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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 07:03
... Ou rêve ? - 07 
                                                                            American Cathedral (Paris



08

Le rapace contemple un ciel qu’il ne maîtrisera jamais lui qui domine l’autre, là-haut, sans fin pour lui et cependant minuscule face à celui qu’il découvre. Elle contemple l'oiseau, effleure son plumage, sa tête, ce bec semblant d’acier puis tendant à nouveau le bras le convie à s’envoler, le regardant alors qu’il réintègre son royaume d’azur.

Tout est calme, pas une présence inutile. La violence existe pourtant. La mort est partout, elle vient d’en caresser une sublime incarnation. Symbole de la beauté d’une vie prédatrice. Elle voudrait tout savoir, observer chaque animal depuis celui vivant dans une fente d’écorce jusqu’aux oiseaux faisant le nid le plus compliqué dans les hautes branches. Elle voudrait tout connaître des innombrables merveilles de cette forêt mais sa monture accélère, l’entraîne, l’emporte. Cheval noir, immense, comme aucun ne le fut ou ne le sera jamais. Elle perçoit sa force, sait qu’il pourrait galoper plus vite. Lentement elle passe les doigts dans un pelage sans sueur.

Une monture à son image ! Elle tourne la tête, cherche ses empreintes, rien. Il progresse sans traces. Est-ce là l’explication de cette vitesse fantastique ? Elle se penche pour voir quels sabots ont ce don. Ils semblent fait d’or, inaltérables. Aucune surprise, tout dans cet univers est extraordinaire mais possible. Autant s’émerveiller de chaque chose plutôt que s’en étonner. Elle repense aux créatures qui lui ressemblent, en imagine une à sa place et sourit de l’effroi qui naîtrait dans son regard terne. Pauvre chose terrorisée d’entendre parler les arbres, de voir les oiseaux sourire, emportée par un animal fantastique. Aucune ne pourrait prendre sa place. Ces êtres sont un cauchemar qu’elle repousse et voit disparaître avec plaisir.

La lumière augmente, elle atteint l’orée d’une forêt qu’elle croyait illimitée. Le temps n’existe pas, pourquoi l’enfermer dans des chiffres sans signification ? Sa monture accélère, heureuse de pouvoir aller aussi vite qu’elle le veut. Elle se retourne, agite un bras en signe d’adieu à des amis qu’elle ne reverra plus mais qui seront présent en elle par le souvenir qui sait conserver les images du passé.

Parfois trop !

Nouveau décor : Une plaine infinie, l’herbe atteint le poitrail de sa monture, elle voit, d’en haut, flèche noire emportant une enfant en une trajectoire rectiligne. De partout de nouveaux oiseaux surgissent, tous différents, grands ou petits, si minuscules certains qu’ils tiennent sur un de ses doigts, tous curieux et heureux de la regarder, de s’approcher d’elle. Amicaux entre eux alors que d’ordinaire les fils de l’existence les font s’opposer. Quand elle sera passée l’inné reprendra le dessus, mais aucun ne l’oubliera. Le dernier sera en quête d’une image qu’il ne retrouvera jamais ! Ce spectacle, ces oiseaux, ce cheval… Une image revient, sculpture d’un cheval ailé qu'elle admira en s'imaginant monter sur son dos...

L’herbe se raréfie, des bosquets apparaissent ici ou là, de nouveaux arbres aussi, moins hauts mais plus gros, habités par des milliers de créatures qui la saluent, messages d’amitiés auxquels elle répond en remuant la main sans que son cheval s’arrête. Les yeux clos elle emplit d’air ses poumons, respirant ces parfums venant de partout pour elle si sensible aux odeurs. Toutes agréables, même les plus fortes, aucune n’est agressive. Elle se laisse emporter et…

Une angoisse soudaine l’envahit, elle est pourtant seule sur son cheval qui ne ralentit pas. Frisson alors qu’une ombre s’étend sur elle. Le danger, si danger il y a, est au-dessus d’elle, l’épiant. Elle regarde l’ombre sur le sol, la voit faire de larges cercles et revenir constamment sur elle. Voulant savoir elle lève la tête comme l’obscurité la rattrape.

