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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 06:39
... Ou rêve ? - 06 
 

                                                  07


L’ombre ultime guette derrière le rempart aquatique, l’enfant en devine la silhouette, elle frissonne mais ne recule pas. Pourquoi craindre l'inévitable ? Le cœur faiblit mais l’âme sourit. La mort est émue par la beauté, elle pleure des larmes de pluie ? Va-t-elle s’écarter pour laisser une vie se continuer éternellement ?

Elle est heureuse d’avancer, des mots qui l'accompagne, d'être loin du monde. Les cendres ont disparues, le sol est nu, aucun être vivant ne vint jusque-là. Elle a atteint le point à partir duquel elle découvre un univers sur lequel nul regard ne se posa jamais. La clarté est douce pour qui la mérite, clarté de la vie effaçant les illusions, diluant les fantômes et chassant les impurs. Tout est simple, la vie ne s'anticipe pas, il suffit de l’accepter. Les définitions, les explications sont des façons de l’éviter. Seul qui fait semblant s'en satisfait.

Peu à peu elle retrouve ce que les autres nomment réalité. Certains voyages demandent une vie entière. Il est agréable de savoir que l’on voit au travers du masque de la vie, que l’on évita le piège dans lequel tombe qui y voit un abri. Ceux qui voient le chemin continuant craignent la suite et optent pour le réconfort de la routine, l'abri du troupeau. Sensation gommant la peur, le doute, l'envie de se noyer dans la masse. Trop tard, il faut continuer, attendre une seconde de calme pour une heure de terreur. Encore et encore jusqu’à la fin du chemin qui bien que souvent souhaitée vient toujours trop tôt !

La porte de son immeuble, ennemie grinçant pour cafter. A plat dos elle se laisse aller, regarde la pluie diminuant. Le vent secoue les enseignes, fait voler les déjections d’humains marquant leur territoire comme les chiens pissent à chaque coin de rue. Avant que la porte ne claque elle entend le hurlement du vent circuler dans les rues, courir sur la terre comme seul le maître des lieux peut le faire. Par jeu il arrache quelques antennes, les paraboles c’est plus difficile. Combien le maudissent, se retrouvant sans le sujet de conversation idéal : Qu’allons-nous voir ? Facile de regarder une télévision animée… De quelles intentions ? Des couleurs, des sons, c’est presque aussi vivant qu’un téléspectateur assidu !

Atteignant les premières marches le silence s'impose dans les rues, celui qui suit la tempête.

Enfin chez elle, la salle de bain où elle s’observe dans le miroir, visage trempée, cheveux pendants, intriguée. Quelques grimaces avant de se décider à laver sa chevelure, douce amie, tendre confidente.

Les yeux clos elle se brosse avec l’impression que d’autres mains se joignent aux siennes, doigts effleurant, caressants, jouant avec elle. Elle frémit. si cette sensation pouvait durer toujours, toujours…

Quand elle relève les paupières sa crinière est sèche, elle brille comme jamais. Pouvoir l'utiliser comme ce personnage de bédé capable de tout faire avec. Mais elle est une enfant normale pas la mutante qu’elle voudrait parfois incarner.

Est-ce contradictoire de regretter d’être vue et d’avoir une chevelure capable d’attirer l’attention ?

L’heure lui saute à la figure. Le temps est passé si vite, son réveil ricane mécaniquement. Déjà l’heure de manger, comme tous les jours elle prend sur elle pour ne rien montrer, pour ne pas dire qu’elle a envie d’être seule et de rêver comme elle l’entend. Journée banale ! dit-elle, c’est presque vrai. Aucune question, peur de la traumatiser, sur l’agression dont tout le quartier parle, cela lui évite de mentir, ce qu’elle déteste, d'ordinaire elle élude les interrogations, technique efficace ne trahissant pas sa conception de l’honnêteté. Simple de se dissimuler, le choix des termes suffit, chacun comprend ce qu’il veut, en restant proche de la vérité. A ce jeu elle se sait douée, la nécessité est un moyen performant pour trouver en soi des qualités qui sans elle resteraient inexploitées. Les mots sont ses amis quoi qu’elle les sache pernicieux quand ils infiltrent son esprit, avides de trouver une idée, de l’entourer, prédateurs inverses puisqu’ils la nourrissent, la font croître, multiplier les dendrites de ses interrogations.

Sont-ils aussi vivants qu’ils le paraissent ou sont-ils portés par des courants que la conscience ne perçoit pas, sous-jacent à l’intelligence, voguant sur la toile séparant la lucidité de l’inconscient. Elle sait cela, représentant ainsi l’intérieur de son cerveau… avec des mots !

Agréables compagnons de jeu… au début !

