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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 07:35

Probablement avez-vous entendu parler des aventure de Philae, le robot largué par la sonde Rosetta sur la comète Tchouri il y a quelques mois. Aujourd'hui en hibernation, pour une durée inconnue il eut le temps d'explorer son environnement et de nous envoyer des informations capitales.

Le 12 novembre 2014 donc Philaé après un voyage de dix ans fit connaissance avec la comète Tchourioumov-Guérassimenko, rebondissant deux, ou trois, fois, avant de se stabiliser à un kilomètre de son objectif après une chute de sept heures. Malheureusement dans une zone d'ombre l'empêchant de recharger sa batterie.

Les premières expériences furent difficiles, plusieurs avaries ayant affaibli l'engin et les harpons devant l'ancrer dans le sol ne purent fonctionner comme prévu, les pieds de Philae traversant une couche de poussière avant de rencontrer une surface dure, probablement de la glace. Les problèmes principaux sont l'obscurité et la position sur deux pieds seulement, il faut reprogrammer les séquences expérimentales afin d'éviter de déstabiliser le module. Finalement 80 % des mesures sont réalisés avant que l'explorateur ne s'épuise.

Il faut désormais attendre que les données reçues soient décryptées. Un analyseur de gaz a détecté des molécules organiques formées d'au moins trois carbones. S'agit-il de molécules complexes, d'acides aminés – indispensables à la vie ?

Autre sujet d'une revue toujours passionnante et diverse : Des volcans fossiles et de l'eau potable sous le Bassin parisien. La nouvelle coupe géologique présentée par l'Association des géologues du Bassin parisien (AGBP) offre une vision détaille de ce sous-sol et permit de découvrir des volcans fossiles âgés de 250 millions d'années sous le plateau lorrain ainsi qu'une importante réserve d'eau potable sous la capitale qui pourrait être utilisé en cas d'incident environnemental majeur. Une bonne nouvelle pour les Parisiens. Mais aussi des poches de pétrole et d'huile de schiste, pas trace de gaz en revanche.

Ouf !

Spiderman possède de fantastiques pouvoirs qui, malheureusement, relèvent de la fiction, néanmoins le fil de l'araignée, lui, est bien réel et ses capacités sont véridiques. Dix fois plus fine qu'un cheveu cette fibre combine solidité et élasticité sans égales chez une production humaine. En 2012 Randy Lewis a fondé Araknitek, start-up chargé d'en industrialiser la production. Pour l'heure ce but n'est pas atteint, l'entreprise pourtant sans produire du fil d'araignée fabrique plusieurs kilogrammes par semaine de protéines de soie arachnéenne. D'autres sociétés ont suivi cet exemple et la société allemande AMSilk les commercialise déjà dans le but de les employer dans des secteurs comme l'automobile, l’aéronautique, les textiles techniques ou le domaine médical. De grands noms de l'industrie chimique comme DuPont avaient pourtant échoué. Le fil d'araignée présente une caractéristique unique, l'enchaînement de protéines spidroïnes. Ces dernières alternent des zones organisées qui lui donnent sa solidité et des régions désorganisées capables de s'allonger comme des ressorts, dopant son élasticité.

La difficulté principale reste la productivité des ouvrières mises à contribution, pour ne pas dire en esclavage : pour un gramme de soie il faut un millier d'araignées ! La solution est donc la bio-ingénierie. Le gène de l'araignée est transféré dans un génome hôte capable d'une plus grande production. Des chèvres (?) peuvent ainsi produire la molécule dans leur lait, elle en sera extraite et purifiée, même des plants de luzerne dans leur feuillage.

Le résultat en matière de ténacité et d'élasticité sont prometteurs, ils le sont moins pour ce qui est de la solidité. La solution pourrait être l'utilisation de vers à soie. Un million de ces insectes pourrait produire 250 kgs chaque semestre.

Finalement Spiderman n'est pas si loin.

Prenons de la distance avec nos amis à six ou huit pattes et imaginons-nous cyclopes ayant pour œil le satellite Planck regardant l'Univers dans le domaine des micro-ondes pour en découvrir les secrets. Son acuité lui permit de découvrir la trace de particules émises lorsque l'Univers était vieux d'une seconde ! Des neutrinos, particules dotées d'une masse infime et très communes. Ici il s'agit pourtant de neutrinos ''primordiaux'' affichant une température de 1,9 kelvin (-271,25°C) et capable d'interagir avec le rayonnement fossile dont la température est à 2,7 k (-270,425°C), émis lorsque l’Univers était âgé de 380 000 ans.

Un jour nous pourrons peut-être regarder au travers du Big-bang comme au travers d'un trou de serrure. Pour découvrir quoi ? Le mystère est encore complet.

Mais pour combien de temps.

Les explorations polaires existent depuis longtemps et sont riches en drames. L'un des plus important est la disparition de l'expédition Franklin en 1845 partie pour trouver le passage du Nord-Ouest censé relier l'océan Atlantique au Pacifique, et constitué du HMS Erebus et du HMS Terror. Sur les 134 hommes d'équipages, 5 seulement avaient réussis à échapper au piège de la banquise.

En septembre 2014 fut donc localisé dans le golfe de la Reine-Maud l'épave de l'Erebus, 100 kilomètres au-sud de sa dernière position signalée. Des recherches avaient déjà été diligentées, plus au Nord, région qui semblait logique, les dernières prirent le parti d'examiner une autre zone, bien leur en pris puisque divers éléments furent retrouvés avant que l'épave elle-même ne soit détectée, debout au fond de l'eau. La première question fut de déterminer de quel navire il s'agissait avant que preuve ne soit faite qu'il s'agissait de l'Erebus. Reste la question du déplacement. Le bateau aurait pu dériver avec les glaces qui l'emprisonnait. L'hypothèse retenue est pourtant que des survivants, peu nombreux, aient pu réembarquer sur le navire pour le mener au sud.

Après cette découverte d'autres expéditions seront conduites pour retrouver le Terror. De l'enquête conduite au fil du temps il apparaît que les navires furent bloqués pendant un an et demi dans le détroit de Victoria, Franklin et 23 marins moururent alors, le capitaine Crozier donnant ensuite ordre aux survivants de quitter les navires pour tenter de regagner à pied la terre ferme. Les premiers décès pourraient être dus à une intoxication ayant pour origine les conserves embarquées, scellées avec du plomb.

Cette épave reste à explorer, avant que l'autre ne soit retrouvée, les nombreuses questions posées trouveraient alors leurs réponses.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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