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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 07:14

B.R. BRUSS – Fleuve Noir, collection Angoisse n° 226 – 1972 

L'affaire durait depuis près d'un an sans que les enquêteurs n'aient entrevenu sa véritable nature. Pour eux ils ne s'agissaient que de superstititions.

 

Tout commença à la suite d'un accident de voiture, s'il n'en avait pas été témoin jamais le héros ne serait allé à Lurnoux, il n'aurait, par conséqent, jamais fait la connaissance de l'inspecteur Doret, mandaté pour enquêter sur l'accident en question.

Au retour d'un voyage en Amérique du Sud il retrouve le policier qui lui indique devoir enquêter dans un patelin perdu au fin fond de la campagne. Une affaire ténébreuse, des morts s'échelonnant su près d'un an, suspectes mais sans que rien ne prouve un crime. Les habitants pourtant laissaient entendre qu'elles n'étaient pas claires sans qu'aucun osent en dire plus.

Les décès auraient pu continuer si le dernier n'avait été celui de la fille d'un gros industriel, venue se reposer de son voyage de noces avec son époux dans le castel familial. Elle avait été retrouvé dans une pièce d'eau à cent mètres de chez elle sans qu'il y ait la moindre trace d'eau dans ses poumons, ni blessure, ni coups, ni marque de strangulation.

 

Ainsi s'organisa le départ pour Lurnoux. Hameau sis dans un décor champêtre de collines couronnées de taillis d'essences diverses, agrémenté d'une petite rivière serpentant entre près et champs dans lequel vivait une cinquantaine de familles. Rien d'étrange ni d'inquiétant à priori mais une aura indéfinissable qui retint le héros sur place, éthnologue il pouvait s'intéresser à cette population, alors que Doret repartit après dix jours sans avoir rien découvert.

L'ambiance pourtant s'impose à notre scientifique, trop sensible pour être immunisé. Sa curiosité est piquée au vif mais elle ne va pas tarder à être dévorée par la peur.

 

Tout avait commencé quand Gaston, un des enfants du village avait découvert un objet curieux dans le Dru Noir, ravin obscur à l'inquiétante réputation. Très vite il présenta un comportement inhabituel pour lui, s'asseyant, immobile, regard fixe et visage tendu comme s'il regardait quelque chose que les autres ne voyaient pas.

Il raconta le grand bonhomme vert qui mangeait des crapauds sans même l'avoir dépiauté... rentré chez lui il regarda l'objet qu'il avait découvert, rougeâtre, luisant faiblement. Certainement quelque chose dont il pourrait s'amuser. Pensait-il.

À tort.

Vu de près la chose ressemblait à un quelconque morceau de matière plastique, d'une forme rappelant celle d'une hélice mais avec des pales renflées, légèrement concaves, faisant penser à des cuillères. Chacune percée en son milieu d'un trou rond du diamètre d'un macaroni. Par jeu il voulu le tordre, l'aplatir avec un marteau, l'entailler avec un couteau. Il n'obtint aucun résultat. Le portant à son oreille il entendu une grésillement presque imperceptible.

Deux minutes plus tard il revit l'homme vert.

 

Gaston va présenter un comportement différent, lui qui était bavard se taisait, absorbé par quelques pensées inexprimables. Difficile de garder pour lui seul ce secret, il faut qu'il en parle à ses coapins. Rendez-vous est pris à ''la Fournague'', maison abandonnée dans le bas du hameau qui est leur lieu de ralliement.

Le bidule étonne, intrigue, chacun le touche, essaie de le tordre, s'interroge sur sa nature et son origine. Tous pourtant jurent de ne pas parler de ce truc aux parents, ni à quiconque. Gaston ensuite leur demande de le porter à leur oreille et de dire ce qu'ils voient.

Le premier ne voit rien, mais les autres si, des choses mouvantes aux couleurs en perpétuels changements. Et la plupart ont peur.

 

Le secret va rapprocher Etienne et Gaston, les plus grands, les seuls capables de le comprendre. Les plus réceptifs ! Le ''rougin'' comme ils avaient surnommé le machin prit de plus en plus de place dans leurs vies, leurs visions étaient identiques, ils voyaient l'homme vert, et d'autres choses, convaincus qu'ils ne risquaient rien mais étant de moins en moins attentif à ce qui se passait autour d'eux.

Ce n'était qu'un jeu !

 

Jusqu'à ce que l'homme vert leur demande de faire quelque chose. Ils en furent ravis.

La mort d'une chèvre c'est drôle, non !

Mais voilà qu'une des sœurs de Gaston arbore le ''rougin'', le pose sur la table et se met à hurler qu'elle voit des choses incroyables. Le père ne réfléchit pas plus longtemps, se saisit de l'objet et le jette dans le feu.

Où Gaston le retrouvera, intact !

15 jours passèrent, tranquilles. Puis vinrent les drames...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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