Sont-ils portés par une exigence intérieure désireuse d’être reconnue, sinon pourquoi tant de récits, d’essais, d’œuvres vides de sens pour qui les lit, crues pleines de signification pour qui les écrivit.

Difficile de briser le bâillon d’oubli minéralisé par le temps étouffant le subconscient. Dangereux de le sentir devenir poreux, de percevoir l’émergence de questions voraces. L'inconscient regorge d’angoisses, de fantasmes multiples et (a)variés, de souvenirs guettant l’occasion de surgir. Que la conscience décroche du réel et le pire peut survenir.

En mangeant elle réfléchit, examine ces pensées qu’elle tait et qui, de ce fait, occupent de plus en plus de place en elle. Peut-elle d’un regard tout ce qui réside en elle ? Elle en est incapable mais elle sait que c’est mieux ainsi.

Elle s’imagine hors d’elle, s'observant manger et penser, contraste entre le calme affiché et l’agitation ressentie. Ne laissa-t-elle pas trop de liberté aux idées errant dans toutes les directions, se contentant du rôle (?) de spectatrice. Installées, il est trop tard pour les chasser.

On la regarde, elle sourit, en pensant à autre chose, ainsi sont-ils rassurés. Quelle surprise si elle avouait ses secrets.

Les humains arrangent les choses en fonction de ce qu’ils pensent, les normes sont les moules dans lesquels les circonstances de la vie doivent s’insinuer. Quitte à les forcer un peu.

Mais juste un peu.

Un gros peu !

Ils sont déjà dans un moule, en bois, reste à visser le couvercle, de l’intérieur c’est ardu mais leurs efforts sont à encourager.

Pour une fois elle fait honneur au dîner, d’ordinaire chipoteuse elle dévore ce qui passe devant elle. C’est bon signe ! penseront-ils.

Heureusement, la machine à lire les pensées reste à inventer, certains qu’elle connaît auraient l’appétit coupé net. Une belle idée pourtant, une seule condition pour l’apprécier : Ne pas craindre le vertige.

Repas fini, heure du dodo, elle se lève pour retrouver sa chambre, pas question de perdre son temps devant la mangeoire cathodique. Elle est fatiguée mais n’a pas sommeil, elle attend, cette nuit elle ne sortira pas.

La vie est faite d’attentes d’événements fugaces suivis de nouvelles preuves de patience, et ainsi de suite, jusqu’au dernier que personne n’espère vraiment. Demain sera vite là, le temps passe toujours ! Elle ne veut pas voir si loin. La nuit commence, le jour n’existe pas.

Elle s’allonge dans l’obscurité, habillée, les yeux clos. Elle ne sursaute pas en devinant une présence s’approchant pour se laisser aller sur son cou comme pour lui faire mieux ressentir son ronronnement de plaisir. La douceur l’emporte, la tiédeur de l’animal envahit son corps pour éliminer jusqu’à l’idée d’une autre sensation possible. La réalité s’enfuit, elle ne dort pas vraiment, elle est loin, le plus loin possible.

Elle se rêva souvent chatte parcourant de nuit les toits, ayant la ville pour elle et un univers inaccessible aux humains qu’elle regarderait de loin, satisfaite de ne plus être comme eux, fut-ce la nuit seulement. S’il y a des lycanthropes pourquoi pas des chats-garous ?

Un jour son instinct l’aurait fait se précipiter vers le seul pouvant la comprendre, à condition qu’il ne se transforme pas en souris ! Entre ses bras elle redeviendrait une enfant pour ne jamais le quitter.

Trop simple, elle est chat à la suite d’un sort lancée par une sorcière pour une raison quelconque, une erreur, dont elle avait à subir les conséquences. Vivre sous l’aspect d’un chat laid, borgne, efflanqué, pelé et un tas d’autres adjectifs moins ragoûtants.

Pour retrouver sa forme première un regard ne se détournant pas d’elle suffirait. La malédiction l’a rendue immortelle et à travers le temps elle cherche celui qui la verra sans esquisser de recul en l’apercevant. Elle traverse les époques survit aux maladies, aux chasses aux chats, les noirs sont mal vu des crétins, pour retrouver le temps de sa vie humaine.

Ce décor lui donne du courage, elle retrouve ses habitudes, un chemin menant vers un pauvre jardin public. Elle suit ses instincts, l’animal et l’humain s’associant pour la faire avancer. Là ! Sur un banc, une silhouette ! Elle s’arrête, hésite, voudrait aller vers elle mais craint une déception de plus, de devoir retrouver son point de départ et repartir pour un tour de manège. Elle s’approche, l’homme regarde le sol entre ses pieds, il ne l’a pas entendu, elle s’arrête devant lui, n’ose pas lever la tête mais sait qu’il n’a pas bougé, qu’il ne la chasse pas. A-t-il les yeux ouverts ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus rien. Le voyage fut si long. Lentement elle redresse la tête dans un geste plein de fatigue usant son ultime espoir.

