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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 08:42

Die xue jie tou – John Woo – 1990 – 136'

 

Nous sommes à Hong Kong en 1967. Paul (Waise Lee), Ben (Tony Leung) et Frank (Jacky Cheung) sont amis d'enfance, bien que très différents, leurs vies semblent toutes tracées. Un grain de sable va venir perturber cette situation trop banale pour faire un (bon) film.

Le jour du mariage de Ben alors que se déroulent des émeutes à Hong Kong, Frank est attaqué par des gangsters. Ben veut venger son ami, pour cela il s'en prend au chef des agresseurs, et le tue sans le vouloir. Inutile de faire valoir qu'il s'agit d'un homicide par imprudence, il faut fuir. Nos trois hommes se retrouvent au Vietnam ou ils trouvent un emploi auprès d'un chef d'une mafia local.

Dans ce gang ils font connaissance avec Luke (Simon Yam), tueur, forcément, qui leur propose de faire un casse, il s'agit tout simplement de s'emparer de la réserve d'or du patron. Une mauvaise idée mais qui retient l'attention de nos trois mousquetaires, désormais quatre, comme il se doit.

Ils avaient quittés Hong Kong pour échapper à la violence, c'était fuir Charybde pour se jeter dans Scylla. En effet le Vietnam subit encore les contrecoups de la guerre, un climat idéal pour qui veut profiter d'une situation instable pour se construire un empire, ou, plus simplement, se remplir les poches. Exactement ce que nos amis espèrent.

 

Il n'existe pas de meilleurs moyens d'éprouver une amitié que d'y adjoindre de l'argent (beaucoup), et une femme, une jeune et jolie chanteuse (Yolinda Yan) retenue prisonnière, par ailleurs droguée, ce qui n'est pas incompatible, en Asie comme ailleurs !

Les amateurs de John Woo connaissent sa façon de filmer, son imagination visuelle, sa violence, son goût des armes et du sang, cette fois s'y ajoutent un profond pessimisme – ou un excès de lucidité, ce qui revient au même - l'évidence qu'il est vain de lutter contre un destin qui s'amuse. La fin est un de ces moments de cinéma qui vous suivent longtemps par la virtuosité de la mise en scène, toujours au service de l'histoire. Woo maîtrise son sujet, ne le perd jamais de vue, pas d'images superflues, chacune prépare la suivante, attirant le spectateur, l'intégrant à ce qu'il regard comme s'il y participait, jusqu'au dénouement...

Le reste du film peut sembler manquer de cohérence, de plans. Prévu pour durer 3 h il fut ramené à sa longueur actuelle. La version originale a été perdue, et c'est dommage pour tous les amateurs de cinéma qui auraient pris une ''balle dans la tête'' d'un encore plus gros calibre. Le résultat ne fut pas, commercialement, à la hauteur des attentes et John Woo dut mettre son talent au service de productions moins intéressantes.

Je manquerais à mes devoirs si j'oubliais la musique, signée James Wong, elle colle aux images au point qu'imaginer celles-ci sans elle est impossible.

S'il devait y avoir une morale c'est qu'il est préférable de ne pas en avoir ! Tant mieux pour moi.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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