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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 08:21

For Whom the Bell Tolls – Sam Wood – 1943 – 170'

Adapté du roman d'Ernest Hemingway.

Robert Jordan est américain, personne n'est parfait, il est en Espagne pour combattre aux côtés des républicains. Sa nouvelle mission est de faire sauter un pont en Castille afin d'empêcher une contre attaque franquistes alors que les républicains se préparent à l'offensive. La guerre exacerbant les passions il tombe amoureux de Maria, une des résistantes du groupe dirigé par Pablo et Pilar. Il faut bien tromper l'attente et la vie dans les montagnes n'a rien d'agréable ni de facile. Pour Maria la vie a été difficile, après que son père eut été abattu par les franquistes elle a été battue, tondue, violée et aurait subi le même sort si elle n'avait été libérée. L'un et l'autre se doutent que l'avenir est compromis et la victoire improbable, il n'empêche, ils entendent vivre ces quelques jours avec l'impression qu'ils représentent une vie entière.

L'assaut est imminent mais un autre groupe de résistants qui devait y participer est surprise, poursuivie, rattrapé, sans que la troupe de Jordan ait le temps d'intervenir pour les aider.

Le temps presse, Pablo sous l'effet de la peur déserte avec les détonateurs, puis, remords et/ou stupidité, se ravise et revient avec des renforts.

 

Le jour se lève, le ronronnement des bombardiers nationalistes se rapprochent, il faut agir vit, Jordan et ses hommes décident d'attaquer le pont. Ils réussissent, le détruise, mais subissent de lourdes pertes. Il faut s'échapper mais l'américain va être gravement blessé, trop pour suivre ses compagnons qu'il ne peut ni retenir, ni ralentir, ne lui reste qu'à attendre leurs poursuivants pour les affronter, en descendre autant que possible, leur faire perdre du temps, et mourir avec les honneurs.

Pour autant que cela veuille dire quelque chose !

 

Dès le début la fin est perceptible dans les gestes, les regards, cette façon de profiter de chaque instant comme s'il était le dernier. Au fond chacun est là pour cela, mourir en ayant l'impression, l'illusion , que ça servira à quelque chose en quoi ils croient... L'individu ici n'a plus sa place et les rites et symboles d'amitiés sont ceux d'une meute. À partir de là mourir n'est plus un problème puisque le ''groupe'' survit. Temporairement. La mort nourrit la vie, et réciproquement, comment imaginer l'une sans l'autre ?

 

Comme le dit John Donne ''… n'envoie jamais demander pour qui sonne le glas, il sonne pour toi !''

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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