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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:00

Charles Binamé – 2014 - 100'

Santa Clara – Cuba – 1947, un enfant écoute, caché, une soprano chanter avant d'arracher un à un les pétales des roses qui lui tombent de la main.

 

Il est l'heure de se réveiller pour Michael, mais l’ambiance de l'hôpital n'est pas des plus motivantes.

Janvier 1966, le dialogue est enregistré entre deux médecins psychiatre, l'interrogatoire porte sur la rencontre entre le docteur Green et Michael, ils ne se connaissent pas, pas encore, mais la secrétaire, Mme Petersen, est inquiète de ce qui peut arriver. Green rapporte ce qui est arrivé lors de cette rencontre. Michael commence par se moquer de madame Petersen, sa façon de déstabiliser le docteur Green, il sait en effet ce qui s'est passé entre eux, qu'ils se connurent, eurent une enfant, Rachel, et que celle-ci est morte !

Il s'agit pour Green de retrouver le docteur Lawrence qui a disparu depuis quelques temps, mais Michael est un manipulateur, intelligent et pervers. Les anciens époux ne se sont pas vus depuis trois ans, une paie !

Michael est connu dans l’hôpital, il aime jouer, avec les gens, il aime aussi les éléphants, parler d'eux, périphrases des animaux qui se prétendent humains.

Mais le sujet de la rencontre est la disparition du docteur Lawrence ! Ce dont Michael semble se foutre complétement. Green pourtant continue l'interrogatoire, mais Michael semble ne se souvenir de rien, à l’inverse des éléphants qui ont une fabuleuse mémoire.

Patient vs impatient !

Michael finit par avouer savoir où est le docteur Lawrence, en échange de quoi il veut trois choses : que le Green ne lise pas son dossier, sa dose de chocolat quotidienne, que Mme Petersen ne soit pas impliquée !

La discussion continue, Michael fait tout pour énerver le médecin, il y parvient si bien que celui-ci finit par le gifler ! Faute majeure de la part d'un thérapeute.

Michael en est satisfait, c'est une victoire pour lui, une source d'excitation. Il n'est pas en colère, ni bouleversé, ni angoissé ; il jubile ! Tout ça parce que Mme Petersen s'absente à chaque fois qu'elle a ses règles.

Michael reconnaît avoir étranglé Lawrence, et l'avoir mis dans le placard, juste là, emballé dans un sac poubelle pour qu'il ne sente pas trop fort. Il suffit d'aller voir.

Green y va, il ne trouve qu'une boîte, noire... qui ne contient qu'un éléphant en peluche : Anthony.

Michael s'amuse beaucoup. Il finit par sous-entendre que le docteur Lawrence eut avec lui un comportement ''inapproprié''...

Un deuxième scandale sexuel dans la même clinique, ce serait insupportable. Le docteur et lui étaient amants ! Mais Michael veut arrêter. Pour convaincre Green il lui parle de photos, convainc le docteur de regarder dans un tiroir. Green hésite, accepte, trouve des photos d'éléphants, puis des images de nus...

Michael sait bien des choses sur Michel, Mme Petersen, il utilise ce savoir pour frapper les uns et les autres, là où ça fait mal, jouant sur la culpabilité, l'angoisse ou l'inquiétude.

 

Mais tout cela ne nous dit pas ce qui est arrivé au Dr Lawrence. Quoi qu'il ait fait, quoi qu'ai subit Michael, qu'est-il arrivé au médecin ?

Cette fois le malade modifie ses aveux, il n'est plus question d'attouchements mais d'amour. Le Dr, James, est amoureux de son patient, et c'est réciproque ! Ce pourquoi celui-ci lui offrit les photos.

Mais le docteur Green va recevoir une visite...

La rencontre, le duel devrait-on dire, continue, parler de soi pour faire parler l'autre, Michael se souvient de la raison qui lui fait aimer les éléphants, de son père... il se souvient de la chanson : ''Un éléphant ça trombe, ça trompe, deux éléphants ça... ''

Pourquoi votre mère ne vient-elle pas vous voir ?

Je l'ai tuée, reconnaît Michael. Indirectement, pour l'avoir retrouvée alors qu'elle s'était empoisonnée, il n'appelle pas les secours mais chante. Il en est à '' 78 éléphants ça trompe...'' quand elle meurt.

 

Finalement... mais je ne vais pas ici vous dévoiler la fin de ce film, tiré de la pièce de théâtre de Nicolas Billon, ici scénariste, que je n'ai pas pu voir. En connaître la fin n'en retirerait qu'un minimum de plaisir. Au moins cette partie d'échec ne se conclut-elle pas par un nul.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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