Les yeux près des siens sourient, pas de répugnance, deux mains se tendent alors que ses pattes ne la soutiennent plus pour la déposer contre une poitrine dont elle sent battre le cœur au rythme du sien.

Ou est-ce le contraire ?

Une seconde d'effroi à l’idée qu’en retrouvant sa forme elle ne meurt.

Ses yeux sont humides, l’histoire est inventée mais elle s’y retrouve tellement. Le subconscient prend de beaux déguisements, elle n’est pas un chat mais que deviendrait-elle pour celui qui saurait l’aimer ?

Le chat se déplace pour s’allonger sur sa poitrine, corps étendu, cœur contre cœur. Elle lui parle en le caressant : Tu as suivi mes pensées ? Tu me comprends, tu es différent des félins comme moi des humains. Lui aussi me comprendra, me regardera, me prendra dans ses bras pour ne jamais m’abandonner.

Elle pleure, doucement l’animal se dresse, tend la tête et avec sa langue râpeuse essuie les larmes sur ses joues avant de poser son museau sur ses paupières closes leur affirmant que les larmes ne sont pas inutiles, la souffrance mène toujours quelque part.

Ses pleurs, seul moyen d’exprimer ses émotions, cessent. Le temps se penche sur elle, il voudrait aller plus vite, plus lentement, l’aider, il ne sait comment. A son tour il connaît l’indécision.

Tout s’est évanoui, elle est seule avec un animal étendu sur sa poitrine, si léger, elle le sent à peine et respire lentement afin de ne pas le déranger. Elle sent qu’il l’observe vérifiant qu’elle a cessé de pleurer. Son ronronnement dépasse son corps, atteint son esprit et la rassure. La nuit ne fait que commencer.

Confiante elle sourit quand le félin se frotte contre elle et l’encourage. Il bouge, fait sa toilette, toujours sur elle qui essaie de ne pas rire. Elle ne peut résister et le fait choir à côté d’elle alors qu’il lui adresse un miaulement rauque lourd de reproches. Elle le prend l’attire vers son visage qu’elle passe dans son pelage doux, tiède, vivant. Il se laisse faire puis la repousse, pattes avants contre son front. Il joue avec une mèche, un doigt qu’il mordille précautionneusement. Elle l’embrasse, il la lèche sur le nez, elle rit encore, il ronronne plus fort. Le temps lui-même semble heureux.

Tout a une fin, les jeux également. Le chat se laisse tomber sur le lit, haletant, elle le laisse tranquille, ramène ses cheveux embrouillés sur sa poitrine, côté cœur, comme toujours. Elle n’a pas un geste pour le retenir alors qu’elle le sent s’éloigner, sauter du lit…

Elle n’entend pas sa chute sur le parquet !

La lumière passant par la fenêtre diminue. Elle n’est pas inquiète, au contraire. Pas davantage quand son cœur se met à battre au rythme d’un pas venant vers elle. Sa respiration un moment accélérée par l’émotion se calme. Elle n’est plus seule dans son univers. Il est là, à la place qu’il occupait déjà. Elle n’a pas à sortir, à aller vers lui. Elle tourne la tête pour le voir, si près d’elle. Une douceur nouvelle l’envahit quand elle croise son regard. Il promet d’être toujours avec elle. Il s’assied sur le bord du lit, elle voudrait…

Parler ?

Elle ne saurait pas, trop de mots se précipiteraient vers sa bouche, elle bafouillerait lamentablement. Les mots ? Non, un seul, court, exprimant ce qu’elle ressent, ce qu’il est, ce qu’elle a attendu depuis toujours. Il place un doigt devant ses lèvres et tend une main vers une main qui recouvre les siennes sur sa poitrine.

Côté gauche.

Contact délicat, fort et tendre, ce qu’elle attendait.

Ses yeux brillent dans l’obscurité comme s’ils étaient humides. Ils se regardent et plus rien n’existe. Dans son coin le temps regarde, s'étonne mais ne regretter pas d'être sensible à ce qu’il voit.

Le passé est oublié ! Il est là, venu pour elle, ils ne se quitteront plus. Elle est vivante pour la première fois par ce qu’elle ressent dans un regard posé sur elle devant lequel elle s’abandonne en ouvrant tout grand son cœur et son âme. Qu’il sache tout ! La pression se fait plus grande sur ses mains : Il sait !

Yeux clos elle fait comme lui et la silhouette change, grandit pour prendre l’aspect d’un fantastique cheval noir. Le vertige la saisit, elle n’est plus dans son lit mais sur son dos, emporté dans la nuit pour le plus prodigieux voyage jamais fait.

