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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 07:36

The Theory of Everything - James Marsh – 2014

Si le titre original fait référence au Graal des physiciens, une théorie qui unifierait les théories de l'infiniment grand avec celles de l'infiniment petit, le titre français est un rappel du titre de l'oeuvre la plus connue de Stephen Hawking : Une brève histoire du temps.

À Cambridge en 1963 Stephen est un étudiant parmi les autres mais pas comme les autres, il est bien meilleur et son avenir semble des plus brillant bien qu'il hésite encore sur le sujet de sa thèse, celui auquel il consacrera son existence de scientifique. Assistant à une conférence de Roger Penrose il en vient à décider de se pencher sur les trous noirs et l'origine de l'Univers. Une ambition à la hauteur de ses capacités intellectuelles.

Il fait la connaissance de Jane Wilde, étudiante en art avec laquelle il va se découvrir de nombreuses affinités avant de devoir admettre qu'il est amoureux d'elle et que ce sentiment pourrait être réciproque malgré sa maladresse et sa façon de voir le monde. Lui croit en la science, elle, dieu. Ce qui n'empêche pas de s'apprécier.

Dans la cour de l'université Stephen tombe lourdement, le bilan de santé fait à la suite de cet incident donne un diagnostic sans appel : Stephen souffre de dystrophie musculaire, la maladie de Charcot, qui va lentement réduire ses capacités musculaires jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer. Les médecins lui donnent deux ans à vivre !

Le jeune homme doit repenser son avenir, ses ambitions, et sa relation avec Jane devient problématique. Il fait tout pour l'éloigner mais elle ne l'entend pas de cette oreille, décidée et volontaire elle ne va pas laisser la maladie se dresser entre eux et encore moins accepter que leur avenir soit aussi réduit qu'annoncé.

De l'avantage d'être un génie, d'avoir un but vers lequel aller et une aide sur laquelle compter, chaque jour, chaque heure, chaque minute ! Jane va être là quand tout ira encore bien, puis quand ça ira moins bien, puis quand ça ira de plus en plus mal. Heureusment la maladie de Charcot n'empêche pas de faire des enfants, 3 en l'occurence, preuve que la vie trouve toujours un moyen de se perpétuer.

Le corps de Stephen se dégrade, ses jambes le lâchent, et après avoir pu utiliser des béquilles il doit employer un fauteuil roulant, il doit être nourri, puis, finalement, intubé pour pouvoir respirer, ce qui lui interdit de parler. Heureusement il existe des technique pour palier ce problème. Par des codes couleurs associés à des lettres qui formeront des mots, système plus efficient qu'il y paraît, ensuite l'informatique interviendra et lui permettra de parler, avec une voix particulière, mais ce n'est pas le plus important. Ce qui compte est qu'il poursuivre les recherches qui lui donnent la force de repousser la maladie. Le trou noir semble idéal comme point de départ pour unifier des théories semblant contraires, leurs secrets restent encore à découvrir, comme les mystères du temps sur lesquels Hawking se penche comme sur un miroir, en quête d'une vérité inaccessible. Peut-être est-ce lui qui est la clé de cette équation introuvable.

La vie du couple ne sera pourtant pas idéale, Jane est jeune et résiste mal au charme du chef de la chorale de son église. Pour elle aussi la vie continue, elle se poursuivra avec cette homme après qu'elle eut divorcée de son génie de mari, après lui avoir consacré tant d'années elle avait droit à ce que quelqu'un d'autre s'occupe d'elle. Stephen se remariera avec l'infirmière venue s'occuper de lui.

Le principe du biopic est de montrer ce que furent la vie et l'oeuvre d'un individu, ici la première domine d'autant que la seconde est trop complexe pour être montrée dans un film. Pour l'approcher le mieux est encore de lire l'oeuvre principale de Stephen Hawking, et pour aller plus loin de vous pencher sur ses recherches.

Bonne chance !

Génie et humour peuvent cohabiter, sans eux stéphen Hawking n'aurait peut-être pas supporté sa maladie, l'amour en plus, comme un triptyque faisant barrage à la mort.

 

Les acteurs sont parfait, Eddy Redmayne est un S.H plus vrai que nature et Felicity Jones est une Jane qui donnerait presque envie d'avoir la maladie de Charcot.

Mais presque seulement !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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