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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 07:14

お茶漬の味, (Ochazuke no aji) - Yasujirō Ozu – 1952 – 116'

Taeko Satake est mariée à un homme qu'elle n’aime pas, mais au Japon ce n'est pas rare, les familles arrangent les unions, pour le bien des enfants bien sûr. Surtout des garçons qui, une fois marié, ne se sentent pas obligés de respecter une fidélité inutile.

Sa vie est ennuyeuse, routinière, aussi quand elle peut s'évader de son quotidien ne s'en prive-t-elle pas. Mais comment cela aurait-il pu en être autrement, ne viennent-ils pas de milieux différent, elle de la bourgeoise, lui d'un milieu modeste, bien qu'il ait réussi en affaires. Ainsi cette soirée avec Aya Amamiya, sa meilleure amie, et sa nièce, Setsuko Yamauchi. Celle-ci écoute sa tante parler et s'en effraie, elle-même devant subir le même sort prochainement. Et quand elle entend Taeko comparer son époux à une carpe elle se pose des questions sur ce qui l'attend.

Mokochi Satake, avec son ami Nonchan se retrouvent, à l'instigation de celui-ci dans une salle de jeu où ils rencontrent un compagnon de guerre, Sadao, ensemble ils partent pour un vélodrome. Rien de plus excitant que de perdre de l'argent en pariant sur des chevaux.

 

Taeko, l'entracte terminé, retrouve son rôle de femme mariée et veut convaincre Setsuko de rencontrer l'homme qui lui est promis. La jeune femme est rétive, pour elle cette pratique devrait disparaître d'un Japon moderne. Elle fait semblant d'accepter mais au dernier moment se dérobe et laisse sa tante et sa mère, avec son fiancé. Elle en profite pour aller voir Mochiki qui approuve sa conduite. Le soir Taeko est en colère, elle s'en prend à sa nièce, Mochiki fait semblant d'approuver son épouse puis, prenant le parti de sa nièce, finit par avouer qu'il ne souhaite pas à celle-ci un mariage aussi terne que le sien.

 

Taeko folle de rage décide de quitter son mari. Ça tombe bien, celui-ci doit partir pour un voyage devant le mener au Paraguay puis en France. Mais ce qui est prévu arrive rarement. Au moment du départ l'avion connaît un incident qui ramène Mochiki chez lui. Occasion de retrouver son épouse pour le repas, de faire le point sur leurs reproches mutuels avant d'admettre que leurs qualités l'emportent sur leurs défauts. Machiki l'affirme ''un couple ça a le goût du riz au thé vert'', l'ochazuké qu'ils partagent. La situation éclaircie, les rancœurs exprimées le couple peut repartir sur des bases assainies et Mochiki prendra son avion le lendemain l'esprit tranquille.

Setsuko quand à elle rencontre souvent Nonchan...

 

Un classique d'Ozu, dans l'univers qu'il connaît le mieux : la famille nippone. Prévu pour être tourné avant la guerre son scénario n'avait pu passer la barrière de la censure.

Contrairement à son sujet il n'a rien d'ennuyeux, au contraire, tant le réalisateur sait ce qu'il convient de montrer, construire ses plans et diriger ses acteurs. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Japon
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