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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:00

Des hommes sont réunis dans un appartement discret, ils observe une jeune femme s'exhiber, une autre s'approche, elle porte un plateau d'argent avec une cloche qui pourrait garder un plat au chaud.

Une araignée va en sortir...

Adam est un simple professeur d'histoire, il mène une vie banale et routinière avec sa petite amie. Un jour, sur le conseil d'un collègue il loue un film, tourné localement. Il le regarde tranquillement mais en pleine nuit se relève et rallume son PC pour revisionner le DVD. Quelque chose a retenu son attention, finalement il retrouve la séquence qu'il cherchait. Là, sur l'écran, le groom, pas de doute, c'est lui, ou son sosie parfait.

La chose l'interpelle tant la ressemblance est parfaite. Curieux il va chercher le nom de cet acteur, n'ayant jamais atteint le vedettariat, et regarder ses autres participation à des productions qui n'ont pas non plus connues le succès. Mais cela ne lui suffit pas, obsédé il va chercher sur le Net d'autres renseignements, ne trouver que quelques photos et l'adresse de sa maison de production. Quand il se rend à celle-ci, sise dans un immeuble gris dans un quartier qui l'est tout autant, il est reconnu par le concierge, si l'on peut dire parce que celui-ci le prend pour Anthony Saint-Clair, l'acteur en question, la barbe en plus. De toute façon les bureaux sont fermés le samedi mais, ça tombe bien, il y a une lettre pour lui.

Adam la prend, retourne à son véhicule, l'ouvre et découvre le nom véritable et l'adresse de son double. Pas question d'en rester là, il se rend à l'adresse indiqué, une tour immense, et grise, dans un quartier qui ne l'est pas moins. Avec le nom il a trouvé le numéro de téléphone, puisqu'il est là pourquoi ne pas tenter le coup ?

Une femme lui répond qui le prend pour son double, même voix, mêmes intonations. Il est désorienté, bafouille et raccroche non sans prévenir qu'il rappellera quand Anthony sera là.

Ce qu'il va faire. Saint-Clair ne va pas l'écouter et raccrocher en lui demandant de ne plus rappeler.

Avertissement qui ne sera pas écouté sinon le film en resterait là !

Finalement les deux hommes vont communiquer, se parler, se rencontrer, se confronter peut-être comme un individu face à son double sans qu'il sache s'il est bien lui-même où si l'autre est le vrai. Sa mère ne lui a-t-elle pas affirmé qu'il était son seul enfant, et elle sa seule génitrice ? 

Les araignées que l'on aperçoit semblent là pour incarner la peur d'un homme qui se sent prisonnier d'une vie qu'il subie, celle de professeur face à des élèves qui s'en fichent, rêvant d'une vie d'acteur au-dessus de ses moyens et talents. Est-ce la grossesse de sa femme qui lui fait ouvrir la fenêtre de l'imaginaire où la routine de son existence avec sa compagne ? Ne voyons-nous pas deux reflets se faisant face sans qu'aucun ait de réalité ?

L'image de fin lui apprendra qu'il ne fuir, sinon son destin, au moins ses responsabilités. Une toile est une prison rassurante, et puis, n'a-t-il pas la clé d'une évasion possible ?

Tous les grands événements et personnages semblent se produire deux fois, dit-il dans un cours, citant Hegel. Marx ajouta : La première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.

Au final c'est la seconde qui l'emporte !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 09:00

Il y avait dans l'ombre un tas de souvenirs,

Certains ne me disaient absolument plus rien,

Des photos effacés où je me voyais rire,

Comme si en ce temps là je croyais être bien.

 

Clichés en noir et blanc d'une époque effacée,

Noyée dans le réel et les événements.

Ces lieux spongieux de temps ont piégés le passé,

L'on rongé peu à peu, le menant au néant.

 

L'odeur de ce grenier me prendra à la gorge

Si je reste longtemps penché sur cette malle.