La créature ailée la stupéfie, ces ailes gigantesques en forme de faux, le sifflement du frottement de la peau contre l’air, rien de comparable aux oiseaux qu’elle avait coutume de rencontrer. Cette forme lui dit quelque chose, un reptile volant dont elle vit le dessin dans un livre. Ce qui l’étonne c’est de la trouver proche d’animaux en compagnie desquels elle n’aurait pas due être. La gueule comme un museau, les nombreuses dents pointues apte à déchiqueter n’importe quoi, les petits yeux étonnés de cette proie inédite. Elle se sent gibier pour un prédateur la considérant comme quelques heures supplémentaires de survie, visiblement pas émue par son charme. Le monstre se rapproche, elle en sent l’haleine fétide, forme déjà un cri dans sa gorge quand la voix revient pour lui assurer que c’est à l’échappé de la préhistoire de se méfier. La frayeur quitte ses yeux alors que le saurien volant est tout près d’elle, aucun étonnement quand elle le voit se débattre dans une prise invisible qui le propulse violemment en arrière. Le ptérodactyle ne comprend pas ce qui se passe bien qu’il assimile ce qu’il vient de vivre avec cette créature rose et noire filant sur la plaine. Désormais il s’agit d’un défi personnel.

Sa seconde charge se heurte à un mur, il se débat mais choit sur le sol alors que le cheval disparaît et que sa cavalière espère que le prédateur comprendra qu’insister est vain tout en sachant qu’il agit suivant une nature qu’il ne domine pas.

Une seule espèce connaît la signification du verbe tuer. Elle n’existe pas sur cette terre ou le crime est inconnu.

La silhouette revient dans le ciel, pourquoi insister quand le désir est insensé, quand l’adversité est trop forte ? Aller contre l’évidence par obstination. Cet animal n’est pas si loin de l’humain bien que ce dernier sache s’arrêter pour comprendre la nature de l’adversité et la combattre ensuite avec des armes adaptées, voir exagérées. Elle voudrait… Quoi ? Changer l’ordre des choses pour le remplacer, par quoi ? Elle aussi est à sa place pour un unique spectateur qui bientôt viendra la rejoindre sur sa cène. Alors le rideau tombera sur eux, acteurs ayant l’infini pour décor et l’éternité pour jouer ensemble.

Sans entracte.

Elle regarde le plus loin possible pour apercevoir la fin du voyage.

Qu’est-ce que la mort ? La conclusion d’un acte préparant le suivant ? N’est-ce pas ce que chacun espère, que les trois coups retentissent à nouveau, que le rideau se lève encore ? L’espoir fait vivre, la croyance aide à mourir, et ensuite ?

Elle n’a pas de réponse, s’arrête à la vie qui peut seule faire de l’espoir une certitude en se servant de la volonté et de l’imagination pour la construire, après quoi subsiste la crainte de perdre ce que l’on mit si longtemps à obtenir.

Là encore ne suffit-il pas d’y croire pour que l’illusion devienne réalité, non pas en venant à soi mais en attirant en elle, jusqu’à s’y oublier ? Facile quand il n’y a personne près de soi. Une lumière apparaissant dans le cœur suffit pour se diriger vers elle et y égarer une âme sans but.

L’ailleurs l'entoure, ce décor immense, apaisant, parfait. L'air transforme sa chevelure en bannière. Que demander de plus ?

Les questions sont inutiles, seul compte ce qu’elle voit et sa certitude que tout cela est son domaine réservé, interdit aux autres.

Encore eux !

Curieux phénomène mental que penser à ces fantômes dont elle ne sait plus d’où ils viennent. Ont-ils disparus de cette planète… Non ! Ils n’auraient jamais laissé un tel monde derrière eux préférant l’anéantir que laisser une chance à la nature. Laissant une planète morte, symbole de la malédiction poussant la Création à générer des formes toujours plus complexes, évoluées, jusqu’à ce qu’une la détruise pour se venger d’avoir été arrachée au néant ! Pourtant cela continue, l’immobilisme c’est la mort. Le temps ne s’arrête jamais ! La vie a besoin de tout effacer pour recommencer et redoute une perfection synonyme de conclusion.

Si elle était dans un monde d'’Après elle chevaucherait dans un désert brûlant, observée par les étoiles, spectatrices de la folie humaine.

Ces pensées la dérangent, elle était si bien, pourquoi retrouver un monde incapable de s’occuper d’elle, dont elle ne veut plus, dont elle s’éloigne à la vitesse de sa monture ? Elle refuse de reculer, rien ne doit interrompre son voyage, elle ne veut plus de ces pensées, de ces images, de ces spectres l’appelant pour se moquer d’elle. Que le vent chasse leurs cris ! Elle ne chevauche pas dans un monde mort, sur un sol de cendres, mais dans un univers vivant, sur une terre que les sabots d’or ne touchent pas. La voix lui affirme que rien ne l’arrêtera, les autres sont comme le monstre ailé qui voulu la tuer, ils n’ont pas plus de chance de l’atteindre. Ils se ressemblent, condamnés à obéir mais au dernier moment aucun regard ne viendra les aider. La haine ne doit plus résider en elle, ils s’en servent comme chaîne pour la retenir, se débarrasser de tout sentiment pour eux, contempler la vie qui seule peut se pencher sur elle non comme sur une image parfaite mais comme une enfant ayant besoin de si peu. De si peu ? Trop pour ceux qui ne purent le lui donner. Elle aurait offert tellement en échange, elle garda tout, maintenant qu’elle n’est plus seule les ombres s’effacent, les pantins s’écroulent, fils tranchés nets : leurs petites bouches ne lui diront plus de mots menteurs, leurs yeux de verre explosent en milliers d’éclats ou fondent en des larmes sans tristesse qui n’émeuvent personne ! Ils ne la souilleront plus de leurs regards malsains, ne se jetteront plus sur elle pour lui faire du mal maintenant qu’il y a quelqu’un près d’elle lui tenant la main, lui parlant, l’aimant simplement. Elle ne voulait rien de plus. Quelqu’un n’existant que pour cela. Jusqu’à la fin des temps, au moins…

