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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE EXTRATERRESTRE

Mais à quoi pourrait-elle ressembler (Olivier Lapirot)

 

Plus personne, ou presque, ne pense que les extraterrestres ressembleraient à de petits hommes verts. En partant de la vie sur notre planète et des conditions possibles sur d'autres planètes les exobiologistes se font une idée de leur possible apparence.

La science-fiction a souvent imaginée l'aspect des aliens, les scientifiques l'ont rarement tentés tant l'équation comporte d'inconnues. La vie dépend de la température, de la lumière, de la composition de l'atmosphère, de la pression, de la gravité...

Avec un seul exemple connu, la Terre, il est difficile pour la science de décrire une forme de vie hors d'elle tant les environnements planétaires sont différents.

Reste à exploiter la logique. Elle aurait dû d'abord prendre une forme microscopique pour donner naissance à des êtres complexes, multicellulaires, comparable à la faune et à la flore terrestres, et, pourquoi pas, à des être aussi ''évolués'' que nous.

Si cette vie s'était développée hors la chimie du carbone nous ne pourrions ni la concevoir ni l'imaginer, il est probable que nous ne la verrions même pas. Sommes nous donc voués à chercher une vie semblable à la nôtre ? Pas sûr, des spéculations restent possibles qui dégagent des principes généraux aboutissant les contours d'éventuels E.T. La gravité est présente sur toutes les planètes et dépend de leur masse. Elle limite lat aille des êtres vivants qui risqueraient de s'écrouler sous leur propre poids. Les êtres microscopiques devrait ressembler à une sphère. Constitués d'eau ils sont forcément sensibles au phénomène de tension superficielle : la surface de contact du liquide avec l'extérieur doit être minimale. Pourtant comme le fait remarquer Michel Viso, exobiologiste au CNES ''il n'y a pas d'adaptation macroscopique à une planète. On ne peut pas dire parce qu'une planète a une forte gravité que ses habitants ont de grandes jambes. Prenez les animaux des steppes africains. Vous trouvez des lions, des antilopes, des girafes, des éléphants : certains ont de petites pattes, courent vite, d'autres ont des pieds massifs. Et pourtant, ils habitent au même endroit. L'évolution d'une espèce dépend de phénomènes locaux, de son environnement et des autres espèces qui vivent autour d'elles''.

L'évolution semble être une loi applicable partout dans l'Univers. ''la caractéristique du vivant tel que nous la connaissons, c'est l'hérédité : la capacité d'une molécule à stocker de l'information, comme l'ADN, associée à un système de lecture et de réplication, rappelle Pierre-Henri Gouyon, biologiste au Muséum national d'histoire naturelle. Cela permet l'évolution et la sélection naturelle.'' Si des bactéries apparaissent sur une planète similaire à la Terre, rien ne s'oppose à ce que l'évolution se mette en place.

Parmi les adaptations susceptibles de réapparaître à chaque fois qu'une nouvelle forme de vie émerge, on trouve d'abord les systèmes sensoriels, qui permettent aux espèces de survivre. Le développement du système nerveux rend probable l'apparition d'un cerveau qui permettra de traiter l'information provenant des organes des sens de manière sophistiquée, avec des aires spécialisées. La logique voudrait que les organes sensoriels soient à proximité de l'organe qui les traite. Comme est plausible la présence d'un tuyau, avec une entrée et une sortie, pour absorber la nourriture et rejeter les déchets. La capacité de voler semble inévitable bien que les besoins énergétiques pour rester en l'air imposent de sévères contraintes sur la taille des animaux. Le vol offre un énorme avantage pour échapper aux prédateurs ou chercher sa nourriture. Paradoxalement le vol serait plus facile sur une planète avec une plus forte gravité que la Terre.

La vie marine devrait elle aussi répondre à des impératifs biophysiques, comme la symétrie bilatérale. Les amphibiens extraterrestres pourraient en revanche se différencier de nos poisons, se passer d'écailles, pour peu que l'évolution ait pris un autre chemin.

Reste la capacité à manipuler des objets, à construire des outils, conditions à l'émergence d'une civilisation. Bras, mains, pattes, tentacules, antennes... la science se perd en conjecture.

Ainsi en prenant la vie terrestre comme exemple, la science parvient à dessiner les contours d'une vie située ailleurs.

Reste à trouver un spécimen pour juger des ressemblances et des différences.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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