À toujours me demander de quel endroit sors-je,

Suis-je dans ces images comme un enfant normal ?

 

Où sont les l'illusion dont j'ai besoin pour croire

Que demain mon chemin sera moins chaotique ?

La nuit va s'achever et je dois redescendre,

Retrouver le présent et mon moi authentique.

 

Ce spectre étranger qui envahit mon âme,

Fait de moi son objet, un seau au fond d'un puits,

Remontant d'autrefois moins de joie que de larmes,

Ossement d'un enfant qui fut ce que je fuis.

 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:00

2 décembre 1814 (74 ans) asile de Charenton, Charenton-Saint-Maurice.

Le seul portrait authentifié.

Le ''divin marquis'' vit le jour le 2 juin 1740 (mais en 2040 je crains de ne plus être de ce monde) à Paris à l'hôtel de Condé, où se trouve aujourd'hui le théâtre de l'Odéon.

Baptisé à Saint-Sulpice hors la présence de ses parents, parrain et marraine, il recevra les prénoms de Donatien Alphonse et François. Les deux premiers étaient prévus, la troisième aurait dû être Louis.

Ses trois premières années se passeront sur le lieu de sa naissance, son éducation ne cessa de le convaincre de sa supériorité, d'avoir été comblé par la naissance comme par la nature, de disposer de ce fait de pouvoirs et de droits que nul ne pouvait lui contester.

À 10 ans il entre au collège Louis-le-Grand, à 14 il intègre l'École des Chevau-légers de la garde du roi, à 17 le s carabiniers du comte de Provence et participe à la guerre de Sept ans, à 19 il est capitaine au régiment de Bourgogne.

Ses états de service soulignent son courage mais aussi son mauvais caractère, son goût pour le jeu et la débauche. Pour tenter de le remettre sur le droit chemin son père lui fait épouser Renée-Pélagie de Cordier de Montreuil après que d'autres épouses potentielles aient rejeté sa proposition en raison de la réputation de Donatien. Finalement les jeunes mariés s'entendront ce qui n'empêche pas Sade de continuer à fréquenter divers bordels où il a ses habitudes.

Ses déboires avec la justice commencent le 29 octobre 1763 quand il est arrêté pour ''débauche outrée''. Surveillé par la police c'est grâce aux rapports de celle-ci que nous suivrons les activités du jeune marquis.

Très vite ses habitudes mêlant violence et menaces vont être connues et sa fréquentation redoutée même des prostituées, les auteurs catholiques, tel Restif de la Bretonne, grossiront le trait pour en faire un tortionnaire. Grâce à l'argent de sa famille et à ses relations il échappera à la prison pour être condamné à six mois de détention.

Passionné de théâtre il dépense sans compter et connait un vrai succès comme metteur en scène de pièces de Voltaires, Chamfort et autres. Il semble s'être tranquillisé.

Ça ne va pas durer ! Le 25 juin 1772 il distribue des pastilles à la cantharide à ses partenaires, deux se croiront empoisonnées, les autres seront malades. Sade fuit à Venise avec sa chanoinesse de belle-sœur et maîtresse Anne-Prospère de Launay. Quand il reviendra en France il sera arrêté, s'évadera, sera arrêté encore en 1777. Enfermé à Vincennes puis à la Bastille, où il sera surnommé Monsieur le 6, son comportement ne fera que retarder sa libération.

Début juillet 1789 il est encore à la Bastille quand il hurle par la fenêtre que que les prisonniers sont égorgés et qu'il faut venir à leur secours avec pour effet qu'il sera transféré à Charenton, hospice pour malades mentaux. Il laissera tout ce qu'il possédait et plusieurs de ses œuvres seront perdues.

Le manuscrit des Cent Vingt Journées de Sodome sera lui retrouvé dans sa chambre sous la forme d'un rouleau de 12 m de long. Ce texte mérite un article à lui tout seul que je rédigerai plus tard si je trouve le bon moyen de l'aborder.