Elle n’est plus sur son cheval fabuleux mais simplement allongée sur son lit, une main tient les siennes, un regard plonge dans le sien, elle y lit ce qu’elle espérait, sûre d’avoir vécu au moins cet instant là. Des yeux qui comme les siens brillent de trop d’émotions.

Doucement des doigts caressent son visage, effleurent ses joues, frôlent sa bouche qui s’ouvre sur un mot qu’elle refusa toujours de prononcer. Un mot, un nom, son nom murmuré dans un souffle.

Elle devine qu’il sourit tendrement, reconnaissant son nom qu’elle répète, qu’elle voudrait dire sans plus s’arrêter, un nom, un mot, maintenant là pour ne plus la quitter. Elle est vivante grâce à lui qui le dit dans la pression de sa main, dans la caresse sur son front se prolongeant dans sa chevelure. Ce regard dans laquelle pour la première elle se sait belle.

Pourquoi retenir ses pleurs, comment mieux exprimer ce qu’elle ressent sinon en ces larmes disant mieux que des mots, en ces battements de cœur qui maintenant ont trouvé leur rythme.

Elle tend les bras. Que de fois voulut-elle le faire ! Cette fois elle va au bout de son geste, sent des bras l’entourer, une poitrine contre laquelle elle se blottit, se laisser aller comme une petite fille. Il est là, souffle sur ses joues humides, passe un doigt sur sa bouche et l’embrasse ensuite. Ses pensées s’apaisent, elle laisse venir son sommeil, il va l’emmener loin, très loin.

Aussi loin qu’elle aille elle n’y sera plus jamais seule. Quand elle s’endort ses lèvres ne prononcent qu’un mot.

Il reste près d’elle, la regarde, suit son rêve : une chambre, une silhouette près d’une enfant dormant laquelle rêve d’une chambre…

Protégée rien ne peut plus l’atteindre.

* * *

Elle soupire, s’étire avant d’ouvrir les yeux. Seule, la lumière venant du dehors lui montre une chambre différente dans laquelle ses bibelots, les objets disposés partout ont disparus. Ils étaient inutiles, souvenirs d’instants importants sur le moment mais qui ne sont plus que des images d’un lointain passé, lointain comme une autre vie.

Elle les sait rangés dans un placard comme elle voulait. Les meubles sont nus, restent ses livres, réceptacles d’aventures extraordinaires qui lui donnaient d'oublier la réalité. Elle sourit, peu d’enfants de son âge lurent ces romans-là, elle voudrait qu’il n’y en ait aucun.

Un titre attire son attention Frankenstein, pas une histoire de son âge et pourtant elle s’était sentie proche du monstre créé par ce docteur. Créature meurtrière mais était-elle responsable de ses actes ? Rejeté, que faire d’autre que se tourner vers la violence qui, si elle n’apaise pas vraiment, soulage de trop de souffrances.

Elle aurait aimé entrer dans le livre, aller vers le monstre, lui dire qu’elle serait son amie, qu’ils étaient semblables.

Un temps il avait été le compagnon fictif de ses jeux, prompt à surgir pour s'amuser avec elle. Le livre avait quitté sa table de nuit pour retrouver ses semblables. Le visage s’était estompé, faciès vu dans un film diffusé tard à la télévision. Elle s’était levée pour le regarder, suivant l’action avec intérêt, se disant que bien des humains alors qu’ils ne sont pas fait de lambeaux de cadavres (encore que !) étaient moins vivants que le monstre.

Le jour brûle ses yeux, elle aurait voulu la nuit tout de suite pour ne plus être seule. La nuit… Sur son bureau, dans un petit pot en grès, des ciseaux pointus… Idée idiote, seule la vraie nuit compte, celle dans laquelle elle pouvait encore LE voir. Tant d’expressions passent dans les yeux qu’il eut été criminel de tuer les siens. Elle veut que le temps passe plus vite, que les chiffres défilent sur son réveil, rien n’arrive ! La volonté est parfois insuffisante ?

