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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 08:11

Historia Spécial - Janvier_Février 2016

 

Gautier Cariou

Qu'en est-il de la réalité du vampirisme ? À Venise en 1576, alors que la peste décime la population, les fossoyeurs découvrent des cadavres qui s'animent, gémissent, dont poils, cheveux et ongles ont continués à pousser alors que du sang coule de leur bouche. Pas de doute, il s'agit de vampires !

Les médecins légistes modernes auraient eu plus de sang froid tant ces phénomènent sont naturels. La rigidité cadavérique s'estompe après quelques heures, les membres se relâchent, provoquant des mouvements post mortem. De même les gaz, le méthane en particulier, s'accumulent lors de la putréfaction et peuvent s'échapper par les voix naturelles, la bouche par exemple, faisant vibrer les cordes vocales. Le corps se déshydratant, la peau se rétracte autour des follicules pileux et des ongles, donnant l'illusion d'une croissance ayant continuée.

 

Dans son livre Vampires, Burial and Death, Paul Barber souligne que le mythe du vampire pourrait venir d'une méconnaissance de la décomposition, mais aussi de la rage, maladie modifiant le fonctionnement du système nerveux, créant une hypersensibiltié à la lumières et aux odeurs, anxiété et agitation. Elle se transmet par la morsure, comme la vampirisation.

En 1985 le biochimiste américain, David Dolphin, de Harvard, évoque la porphyrie erythropoïétique congénitale, ou maladie de Günther. Affection causée par une difficulté à synthétiser les molécules d'hème, un constituant de l'hémoglibine. Elle se traduit par une coloration marron des dents, une photosensibilité cutanée sévère. Les lésions provoquées par la maladie s'accompagnent de nécrose des tissus avec une destruction progressive du nez, des oreilles, doigts et gencives, faisant ressortir les dents du malade. Le tout accompagné d'une chute des cheveux donne une description proche de celle du vampire, celui de Murnau, pas de Browning. Des porteurs d'une maladie aux effets si spectaculaires ne purent qu'être ainsi considérés, et traités, par le passé.

Cette affection est si rare qu'il n'est pas démontrée qu'elle ait pu participer à la création du vampire. Un ou deux cas auraient pourtant pu suffire.

 

Le vampirisme peut être lié à des maladies psychiatriques, certains tueurs en série buvaient le sang de leurs victimes. Il s'agit là du syndrome de Renfield, le compagnon humain de Dracula, induisant une fascination fétichiste pour le sang.

 

Le vampirisme clinique, recherche obsessionnelle de sang à ingérer, n'est pas considéré comme une maladie en soi mais la manifestion d'un délire schizophrénique ou de psychopathie.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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