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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:00

Kiss of Death – Henry Hathaway – 1947 – 98'

Noël est pour demain, histoire de préparer le réveillon familial, Nick Bianco, qui connait des difficultés pour trouver un travail depuis sa sortie de prison, attaque une bijouterie avec deux complices. Non qu'il le souhaite mais comment faire autrement.

Malheureusement, pour eux, les choses se passent mal, le hold-up échoue, Nick est blessé et arrêté. Son réveillon est foutu.

Malgré les demandes de la police et les avantages qu'il en retirerait, il refuse de vendre ses complices. Il est condamné à la peine maximale : 20 ans !

Il maintient sa décision, jusqu'à ce qu'il apprenne le suicide de son épouse. Craignant pour ses filles qui se retrouvent dans un pensionnat alors que l'avocat, véreux, Howser, commanditaire du cambriolage, avait juré qu'il s'occuperait d'elles, promesse visiblement oubliée. Il se résout à parler à D'Angelo, l'assistant, ambitieux, du District Attorney, prêt à tout pour grimper d'un cran dans la hiérarchie.

Libéré il se retrouve dans une situation difficile, entre la pègre et la police qui ne cesse de le ''motiver'' au risque de le rendre suspect auprès de ses camarades. Pour tenir sa part du contrat il dénonce Tommy Udo, tueur au service du milieu qui vient d'assassiner une invalide en la jetant dans un escalier pour n'avoir pas pu trouver, et abattre, son fils.

Udo va être libéré en raison d'un manque, officiel, de preuve, revanchard il se lance sur la piste de Nick, l'affrontement est inévitable. Un duel digne d'un western entre le blond et le brun, le premier aime tuer, est violent dans sa vie quotidienne, dénué d'empathie ; l'autre, malgré son passé, est dévoué à sa famille, honteux de ce qu'il fait pour aider ses enfants.

Richard Widmark débutait, un coup d'essai qui est un coup de maître, son sourire seul définit son personnage, et la scène de l'escalier est mémorable. Victor Mature joue admirablement la dualité de son personnage, le côté tendre avec les siens, le côté brutal avec ses partenaires, il faut bien de se faire respecter.

 

Distribution solide, réalisation maîtrisée, Henry Hathaway oblige. Les scènes de prison furent tournées en milieu naturel. Un classique du genre.

Si vous êtes en fauteuil faites attention à qui se propose de vous pousser.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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