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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 07:18

Spellbound – Alfred Hitchcock - 1945 - 110'

Constance Petersen (Ingrid Bergman) est une jeune psychiatre qui travaille dans un établissement psychiatrique du nom de Green Manors, dirigé par le docteur Murchison (Leo G. Caroll). Ce dernier va partir en retraite, il a atteint la limite d'âge, et doit être remplacé par le jeune et talentueux docteur Anthony Edwardes (Gregory Peck). Une fois installé, celui-ci présente un comportement étrange qui amène son équipe à douter de ses compètences, et, de là, de sa véritable identité. Constance qui n'a pas résisté au charme de l'arrivant découvre qu'il est amnésique et persuadé d'avoir tué le véritable docteur Edwardes pour lui voler son identité.

Parallèlement la police a découvert que le véritable docteur a été assassiné et vient arrêter l'imposteur, dont le véritable nom est John Ballantine. Celui-ci pour éviter la prison s'enfuit pour New York.

Petersen demandera l'aide d'un de ses anciens professeurs, physiquement proche de Freud, pour comprendre ce qui est arrivé, ensemble, se penchant au moyen de la psychanalyse et de l'étude des rêves, sur le cas de Ballantine, ils révèlent que le jeune homme est amnésique des suites d'un accident survenu pendant la guerre, de plus il fut traumatisé par l'accident, une chute dans un escalier, survenu à son frère, dont il est responsable, et qui couta la vie à celui-ci.

Finalement ils découvriront que le véritable assassin n'est autre que le docteur Murchison qui ne supportait pas la jeunesse et la réussite de ce confrère promis à prendre sa place. Logique qu'un usurpateur fut remplacé par un imposteur !

Pour la première fois Hollywood se penchait sur la psychanalyse. Le scénario de Ben Hecht, lui-même habitué des divans, essaie de définir cette science encore peu connue du grand public, en un peu moins de deux heures. Challenge difficile, pour ne pas dire impossible, mais la mise en scène de Sir Alfred, est subtile, astucieuse, symbolique, au point qu'il est agréable de revoir ce film pour apprécier une scène qu'une première vision, trop rapide, ne permet pas d'apprécier. Une porte qui s'ouvre sur des amants qui s'enlace, un cadrage sur un rasoir pouvant évoquer autre chose...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les scènes de rêve/hallucination ont été dessianées par Salvador Dali. Selon le témoignage d'Ingrid Bergman donné dans la biographie de Donald Spoto, The Dark Side of Genius (1983), la scène de rêve durait originellement 20 minutes environ. L'actrice se changeait en statue de Diane. Le producteur David O. Selznick, responsable de la venue de Hitchcock en Amérique, qui détestait les conceptions de Dalí, décida de minimiser la scène de rêve et, surtout, le coût, de celle-ci.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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