* * *

Calée sur une selle à ses mesures la puissance de sa monture résonner dans son corps. Le paysage qu’elle découvre en ouvrant les yeux est extraordinaire, nul n’en vit un semblable. Une forêt d’arbres immenses paraissant soutenir le ciel, largement espacés les uns des autres, piliers naturels dans un univers où le prodige peut surgir à chaque instant. Une forêt claire, les branches naissant haut sur les troncs, sol recouvert d’une herbe courte, ni broussaille ni taillis, les fûts empêchant par leur insatiable appétit davantage de vie autour d’eux, chacun veut un territoire à sa mesure, comme pour n’importe quel animal. Les êtres vivants se ressemblent par l’expression de leurs besoins pour survivre. Elle n’est pas inquiète quand une voix murmure à son oreille qu’avoir peur est inutile, le cheval l’emporte mais il sait où aller. Dans cet univers elle n’a que des amis. Les arbres unissent leurs souffles pour chanter. L'azur est d’une pureté non souillée par l’activité humaine. Jamais elle ne vit de frondaisons comme celles-ci ni ne sentit un tel vent caresser sa peau, faisant danser ses cheveux, traîne d’or pour une mariée de rêve.

La forêt est illimitée, où que portent ses regards elle voit un paysage immuable sans que sa monture ralentisse ou montre de fatigue.

Une étrange vision surgit dans son esprit, des d’êtres rosâtres lui ressemblant. La réponse est immédiate, ils n’existent pas ici, aucun ennemi ne sera autorisé à troubler sa quiétude. Les végétaux s’interrogent sur ce qu’ils lisent dans l’esprit de l’enfant, ces créatures malfaisantes et perturbatrices. Non, c’est un reste de cauchemar, ces choses ne peuvent passer les portes d’argent de l’imaginaire.

Chacun parle, raconte ses secrets, c’est à celui qui narrera la plus belle histoire. Comment il nait, vit, grandit pour atteindre les nuages. Elle rit si fort que chaque arbre de cette planète en frémit, jamais encore un tel son n’avait couru sur un territoire s’éveillant de l’entendre. Leurs branches s’agitent, les feuilles frémissent de contentement. La joie de l’enfant est une nourriture qu’ils ignoraient mais qu’ils n’oublieront pas.

Elle voudrait que ce voyage dure toujours, entendre chaque conte, comprendre chacun de ces êtres, qu’importe s’il y en a des milliards, l’éternité est faite pour être utilisée. Les arbres s’ils font la forêt n’en sont pas les uniques occupants, celle-ci est peuplée d’oiseaux qui passent autour d’elle, intrigués par cette créature qui ne ressemble à aucune de celles qu’ils connaissent. Aucun ne vit un être ayant le ciel dans les yeux. Mille symphonies dansent entre les troncs, tissant un océan de notes dans lequel elle nagerait jusqu’à la fin des temps.

Comment les remercier du spectacle ? Sa présence suffit-elle ?

Cent milliards de voix s’accordent pour répondre oui.

Ils se posent sur ses épaules pour la regarder de plus près, se faire caresser, triller leurs plus belles mélodies. Ils agissent sans comprendre, qu’importe le cerveau, la raison, quand le cœur parle aucune voix contraire n’est audible.

La forêt est un univers grouillant de vies différentes, certaines minuscules, invisibles dans les écorces, l’herbe ou plus importantes dans les branches. Toutes s’arrêtent un instant pour regarder passer une si belle création sur un animal aussi étrange. Elle perçoit cet intérêt, en est heureuse. Le regard de la vie est toujours bienveillant, s’il ne le fut pas c’est que s’y était substitué celui du néant. Les oiseaux s’écartent en criant comme un autre répondant à quelque mystérieux appel vient vers elle. Immense il plane puis voyant qu’elle tend un bras vient s’y poser veillant à ce que ses serres si puissantes n’égratignent pas une peau si douce, si fine. Lui qui d’ordinaire ne prend pas ces précautions, au contraire, est intrigué par cette créature qui annihile par sa seule grâce ses instincts les plus impérieux à tel point que les autres volatiles s’ils se sont écartés ne se sont pas enfuis. Il ne peut détacher ses yeux de cette enfant bien qu’il ne sache pas ce qu’est cette sensation nouvelle qu’il n’oubliera plus. Elle ne s’effraie pas de le voir, de savoir ce qu’il est, que ses serres, son bec sont des armes, elle lit en lui, voit les images d’une vie qui le fît et le dirige. Comment résister ? Ici le mal n’existe pas, c’est une notion humaine. Ce mot même est déplacé en un tel lieu.

Le mal est l’ombre de l’humain projetée par sa peur d’ouvrir les yeux.


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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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