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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 07:04

In a lonely Place – Nicolas Ray – 1950 – 94'

Adaptation du roman du même nom de Dorothy Hugues. 1948.

Dixon Steele est scénariste, prêt à tout, désagréable au possible et suspecté de meurtre. Il est aussi alcoolique, irascible et n'a plus rien écrit de bon depuis longtemps. Bref il est à son maximum !

 

Un soir, après une soirée, il convie une jeune femme à venir chez lui faire la lecture d'un livre dont il est chargé de l'adaptation. Plus tard dans la nuit celle-ci rentre chez elle en taxi.

Classique !

Mais le lendemain elle est retrouvée morte, étranglée, son corps jeté dans un ravin. Tout désigne Steele comme le coupable et la police l'interroge pour le faire avouer. Fort heureusement, Laurel Gray, sa voisine, est amoureuse de lui et affirme qu'il était en sa compagnie la nuit du crime.

Tout semble bien se passer entre eux, Dixon semblant même amoureux, mais son tempérament ne peut changer et bien qu'il fasse des efforts pour se contenir, la violence qu'il recèle trouve toujours un chemin vers la surface. À l'occasion d'un dîner, alors que la musique est douce et l'ambiance au flirt il apprend que Laurel a confié son script à son agent sans l'en informer.

Erreur fatale ! Bien qu'il tente de se contenir, qu'il sache qu'il va donner une mauvaise idée de lui-même et risque de tout perdre, il ne peut se contrôler. Agressée Laurel commence à douter de son innocence.

L'intrigue policière est ici secondaire, les caractères des personnages principaux priment ainsi que le fonctionnement de Hollywood et du star system comme il existait alors.

Si c'est différent aujourd'hui ce n'est sûrement pas mieux !

Dixon oscille entre deux personnalité, Jekyll, sympa, agréable, drôle et sociable, et Hyde, violent, haineux, méprisant pour tous et rejetant chacun.

Gloria Graham est parfaite en Laurel Gray mais Humphrey Bogart est formidable en Dixon Steel, le personnage ressemble à l'acteur, à moins que ce soit l'inverse. Capable de rire pour, en un instant, exprimer la montée de la colère et la certitude qu'il ne pourra la maîtriser.

Sans oublier la mise en scène de Nicolas Ray, élégante, qui montre sans étaler, suggère sans surligner, magnifie sans déifier.

Un tiercé gagnant dans n'importe quel ordre. Ce serait dommage de se priver d'un film moins connu qu'il le devrait.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Chenzen, le seul 06/04/2015 21:49

Des acteurs et actrices d'un autre temps, excellents.

Lee Rony 07/04/2015 13:20

J'adore les vieux films, toute une mythologie disparue, des fantômes de stars dignes de ce nom, des situations improbables mais quelle importance ? Un rail de poussière vaut largement celui d'une poudre blanche qui, lui, transforme le cerveau en poudre.

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