Le 2 avril 1790 après l'abolition des lettres de cachet il est libéré. Ses treize années d'enfermement l'ont déformé, il est devenu si corpulent qu'il peut à peine se remuer, reconnaît-il. Ayant rejoint le mouvement révolutionnaire il sauvera ses beaux-parents alors que sa belle-mère l'avait fait emprisonné. Mais Robespierre le déteste. À nouveau Sade est incarcéré le 8 décembre 1793. Le 26 juillet 1794 il est condamné à mort par Fouquier-Tinville. Il échappe à la guillotine, par désorganisation du système carcéral ou par l'intervention, monétaire, de ses amis ? Le débat est ouvert.

Faute de capacité à rester actif physiquement il l'est littérairement et gagne sa vie en écrivant des ouvrages pornographiques clandestin. Ses textes étant plus subversifs qu'indécents ils choquent une société désireuse de retrouver ordre et moralité dans la cage d'un bien être supportable.

À nouveau il est arrêté, transféré à Sainte-Pélagie, sans jugement, puis à Bicêtre, et finalement à Charenton pour cause, non de folie, mais de démence libertine !

Dans cet hôpital il trouvera pourtant, en la personne de M. de Coulmier, son directeur, une oreille bienveillante qui, croyant en la vertu thérapeutique du spectacle, organisera des représentations auxquelles peuvent assister plusieurs dizaines de malades et des spectateurs ''normaux''. Pourtant il reste suspect et en 1808 le préfet Dubois signe son transfert au fort de Ham (qui en manque pourtant !). Fouché, sur intervention de sa famille, autorisera Sade à rester à Charenton.

Il décédera le 2 décembre 1814 des suite d'un œdème aigu du poumon, conséquence probable d'une crise cardiaque. En opposition avec ses dernières volontés il sera inhumé dans le cimetière de la maison de Charenton lui qui se voulait enseveli dans un bois de sa terre de la Malmaison.

L’œuvre et la philosophie de Sade exigeant plus de quelques lignes il est impossible de les évoquer ici mais je vous conseille la lecture de la première pour découvrir la seconde.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:00
True détective - 2

Pour le plaisir !

Générique :

 

 

 

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:28

Vous m'avez découverte il y a 40 ans, vous me rejoindrez dans moins que ça !

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 09:00
le musée de Tessé - Le Mans - Peintures (05/2014)
le musée de Tessé - Le Mans - Peintures (05/2014)
le musée de Tessé - Le Mans - Peintures (05/2014)
le musée de Tessé - Le Mans - Peintures (05/2014)
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le musée de Tessé - Le Mans - Peintures (05/2014)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:00

 

La forêt semble sans fin, surnommée Jukai (Mer d'arbres) elle s'étend à la base du Mont Fuji sur une coulée de lave qui ensevelit la région lors de l'éruption de 864. S'y enfoncer c'est courir le risque de rencontrer des phénomènes étranges et, peut-être, croiser les ombres des nombreuses personnes qui y moururent par suicides. 3000 hectares n'est pourtant pas une surface gigantesque, quelques heures suffiraient pour les traverser mais bien des curieux qui s'y engagèrent n'en sortirent jamais trompés par leurs boussoles qui perdent le Nord et tournent en rond. Quand à utiliser le soleil pour se repérer, il ne faut pas y compter, la densité des arbres interdit de l'apercevoir. Les GPS eux-mêmes auraient du mal à remplir leur rôle.

N'est-il pas fréquent de retrouver des cadavres de promeneurs qui ne purent s'en échapper ?

Êtes-vous passé par ici, par là ? Toutes les directions se ressemblent et donnent l'impression que ce chemin est celui emprunté il y a une heure.

Peut-être est-ce cette impression d'être ailleurs, ou nulle-part, qui incite les désespérés à s'engager là pour y affirmer leur décision de mettre fin à leur jour et faire de cet endroit un des plus utilisés par les suicidaires dans le monde, après le Golden Gate. Parfois plusieurs centaines en une année, principalement par pendaison, considérant que tous les corps ne sont pas retrouvés, et que ceux pourraient ne pas êtres, tous, consécutifs à des suicides...

