Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:51

7 Man Army

(Ba dao lou zi) Chang Cheh – 1976 – 112' (Taiwan)

Le 18 septembre 1931 le Japon attaque la Chine et occupa trois provinces du nord-est. Sept divisions sa massèrent près de la Grande Muraille pour préparer une attaque massive du reste du pays. Le 1 janvier 1933 elles se mirent en marche. De violents combats eurent lieu, de jeunes chinois ''au moral d'acier'' vinrent grossir les rangs de l'armée pour empêcher l'invasion nipponne.

 

Qu'importe la disparité des forces, les soldats chinois ne sont pas du genre à baisser les bras. Les balles sifflent, les chars roulent, qu'importe ! Et toujours avec le sourire et un bel uniforme.

Ils l'emportent, mais du bataillon ne restent que 6 hommes. Leur mission sera de garder le poste avancé, il gouverne une passe par laquelle l'armée japonaise devra passer pour continuer.

 

 

Il y a des cadavres partout. Wu chanzheng est le seul officier vivant, c'est à lui que revient l'honneur de diriger ce groupe, c'est aussi l'occasion de se souvenir de son instruction. À l'école militaire, déjà il montrait son envie d'en découdre, d'affronter l'ennemi et de l'abattre.

Guerre et ... Guerre !

Il faut se préparer, tout est calme, mais l’ennemi va revenir, sans moyen de communication les chinois doivent attendre. Et se souvenir, de l'avant guerre et des exactions commises par les forces d'occupation qui incitèrent tant de jeunes à rejoindre les rangs des troupes révolutionnaires. Un nouveau soldat rescapé rejoint le fort de Badao Louzi. Ils sont 7. Le compte est bon.

 

L'armée japonaise approche, investit les lieux, donne l'assaut... mais se fait surprendre par les chinois qui les attendaient et les mettent en déroute, faisant des dizaines de victimes.

 

Le gros des troupes, pas le général, est là. Impossible que l'armée impériale soit défaite par des rigolos. Les morts s'entassent. Des dizaines de japonais meurent, pour un chinois.

Il faut tenir !

 

L'ennemi utilise les grands moyens, les chars préparent le terrain avant un nouvel assaut. Un autre vaillant soldat de la république meurt, avec des dizaines d'ennemis. 

Guerre et ... Guerre !

Puis les avions entrent en scène. C'est un déluge de feu, des centaines de soldats chargent en une vague semble sans fin.

 

 

Tout le charme d'un film à la gloire de l'armée de la République Chinoise. Inutile de chercher le réalisme, la crédibilité, c'est un document sur un style qui n'a disparu que sur la forme. Il n'est pas question de super héros, ce sont de simples soldats, mais puisqu'ils se battent pour le pays alors la défaite est impossible.

Guerre et ... Guerre !

CITY of LIFE and DEATH

 

南京!南京!(Nanjing, Nanjing) - Lu Chuan - 2009 – 130' – NB

Guerre et ... Guerre !

Les cartes postales évoquent cette époque où tout allait bien, c'était avant... avant que le soldat ne regarde le soleil au dessus de lui, témoin indifférent des errances humaines. Il se relève, avance dans la tranchée, d'autres soldats passent, des tanks, il s'arrête avec des amis, regarde par dessus le remblai. Il voit le ville en flammes, des avions qui larguent des bombes, des chars qui tirent, encore et encore.

Les rues sont jonchées de débris entre des bâtiments arborant les stigmates des combats.

Les forces japonaises exultent, c'est une victoire totale.

Des civiles avancent, à contresens d'enfants qui s'en vont alors que les occupants fouillent les immeubles. L'ordre est clair : arrêter tous les soldats chinois encore présents.

Un représentant allemand arrivent, manque de se faire tirer dessus, il veut parler au général. Impossible ! Dans une église les militaires découvrent une population de réfugiés. Un lève la main, puis un autre, puis tous. ''Va chercher des renforts'' murmure le sergent.

