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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 07:11

Franck Thilliez – 2004 – La Vie du Rail / 2007 – Pocket

 

Un orage d'été éclate au-dessus de Lille. Il se souvient de son inquiétude en constatant l'absence de Suzanne. Il descend au garage, remarque la caméra de surveillance brisée et, près du box 38, la pince à cheveux de son épouse.

Depuis six mois elle n'a pas donné signe de vie, et s'il revient dans ce bar c'est que c'est celui où ils firent connaissance.

 

Mais la vie continue, et une nouvelle enquête se présente. Normal pour un commissaire de la criminelle. Martine Prieur a été tuée chez elle où elle vivait seule depuis la mort de son époux l'année précédente. Un crime horrible, le corps nu de la victime était retenu à deux mètres du sol par les crochets. Deux au niveau des omoplates, deux à celui des lombaires, deux à l'arrière de cuisses et deux dans les mollets. Il présentait 48 entailles réalisées au cutter industriel. La tête était posée sur le lit, tournée vers son propre corps. Les yeux avaient été arrachés puis remis en place, tournés dans la direction voulue.

Le tueur n'avait pas hésité à apporter tout le matériel dont il avait besoin pour sa mise en scène, laquelle prouvait préparation, calme et une absence totale d'émotion.

 

Les détails viendront de l'autopsie pratiquée par un spécialiste de la maison, surnommé Dead Alive. La victime saliva beaucoup sans que le légiste put l'expliquer, et son supplice dura plusieurs heures. Détail, une pièce de cinq centimes sous la langue. Histoire de faciliter son passage dans l'au-delà sans doute ! Et pour finir, un litre d'eau retrouvé dans son estomac. Le plus étrange, et inquiétant, pour Sharko était l'absence de rapport sexuel.

Quel mobile alors ?

Et ce tueur pourrait réitérer proposa son adjoint, Sibersky.

 

Le lendemain, en lisant ses mails il voit un message titré : Alors, ça t'a plus ? Signé xxx. Le texte, sous la photo d'un fermier, évoquait une demoiselle rencontrée récemment, suivait la lettre écrite à la mère de celle-ci, évoquant les tortures infligées à sa fille et le plaisir pris à travailler sur la toile d'un corps si sublime, velouté, presque feutré. La missive avait pour paraphe : Quelqu'un qui, désormais, compte pour vous plus que quiconque... L'ayant lu Sharko appela Sibersky pour qu'il intercepte le mail avant que sa destinatrice l'ouvre.

Thomas Serpetti avait fait fortune avec Internet, depuis il s'occupait de son réseau de trains miniatures. Le policier l'avait rencontré sur un forum traitant de la schizophrénie. Le frère de sa femme, comme celui de Thomas, étaient des schizoïdes paranoïaques. Pour s'occuper Serpetti traquait les délinquants du Net, collaborant avec les services officiels. Il pourrait retrouver l'expéditeur du mail. En attendant pourquoi ne pas s'intéresser à la photo, une simple loupe peut faire merveille. Visiblement elle contenait un message, restait à le lire.

 

Histoire d'augmenter ses chances de trouver le tueur, Sharko décide de consulter, non pas un profiler, mais un psycho-criminologue. Une nouveauté pour lui, mais les conférences d'Élizabeth Williams étaient empreintes de magie, elle savait transporter au devant du tueur ses auditeurs, jusque dans les méandres tortueux de son esprit. La personne adéquate pour traquer le nouveau type de tueur qu'il sentait s'approcher.

 

Sibersky ne put empêcher la mère de Martine Prieur de lire le message, celui-ci avait été glissé sous sa porte. Suite à sa lecture elle avait tenté de se suicider. Mais l'eau a parlé, retrouver d'où elle vient serait d'une grande aide. Pour l'instant les constatations ne font que montrer les connaissances du criminel des méthodes de la police scientifique. La preuve, des indices, laissés volontairement, vont conduire la police en Bretagne. La chasse est lancée.

Pour s'occuper Sharko fait rouler la locomotive miniature offerte par Serpetti. Rien de tel pour se détendre.

 

En Bretagne son enquête va trouver une autre femme morte, depuis quelques temps, d'un simple accident d'escalade.

Simple ?

 

Rosance Gad était tout le contraire, son goût, et son expérience, du sadomasochisme le prouvait.

 

Et si le manque de rapport sexuel avait causé l'orgasme du tueur ?

 

Cette Rosance était trop intéressante pour que Sharko ne veuille pas en apprendre plus, faute de pouvoir la rencontrer, en chair et en cuir. Justement son père habite à proximité, et son corps n'attend que de revoir le jour...

Le roman commence mal pour Sharko, mais il continue de façon bien pire. J'aurais lu ses aventures à l'envers, perdant ainsi certains des effets de surprise semés au long des pages. Un escalier pour descendre au plus profond de l'âme humaine, de ses vices et perversions.

Vous êtes prévenu.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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