En pénétrant dans cette forêt vous rencontrez des panneaux posés par le Département de la prévention du suicide et portant des inscriptions du genre :

- Votre vie est précieuse... Pensez à ceux qui vous aiment.

- Pensez-y encore une fois. S'il vous plait, cherchez de l'aide.

- Contactez les urgences avant de décider de mourir. S'il vous plait, reconsidérez votre geste.

D'autres vous conseille de rester sur les chemins balisés, vous en écartez vous faisant courir le risque de glisser dans une crevasse ou de vous perdre dans un environnement d'autant plus inquiétant que vous savez ce qui s'y est passé et que votre corps pourrait rejoindre l'armée des fantômes qui errent entre ces troncs.

Seicho (ou plutôt c'est froid) Matsumoto écrivit en 1959 la nouvelle Kuroi Jukai, première à attirer l'attention sur ce lieu, suggérant qu'il est un endroit idéal pour mourir, discret, secret, propice à disparaître définitivement ; à a suite Wataru Tsutsumi écrivit Le guide complet du suicide, suggérant que la pendaison est la méthode la plus populaire à Aokigahara devant l'absorption massive de somnifères. Poursuivant cette démarche le cinéaste Takimoto Tomoyuki réalisa ''Mer d'arbres'' à l'intérieur de la forêt.

Vous voulez en savoir plus, ressentir la proximité de fantômes qui, peut-être, ne sont pas que dans votre tête ou bien les rejoindre ?

Aokigahara vous attend !

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 09:00

Godzilla dormait depuis plus de 15 ans, était-ce la peine d'aller le sortir de ses rêves fantastiques pour le ramener sur nos grands écrans ?

Réponse difficile puisque si le film est décevant la créature est sympathique, c'est elle la véritable vedette d'une réalisation sans cela superflue.

Tout commence par la découverte d'un squelette immense et très anciens dans une grotte des Philippines dans laquelle se trouve aussi les œufs d'une autre créature différente, un parasite étrange dont nous devinons qu'il est menaçant.

Bientôt un incident mettant en cause une centrale nucléaire va se produire, nul besoin de monstre pour que le Japon en connaisse, cette fois de fortes secousses en détruise une sans qu'aucune radiation ne s'en échappe. Cette fois nous n'aurons pas affaire à un seul monstre mais à trois ! D'un côté un couple de créatures venues d'un lointain passé et qui n'aspire qu'à se reproduire, ce qui sonnerait le glas de l'espèce humaine, en face, Godzilla, là pour les affronter avec un résultat qui ne peut apporter de surprise. Entre les deux les homos sapiens font ce qu'ils peuvent : pas grand chose, et depuis longtemps.

Jusqu'à quand ? L'histoire ne le dit pas.

Était-il nécessaire de rajouter une histoire de famille si banale, des scientifiques qui donnent leurs vies, un courageux soldat prêt à en faire autant et sa femme qui attend son retour ?

La réalisation pourtant n'est pas mauvaise mais seul Godzilla tire son épingle du jeu, transformé en super héros finalement applaudi par ces minuscules mammifères qui sans lui auraient connu un sort funeste.

Heureusement j'ai vu ce film que parce que j'ai un faible pour les grosses bêtes, je connais celle-là depuis longtemps pour l'avoir rencontrée dans des réalisations moins abouties mais avec un charme que celle-ci n'approche pas.

 

Je l'imagine, tranquille au fond de l'océan, espérant, sans trop y croire, y rester.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 09:00

Depuis la mise au point par une société japonaise du Tru Blood, un sang synthétique, les vampires sont sortis de la clandestinité, faute de l'être de leurs tombes, et prennent lentement une place dans une société qui les regarde d'un drôle d’œil en raison des exactions dont ils furent coupables durant des siècles. Mais après tout les humains n'en commirent-ils pas de pires ?

