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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 09:00

Angels with Dirty Faces – Michael Curtiz – 1938 - 97'

Rocky Sullivan et Jerry Connolly grandissent dans l'est de New York, Hell's Kitchen n'est pourtant pas le quartier le plus favorable pour des enfants. Comme tous les gamins de ce quartier ils sont livrés à eux-mêmes et ont devant eux des exemples de ce qu'il ne faudrait pas faire. Mais puisqu'ils n'en ont pas d'autres...

Monter un cambriolage était une mauvaise idée, surtout avec si peu de compétences. Logique donc que la police intervienne rapidement. Ils sont coincés, un seul peut fuir, c'est pourquoi Rocky aide Jerry sachant que personne ne sera là pour lui rendre la pareille. Ainsi leurs chemins vont-ils diverger du tout au tout.

 

Les années ont passées, Rocky sort de prison, il est devenu un caïd. Quelle meilleure idée pourrait-il avoir que revenir dans le quartier de son enfance, lequel n'a pas tellement changé. À l'exception de son ami Jerry. En effet celui-ci est devenu prêtre et s'efforce de remettre sur le droit chemin les jeunes qui pourraient être tentés de prendre l'autre, le plus facile, le plus accessible. Jerry est heureux de revoir son ami d'enfance mais craint que celui-ci n'ait une mauvaise influence sur ses ouailles. Difficile en effet de contrebalancer la personnalité de Rocky en cette époque ou un truand est une personnalité dont la réussite semble enviable, par ceux qui ne voient pas ce qu'il dut faire pour l'atteindre.

Quoi de plus tentant en effet que de faire partie des gens importants, de fréquenter les stars de cinéma, gouverneurs et autres sénateurs, de sortir avec les plus belles femmes, dans les meilleurs restaurants, au volant de la dernière voiture de luxe. Tout un clinquant qu'admire les jeunes de Jimmy. L'argent semble si facile, les policiers sont corrompus, la presse met en valeur des personnalités qui font vendre, peu importe sur quoi s'assoie leur célébrité.

Rocky est conscient de sa situation, de l'impact qu'il a, du chemin que lui-même suivit. Qui vit dans la misère voit ses possibilités d'améliorer son sort réduites, et la criminalité est la plus directe, bien qu'elle soit semée d'embuches limitant drastiquement le nombre de ceux qui arrivent au sommet, où ils sont d'excellentes cibles, pour leurs concurrents comme pour la police.

 

Entre dénonciation sociale et film d'action, une réalisation inspirée de Curtiz, une interprétation magistrale de James Cagney, pris entre l'image qu'il veut donner et celui qu'il est, qui sait d'où il vient, et peut penser que ce qui l'attend n'est pas enviable.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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