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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:31

Murders in the Rue Morgue – Robert Florey – 1932 – 72'

1845, Pierre Dupin est un jeune étudiant en médecine, fiancé à Camille. Il apprend que, dans la même semaine, trois femmes ont été retrouvées dans la Seine. Se mettant à fréquenter la morgue il cherche quelle pourrait être la raison réelle de ces décès. Toutes semblent s'être suicidées mais en examinant les corps il remarque des entailles sur le bras des victimes et découvre finalement que la série de crimes est perpétrée par le Dr Mirakle, un savant cherchant à démontrer le lien de parenté entre l'homme et le singe.

Celui-ci en effet essaie de mélanger les sangs d'un gorille et d'une femme dans le but de démontrer le lien entre ces deux espèces. L'ADN était inconnu, Edgar Poe aurait su en tirer parti, dommage. Mais la question n'est pas là. Mirakle essaie donc ses expériences, sans succès, forcément, mais il pense avoir trouvé la ''partenaire'' idéale de son primate, Camille. Mais celle-ci a un fiancé, le jeune Dupin, qui non content d'étudier la médecine aime à jouer au détective.

Voila le parfait exemple d'un film qui aurait pu être excellent s'il avait bénéficié de la direction d'un réalisateur plus doué que Robert Florey. Celui-ci fait ce qu'il peut, peu ! Trouvant par à-coups l'inspiration, n'hésitant pas à tourner des scènes d'une violence explicite, plongeant son film dans une ambiance sombre et crépusculaire, sublimant Paris, montrant l'angoisse s'insinuant dans chaque rue jusqu'à la scène finale sur les toits montrant Dupin courant après le Gorille. La présence de Karl Freund à la photo amplifie les qualités esthétiques du film mais celui-ci manque trop de rythme et de maîtrise pour en profiter pleinement.

On comprend mieux pourquoi Florey ne fut pas retenu pour Frankenstein, James Whale était bien meilleur ! De même pour Lugosi venait de se voir refuser le rôle de la créature, là encore le choix fut le bon et Boris Karloff livra une prestation qui le fit entrer au Panthéon du cinéma. Bela garde pour lui Dracula, ça rime, ce n'est pas si mal.

Pour conclure difficile de ne pas se sentir frustré devant une réalisation au-dessous du niveau qu'elle espérait. Poe fut souvent trahi, heureusement il reste possible de le lire.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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