Le Tru Blood, outre qu'il assouvit la soif de sang des disciples de Dracula a également beaucoup d'effets sur les vivants, en fait c'est une drogue très puissante qui aiguise, non des crocs cette fois, mais des appétits financiers.

Bon Temps est une petite ville de Louisiane, Sookie Stackhouse y est serveuse au Merlotte's, elle possède un don qui lui paraît plus une gêne : elle est télépathe. Ce qui nuit à ses rapports avec les autres puisqu'elle sait ce qu'ils pensent vraiment. Qui voudrait vivre avec ce ''talent'' ?

Bill Compton un soir entre au Merlotte's, c'est le premier vampire que Sookie rencontre alors que la Grande Révélation eut lieu deux ans plus tôt. C'est un coup de foudre aidé par le fait qu'elle ne peut surprendre les pensées de Bill tout en étant insensible au don d'hypnose de celui-ci.

Leur relation va être mal vu par les habitants de la région persuadé que le Tru Blood ne sera jamais suffisant pour les vampires, d'autant que des meurtres horribles commencent à se produire. Toutes les victimes sont des femmes qui eurent des relations avec Jason Stackhouse, le frère de Sookie, mais également avec des vampires. Ceux-ci étant réputés pour leur virilité.

Bien des aventures vont se dérouler au long des sept années que va durer cette série, beaucoup de sang bien sûr, de l'érotisme, des créatures étranges, certaines maléfiques, d'autres encore pires. Les vampires ne justifieront pas leur deuxième syllabe !

Des aventures amoureuses vont se nouer, des ruptures survenir, des complots, des crimes divers, des sectes, des loups garous, des métamorphes et même des... comme Sookie, mais comme elle l'ignore au début de la série je ne veux pas qu'elle le lise dans mon esprit.

Être un mort-vivant semble difficile tant cela aiguise des désirs divers et (a)variés, néanmoins c'est une situation qui présente quelques avantages.

C'est avec tristesse que j'ai dit au-revoir à Sookie, à son frère, à Bill, à Jessica et à tou(te)s les autres. Un septennat cela peut sembler long mais une fois terminé il paraît avoir été bien court. L'avantage ici est de pouvoir retrouver ces créatures, leurs pulsions, leurs élans et envies insatiables de vivre.

Ou de mourir... mais je vous laisse le découvrir si votre soif d'aventures est difficile à étancher.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:00

Des mots, toujours des mots, un enfant et ses cubes,

Empilant des syllabes avec un trouble espoir,

Celui qu'un jour en sorte une belle succube

Dont le charme pourrait m'inviter dans le noir.

 

Le verbe a ce pouvoir de créer ce qu'on veut,

Des univers lointains, des quotidiens paisibles,

Mondes infinis où les vivants sont sans dieu,

Loin des statues de sel si souvent irascibles.

 

J'avais bâti ma voie à l'instar des romains,

Des pavés tout en vers, des dalles en poèmes,

Un chemin vers l'ailleurs, une œuvre de mes mains,

Par la littérature obtenir ce que j'aime.

 

J'étais omnipotent, agissant sans limite,

Mon imagination bornait mon univers,

Traversant le destin et bousculant les mythes,

Tenant l'éternité bien coincée entre mes serres.

 

Elle s'approcha de moi, Méduse séduisante,

Dont le regard bleuté fractura l'illusion,

Des mots éparpillés, émotion apparente,

Et la vie s'insinue avide de fusion.

 

La gorgone a pourtant cet étrange pouvoir,

Que qui plonge en ses yeux est transformé en pierre,

C'est un piège attirant de croiser ce miroir,

Découvrir le réel d'en-deça la frontière.

 

Pourquoi mon sort fut-il à ce point différent ?

Sinon parce que j'étais déjà fossilisé,

Piégé dans le papier, de l'encre dans mon sang,

M'ignorant retenu dans l'ambre du passé.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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