Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 08:26

Jailhouse Rock – Richard Thorpe – 1957 – 95'

 

Vince Everett est ouvrier dans le bâtiment, un soir dans un bar il tue accidentellement un homme ivre et menaçant. La justice est impitoyable et l'envoie en prison. Dans sa cellule le jeune homme rencontre Hank Houghton, ancien chanteur de country qui eut son heure de gloire. Voyant l'intérêt pour la guitare de son colocataire Hank lui en enseigne les rudiments avant de comprendre que le principal talent de son élève est vocal. Hank ne s'y trompe pas et fait rapidement signer à son partenaire un contrat dans lequel il s'assurer un fort pourcentage de ses revenus futurs.

Fort opportunément la chaine NBC doit présenter les activités offertes aux détenus, et particulièrement ce jeune chanteur, qui semble doué. Et il l'est ! Le moment phare du film est cette interprétation de la chanson donnant son titre original au film et mettant en scène, sur une scénographie d'Elvis, le quotidien des bagnards. La scène remporte un vif succès. Hunk avait misé sur le bon cheval. Le nouveau chanteur va bientôt être libéré, il fait la connaissance de Peggy van Alden, une jeune femme qui entend le guider, et l'accompagner, sur le chemin de la réussite. Tout se passe pour le mieux et l'apprenti vedette grimpe quatre à quatre les marches du succès. Jusqu'à ce que Hank soit à son tour libéré et se rappelle à son bon souvenir avec le contrat qu'ils ont tous les deux signés, et qu'un bon avocat pourrait fort bien dénoncer compte tenu des circonstances dans lequel il fut établi et l'ignorance de Vince des méthodes du show business. Celui-ci engage donc son ex-mentor mais se sert de lui comme d'un homme à tout faire, des activités bien loin des espérances de l'ancien chanteur qui se voyait refaire un disque, reprendre sa carrière, en utilisant Vince pour se relancer. Mais Everett lui dit qu'il ne peut en être question, la roue a tournée et Hungton représente une époque révolue, alors que lui incarne le présent et l'avenir. Vince laisse la réussite lui monter à la tête, puisqu'on lui passe tout pourquoi se priver ? Jusqu'à ce que Hank ne puisse plus le supporter et le frappe violemment, à la gorge, risquant de mettre fin à une carrière qui commençait.

 

Ce serait trop triste, chacun se doute que les choses tourneront bien, malgré son angoisse de chanter Vince va retrouver ses sensations, sa voix et le sens de la réalité.

 

Happy End !

 

Il ne pouvait en aller autrement avec cette réalisation d'un honnête réalisateur du Hollywood de cette époque, qui colle à la peau d'Elvis, jeune homme emporté par une gloire inattendue, si ce n'est qu'elle n'eut pas eu le même effet sur lui. On peut y voir une approche, gentille, du monde du spectacle. Il n'est pas vraiment question de dénoncer le contrat qui liait Presley et son impresario, le (pseudo) colonel Parker. C'est une mise en abyme d'une histoire voyant un chanteur jouant un rôle qui lui ressemble. Intéressant également, la séquence tournée en studio qui voit Elvis recommencer une chanson en compagnie de ses vrais musiciens : Scotty Moore, Bill Black et D. J. Fontana.

La filmographie du King est très inégale, quelques réalisations méritent pourtant d'être sauvées, celle-ci par exemple. Elvis y est naturel, libre de s'exprimer, et comme Vince le dit à Peggy qui lui demande pourquoi il chante comme ça :

J'y peux rien, c'est la bête qui est en moi !

 

Je n'oublie pas Judy Tyler, jeune actrice prometteuse qui trouva la mort dans un accident de la route le 03 juillet 1957 avec son mari et les animaux de la famille. Elvis ne revit jamais ce film par la suite. 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages