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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:00

Science &Vie – HS 270 – Mars 2015

 

                                Les mêmes microbes

 

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest amène la question de la responsailité des singes. En 1967 le virus de Marburg, proche d'Ebola, découvert en Allemagne sur des singes verts avait tuée 7 laborantins. En réalité Ebola viendrait des chauves-souris. Reste le risque que des maladies simiesques soient transmissibles à l'homo sapiens comme le furent le sida, passé chez l'homme au début du XXe et le paludisme, transmis par l'intermédiaire des moustiques.

Une nouvelle forme de cette maladie vient d'être mise en évidence en Asie. Cette fois des macaques sont impliqués, à la faveur de la déforestation les cas humains se font de plus en plus nombreux. Le plus inquiétant étant que le pathogène pourrait avoir évolué pour se reproduire chez l'homme, celui-ci devenant vecteur de contagion.

Les exemples sont pourtant rares de passages d'un virus du singe à l'homme tant les pathogènes doivent surmonter d'obstacles adaptatifs avant de s'établir dans une population humaine. L'inverse est bien plus facile. Des virus respiratoires bénins chez l'homme font des ravages chez les grands singes.

Il est plus judicieux de considérer les grands singes comme des sentinelles nous signalant les pathogènes des forêts tropicales qui pourraient s'approcher de nous. Q'ils infectent les grands singes montrent la menace qu'ils représentent pour nous. Le décès de nombreux gorilles par l'Ebola était indicatif que celui-ci se modifiait pour s'adapter à l'homme. Si un vaccin contre Ebola était mis au point il serait judicieux de vacciner les grands singes. Les vaccins humains se sont toujours montrés efficaces chez le chimpanzés.

 

        Le modèle chimpanzé 

Yves Sciama

 

le 29 novembre 1961, Enos est expédié dans l'espace par la NASA pour préparer le premier vol habité. Malgré un voyage difficile et très douloureux il put revenir sur Terre où il retrouva ses soigneurs avec joie. La chienne Leika n'eut pas cette chance et connut une pénible agonie. Le voyage d'Enos se révéla superflu, le vol de Youri Gagarine ayant déjà démontré que le vol spatial était permis.

Aujourd'hui l'expérimentation sur les grands singes est interdit, sauf rares dérogations. La communauté scientifique est majoritairement hostile aux expériences ''invasives'' su ces primates.

Notre proximité génétique avec le chimpanzé amène une alternative contradictoire. S'ils sont si proches de nous, des ''quasi-hommes'' l'éthique exige la suppression des expérimentations, à l'inverse, cette proximité rendrait ces tests plus efficaces.

Longtemps les recherches conduites le furent par des émules de Mengele tant certains firent preuve d'un véritable sadisme et d'un goût marqué pour la torture gratuite.

Un suivi est pourtant utile, ne serait-ce que pour anticiper une évolution de pathogènes trouvant chez les grands singes un pont vers l'homo sapiens. Sans parler de vaccins possibles dont ils pourraient profiter. Ce qui serait un juste, mais tardif, remerciement.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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chenzen, le seul 09/02/2016 19:04

Bonjour Lee.

Article très intéressant.
L'Homme comprend enfin qu'il n'est pas le centre de l'univers et que tout ce qui peut toucher les autres espèces peut également lui être fatal. Un épidémiologiste de terrain estime que près de 300 virus mortels sont tapis dans la forêt amazonienne, inactives sur les différentes espèces animales locales, mais présentant un danger réel sur l'Homme. Les coupeurs de forêts et les orpailleurs ouvrant des voies mortelles dans ce paysage pourtant hier encore sauvage. La prochaine grande pandémie pourrait bien venir du Brésil ou des pays Latins limitrophes. Avec les moyens de transports rapides actuels un tel virus pourrait se répandre sur l'ensemble du globe en quelques heures et semer une catastrophe sans que l'on n'y puisse rien.
Ce ne sont pas des films de science-fiction, puisque les pandémies virales sont aussi vieilles que la domestication.
Tu as raison ; si nous ne pouvons nous sauver nous-même, sauvons au moins les espèces que nous avons réduits à l'état de fossiles vivants, nos proches cousins les singes ont payé un lourd tribu au confort de nos civilisations prédatrices. Ayons au moins cet honneur.

Lee Rony 11/02/2016 21:40

Comme quoi la mondialisation n'apporte pas que des bienfaits, les virus pourraient eux aussi devenir des ''migrants'', bien plus discrets que les autres, et bien plus mortels. Rassurons-nous, les microbes et bactéries ''bien de chez nous'' ont appris en fréquentant les antibiotiques et autres traitements à se défendre contre eux. Un juste retour des choses, Leeronique, évidemment !

chenzen, le seul 09/02/2016 18:54

Bonjour Lee.

Très intéressant article.L'Homme comprend enfin qu'il n'est pas le centre de l'univers et que tout ce qui touche les autres espèces peut également lui être fa

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