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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:40

Canibal - Manuel Martin Cuenca – 2013 - 117

La voiture roule de nuit sur une petite route déserte, monsieur est au volant, madame somnole à côté de lui. Un 4X4 arrive à leur hauteur, y reste un moment, les double puis disparaît au loin. Avant de revenir, face à eux à pleine vitesse. Le conducteur panique, sa passagère se réveille, la voiture pour éviter la collision sort de la route. Le SUV s'arrête, le conducteur en descend, s'approche, vérifie que le chauffeur est mort puis fait le tour du véhicule pour extraire la femme du cercueil d'acier. Le mot est bien choisi puisque les deux sont visiblement décédés dans l'accident.

Pour autant que l'on puisse parler d'accident !

Le responsable sort donc le cadavre et le traine jusqu'à son propre véhicule où il le charge avant de l'emporter dans une maison en pierre isolée dans la montagne. Là il le déshabille, le renifle avant de choisir les outils adéquats pour ce qu'il prévoit.

Alors que s'abat le tranchoir le sang coule lentement dans une bassine métallique.

Carlos est tailleur à Grenade, le meilleur, dit-on, de la ville, ne vient-il pas de se voir confier un travail important pour une congrégation qui ne l'est pas moins ! Il vit seul dans son appartement proche de son atelier, sa vie est on ne peut plus routinière et ses fréquentations se limitent à ses clients et ses voisins.

Il mange seul, un repas souvent accompagné d'un verre de vin et constitué souvent d'une viande qu'il mange sans accompagnement mais prépare lui-même. Du reste son congélateur est plein !

Un soir alors qu'il rentre chez lui une jeune femme en profite pour se glisser dans l'immeuble, c'est sa nouvelle voisine du dessus, l'appartement situé de l'autre côté du couloir, ainsi il pourra l'observer par la fenêtre.

Elle est jeune, belle, s'appelle Alexandra et fait des massages pour vivre. Elle propose à Carlos de lui en faire la démonstration mais celui-ci décline l'invitation. Rien ne l'intéresse hormis sa vie bien réglée, et la ''petite'' anormalité qui la pimente.

Il aime regarder sa belle voisine, la suivre des yeux, mais ne fait rien pour l'approcher, il faut un incident pour que celle-ci vienne sonner chez lui en demandant à emprunter son téléphone afin d'appeler la police. Carlos n'est pas chaud pour attirer l’attention sur lui mais finit par proposer à la jeune femme de l'accompagner au commissariat, n'est-ce pas mieux de s'expliquer de vive voix ?

Quelques jours plus tard Carlos entend à nouveau sonner à la porte, il hésite puis ouvre. Sa surprise est grande quand il croit voir sa jeune voisine sur le palier. Mais non, en réalité il s'agit de la sœur, jumelle, de celle-ci qui la cherche justement. Les dernières nouvelles qu'elle eut datent d'une conversation violente qui eut lieu au téléphone, l'incident qui provoqua la descente d'Alexandra.

Elle ne pouvait pas savoir...

l'arrivante se présente : Nina. Elle cherche sa sœur qui ne répond plus d'aucune façon et dont personne ne semble savoir ce qu'elle est devenue.

Carlos non plus, évidemment. Pourtant il va finir par aider la jeune femme, espérant la convaincre que sa sœur va bien mais se cache avec un homme afin qu'elle reparte. Mais Nina est difficile à convaincre, qui plus est Carlos semble lui plaire, d'autant qu'il ne fait rien pour la séduire, loin de là. Même s'il accepte de se faire masser en remerciement de l'aide apportée il ne peut supporter la séance et fuit misérablement.

Les choses vont se compliquer avec Bogdan, le fiancé d'Alexandra qui soupçonne Nina d'avoir tué sa sœur pour 3 000 €. Carlos finit par accueillir la jeune femme chez lui, pour la protéger avant de lui proposer d'aller faire un tour en montagne, justement il possède une petite maison et la vue est magnifique...

Nina accepte !

 

Pas question ici que je vous en dise plus. Attention, il n'est pas question d'un thriller genre ''le silence des Agneaux'', peu de sang, un minimum de violence, visible. Tout est lenteur et d'élégance. Forcément puisque Carlos est tailleur. Il est toujours tiré à 4 épingles, encore qu'à 4 couteaux serait plus précis.

Psychopathe, peut-être, mais chic !

Une réalisation fascinante par sa peinture d'un tueur qui cache ses pulsions dans une cage de banalité souriante et bien élevée. De quoi s'interroger sur ses voisins. Les vices se lisent rarement sur le visage.

Surtout les pires !

Cerise sur le gâteau, et pas sur le friand à la viande, j'étais seul dans la salle. J'avoue que Olimpia Melinte a de quoi ouvrir l'appétit.

Je suis sûr qu'il y en aurait pour deux. Je choisi le vin !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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