Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 08:09

Lord of the Flies – Peter Brook – 1963 – 92'

Est-ce la fin du monde, l'Apocalypse, une guerre nucléaire qui s'annonce ? Toujours est-il qu'une alerte atomique est donnée qui semble sérieuse. Mission de cet équipage : sauver des enfants, d'un établissement scolaire réservé aux meilleurs familles, âgés de six et douze ans, en les envoyant loin de l'Angleterre. Mais l'avion se retrouve en détresse au-dessus de l'océan Pacifique. Rejoindre un endroit civilisé est impossible, même dénicher une piste potable n'est plus permis, il faut retrouver le sol, et vite, faute de quoi l'avion devrait se poser sur l'eau et l'avenir serait compromis.

Une île se dessine sur l'horizon, l'avion parvient à l'atteindre, mais le contact avec le sable est violent. Seuls les enfants survivent. Les voila naufragés, isolés, sur une île tropicale, montagneuse et inhospitalière. Il faut survivre, s'organiser, établir une hiérarchie. Meutes et peuples fonctionnent ainsi !

C'est Ralph qui est chef, avec pour le seconder Porcinet, surnommé ''le gros'', celui dont tout le monde se moque. Le commandement établi il faut reconnaître les lieux, explorer l'endroit. Mais rapidement une scission se fait jour, Jack, à la fois le plus âgé et le plus costaud, déçu de n'avoir pas été choisi décide d'établir son propre groupe avec pour doctrine ''force et plaisir''. Petit à petit le premier groupe diminue au profit du second.

Mais un danger est là, une bête étrange aperçue entre les arbres, une créature entourée de mouches, sûrement dangereuse, qui viendra les dévorer tous. Les enfants vont devoir faire face à une peur dont l'origine relève plus du fantasme que de la réalité, l'avenir le démontrera. Le groupe, dans une situation aussi primaire, retrouve vite un fonctionnement primaire, brutale, autoritaire.

L'espace vital est réduit, les ressources encore plus, l'affrontement entre les groupes, menés par des chefs si différents, est inévitable. La première victime est le fruit d'un accident, ensuite...

Le film, comme le roman, de William Golding, montre combien le vernis de la ''civilisation'' est fragile. Que le contexte s'avère difficile à maintenir quand le confort n'existe plus, que survivre est la préoccupation principale. Lâcheté de beaucoup, goût du pouvoir de quelques-uns, jalousie et affrontement, tout ce qui semble appartenir à notre lointain passé remontent rapidement.

Quand viendront les secours, que se présentera un bateau, ils croiront laisser le pire derrière eux.

À tort !

Partager cet article

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages