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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:01

Geoffrey H. Malins John B. McDowell – 1916 – 74'

 

C'est le premier documentaire sur la guerre, à ce titre il est inscrit au  Registre international : Mémoire du monde de l'UNESCO. Sorti en salle, à Londres, durant l'été 1916 il montre les soldats sur le front, associant réalité et reconstitution.

20 millions de Britanniques le verront !

En noir et blanc, muet et composé de 5 parties, des intertitres expliquent les images qui suivent.

 

1ère partie : Les premiers plans montrent les actions précédent l'opération Fricourt-Mametz. une division attend l'ordre d'avancer, on y voit hommes et chevaux, puis les régiments du Conté de Bedford, du Suffolk, le bataillon de fusiliers Gallois, le soir avant l'attaque. Des hommes sont appelés, s'alignent puis se mettent en route ; et au pas. Les officiers sont à cheval, quelques motos passent.

Près de la ligne de front des paysannes français travaillent, c'est qu'il n'est pas possible de s'arrêter. Il faut prendre soin des chevaux, ils sont indispensables pour tracter canons et obusiers.

 

Quelques images de la mascotte des fantassins, un renard.

 

Les hommes mangent mais les armes aussi, avides de munitions dont les restes, les douilles, jonchent le sol. Les canons tirent sur les positions allemandes de Mametz sans s'arrêter il faut préparer l'attaque prévue le 1er juillet. Chaque soldat doit connaître son rôle sur le bout des doigts.

Que serait une bataille sans les généraux venant parader, faire un discours, avant de repartir se mettre à l'abri. Vue de loin les explosions semblent des pétards, pour ceux qui sont dessous... Outre les officiers militaires il y a aussi ceux du culte, venus soutenir le moral des troupes, elles combattent pour le bien, pour le droit, pour la liberté et la justice. Le paradis n'est pas si loin !

 

Vous connaissiez les bombes ''Plum puddings'' ? Moi non plus. Lourdes à digérer, comme de la cuisine anglaise.

 

2ème partie : Le bataillon du conté de Warwikshire installe ses tentes sur un sol inégal, ce qui n'empêche pas les soldats de prendre la pose, de rectifier leur tenue, et de faire honneur au repas, frugal mais l'important est que chacun ait son quart, et son estomac, rempli.

Les canons continuent leur action, ravageant les lignes ennemies alors que les soldats du bataillon de Worcester fixent leurs baïonnettes sur leurs fusils, elles pourraient servir.

 

Quand aux ''flying pigs'' je gage que vous ne les connaissiez pas plus ! Ni l'obusier de 15 pouces ''Grand-mère''. Celle-ci ne sait pas faire un bon café, plutôt de la viande hachée, en tirant des obus de 1 400 livres.

La Bataille de la SOMME

Les hommes mangent mais les armes aussi, avides de munitions dont les restes, les douilles, jonchent le sol. Les canons tirent sur les positions allemandes de Mametz sans s'arrêter il faut préparer l'attaque prévue le 1er juillet. Chaque soldat doit connaître son rôle sur le bout des doigts.

Que serait une bataille sans les généraux venant parader, faire un discours, avant de repartir se mettre à l'abri. Vue de loin les explosions semblent des pétards, pour ceux qui sont dessous... Outre les officiers militaires il y a aussi ceux du culte, venus soutenir le moral des troupes, elles combattent pour le bien, pour le droit, pour la liberté et la justice. Le paradis n'est pas si loin !

 

Vous connaissiez les bombes ''Plum puddings'' ? Moi non plus. Lourdes à digérer, comme de la cuisine anglaise.

 

2ème partie : Le bataillon du conté de Warwikshire installe ses tentes sur un sol inégal, ce qui n'empêche pas les soldats de prendre la pose, de rectifier leur tenue, et de faire honneur au repas, frugal mais l'important est que chacun ait son quart, et son estomac, rempli.

Les canons continuent leur action, ravageant les lignes ennemies alors que les soldats du bataillon de Worcester fixent leurs baïonnettes sur leurs fusils, elles pourraient servir.

 

Quand aux ''flying pigs'' je gage que vous ne les connaissiez pas plus ! Ni l'obusier de 15 pouces ''Grand-mère''. Celle-ci ne sait pas faire un bon café, plutôt de la viande hachée, en tirant des obus de 1 400 livres.

 

Les bombardements continuent, l'assaut du 1er juillet approche.

La Bataille de la SOMME

Les hommes semblent de bonne humeur et pressés d'aller faire leur devoir alors qu'une mine énorme explose dans les tranchées ennemies pour ralentir l'avancée britannique.

 

 

La Bataille de la SOMME

3ème partie : C'est l'heure de l'assaut, les soldats sautent des parapets et se mettent à courir. Tous n'arriveront pas de l'autre côté, et bien peu en reviendront. Les brancardiers font ce qu'ils peuvent pourra aller chercher les blessés. La victoire du jour assurée de nombreux prisonniers sont fait.

La Bataille de la SOMME
La Bataille de la SOMME

L'attaque allemande à La Boisselle est un échec, de nouvelles prises de matériel ennemi sont faites.

La Bataille de la SOMME

4ème partie : Les prisonniers allemands sont ''anéantis nerveusement'', il faut pourtant les comptabiliser, les enregistrer, et soigner les blessés. Malgré tout de nombreux obus ennemis tombent sur les alliées, snipers et mitrailleuses balayent le champ de bataille. Les victimes allemandes sont nombreuses mais la mascotte de Manchester et son maître tombent sous le feu ennemi.

 

5ème partie : Rien ne restera debout, le sol sera labouré, les arbres arrachés. La mort semble vouloir marquer chaque cm2. Mines et obus creusent et creusent encore, ce qui était un paysage de champs et de bois ressemble à la Lune. 

Enfin, l'offensive est passée, chacun a gagné un moment de repos et certains imaginent que la guerre est (quasi) gagnée. 

La Bataille de la SOMME

Elle va encore durer deux ans. 

La Bataille de la SOMME

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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commentaires

chenzen, le seul 17/11/2016 19:06

Bonjour Lee.
Lorsqu'un humain a décidé d'en écraser des millions d'autres, c'est la guerre et ses carnages assurés. Nous devons cette tragédie à deux groupes nationalistes : les Prussiens, avec Wilhelm 2, et les nationalistes Serbes.
Wilhelm 2 (Guillaume 2) voulait une guerre afin de fédérer les petits états princiers allemands, toujours divisés ; "une bonne guerre" aurait permis de créer un nouveau pays : l'Allemagne.
Les nationalistes Serbes lui ont fourni le prétexte idéal lorsque Gravilo Princip assassinat l'archiduc d'Autriche à Sarajevo. La ènième boucherie européenne pouvait débuter.

A propos de l'offensive Britannique sur la Somme, ça a été un fiasco lamentable, contrairement à ce que cette projection "patriotique" essaye de présenter au public Anglais. Les obus explosifs mal fabriqués ainsi que l'outrecuidance des Britanniques ont mené ces derniers dans la pire tragédie de leur histoire. Certains soldats étaient si "confiants" qu'ils escaladaient le parapet de leur tranchée avec un ballon de football au pied !!! C'est dire leur orgueil et leur suffisance impériale ! Bien à l'abri dans leurs tranchées bétonnées, les Allemands les attendaient, mitrailleuses bien armées et huilées... l'heure qui suivit est à des millions d'années-lumières de l'héroïsme cinématographique.

Avec l'offensive de Verdun , la bataille de la Somme a démontré que se sur-estimer dans une guerre conduit toujours à l'anéantissement de sa propre armée. Leçon qui fut retenue en 1939 !

Bien à toi Lee. :+)

Lee Rony 17/11/2016 22:14

Bonjour Chenzen, le seul.

Comme le disait Sun Tzu il y a bien longtemps, le meilleur moyen de gagner une guerre c'est de ne pas la faire, et de ''convaincre'' son adversaire de s'écraser. En économie ça marche, un autre champ de bataille, moins sanglant et plus efficace.

Herr Basha 11/11/2016 14:13

Ceux qui sont partis au début pensaient rentrer pour Noël.

Lee Rony 17/11/2016 22:20

Pour certains ce fut vrai, mais pas de la façon qu'ils espéraient...

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