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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 07:49

Amazon studios – Michael Rymer – 2015 – 10 x 60'

 

Nous sommes en 1962, jusque là rien que de très banal, si ce n'est que le monde que nous voyons diffère du nôtre. Dans celui-ci les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale ont changés de places avec les perdants. Les états-unis sont divisés en deux, l'une nazie, à l'Est, l'autre japonaise, côté Pacifique, entre les deux un no man's land tient lieu de frontière. Hitler est âgé, malade, parkinsonien bien qu'il le cache, Goebbls et Himmler sont sur les rangs pour lui succéder avec pour arrière pensée de reprendre le conflit où il s'est arrêté en s'en prenant aux Japonais. Après tout ils sont les plus forts et disposent de la bombe. Ne l'ont-ils pas utilisé pour assurer leur succès ? Une reprise du conflit paraît inévitable.

The man in the high castleThe man in the high castle

Dans ce monde, proche de ce que fut l'univers soviétique, tout le monde est surveillé, espionné, la surveillance s'exerce partout et les forces de sécurités ne relâchent pas la pression pour découvrir d'éventuels résistants. Et il y en a. Peu !

 

Joe Blake, dans un cinéma, reçoit une adresse, s'y rendant il se fait embaucher par un fabriquant de machines à café et doit conduire une cargaison vers la zone neutre, à Canon City, avec quelque chose en plus dont il ignore la nature. Parallèlement Juliana Crain, appelée Jules, assiste à l'assassinat de sa demi-sœur Trudy par la police japonaise à San Francisco, celle-ci pourtant eut le temps de confier à son aînée un sac, et son contenu. Chez elle Jules regarde ce dont il s'agit, un film, un reportage d'actualité montrant une réalité où les vaincus sont les nazis et les japonais. C'est un trucage lui dit son fiancé, un film réalisé par un homme qui se fait appeler le Maître du haut château... La jeune femme doute, tout semble si réaliste. Elle veut poursuivre la mission de sa sœur et aller au rendez-vous que celle-ci avait, avec un homme qu'elle ne connaît pas.

The man in the high castleThe man in the high castle

La police est active, elle investie l'atelier au moment ou Joe s'en va, la plupart de ses collègues sont tués mais il parvient à s'échapper, lui aussi est en route pour rencontrer quelqu'un qu'il n'a jamais vu.

 

Jules est arrivée, après s'être fait voler son sac dans le car, heureusement elle avait conservé le film sur elle. Elle attend, par hasard rencontre un jeune homme dans la même situation, un certain Joe...

 

Frank Frink, son fiancé se fait arrêter, torturer, par les Kempetaï, la police nippone, menés par l'inspecteur en chef Kido, lui aussi sur la piste du film que transportait Trudy, un film dont le furhër lui-même pense toxique pour l'avenir du Reich. Un film qui montre le monde non tel qu'il est mais tel qu'il pourrait être. Les japonais interrogent le jeune homme, rudement, d'autant que Frank, ayant un grand-père juif doit être éliminé, sa sœur et les filles de celle-ci également. À moins qu'il ne disent quel bus prit Jules. Un si petit renseignement pour sauver une famille entière qui attend dans une petite salle, confortable, avec de grandes arrivées d'air. Le progrès est partout, la version D du Zyklon est rapide et inodore. En principe.

The man in the high castle

C'est que les autorités japonaises sont sur les dents, le prince hériter et son épouse arrivent et doivent se rendre au mémorial des victimes nippones de la guerre. L'héritier du trône est conscient de la fragilité de la situation, de la réalité du pouvoir de son père, de l'ombre attendant d'envahir, à nouveau, le monde.

 

Juliana et Joe, ensemble, suivent la piste des films. La jeune femme obtient un rendez-vous pour leur véritable destinataire, le Maître du Haut Château dont il s'avère qu'il n'en est pas à l'origine mais les récupère pour en retirer des renseignements. L'un et l'autre sont désormais pris dans un engrenage qui ne les relâchera plus et les entraînera plus loin qu'ils auraient jamais pensés aller.

 

Pour en savoir davantage vous savez ce qui vous reste à faire, je ne vais pas gâcher votre plaisir.

Philip K. Dick fut déjà porté sur les écrans, films et séries ont déjà rendu hommage à une œuvre qui le mérite par sa qualité, sa lucidité prompte à soulever le rideau des apparences, quitte à imaginer ce qui s'y trouve. Est-ce faux pour autant, faites-vous votre idée.

 

La réalisation dispose des moyens nécessaires pour un résultat de qualité. La reconstitution est parfaite, combinant la réalité et des évolutions techniques, made in Germany, qui n'interviendront que plus tard, comme un avion ressemblant au Concorde. Bien sûr la musique n'a pas connu de bouleversement dans les années cinquante et l'art ''dégénéré'' n'est pas de mise. La construction est elle aussi une machine parfaitement agencée où chaque personnage interagit avec les autres pour faire avancer l'intrigue. Heureusement je n'avais pas lu le roman auparavant, il semble que ceux qui l'ont fait verraient quelques différences.

 

Et si nous vivions dans l'illusion nous aussi ? Si les vainqueurs de 1945 n'étaient pas ceux que l'on nous dit ? Le Yi King peut-il m'aider ?

 

Chut !!!

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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