 

La ville n'est pas sûre, des tirs résonnent, une mitrailleuse fauche les rangs nippons mais la disproportion des forces assure leur victoire. Les hommes sont exécutés, les femmes, emmenées... des têtes sont accrochés, se balançant au rythme du vent.

Guerre et ... Guerre !

500 soldats chinois sont fait prisonniers. Emmenés hors de la ville. Face à la mitrailleuse qui les observe ils crient ''longue vie à la Chine !''. La terre disparaît sous le nombre de cadavres, une mer semblant rejoindre l'horizon. N'en émergent qu'un homme et un petit garçon que les balles ont épargnés.

Les vainqueurs fêtent leur triomphe, s'amusent, certaines rendent visite aux filles, d'autres préfèrent le viol.

Tous les japonais ne sont pas des assassins, il faut toujours une exception pour confirmer une règle.

 

Le représentant du Reich doit repartir, ordre de son gouvernement qui craint qu'il ne soit trop ''gentil'' pour les rescapés et ne gène les relations entre les deux pays. La zone de sécurité internationale qui était protectrice pour de nombreux survivants ne l'est plus. Les envahisseurs demandent 100 femmes ''de réconforts'' pour des ''séjours'' de 3 semaines, en échange de vivres, vêtements et charbon. Ils auront leurs ''volontaires''.

Des représentants internationaux arrivent pour tenter de faire valoir un droit international mis à mal depuis le début de l'assaut sur Nankin. Cette ville qui était la capitale de la Chine quand l'Armée impériale l'envahit et se livre à toutes les exactions possible sur les militaires et les civils. Ce film s'attache à quelques personnages emblématiques : un jeune soldat, (l'exception), John Rabe, le représentant du Reich qui essaie de protéger la population, une institutrice chinoise et le secrétaire chinois de Rabe, traître pour protéger sa famille, puis se sacrifiant pour elle.

Guerre et ... Guerre !

 

Le réalisateur voulait ici sortir de la représentation habituelle des combattants des guerres sinon-japonaises, les braves Chinois, les terrifiants Japonais. Il montre comment les circonstances permettent le pire quand l'individu n'est qu'un uniforme parmi d'autres. Nous le savons mais une piqure de rappel n'est jamais superflue. Merci à Lu Chuan pour celle-ci. L'avoir faite en noir et blanc laisse au spectateur la distance nécessaire avec les images qu'il regarde.

Guerre et ... Guerre !

Partager cet article

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

commentaires

Chenzen, le seul 30/07/2016 13:07

Bonjour Lee.

Excellente reconstitution de ce drame de l'histoire sino-japonaise. Le Japon n'a toujours pas présenté ses excuses à la Chine pour les effroyables massacres que son armée impériale a commise depuis le prétexte de "l'incident du pont Marco Polo".
Massacrer et violer des civils est une infamie impardonnable, le Japon, pourtant toujours présenté sous son aspect (de façade) "zen", devrait montrer la profondeur de son Bouddhisme, pour que tels tragédies ne se reproduisent plus jamais.
Ce n'est pas parce qu'un soldat fait parti d'une armée nationale que la Nation doit couvrir ses crimes et ses atrocités ; en assassinant, il perd son statut de citoyen de la Nation et est condamnable devant n'importe quel tribunal. L'uniforme n'absout rien.

A ma connaissance, il existe trois reproductions cinématographiques sur ce tragique épisode de la honte de l'espèce humaine.

Bien à toi Lee.

Lee Rony 31/07/2016 14:45

Bonjour chenzen, le seul

Les infamies disparaîtront quand il n'y aura plus personne pour les commettre ! J'enfonce une porte ouverte mais notre espèce semble aimer les commettre. Les soldats nippons considéraient sûrement qu'ils avaient tous les droits de par leur ''supériorité'' naturelle et/ou culturelle. Nous savons que cette notion n'est qu'un mode d'autojustification.

Seulement 3 ? C'est vrai que je n'ai pas fait de recherches mais tu fais bien d'en parler.

Evy 23/07/2016 15:06

Merci pour ce partage bonne journée bisous Evy

Lee Rony 23/07/2016 19:53

Merci Evy. Malgré le thème un peu violent !

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages