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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:30

두근두근 내 인생 (Doogeundoogeun Nae Insaeng) - E J-Yong - 2014 – 117'

Han A-Reum a 16 ans, il n'a jamais été à l'école et passe son temps avec son ordinateur. Depuis peu il a commencé à écrire sur ses parents. Il est né alors que ses parents n'avaient que 17 ans, comme Roméo et Juliette. Han Dae-soo aurait voulu que sa Choi Mi-ra ne garde pas l'enfant, anticipant les conséquences de cette naissance, le regard des autres, les contraintes sociales, l'obligation de quitter le lycée. La jeune fille ne l'entend pas de cette oreille, bien que tous les deux doivent faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, de leurs famille. Il faut dire que Dae-soo était connu pour avoir frappé l'arbitre de Taek won do. Les remontrances paternelles l'avait convaincu de quitter le domicile.

Il n'y retourna jamais.

Alors qu'il écrit, sa mère entre, vient voir si tout va bien, vérifier qu'il a pris ses médicaments, fait une prise de sang... le train train quotidien. Ensemble ils aiment regarder la télévision, justement il y a une émission sur eux, le fait qu'ils devinrent parents à 17 ans, et que leur fils doivent précocement quitter ce monde. En effet A-Reum souffre de Progéria, une maladie le faisant vieillir rapidement, à 16 ans son corps est celui d'un homme de 80.

A-Reum parle de sa maladie, se montre quand subit les traitements nécessaire à son état, quand il monte dans le taxi de son père. L'émission montre ses parents, sa mère, ouvrière, dont les collègues de travail ignoraient que la vie était aussi difficile.

Le show est produit par un ami des parents pour les aider financièrement. Quand il est dans le taxi les réactions sont très différentes, pour l'une c'est insupportable, pour d'autre c'est l'occasion de faire un selfie. Leur vie est faite de bons moments, manger ensemble dehors, boire une bière, rigoler, rien qui diffère des activités d'une famille normale mais quand un lycéen traite son fils de gollum, Dae-soo ne peut pas laisser passer. Sa maîtrise du Taek won do n'est plus ce qu'elle était et, maladroit, assomme le policier qui venait voir ce qui se passer.

A-Reum est partagé entre son âge véritable, ses pulsions et désirs, et son âge physiologique qui lui donne l'impression qu'il a autant vécu qu'il en a l'apparence.

Il continue à écrire l'histoire de ses parents, la grossesse de sa mère, l'attention de son père, alors que la maladie se rappelle à lui trop souvent. Un jour il reçoit un mail d'une jeune fille de son âge, Lee Seo-ha qui obtint son adresse par la chaîne télé, probablement, dit-elle, ont-ils eu pitié de moi pour être malade elle aussi. Le jeune homme se met à penser à Seo-ha comme l'ado qu'il est malgré tout, il en parle à M. Jang, un voisin à qui il se confie. Il ne sait pas quoi faire, répondre ou pas ? En attendant il doit retourner à l'hôpital. C'est sur son lit qu'il répond à Seo-ha.

Leur relation épistolaire, s'engage. Dae-soo fait des heures sup comme vigile, le weekend qui arrive on lui propose d'être un des gardes du corps des Girl's Génération, son groupe préféré. Impossible de refuser. En attendant A-Reum veut bien participer à une nouvelle émission, il sait qu'ainsi il facilite la vie de ses parents.

A-Reum est curieux de sa nouvelle amie, il voudrait en savoir plus sur elle, d'où elle vient, ce qu'elle veut. Être écrivain est son ambition, comme lui. C'est enfin le jour de ''Stardate'' l'émission avec les Girls Générations ! Manque de chance pour Dae-soo, son épouse et son fils peuvent l'apercevoir à lé télé. Et puisqu'il est question de télé, vient le jour du tournage, le réalisateur a l'idée de présenter l'amitié de Seo-ha et A-reum...

Le temps passe, lui n'est pas l'ami de A-Reum. À part ses parents, en a-t-il un(e) ? Comment peut-il profiter des semaines, des jours, des heures qui lui restent ?

 

La qualité d'une vie ne se résume pas à sa longueur ! Telle pourrait être la leçon de ce film. A-Reum, sait que la mort s'approche, il veut profiter de chaque instant, du ciel, des étoiles filantes, de ses parents, d'une illusion même. Il distingue la limite mais ceux qui ne la voient pas ignorent qu'elle pourrait être juste en face d'eux. Les acteurs sont sobres, malgré le soju, la réalisation évite la lourdeur et l'ensemble, malgré l'ombre qui plane, est plein de vie.

La cloche du nouvel an peut sonner.

D'après le roman de Kim Ae-ran

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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