

Voyant d'autres humains partir à l'abattoir

Sans ressentir ce qui serait une émotion,

Prêt à rentrer chez lui quand s'annonce le soir.

 

Être un vautour banal tournant dans les nuages

Cherchant pour son repas un défunt comestible,

Pas encore putréfié, et qu'importe son âge,

Un peu de temps gagné avant une autre cible.

 

Être un vieux souvenir englouti dans l'amer,

Aimant à revenir hanter l'âme esseulée,

Qui se laisse aspirer par ce regard d'hier,

Jusqu'au gouffre accueillant d'une nuit effrayée.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 08:00
Réseaux socio... pathes
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:00

Être un sabre posé dans une cage en verre,

Rêvant au temps lointain ou des mains entraînées

Faisait de lui la clé donnant sur l'univers

Où les guerriers s'affrontent pour l'éternité.

 

Être un ver nécrophage vorace et inconscient,

Transmutant la charogne en quelques heures de vie,

Minuscule animal pourtant si efficient

Qu'il saura recycler ce qui était détruit.

 

Être un blogueur banal jouant avec les mots,

Se voulant supérieur mais n'étant que minable,

Délirant dans son coin comme un vulgaire idiot,

Confit dans l’irréel, un bœuf en son étable,

 

Tuant à tour de bras des cibles de papier

Pour éviter de voir qu'il vit dans l'illusion

Réservé aux rêveurs oubliant le clapier

Où ils gisent, glacés, par peur de passion.

 

Être un soldat piégé dans sa tranchée obscure,

Grelottant de terreur tout autant que de froid,

Attendant un assaut et la mort qui murmure,

Tuer pour ne pas l'être est un étrange choix.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:00

René Vidal est réalisateur, la commande lui est passée de réaliser un remake du célèbre film à épisodes de Louis Feuillade Les Vampires, tourné en 1915. Comme vedette, pour le rôle tenue par Musidora à l'époque, il engage Maggie Cheung (elle même) qu'il connaît par les films de kung-fu qu'il a vu.

Première difficulté : la barrière de la langue puisque Maggie ne parle pas un mot de français, ensuite lui trouver la tenue idéale, noire et collante qui était celle de Irma Vep, nom du personnage tenu par Musidora. Entre celle de Catwoman et une tenue latex semblant sortie d'un club SM le choix est difficile. Mais au cinéma le temps c'est de l'argent, il faut aller vite, être efficace, des qualités qui n'appartiennent pas à Vidal qui cherche sa voie pour faire du neuf avec de l'intemporel.

Ce n'est pas la première fois que le cinéma se met en scène lui-même, parfois avec succès, souvent en se prenant les pieds dans le tapis de sa propre image. Jean-Pierre Léaud est idéal dans le rôle de Vidal, cinéaste hanté par sa vision cherchant à ce que sa réalisation soit la plus proche possible de celle-ci. Ayant des ambitions au-dessus de ses capacités et refusant de l'admettre.

Tout est difficile dès le départ, personne n'est là pour accueillir la star, Vidal est absent, le producteur est sur les nerfs. Les techniciens font ce qu'ils peuvent, ils sont pour la plupart habitués à travailler avec ce réalisateur, mais s'engueulent souvent, les comédiens se retiennent parfois difficilement de pouffer et Maggie semble se demander ce qu'elle fait dans le remake d'un film qu'elle ne connaît pas, tourné dans un pays qui n'est pas le sien et avec une équipe qui ne ressemble pas à celles dont elle à l'habitude à Hong Kong. Ici les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, tout est improvisé dans l'urgence, bricolés à la va-vite non sans talent et imagination. Heureusement elle est professionnelle, n'a pas d'état d'âme apparent et ne s'étonne pas du comportement et des paroles de ces français qu'elle découvre avec amusement semble-t-il. C'est exotique, pour le moins.

''C'est nul ! C'est de la merde'', seront les mots de Vidal à la vision des premiers rushs. Il n'a pas tort même si avec lui cela se passe toujours ainsi au point que l'angoisse mettra sa santé en péril. Les affres de la création sans doute ! Léaud comme à son habitude ne semble pas jouer, le rôle fut sans doute écrit pour lui.

Par ailleurs la costumière lorgne sur Maggie en se demandant si elle aurait une chance de faire mieux connaissance, après la séance d'essayage sur l'actrice chinoise elle n'est pas insensible au charme venu d'Asie.

En même temps qu'un film sur un film la réalisation d'Assayas met en valeur la sublime Maggie Cheung, lumineuse, souriante, parfaite dans cette réincarnation d'Irma au point que le cinéma et la réalité, le passé et le présent, le personnage et l’actrice, tout va finir par se confondre.

Dommage qu'il ne s'agisse pas ici d'une nouvelle version du film de Feuillade, Maggie aurait été fantastique en voleuse vêtue de cuir se glissant dans les couloirs et les appartements la nuit.

Je lui donne mon adresse quand elle veut.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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