Elle va subir les autres, faire semblant de les voir, de les écouter, leur parler peut-être. Elle hausse les épaules, bientôt ils ne seront plus là, elle n’aura plus à simuler. IL l’attend pour ne plus la quitter, ensemble jour et nuit, bientôt…

Cela elle le voulait, c’était plus qu'un souhait, sa volonté réaliserait ce qu’elle voulait, pour une fois.

Elle ne laisse pas sonner son réveil, bien fait, pauvre chose faisant ce qu’on lui avait appris, ni décision, ni désir, il ne valait pas mieux qu’un humain. Eux aussi peuvent sonner. Leur mode d’emploi est à peine plus compliqué que celui de ce réveil.

Elle se lève, respire profondément, passe dans la salle de bain, programme quotidien. Elle s’habille, prend son petit-déjeuner sans oublier son ami à plumes qui, pour la première fois, vient manger à ses côtés. Elle le regarde dévorer sa pitance, nettoyer son plumage puis repartir. Ce n’est pas avec le ciel qu’elle a rendez-vous, ni avec l’enfer, ce serait exagéré, seulement avec les autres.

Ce n’est pas rien mais à peine plus.

La cour, sa place habituelle contre la rambarde de fer à la peinture verte s’écaillant, par jeu avec son pouce elle en détache quelques particules qui tombent à ses pieds. Un œil vers les enfants qui jouent, se poursuivent, se battent. Les oreilles à l’écoute des informations, rien de neuf, l’actualité va vite, l’histoire retient peu de ce qui semble important sur l’instant. Les enfants envisagent mal l’avenir, plus tard ils regretteront cette époque d’insouciance et d’irresponsabilité en se comportant comme des gosses qu’ils ne seront plus. Elle distingue des formes vagues ignorant qu’elle les voit comme elles sont puisqu’elles ne savent pas ce qu’elles sont. Ignorer repose l’esprit.

Voit-elle la réalité ou seulement une projection floue sur fond gris ? Elle suit ce spectacle distraitement, s’interrogeant, va-t-elle déchirer ou non l’image, est-elle sur cet écran regardant une vie hors de son atteinte ? Où est le projecteur, est-ce le soleil ou le regard des autres qui parfois glisse sur elle ? Est-elle sa propre œuvre sur une toile aux dimensions du temps et de l’imaginaire ? Pas besoin de plus, que les autres conservent celles qu’ils voudront, du concret, du qu’on crée pas. Elle s’amuse de ses pensées, se verrait point lumineux dans un univers où les ténèbres vaincraient une vie dont elle resterait l’ultime trace, mieux, l'aboutissement. La vie l’ayant créée pour la regarder et effacer ses précédentes réalisations, ses brouillons. Elle contemplerait le plus beau paysage qui soit dans lequel elle s’enfoncerait pour y disparaître. Une haute silhouette lui tiendrait la main, se penchant pour lui chuchoter quelques mots qui la feront sourire ou pleurer, vivre dans un paysage changeant au rythme de leurs volontés, au gré de leur humeur. N’est-elle pas un songe s’acharnant à atteindre le réel ? Un long chemin que celui-ci mais elle se sait capable de relever le défi si le rêveur ose lui insuffler assez de vie, l’aimer assez fort pour qu’elle sorte d’un monde à deux dimensions pour entrer dans sa réalité. A moins que ce ne soit l’inverse, qu’elle puisse l’emmener, le tenant par l’émotion, vers l’infini que l’esprit seul sait créer.

Elle ne sait plus, l’idée est distrayante, s’il ne s’agit que d’une idée !

Les ombres s’agitent autour d’elle, tout est si sombre subitement ! Serait-ce que la nuit viendrait plus rapidement ? Non, c’est elle qui est fatiguée, ses yeux ont du mal à rester dans le vrai, à reconnaître ce décor, ses pseudo semblables passant autour d’elle en lui jetant des regards en coin. Elle plaît aux garçons mais les effraie tant elle est lointaine, comme si elle était à cheval entre le réel et le rêve. Elle est en un lieu qu’une seule autre âme peut atteindre, puisqu’elle y est, pour toujours, près d’elle. Elle eut un jour une étrange sensation en feuilletant un magazine, s’arrêtant sur une photo représentant un paysage qui lui plut. Dans ce décor courait une enfant ayant son visage. Le miroir de la salle de bains le confirma. Retrouvant la photo elle n’y avait pas revu l’enfant ! Quand ses larmes coulèrent elle s’amusa à les faire tomber sur le papier espérant qu’elles le rongent tel un acide.

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