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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:57

Pour la science 445 – 1

La saga humaine réécrite

Quel message percevons-nous pour tourner ainsi notre regard vers le passé ? Impossible de répondre cette question mais ses échos nous hantent et nous poussent à vouloir découvrir l'origine de l'Univers, de la Terre, de la vie, de l'humanité (pour autant que celle-ci soit déjà apparue, mais c'est une autre histoire!). Mythologie et religions (où est la différence?) essaient, maladroitement, de répondre. La science apporte ses explications, partielles et imprécises, mais tellement plus intéressantes.

Ce n'est pas la première fois qu'une revue tente de faire le point sur nos connaissances sur ce sujet, raison de plus pour voir quelles avancées ont pu être faites.

L'homme moderne, homo sapiens, est le fruit de l'évolution et a des liens de parenté avec les grands singes, que plusieurs espèces ''humaines'' disparurent, Neandertal ou les australopithèques par exemple, au fil du temps. Depuis une quinzaine d'années de nombreuses découvertes ont modifiés la compréhension de notre histoire et les liens de nos ancêtres avec leurs parents. Notre évolution fut ainsi contraintes par le climats, modifiée par la création d'outils, l'invention de la culture ou l'organisation sociale.

À l'automne 2013, après une difficile progression dans un ensemble de grottes situé près de Johannesburg, les restes fossilisés d'un membre éteint de la famille humaine fut découvert. Les ossements avaient été repérés le mois précédent mais des moyens plus importants étaient nécessaires pour les extraire du sol. D'ordinaire ce ne sont que quelques éléments d'un unique squelette qui sont découverts, ici il s'agit d'un groupe entier d'humains archaïques.

La fameuse région de Cradle of Humankind (Berceau de 'humanité) semble mériter son nom !

S'agit-il d'une espèce nouvelle qui éclairera les origines du genre Homo ? La publication des travaux de l'équipe de L. Berger est attendue avec impatience.

De nouveaux fossiles ajoutent des branches à l'arbre de parenté de notre espèce, des analyses ADN nous renseignent sur les interactions des populations anciennes et les changements qu'elle connut.

En 1990 il était admis que les premiers hominines étaient apparus en Afrique de l'Est il y a plus de 4,4 millions d'années, que le genre Homo avait émergé deux millions d'années plus tard pour, un million d'années plus tard, gagner d'autres régions de l'Ancien Monde. De nouvelles espèces seraient ainsi apparues en fonction de ces installations. Elles auraient prospéré jusqu'à ce qu'une nouvelle espèce émigre d'Afrique, plus efficace, maîtrisant de meilleures techniques et doté de la parole, Homo sapiens se serait imposé. Il y a 30 000 ans il était l'unique espèce d'hominines restante.

Depuis les indices fossiles et génétiques accumulés ont remis en question ce scénario. Des fossiles datant de 7 millions d'années ont suggéré que les hominines étaient apparus plus tôt et en Afrique de l'Ouest, le genre Homo, après de nouvelles découvertes à Malapa, aurait pu naître en Afrique du Sud. Les fossiles de Dmanisi en Géorgie, vieux de 1,78 million d'années montrent une installation plus ancienne que prévue. La découverte sur l'île de Florès en Indonésie d'un hominine qui y vivait encore il y a 17 000 ans indique que nous prédécesseurs purent quitter l'Afrique plus tôt encore que l'indique le site de Dmanisi. Homo floresiensis pourrait avoir hérité ses traits d'un ancêtre australopithèque parti d'Afrique il y a deux millions d'années au moins.

Autre changement de point de vue, le fossé cognitif entre sapiens et les espèces archaïques n'est pas aussi grand qu'estimé. La découverte d'outils montre que les Néandertaliens possédaient une technique plus avancée qu'annoncé. Des indices de la décoration des corps avec de la peinture, des bijoux ou des plumes attestent de traditions symboliques jugées auparavant propres à sapiens. Des études génétiques ont montré l'existence de croisements entre ces deux groupes. Les génomes des non-africains actuels contiennent 1 à 4 % du matériel génétique néandertalien. La somme des ''restes'' de ce génome équivaut à 20 % de celui, originel, de Neandertal.

Hybridation bénéfique puisqu'elle permit à sapiens d'acquérir les gènes lui permettant de survivre, en renforçant son système immunitaire par exemple, grâce à l'aide des Néandertaliens ou Denisoviens.

Sur cette base biologique et génétique se forma l'homo sapiens que nous connaissons, celui-ci évolua sur son propre chemin par la suite, se différenciant de ses cousins et aïeux, acquérant des particularités spécifiques, se transformant en prédateur, apprenant à coopérer, à répartir le travail au sein d'un groupe ou en développant rapidement sa culture. Il s'agit maintenant de comprendre les facteurs qui orientèrent l'évolution dans ces directions et les avantage que sapiens pu en retirer.

 

D'après un article de Kate WONG, rédactrice et chef de rubrique à Scientific American.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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