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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 07:45

 Mr Smith goes to Washington – Frank Capra – 1939 – 129'

Hupert Hopper, surnommé ''Happy'' est gouverneur d'un état, non spécifié, des états-unis. Il doit choisir un futur sénateur pour succéder à Sam Foley qui vient de mourir. Jim Taylor lui suggère ''amicalement'' de choisir quelqu'un d'assez malléable, d'un autre côté on lui propose un réformateur plus e vue, Henry Hill. En revanche ses propres enfants font campagne pour Jefferson Smith qui est à la tête d'un mouvement scout.

Happy hésite entre les deux premiers, pour laisser le sort décider pour lui il joue à pile ou face. La pièce tombe sur la tranche, prenant appui sur un journal dont la une est un article soulignant le rôle social de Smith. Le sort a décidé, ce dernier sera sénateur. Il postule qu'il sera populaire mais aussi facile à manipuler de par son ignorance des arcanes du Congrès.

Partant pour prendre son poste le jeune homme est coaché par le sénateur Joseph Paine, un ancien de la maison, influent, apprécié de tous en sachant cacher ses malversations et son goût du lucre. Ils arrivent à la gare de Washington, Smith fait alors la connaissance de Susan, la fille de Paine, qui lui tape dans l’œil. Plutôt que de suivre le comité d'accueil il préfère partir de son côté, explorer le Capitole en prenant un bus touristique. Il visite le West Potomac Park, admire le Lincoln Memorial. À la suite de quoi il se rend à son bureau où il rencontre sa secrétaire, Clarissa Saunders.

Smith fait aussi connaissance avec la presse de Washington qui se moque de lui, le ridiculise, le traite de péquenaud. Son sang ne fait qu'un tour, il se rend au National Press Club pour rencontrer les journalistes et exiger qu'ils rétablissent la vérité. C'est l'inverse qui arrive, les journalistes lui font voir la vérité, lui montre qu'il n'est qu'un fantoche arrivé au Sénat où il profite d'un salaire important. Il décore une chaise et vote comme ses collègues le lui disent.

Pour Smith c'est une révélation sur le vrai rôle d'un sénateur. Il s'en ouvre à son mentor, lui affirmant que désormais il étudiera chaque texte avant de voter, ou non, suivant sa conscience. Paine ne dit rien mais voit là un obstacle à ses plans et intérêts.

Histoire de l'occuper il lui suggère de présenter une loi pour les enfants, ça plait toujours aux électeurs. Aidé de Clarissa Saunders, qui le découvre sous un meilleur jour, il propose une loi prévoyant un système de prêt, qui serait octroyé par le gouvernement fédéral, pour acheter des terrains qui accueillerait des camps pour les enfants des villes. Ce prêt serait remboursé par des souscriptions volontaires. L'idée est bien accueillie, rapidement des donations arrivent. Malheureusement ce projet concerne une zone visée par les promoteurs d'un projet de barrage, lequel figure, un article parmi d'autres, dans une loi défendue par Paine.

Celui-ci charge donc sa fille de séduire Smith pour l'éloigner du Sénat le jour du vote de la loi. Il en sera averti ensuite par Clarissa Saunders et remettra en cause la loi lors de la séance suivante.

Pour se débarrasser du gêneur Paine décide d'établir de fausses preuves qui l'accuseront de vouloir profiter de son projet. Smith est tellement abasourdi qu'il en est incapable de se défendre.

À nouveau sa secrétaire intervient pour lui dire de ne pas abandonner, il peut faire capoter le projet de Paine et prouver son innocence. Paine va demander aux sénateurs de voter l'exclusion et la déchéance de Smith. Mais celui-ci, lui indique Saunders, peut faire obstruction. En effet son temps de parole n'est pas limité, il peut donc parler autant qu'il veut.

Il va tenir 24 h, rappelant les idéaux américains de liberté et révélant les vrais raisons du projet de barrage et la corruption de Paine. Sans parvenir à convaincre ses collègues. Le temps pourtant joue pour lui, son obstination peu à peu malmène les convictions des autres sénateurs.

 

Smith promet de ne pas sortir tant qu'il ne sera pas cru, il s'adresse à Paine, le supplie de se souvenir de ses débuts, des valeurs qu'il défendait.

Avant de s'évanouir.

Mais ses mots ont touchés juste, Paine avoue et affirme l'innocence de Smith alors que celui est évacué de l'hémicycle.

Ouf !

 

Une vraie leçon de démocratie faite par Capra, incarné par Stewart qui joue la candeur et la franchise avec un naturel qui me donnerait presque envie de croire en l'homme. Sa prestation est fantastique, jusqu'à son marathon qu'il semble avoir tenu pour de vrai.

Un grand réalisateur, un grand acteur, bien entouré, un bon scénario, le cocktail idéal pour un classique du cinéma.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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