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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:43

東京物語Tōkyō monogatari) – Yasujirō Ozu – 1953 – 136'

Shukichi Hirayama et son épouse Tomi habitent Onomichi, une

petite ville côtière du sud-ouest du Japon. Ils décident de partir pour la capitale afin d'y visiter leurs enfants qui y vivent. Un autre vit à Osaka, seule Kyoko, leur cadette, vit avec eux en attendant d'être mariée.

 

Dans un premier temps tout se passe bien, mais leur fils aîné, Koichi, est très occupé, entre sa femme, Fumiko et leurs enfants, et son travail de pédiatre ; leur plus grande fille, Shige, est coiffeuse. Shukichi et Tomi sont un peu déçus, ils espéraient que leurs enfants auraient mieux réussis que cela.

Koichi et Shige voudraient sûrement passer davantage de temps avec leurs parents mais ils sont trop occupés pour cela. Ils tentent de compenser en offrant à leurs parents un séjour dans la ville balnéaire d'Atami. Mais les conditions de vie ne conviennent pas aux personnes âgées qui supportent difficilement que leurs nuits soient troublées par leurs voisins. Ils écourtent donc leurs vacances. Ce qui les contraindra à se séparer. Seul, le soir, Shukichi sort, boit avec un compagnon et se fait reconduire par la police qui l'a retrouvé ivre.

Heureusement Noriko, veuve de Shoji, leur fils mort pendant la guerre, fait de son mieux pour s'occuper d'eux et les emmène visiter les alentours de la capitale. Tomi en profite pour suggérer à la jeune femme de se remarier, 8 ans de veuvage c'est assez.

Inutile d'insister ! Sur le voyage de retour ils s'arrêtent à Osaka ou vit leur fils cadet Keizo. Leur séjour à Osaka est l'occasion pour le couple de faire le point sur leur vie. Mais Tomi est tombée malade, son état empire quand ils retrouvent Onomichi. Appelés, Koichi, Shige et Noriko arrivent pour assister au décès de la vieille dame. Keizo viendra trop tard.

Les funérailles terminées seule Noriko reste. Kyoko en veut à ses frères et à sa sœur mais Noriko lui explique que le temps de la séparation survient forcément. Avant qu'elle doit repartir Shukichi lui offre la montre de Tomi, de tous c'est elle qui les aura le mieux reçu. À nouveau il lui conseille de se remarier.

 

Ce film fit découvrir Ozu en France, en 1978. 15 ans après son décès. Il figure régulièrement dans la liste des meilleurs films mondiaux. Encore un regard sur la famille japonaise, son évolution et la mise à mal des comportements anciens. La plus respectueuse des anciens n'est pas de leur sang, signe qu'une famille peut se construire sur d'autres critères que celui-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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