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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:46

The Young Lions – Edward Dmytryk – 1958 – 167'

Durant le second conflit mondial nous suivons plusieurs individus pris dans une guerre qu'ils ne comprennent pas et à laquelle ils auraient préférés ne pas participer : un officier allemand, le lieutenant Christian Diestl (Marlon Brando), appartenant à la Wehrmacht, un soldat ''à l'ancienne'' qui croit en l'honneur et au droit à tuer son adversaire si l'on combat pour la paix. Michael (Mike) Whiteacre (Dean Martin) lui est un chanteur dont la vie était des plus agréable et qui contre toute attente, mais surtout la sienne, se retrouve bon pour le service et expédié en Normandie. Troisième et dernier volet du triptyque de personnages, Noah Ackerman (Montgomery Clift) juif pauvre qui est engagé en même temps que Mike.

Nous suivons parallèlement l'armée allemande où se côtoient, non sans tension parfois, des nazis et des soldats tels Diestl qui n'approuve pas leur idéologie mais se doit de défendre son pays, et l'armée américaine où se croisent des soldats valeureux, courageux, ambitieux, et d'autres qui le sont moins. Mike par exemple n'a qu'un souhait, survivre en évitant le théâtre des opérations.

La guerre est un creuset où l’héroïsme fait face à l'horreur, mais c'est celle-ci qui en est à l'origine, elle est le miroir dans lequel les individus découvrent une réalité parfois différente du reflet de ce qu'ils s'imaginaient être. Parfois en mieux, parfois en moins bien.

La distribution est exemplaire, Brando, en blond, et Clift sont remarquables, mais ce n'est pas une surprise, Martin, à l'instar de son personnage, peut se demander à quoi il sert. Tout cela à cause d'une trop grande ambition. Montrer la guerre, présenter les facettes des combattants, sont des ambitions louables mais rendant le récit trop confus, à cela s'ajoute la longueur d'un film qui manque de scènes épiques, un comble.

Bref un sentiment mitigé, heureusement il est possible chez soi d'accélérer les séquences mollassonnes, ce qui permet au spectateur d'agir sur ce qu'il regard. Un avantage pour un film qui souffre du passage du temps. Edward Dmytryk est un réalisateur sous-estimé, dans ce film pourtant il semble dépassé par l'ampleur de son sujet. Une vision plus resserrée aurait pu donner un chef d’œuvre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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