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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:06

Londres. 20 décembre 1942. Heure locale : 23 h 17.

Dans une cave deux hommes discutent. L'un des deux vantent la qualité de son cognac, un Courvoisier 1912 (l'année de la vendange d'origine) à un autre, qu'il appelle Wilkes, attaché sur une chaise, qui le traite de dément en lui assurant qu'il ne s'en sortira pas. Ce à quoi le consommateur d'alcool lui répond qu'il ne veut pas le tuer, au contraire, il va lui offrir l'éternité ! Pour cela il commence par passer la lame de son couteau sur son propre bras, le sang se met à couler.

Wilkes ne peut s'empêcher de s'exclamer ''Seigneur dieu !'' à quoi son bourreau répond : Quel dieu Wilkes ?

Un peu plus tard les grilles de l'hôtel particulier où viennent d'avoir lieu les faits mentionnés ci-dessus, s'ouvrent, une voiture en sort puis s'éloigne alors que l'édifice derrière elle est soumis à une vive explosion déclenchant un violent incendie.

La voiture est conduite par Nikolaï, derrière lui se tient Wilkes, à leur conversation il apparaît que ce n'est plus qu'une apparence mais que son esprit est désormais celui de son assassin qui a ''emprunté'' son corps.

Bucarest. Roumanie. 21 décembre 1942. Heure locale : 14 h 57

Un homme entre en trombe dans une pièce où d'autres hommes s'affairent, en criant ''Ils nous ont repérés !'' les ''ils'' en question ce sont des soldats allemands qui ont reçus l'ordre d'en prendre un vivant ! Les hommes tentent de s'enfuir, l'un est tué, un autre, blessé, est achevé par son propre compagnon. Celui-ci parviendra à s'échapper et à rejoindre un endroit sûr.

À Londres des policiers examinent les restes d'une maison calcinée. Le médecin légiste profite de la protection qu'apporta au corps trouvé une partie du plafond qui s'effondra sur lui. Il signale la trace du couteau sur le bras et souligne que la blessure fut faite par le blessé lui-même et qu'il n'y a aucune trace de sang !

L'enquête commence, la victime, Victor Thorpe avait collaboré avec les services secrets dans les années 20, il conservait de nombreuses relations.

À Bucarest, le lendemain des faits relatés plus haut nous suivons la conversation entre un docteur et un haut dignitaire nazi... lequel affirme au premier qu'il n'est pas indispensable, lui, alors qu'ELLE, oui !

L'enquête en Angleterre piétine. Pourquoi Thorpe aurait-il mit fin à ses jours, pourquoi son homme de confiance s'il avait découvert le corps aurait-il maquillé la scène en accident avant de s'enfuir ? Un autre détail intrigue les enquêteurs, Thorpe avait une marque de naissance qui n'est pas référencée dans son dossier, comme s'il l'avait eu plus tard. Les investigations vont se tourner vers la famille de Nikolaï. Personne ne semble rien savoir, tout juste notent-ils que la grand-mère, qui ne parle pas anglais, répète quelques mots comme une incantation : Alciliu mai ne taiat multe Strigoi. De l'emploi du temps de Thorpe ils n'extraient qu'un fait intéressant, une réservation pour deux personne au club Nelson pour le soir de sa mort. Côté financier il s'avère que le mort était une des plus grandes fortunes de l'Empire ais qu'il avait réalisé une partie de ses actifs, assez pour en tirer cent millions de livres dont la trace est difficile à retrouver.

Autre curiosité, les policiers reçoivent la traduction de la phrase que prononçait la mère de Nikolaï : Mon fils a vendu son âme au démon. Une controverse se fait jour sur le sens du mot strigoi, pour certains il veut dire démon, pour d'autre il signifie vampire !

ELLE fait face aux montagnes roumaines, elle se souvient de son frère combattant les ottomans, et comment pour vaincre il fit empaler 28 000 d'entre eux. Elle s'en souvient d'autant mieux qu'elle était sur place !

Ainsi commence ''Je suis Légion'', triptyque dessiné par Fabien Nury et John Cassaday, mis en couleurs par Laura Depuy et publié par Les Humanoïdes Associés. Une enquête sur fond de seconde guerre mondiale, l'époque idéale pour un démon, un vrai je veux dire, bien pire que ceux qui prétendaient régner mille ans !

Derrière les faits relatés il y en eut d'autres dont nul ne doit parler, ça tombe bien, ici ils sont dessinés.

Si vous voulez faire la connaissance de Rudolf Heyzig, d'un centre de recherche situé à Targsor, en Transylvanie roumaine, où ELLE est étudiée dans l'espoir de LA comprendre et d'utiliser son pouvoir. 

Et surtout vous découvrirez qui est Légion.

 

Alors le seigneur s'approcha de l'homme et lui demanda son nom : ''Légion'', dit l'homme, ''car nous sommes nombreux.''

Marc, 5.9

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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